Aux futurs investisseurs voulant venir s’installer en France 

En France on n’aime pas l’entreprise et les « salauds de patrons » sont souvent décriés par les médias et des syndicats politisés qui entretiennent cette relation malsaine entre l’entrepreneur et ses salariés. Coup de gueule.

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Aux futurs investisseurs voulant venir s’installer en France 

Publié le 4 décembre 2020
- A +

Par Jean Kircher.

Il est utile de préciser aux candidats que le paradis n’est pas de ce côté du Rhin. Mais s’ils sont vraiment décidés à venir s’installer en France, autant savoir ce qui les attend.

Il y a deux solutions :

Soit ils créent une entreprise de moins de 50 salariés et leur vie sera à peu près sereine.

Soit ils passent carrément à 250 salariés et plus pour ne pas vivre les affres du seuil des 50 salariés.

Notre chère startup-nation leur proposera dans ce cas les joyeusetés suivantes :

  • Contribution au FNAL de 0,5 % de la masse salariale
  • Contribution à l’Effort construction de 0,45 % de la masse salariale
  • Participation des salariés aux résultats
  • Mise en place d’un C.S.E étendu (Comité d’entreprise, Comité d’hygiène et de sécurité) avec attribution d’un budget de fonctionnement de 0,2 %
  • Mise en place de délégués syndicaux
  • Mise en place de représentants de sections syndicales
  • Négociation obligatoire sur les salaires, les temps de travail…
  • Mise en place du droit d’expression des salariés
  • Règlement intérieur obligatoire
  • Réfectoire obligatoire
  • Affichage consignes incendie obligatoire
  • Plan de sauvegarde sur l’emploi si licenciement d’au moins 10 personnes
  • etc. etc.

Toutes ces contraintes sont bien sûr ardemment vérifiées et contrôlées par de gentils inspecteurs et autres officines publiques dont c’est la mission.

Notre cher pays n’a depuis 40 ans que deux interlocuteurs dans toutes les négociations tournant autour du travail : les syndicats et les grands patrons. Ces derniers sont largement équipés en conseillers, experts, avocats et autres consultants et arrivent donc facilement à négocier avec les pouvoirs publics et avec les syndicats. On parle alors de « partenaires sociaux ».

Par contre les commerçants, indépendants ou petits patrons sont trop modestes ou ont trop peu de temps et de moyens pour répondre à toutes les sollicitations de notre chère administration. C’est sans issue, souvent ubuesque et rarement objectif !

Ce problème des seuils n’existe quasiment pas en Europe. On laisse les entreprises travailler et les travailleurs n’ont pas moins d’avantages ou de respect au travail. Les syndicats y sont responsables et non pas ennemis des patrons.

En France on n’aime pas l’entreprise et les « salauds de patrons » sont souvent décriés par les médias et des syndicats politisés qui entretiennent cette relation malsaine entre l’entrepreneur et ses salariés. L’État quant à lui se mêle de tout alors qu’il est un très mauvais patron lui-même, à l’exemple des entreprises publiques qui accumulent les déficits et les conflits sociaux.

Les exemples d’entrepreneurs ambitieux ne voulant pas passer le seuil des 50 employés sont nombreux. Dans le meilleur des cas ils créent une deuxième entreprise à moins de 50. Le plus souvent ils restent petits. C’est là un des handicaps majeurs de la France qui a cinq fois moins d’ETI que l’Allemagne. Or ce sont justement ces ETI qui rendent l’économie allemande performante…

Alors futurs investisseurs en France, sachez que venir chez nous n’est pas une partie de plaisir…

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  • J’ai de la famille paysanne à Sundhouse, qui faisait son pain (pour eux et pour d’autres) toutes les semaines.
    Je me rappelle avoir été avec mon cousin chercher de la farine à Ebersheim; de fortes chances que c’était au Moulin Kircher…

    Hoppla Kìrscher Schangi !
    Elsàss frei !

  • Les idées socialistes se promènent en France depuis le XIXème siècle. Je crois même que ce soient les français qui les aient inventées. Elles ont pris le pouvoir en 1936 et ne l’ont pas laché depuis (pensez aux lois de 1948, toutes d’inspiration communiste). Après une période seulement étatiste, depuis 1981, on est en socialie pure et dure.
    Seule une révolution pourrait changer les choses, tant les étatistes ont la main sur tout. Y compris sur les élections.

    • – Papa, qu’est ce qu’il y avait avant le socialisme ?
      – tout, mon fils, tout…

      (d’accord j’ai repris une blague que j’ai ramenée de DDR dans les années 80:
      – Vati, was gab es vor dem Sozialismus ?
      – Alles, mein Sohn, alles…)

      • Allez, je ne peux pas résister, une autre de la même époque : (tant pis pour le hors sujet)

        Un vieux monsieur rentre dans une boucherie à Dresde :

        – Bonjour, vous avez de l’onglet ?
        – le boucher: non
        – de la bavette d’aloyau ?
        – non
        – de la macreuse à bifteck ?
        – non
        – de l’aiguillette baronne ?
        – non plus…

        Le vieux monsieur hausse les épaules et s’en va, son panier vide…

        Alors le boucher se tourne vers sa femme et lui dit:
        – tu te rends compte, à son âge, quelle mémoire !

      • Alles, mäi Jong, alles.

      • Erich Honecker ouvrait tous les matins sa fénêtre et parlait au soleil :
        – Oh toi soleil, qui est le plus grand en DDR ?
        – Mais c’est toi camarade Honecker, répondait le soleil.
        A midi, il ouvrait à nouveau sa fenêtre :
        – Dis moi soleil, qui est le plus intelligent en DDR ?
        – Toi bien sûr, camarade Honecker.
        Et le soir venu, il ouvrait encore sa fenêtre :
        – Dis moi soleil, qui est le meilleur politique en DDR ?
        Et le soleil lui a répondu :
        Je t’emmerde, maintenant je suis à l’ouest.

  • Oui, mais les votations française tiennent plus de Tintin au pays des soviets que du referendum suisse.
    La dictature socialiste 2.0 est infiniment plus maligne que ses brutales ancêtres mais les résultats sont similaires et nous n’en sommes qu’au début.

  • Cherchons le mal à la racine.
    Fallait pas faire la révolution.
    Tocqueville l’a brillament démontré, la révolution n’a fait que reprendre la centralisation du pouvoir absolu en la renforçant alors que déjà les changements du vieil ordre social étaient engagés. La France ne s’en remettra jamais.

    En grattant encore un peu, toujours avec Tocqueville, l’instauration d’un pouvoir royale absolu centralisé a appauvri la structure sociale française, la noblesse ayant perdu ses pouvoirs (et devoirs) conservant seulement ses privilèges (la mauvaise idée). La France devenait une tête sans corps tonique. Avec une bonne dose de bureaucratie, on pouvait tout diriger et régenter. Amen !

  • Merci à Jean Kircher pour cet article, réaliste et malheureusement véridique, qui nous relate l’une des principales causes de la désindustrialisation de la France avec tout ce qui en découle au niveau de l’emploi et de la paupérisation croissante.
    La crise économique allant en s’amplifiant, il y aura 2 sortes de citoyens:
    – Ceux qui auront le privilège de bénéficier des prébendes du régime de la fonction publique et de s’arroger le droit de faire plus ou moins semblant de travailler,
    – Ceux qui auront à subir, sur le fruit de leur travail et de leur patrimoine, les prélèvements nécessaires pour subvenir aux « prébendeurs ».

    • Sauf que le nombre d’entreprises, de commerces, de contribuables qui sont les vaches à lait, entretenant l’armée de fonctionnaires, seront en considérable diminution, les rentrées fiscales le seront en conséquence. Il va y avoir un léger problème pour payer tous les parasites qui vivent sur le bête!

    •  » L’État pèse sur l’individu d’un poids chaque jour plus écrasant, plus intolérable.
      De l’homme qu’il énerve et qu’il abrutit, il ne fait qu’un paquet de chair à impôts.
      Sa seule mission est de vivre de lui, comme un pou vit de la bête sur laquelle il a posé ses suçoirs.
      L’État prend à l’homme son argent, misérablement gagné dans ce bagne : le travail ; il lui filoute sa liberté, à toute minute entravée par les lois ; dès sa naissance, il tue ses facultés individuelles, administrativement, ou il les fausse, ce qui revient au même.  »

      Octave Mirbeau, la Grève des électeurs, 1888

      • Et encore Mirbeau n’avait rien vu, car en 1888 il n’y avait pas d’impôt sur le revenu, pas d’ISF (IFI), pas de TVA, pas de CSG, pas de CRDS……..

  • C’est redondant pour la France.

    Faudrait écrire: Fallait pas voter!

  • Je pense que notre société souffre de deux choses, un état trop présent mais aussi des grosses entreprises devenues trop grosses ce qui perturbent grandement la concurrence. On peut dire ce que l’on veut mais il n’est pas normal qu’une entreprise comme Amazon qui engrange autant de bénéfices ne soient pas capable de payer décemment ses employés et/ou leur offrir une couverture santé (je parle des US). Le manque de compétition lui permet de maintenir cette pression qui n’est pas tenable pour une société sur le long terme. Cela entraîne les dérives d’extrême gauche de certains.

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