Covid : Pérou et Bolivie sur la bonne voie

United Nations COVID-19 Response — United Nations COVID-19 Response,

Les bons et les mauvais pays ne se mesurent pas avec les chiffres additionnés depuis janvier, mais avec les chiffres obtenus après avoir tiré les leçons de la première vague.

Suite à mon dernier billet sur l’Ivermectine et aux articles de France Soir, la riposte n’a pas tardé, via 20 Minutes et FranceInfo. France Soir s’est chargé de démonter la manipulation de 20 Minutes, je me chargerai donc de FranceInfo, qui permet d’orienter vers une réflexion plus globale du bilan de la gestion de la crise actuelle.

Pour ce qui est de FranceInfo, comme on dit « plus c’est gros, mieux ça passe ». Ils parlent de « dizaines de publications négatives, pour une étude préliminaire positive », sans citer aucune source, alors que j’arrive à l’inverse, en citant toutes les sources afin que les lecteurs puissent juger par eux-mêmes.

Vient ensuite un amalgame avec Surgisphère et le scandale du Lancet, alors qu’il s’agissait de l’Hydroxychloroquine, dans le but jeter un doute sur l’étude positive. Plus loin on affirme que « certains s’intoxiqueraient avec un surdosage », sans citer une seule source, alors que personnellement je citais une étude avec un essai à 10 fois la dose, sans effets secondaires ! Quand on veut noyer son chien, on l’accuse d’avoir la rage, ce vieux dicton a pleinement sa place ici. Dans quel but ? Mystère.

Plus intéressant vient la critique sur deux pays, le Pérou et Bolivie, qui autorisent, conseillent l’Ivermectine, et pire, une population qui en prend, au point de poser des problèmes inacceptables pour FranceInfo : « distribué aux habitants, ce qui pose problème pour les essais cliniques, les patients qui se présentent pour des essais ayant déjà pris de l’Ivermectine ! 8 sur 10 paraît-il au Pérou. »

Pensez-vous que FranceInfo s’est intéressé à ce que donnaient ces pays en matière d’épidémiologie et de résultats sur les traitements ? Bien sûr que non, ce n’est pas le traitement et son résultat qui compte pour ces gens-là, c’est de dénigrer un produit et ceux qui en parlent !

En tant que médecin, moi c’est le résultat du traitement qui m’intéresse en premier, alors je suis allé voir. Ils en prennent, beaucoup, mais pour quel résultat ? Ont-ils tort, ont-ils raison ? C’est là tout l’intérêt du débat.

Le Pérou

37 000 morts depuis janvier. Avec une population de 32 millions d’habitants, c’est l’équivalent de 77 000 morts en France. Donc épidémie plus grave que chez nous, ce qui se passe d’ailleurs dans tout le continent Sud Américain.

Si comme partout ils n’ont rien fait au début, déroutés par une nouvelle maladie, s’ils ont découvert l’Ivermectine au milieu de l’été, et si maintenant ils en prennent massivement comme le dit FranceInfo, quel est le résultat ?

2700 morts pour les 2 derniers mois ! À population égale, nous en aurions 5650, or nous en sommes à 25 000 pour ces deux derniers mois ! Ils ont eu plus de décès que chez nous lors de la première vague, en ont tiré les conclusions, et en ont 5 fois moins que nous pour la seconde vague, car nous, nous n’avons rien changé.

La Bolivie

9 000 morts depuis janvier, et rappelez-vous ces images à la Une, les policiers ramassant des centaines de cadavres dans les rues. Une hécatombe. Ils seraient passés à l’Ivermectine ?

Combien de morts depuis deux mois ? 220 ! Même proportion que pour le Pérou entre début d’épidémie ou personne ne savait quoi donner, et maintenant où l’Ivermectine est largement prescrite. Ce pays ayant 11,6 millions d’habitants, cela donnerait 52 000 morts chez nous depuis janvier, soit un peu moins, et 1270 depuis deux mois au lieu de 25 000.

Vous me direz que ces calculs sont très tendancieux, car ils n’ont pas de seconde vague. Mais alors pourquoi leurs plus proches voisins, Colombie, Brésil, Paraguay, sont en pleine seconde vague et pas eux ? L’Argentine s’améliore grandement depuis sa publication sur les soignants fin août.

Pourquoi y aurait-il une seconde vague si, comme le dit FranceInfo, 8 personnes sur 10 sont sous Ivermectine ? Si tout le monde est traité, si on diminue en 48 heures la charge virale des positifs, il ne peut y avoir de contaminations et de seconde vague. C’est le résultat d’un traitement efficace.

Maintenant avec ce Covid qui s’amuse à déjouer tous les pronostics depuis le début il faut être prudent. Les choses peuvent changer, mais toujours est-il que ces résultats, au même titre que ceux de l’Ehpad de Seine et Marne ou l’étude sur 1200 soignants en Argentine (passés sous silence 20 Minutes et FranceInfo), doivent interpeller et conduire à quelques essais, si on est vraiment préoccupé par le traitement du Covid dans notre pays. Trois Ehpads et 500 patients suffisent.

Distinguer première vague et deuxième vague

Ces résultats m’inspirent une réflexion : il faudrait remettre les pendules à zéro. Pour mieux suivre l’épidémie, Il faudrait cesser de donner les chiffres de mortalité globale depuis janvier, et les scinder en deux : les chiffres de la première vague, où tout le monde a été pris de court, et les chiffres depuis le 1er septembre, afin de comparer dans chaque pays les résultats obtenus par chacun en fonction des mesures prises.

Ceux qui ont eu la bonne attitude auront des chiffres qui s’améliorent, ceux qui n’ont rien fait ou auront pris une mauvaise voie auront des chiffres sans amélioration. En France, première vague, 30 000 morts, rien n’a changé, seconde vague 30 000 morts. Bolivie première vague 9000 morts, passage à l’Ivermectine, pas de seconde vague, 220 morts.

Les chiffres globaux ne donnent aucune idée de ce qui est bon ou pas face au Covid. Utiles au début, ils sont devenus contre productifs et ne sont d’aucune aide.

Les bons et les mauvais pays ne se mesurent pas avec les chiffres additionnés depuis janvier, mais avec les chiffres obtenus après avoir tiré les leçons de la première vague.

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