La Chine et l’Occident : des relations en danger

C’est en devenant capitaliste que la Chine a pu s’en sortir ! Mais elle effectue un retour en arrière : adieu l’innovation, l’esprit de compétition et l’énergie frénétique qui ont sauvé le pays.

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President Xi Jinping by Chairman of the Joint Chiefs of staff (CC BY 2.0)

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La Chine et l’Occident : des relations en danger

Publié le 26 décembre 2020
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Par Yves Montenay.

En quelques années les perceptions réciproques de la Chine et de l’Occident se sont transformées.

Il y a encore peu, les deux se voyaient complémentaires. La Chine absorbait à toute vitesse l’argent, les hommes, les méthodes et les techniques occidentales pour se développer, et ce développement donnait aux entreprises occidentales l’accès à un eldorado. C’était à la fois l’usine du monde, ce qui a largement profité à Apple, et un marché fantastique, actuellement le plus important de la planète.

La perception actuelle est presque opposée : son développement a fait de la Chine la deuxième puissance mondiale et bientôt la première. Cette puissance est de plus en plus orgueilleuse et hostile, les entreprises étrangères y sont bridées et pillées de mille façons, tandis que les coûts salariaux sont de moins en moins compétitifs.

Et par-dessus tout la Chine prend plaisir à attaquer les démocraties dans leur essence même, en promouvant un système politique bien agréable pour les dirigeants notamment africains, mais pas forcément pour les populations, et encore moins pour celles de l’Occident habituées à la démocratie.

C’est le divorce.

Un divorce politique, qui n’est certes pas nouveau, mais qui s’accentue alors qu’on imaginait qu’il disparaîtrait avec le développement. Mais aussi un divorce économique avec une remise en cause du capitalisme qui avait pourtant tant apporté à ce pays.

Ce divorce est difficile parce que tant la Chine que l’Occident continuent à avoir de mille façons besoin de cette complémentarité qui a maintenant plus de 30 ans.

Bref, on avait oublié le divorce politique, le divorce économique pointe, mais pour l’instant chacun garde deux fers au feu.

Fin de l’espoir de la démocratisation par le développement

Souvenez-vous des discours du genre :

« Quand on est pauvre, on ne pense qu’à la nourriture. En cultivant si on est paysan, sinon en gagnant quatre sous pour en acheter. Et il faut sans cesse veiller à ne pas se faire violenter ou tuer par ceux qui veulent vous prendre le peu que vous avez. L’autorité, même rude, est bienvenue. 

Quand on commence à être à l’aise et assuré de pouvoir se payer ses repas, on commence à penser à autre chose. On constate que l’autorité peut être prédatrice et de toute façon gêne notre liberté. On devient démocrate. »

Ainsi George W. Bush déclarait, en 1999, que « la liberté économique crée des habitudes de liberté. Et les habitudes de liberté créent des désirs de démocratie… ».

Et en 2000, on faisait entrer la Chine à l’OMC au nom des libertés économiques, pensant promouvoir à cette occasion les libertés politiques.

Le raisonnement était même parfois géopolitique : « les guerres, c’est bon pour les pauvres, les pays civilisés commercent et constatent que c’est bénéfique aux deux parties. »

Bien entendu, ceux qui tenaient ces discours oubliaient les guerres entre pays riches pourtant très nombreuses en Europe occidentale. Ils oubliaient aussi les dictatures acceptées par « les classes moyennes inférieures » qui réprimaient les élites politiquement libérales et les classes « dangereuses » pauvres.

C’est le cas du fascisme, du nazisme et des innombrables populismes, mais ils sont souvent présentés soit comme des exceptions à la règle générale de démocratisation par le développement, soit comme une réaction à un événement exceptionnel, comme l’hyperinflation allemande des années 1921-1923 qui expliquerait la montée du nazisme. Rappelons que pour une base de 1 en 1914, l’indice des prix était à 10 après la guerre et à 1000 milliards en novembre 1923.

Cette théorie sympathique de la démocratisation spontanée oubliait que la prise de pouvoir autoritaire ou dictatoriale venait souvent de l’action d’un petit groupe, tels les bolcheviques dans la Russie de 1917. Certes, ils exploitaient une situation nationale difficile, la Première Guerre mondiale en l’occurrence, mais qui avait bien d’autres solutions possibles comme en ont témoigné les autres pays européens et aujourd’hui les pays asiatiques…

Bref, une fois de plus, les optimistes furent désavoués.

La « désillusion Xi » et l’évolution vers la dictature en Chine

Nous avons vu dans mes articles précédents la dérive dictatoriale de Xi, avec le durcissement du contrôle social : généralisation de la reconnaissance faciale pour les actes courants, contrôle des réseaux sociaux, contrôle politique, dont celui de Hong Kong, et celui de la pensée et du travail des Ouighours…

La plus récente des innombrables victimes a été Ren Zhiqiang. Ce dernier, membre du PCC et magnat de l’immobilier chinois, fut accusé en 2016 de « salir l’image du Parti et de la Chine », officiellement pour des faits de corruption, mais en fait pour avoir critiqué la censure croissante que le Président Xi Jinping faisait subir aux médias chinois. Il a ajouté à ses premiers torts celui de critiquer la gestion du Covid-19. Il fut condamné en septembre à 18 ans de prison.

Nous avons vu également que si le développement économique de la Chine n’avait rien de miraculeux, car tous les pays sérieux font de même (hélas, ils ne sont pas nombreux). Il est néanmoins impressionnant de voir un pays de 1,4 milliard d’habitants prendre sa place normale, c’est-à-dire 20 % de la planète à tous les points de vue, militaire compris… et même davantage car la moyenne planétaire est tirée par le bas, justement par les pays qui ne sont pas sérieux.

C’est ce développement impressionnant qui a nourri l’orgueil de Xi, et probablement celui d’une majorité de Chinois. Cet orgueil semble l’avoir convaincu que son système était le meilleur, ou du moins qu’il pouvait s’appuyer sur ses résultats pour consolider son pouvoir ; et ce d’’autant plus qu’il aurait ressenti un mécontentement et des menaces.

Cette répression rappelle la méthode maoïste de jauger chacun à partir de son adhésion à « la pensée de Xi », maintenant enseignée partout. Il s’y ajoute le retour des cellules du Parti communiste au sein des entreprises privées, et le président a insisté pour que l’avis de ces cellules soit pris en compte par la direction de l’entreprise.

Ce qui signifie que l’on change de système économique

On a remarqué également des actions plus directes comme l’arme du crédit et l’exigence d’adapter l’activité de l’entreprise aux objectifs du pouvoir. Bref, « les entreprises privées sont placées sous la direction du parti ».

Et le parti va les juger en permanence par le Corporate credit system : l’entreprise sera dégradée si le système repère un manquement à l’un des 300 critères parmi lesquels l’impôt, la qualité et le respect des réglementations, non seulement par elle-même mais aussi par ses partenaires commerciaux

Xi Jinping a fini par intervenir lui-même pour empêcher l’introduction en Bourse d’Ant Group, une opération à 34 milliards de dollars. Son patron, X, aurait alors eu une puissance financière lui permettant de remplacer des banques d’État, ce qui était son objectif affiché que l’on peut résumer par : « il est temps de remplacer ce système bancaire bureaucratique et inefficace ». Bref le politique semble préférer le pouvoir par le système bancaire en place à l’efficacité économique.

Le président Xi semble donc se rapprocher de son aile gauche maoïste, alors que cette période a été une catastrophe pour la Chine et que c’est en devenant capitaliste qu’elle a pu s’en sortir !

Dans cette hypothèse, adieu l’innovation, l’esprit de compétition et l’énergie frénétique qui ont sauvé le pays. Alors que la Chine était fière de ses entreprises privées devenues parmi les premières mondiales comme Alibaba, Tencent ou Huawei.

Comment se fermer tout en continuant à bénéficier de l’Occident ?

Mais le divorce total est difficile. La Chine a bien remarqué l’apport des entreprises occidentales et cherche à s’isoler de possibles représailles tout en continuant à en bénéficier.

L’accord commercial que vient de signer la Chine avec ses voisins de l’Est et du Sud a fait grand bruit et peut être sommairement résumé par le remplacement des États-Unis par la Chine. Il semble toutefois que ce soit d’abord un succès diplomatique ayant peu de conséquences économiques. Remarquons que cet accord englobe l’Australie, alors qu’elle est en froid avec la Chine.

C’est peut-être l’occasion de sortir du blocage actuel : l’Australie ayant critiqué la politique de Pékin s’est fait interdire l’accès à son principal marché, tant pour le vin que pour le charbon. Résultat : les centrales thermiques chinoises manquent de combustible et il y a des coupures de courant. Divorcer n’est pas si simple !

D’où des efforts diplomatiques pour éviter des fâcheries. Nous avons vu les efforts de séduction de la Chine en Afrique. Ils viennent d’être complétés par « la diplomatie du vaccin » : la Chine se dépêche de proposer ses vaccins à prix modique dans les pays émergents sans attendre d’avoir opéré les essais cliniques, afin d’y prendre pied et favoriser ses autres actions.

Mais le principal allié de la Chine pour continuer à bénéficier de l’apport occidental, ce sont les industriels occidentaux eux-mêmes.

Et pour l’Occident, comment contenir la Chine tout en profitant de son marché ?

En effet, les industriels occidentaux ne sont pas prêts à faire une croix sur le marché intérieur chinois.

Une illustration en est le projet de traité sur la protection réciproque des investissements. Les Européens, qui estiment être plus ouverts aux investissements chinois que l’inverse, veulent sécuriser leur propriété intellectuelle et éviter un dumping interne de la part des sociétés d’État.

L’Allemagne, qui préside l’Union européenne jusqu’au 31 décembre, a donc poussé à un accord avec la Chine. Celle-ci voulait également traiter rapidement, avant le départ d’Angéla Merkel, mais seulement après avoir eu la certitude du départ de Trump. On n’en est qu’au stade du projet et il faudra intégrer l’avis des États et du Parlement. Finalement la Chine aurait cédé sur l’accès des étrangers à certains marchés mais pas sur la sécurité de leurs investissements.

Donc les affaires d’abord, pour vraiment contenir, on verra plus tard !

Une autre illustration, la proclamation de la Chine d’être neutre en carbone en 2060 sert d’abord à soigner son image, mais les mesures qui seront prises dans cet esprit ouvriront des marchés à EDF, Suez, Veolia… Il est urgent de ne pas se fâcher !

Le secteur français de la culture espère lui aussi profiter du marché chinois pour ses films, mais la censure des contenus est de plus en plus forte et la distribution donne priorité aux films chinois. En 2019 il y a eu 541 films chinois, 43 américains, 21 d’autres pays d’Asie et 11 français. En recettes, cela a fait 0,1 % du marché.

Mais l’Union européenne fronce quand même les sourcils : le 15 juin 2020 elle a obtenu que l’OMC ne reconnaisse plus la Chine comme une économie de marché, ce qui permettra de lui retirer certains privilèges commerciaux et de surtaxer ses importations.

En résumé, le divorce est difficile. Mais un acteur longtemps sous-évalué est en train de s’imposer : la démographie.

Le reflux démographique va imposer des gains de productivité

On oublie souvent que le succès chinois vient en partie du dividende démographique. Quand la population d’un pays pauvre voit sa fécondité baisser alors qu’il y a peu de personnes âgées (du fait de la pauvreté, voire de la misère et de la désorganisation sanitaire jusque dans les années 1980, dans le cas de la Chine), la proportion de personnes actives est forte pendant quelques décennies, la hausse des salaires est répartie entre moins de personnes et les charges de retraite sont faibles… d’autant qu’une partie de la population ne perçoit pas de pension.

Mais c’est une période transitoire qui se termine en Chine. Les enfants uniques sont maintenant adultes. Comme dans bien d’autres pays, dont l’Allemagne, la pyramide des âges est de plus en plus gonflée dans les grands âges et se creuse à la base. L’effectif des générations tombe brusquement à partir de 27 ans en 2020, tombera à partir de 28 ans en 2021 etc. Et le phénomène va s’accentuer avec la diminution du nombre de parents.

Mathématiquement il ne peut pas y avoir de salut par l’immigration, aucun pays au monde n’ayant de quoi boucher les trous de la pyramide des âges d’un pays de 1,4 milliard d’habitants. Sauf, théoriquement, l’Inde, mais c’est impensable des deux côtés pour l’instant. Très accessoirement je signale une importation clandestine de femmes, genre qui manque en Chine, puisqu’à l’époque de l’enfant unique, il fallait un fils et donc on s’arrangeait pour ne pas avoir de fille.

Pour compenser cette baisse de la population active, il faudra compter sur la productivité pour maintenir le niveau de vie, alors qu’on était habitué à des hausses rapides. Et on s’accorde à dire que c’est cette hausse du niveau de vie qui permet au régime de durer. Or dans quelle mesure un secteur public encore majoritaire et un secteur privé de plus en plus bridé pourront-ils faire face ?

Le capitalisme pourrait se révéler incontournable.

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  • Soit les chinois vont fabriquer des bébés éprouvettes en masse en éliminant les embryons mâles soit pratiquer des « enlèvements des Sabines » en Sibérie russe, Pakistan ou ailleurs loin des yeux des pouvoirs en place, voire acheter des « femelles humaines » ici et là ?

  • La Chine a inventé un mode de capitalisme autoritaire sous contrôle du Parti. Elle utilise de plus en plus les technologies de l’information comme instrument de contrôle pour assurer la pérennité de ce régime – et pour le moment, on voit mal ce qui pourrait freiner cette évolution.
    À vrai dire, la Chine se pose de plus en plus comme un modèle pour les élites dirigeantes occidentales, confrontées à des masses paupérisées et grincheuses. Soumettre ces masses à un joug numérique pendant que les gagnants du système s’enrichissent est tentant…
    L’année 2020, avec sa vague de « confinements » à prétexte sanitaire (partie de Chine) marque une avancée notable de ce projet.

  • Si les dirigeants de la Chine se rattachent à l’idéologie historique communiste, on peut dire que dans les faits, ils maîtrisent parfaitement le modèle du capitalisme à outrance. Alors que les nations occidentales sont engluées dans des contestations sociales en raison de la paupérisation de masse symbolisée par une augmentation du coût de la vie, la Chine maîtrise parfaitement sa population en maintenant un climat de soumission au parti. Mais je ne vais pas me limiter à cet argumentaire. Je pense que ce qui a permis à ce pays de se développer, est la politique d’éducation de masse impulsée par le PCC. Alors qu’en 1950, le taux d’alphabétisation dépassait les 80%, il est à ce jour de moins de 5%. JFK disait « Nous devons penser l’éducation comme un moyen de développer nos plus grandes capacités. »

    • Vous avez raison, l’éducation joue un rôle fondamental dans le succès chinois. La difficulté est que quand on a formé des cerveaux éduqués, comment éviter qu’ils réfléchissent trop pour mettre en cause le pouvoir du Parti. C’est là qu’un système de contrôle ayant recours aux technologies numériques est très utile.

      • Pour correction: *Taux d’illettrisme. Absolument d’accord avec vous. Il y aura forcément une remise en cause du pouvoir à un moment donné. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles la Chine a instauré un système de surveillance extrême de la population (caméra à reconnaissance faciale, logiciels très performants de surveillance, applications smartphones etc…). Tout ça ferait passer le US Patriot Act promulgué à la suite des attentats du 11/09/01 pour un petit arrêté municipal anti-stationnement.

      • Je pense que vous avez tort. Ce que vous appelez éducation n’est qu’instruction et n’est en aucun cas un remède contre l’ indoctrination. L’Histoire regorge d’exemples pour illustrer mon propos.

    • J’aime pas trop quand les politiciens pensent l’éducation. En plus dire que le taux d’illétrisme dépassait les 80% est discutable si on veut être précis:
      http://schugurensky.faculty.asu.edu/moments/1949china.html

      Cette source donne un taux d’alphabétisation entre 15 et 25% avant 1949. Donc pas FORCEMENT supérieur à 80% Disons « autour de 80% ». Ca parrait un détail mais si on on rajoute en plus la propension des maoïstes à trifouiller les statistiques pour faire de tout ce qui les précède, une espèce de cour des miracles où on se demande comment l’espèce humaine a pu survivre, on peut légitimement questionner ces statistiques.
      Par ailleurs si on prend l’exemple de la France, avant Jusle ferry, plus de 70% de la population était lettrée. Donc quand on attribue le taux actuel uniquement à l’école de la république, je me gausse…
      L’éducation en Chine c’est aussi des cours d’endoctrinement marxistes obligatoires, des parades à la gloire du parti avec des centaines de gosses à qui on demande de rentrer dans le moule, des mensonges institutionalisés en cours d’histoire.
      Miser sur l’éducation c’est bien. Miser sur l’éducation d’état par le truchement des taxes, c’est de la daube.

  • Merci pour cet avis, qui donne une excellente analyse vue du côté global « Chine » et « Occident ». Il serait utilement complété par la vision de quelques jeunes Chinois et Occidentaux lambda quant à leurs perspectives d’avenir personnel, comparées à celles de leurs parents. Quels sont leurs espoirs et leurs frustrations, sans remonter aux grandes relations de pays à pays ?

    • Les Chinois sont pas complètement idiots, ils voyagent, et le rêve occidental s’arrête quand ils débarquent a CDG, infrastructures désuète, transport en commun catastrophique, saleté, insécurité, l’armée presente dans les rues (plan vigipirate) ….

  • Xi est un dictateur communiste pur et dur.
    Il ne mérite aucun respect et l’occident n’a pas à plier devant lui.
    Un peu de courage.

    • Il y a encore malheureusement des gens qui s’imaginent pouvoir gagner de l’argent en délocalisant en Chine! Cette époque étant pourtant terminée!

    • C’est cela qu’il manque : le courage. Comme à d’autres époques de l’Histoire. Et l’intégrité aussi : le niveau de corruption du monde politique devient effrayant.

  • Encore un excellent article de M. Montenay !
    Les relations avec la Chine sont comparables à celles entre des voisins qui commercent avec des parents abusifs… si « on » ne commerce pas avec eux, leurs enfants crèveront de faim. Mais on commerce avec eux, « on » valide leur comportement et ils feront encore plus d’enfants à maltraiter…
    Par contre je ne comprends pas du tout la dernière phrase de l’article « Le capitalisme pourrait se révéler incontournable. » : en effet, la Chine est déjà très capitaliste (d’Etat) : la concentration des capitaux et des décisions est évidente. J’espère que l’auteur ne confond pas « libéralisme » et « capitalisme ». Ce dernier se moquant éperdument du niveau de vie des gens, des producteurs au consommateurs, de morale et de bien-être général. Le capitalisme doit rester un outil au service du libéralisme (il est au service de l’étatisme en Chine).

  • capitalisme…. je lis dans les commentaire capitalisme à outrance capitalisme autoritaire..
    Par ailleurs, je reste, comment souvent après la lecture des articles de l’auteurs, sur ma faim..
    La chine est devenue une grande puissance économique ..une grande puissance militaire c’est un fait… l’occident a été bénéficiaire dans l’absolu, mais relativement perdant en terme de puissance.
    le régime chinois on pourrait dire ne change pas sur le fond, mais change la couleur du chat..
    mais il est probable que les chinois ont changé aussi..!!!

    la question reste ouverte la dictature tiendra t elle? .elle semble miser sur impérialisme et le nationalisme pour galvaniser son peuple…alors il ya une vague idée va t on vers une autre guerre froide, la guerre chaude étant toujours assez improbable..

    Est ce que la problématique est si différente pour l’europe que face à tous les autres puissances ?

    Ou bien on a peur du progrès technologique d’un pays alors son lui refuse l’acces à des technologies…on lui interdit l’imperialisme en somme.. est ce encore à propos?
    Ou bien on continue le même pari.. on « profite » de l’essor chinois…qui va profiter aux chinois..
    ou bien on se ferme..en pariant que la chine ne va pas progresser technologiquement, et en terme de richesses et en restant à l’écart des ambitions de la chine que l’on ne controle pas…

    Contenir la chine…..tout un programme…
    si on apparait d’ailleurs comme essayant de contenir la chine on peut aller dans le sens de l’acceptation par les chinois du nationalisme …la chine n’est pas l’iran cuba ou la corée…

    Il serait ridicule de dénoncer MAINTENANT le fait que la chine ne respecte pas les droits de l’homme.. et plus généralement sachant que l’information est véritablement sous controle…ça fait une belle jambe à Xi..
    la chine qi elle en avait le moindre motif n’aurait aucun mal à mon opinion à faire accepter d’avoir coulé un navire d’une puissance moyenne comme la France qui serait incapable de répondre…et qui en appelerait aux arbitrages internationaux..

    contenir la chine? la France ne peut, l’europe un peu davantage si elle agit de façon cohérente ce qui ne sera pas le cas.. USA voire inde, voire russie..

    en effet les ressources fossiles… voire les matières premières…

  • Avec un PIB / habitant de 10265 dollars, la Chine ne figure pas à « sa place » au niveau mondial, mais à la 80ème position….
    https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/NY.GDP.PCAP.CD
    Donc revenons toujours aux chiffres….
    La France en est à 40500 et les USA à 65000 !!! Donc 6.5 fois plus que la Chine.
    Calmons-nous, car à l’aulne de cet indicateur, la Chine est encore un « pays en voie de développement ».

    • Le PIB, il faut le calculer en parité de pouvoir d’achat, la Chine est a 16 117.
      Un menu Big Mac coûte 2 fois plus chers en France qu’en Chine, pour le meme produit, donc notre PIB c’est 50% du vent.
      Apres qui connait la Chine, suffit de s’éloigner de 20 kms des grande villes pour voir que les commerçants, n’ont meme pas de caisse enregistreuse, alors connaitre le PIB, c’est du pifomètre, une absence de PIB ne veux pas dire qu’il n’y a pas d’échange entre les gens, ca veux simplement dire que l’état n’a pas touche, TVA, taxes et impôts.

  • Il est effrayant de constater que ce pays de 1,4 Mrd d’habitants, communiste tyrannique et liberticide ne provoque pas plus de réaction de la part d’une gauche française progressiste…Chercher l’erreur.

  • La Chine n’est pas non plus une grande puissance militaire….Son armée n’a aucune expérience du combat et est totalement corrompue, les grades s’achètent !!! Son aviation est dépassée et elle ne possède qu’un porte avion acheté d’occasion à l’Ukraine qui en avait hérité de l’URSS… Les USA ont 11 porte avions ultra moderne au sein d’autant de « flottes ». Ils maîtrisent les combats aéro-naval depuis 70 ans. Leur technologie militaire a 20 ans d’avance sur la Chine. L’intégration est totale avec L’OTAN et leurs alliés. Leur doctrine militaire de base est d’avoir les moyens de soutenir DEUX fronts en parallèle…Alors bonne chance à la Chine

    • Les porte-avions me font penser au World Trade Center de New-York: on n’est jamais plus vulnérable que quand on met trop de ses oeufs dans le même panier.
      Je suppute que la Chine saura détruire les porte-avions des autres avant d’avoir besoin des siens.

      • Les porte avions US sont en permanence répartis autour du monde et donc dispersés
        Quant à les détruire, vous avez une idée de comment ???? Et que ce passerait-il au premier porte avion détruit par les chinois, hypothèse…?
        Il faut savoir aussi, par ailleurs, que même la France a plus de têtes nucléaires que les chinois. Du moins officiellement…

        • « vous avez une idée de comment ? »

          Les armes hypersoniques chinoises sont en avance sur celles des USA et leur vitesse et trajectoire ne permettent pas de contremesures (selon Michael Griffin du Pentagone).
          https://asianmilitaryreview.com/2020/02/china-rapidly-advancing-hypersonic-weapons-technology/

          « que ce passerait-il au premier porte avion détruit par les chinois »
          Le PCC se moque éperdument de perdre quelques centaines de millions d’habitants…
          Dissuasion asymétrique.

          • Rien dans votre article n’indique que les Chinois seraient en avance sur les USA, pas plus qu’on y lit qu’aucun contremesure ne serait possible. Il est juste indiqué que « selon les Chinois », de très nombreux tests sont en cours. Je vous rappelle, ceci dit en passant, que les USA ne sont pas du style à gueuler publiquement les résultats de leurs propres tests avancés en armement de pointe => impossible de faire une comparaison.

            En prime, tester un missile en le récupérant « at a predetermined landing zone » n’indique en rien sa capacité à toucher une cible précise. C’est bien beau d’avoir un missile qui va super vite, encore faudrait-il qu’il touche sa cible…

          • Chaque nouvelle avancée en armement provoque inévitablement celle de sa neutralisation par l’adversaire supposé! C’est la loi dans la technologie militaire.
            La Chine n’a aucun intérêt à se fâcher avec son plus gros client, à qui elle escroque plus de 300 milliards de dollars tous les ans! C’est cela qui garanti la paix. Si Washington interdit les produits chinois ce serait une cata pour elle!

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