États-Unis : une campagne présidentielle bizarre et imprévisible

La situation est encore moins claire qu’en 2016 et ceux qui font des prévisions sur les réseaux ou dans les médias traditionnels sont de pires charlatans qu’à l’accoutumée.

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États-Unis : une campagne présidentielle bizarre et imprévisible

Publié le 14 septembre 2020
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Par Philippe Lacoude, depuis les États-Unis.

J’admire, un peu narquois, les grands experts de la science politique américaine qui peuvent prédire des mois à l’avance les résultats des élections présidentielles américaines.

Une prévision fiable des résultats de la présidentielle

Souvent aidés par le fait qu’ils disposent d’un compte Twitter, d’un grand stock de modestie trempée à l’humilité, d’une bonne dose de monolinguisme et d’une résidence permanente en Europe, ils ont tous ces avantages que je ne peux pas offrir aux lecteurs de Contrepoints !

Ayant travaillé sur Capitol Hill, consulté pour le gouvernement américain pendant deux décennies, partageant ma vie entre les Démocrates urbains de la finance en semaine et les Républicains ruraux de mes compétitions de tir durant les week-ends, j’avoue n’avoir aucune idée de ce qui va se passer dans 60 jours… à part que l’électeur médian américain va à coup sûr choisir comme président un septuagénaire dépensier qui n’aura pas toute sa tête et à peu près aucune notion de ses limites, fera preuve de népotisme, tweetera des bêtises à tort et à travers, et cherchera par tous les moyens à se soustraire à l’étroit carcan constitutionnel imaginé par les Pères fondateurs.

L’Amérique survivra

Comme le secteur non-gouvernemental fait la force de tous les pays en général et des États-Unis en particulier, tout ceci ne les empêchera probablement pas de dominer en 2024.

L’économie se portera à peu près bien malgré le futur président, les universités domineront les sciences, la (vraie) « stateupe naichieunne » sera toujours à l’ouest, et Jeff Bezos aura peut-être même accumulé 300 milliards de dollars de fortune personnelle si personne ne lui a coupé la tête. Elon Musk sera en train de préparer le pays à un retour sur la lune et la NASA aura même enfin mis le James Webb Space Telescope en orbite.

Les contribuables américains auront juste au moins 4000 milliards de dettes fédérales supplémentaires.

La routine, quoi !

La convention démocrate

Comme l’aile gauche du parti démocrate fait beaucoup de bruit – c’est-à-dire fait peur à l’électeur médian américain vaguement de centre droit –, la convention démocrate a commencé par un défilé amusant de vieux républicains « has been » de l’ère du président George W. Bush.

Ce qui a provoqué la colère de la député d’extrême gauche Alexandria Ocasio-Cortez qui n’a reçu que 60 secondes pour faire un « discours » (pré-enregistré !) où elle a nominé… le Sénateur Bernie Sanders comme président. Le parti démocrate « aurait pu faire plus pour rallier l’enthousiasme de la participation de la base de notre parti. […] Les musulmans ont une représentation nulle, ce qui est tout simplement fou » selon elle.

Les démocrates ont largement évité de commenter les incendies criminels, les pillages, les bris de vitres et les agressions qui sévissent dans les grandes villes américaines, notamment New York, Chicago, Minneapolis, Seattle et Portland, qui sont toutes contrôlées par des chefs de police démocrates nommés par des maires démocrates dans des États dirigés par des gouverneurs démocrates.

À la fin, l’ancien vice-président Joe Biden est sorti de sa cave pour faire un discours sans avoir l’air hagard, sans raconter n’importe quoi, et sans marmonner. Comme il n’était pas en public, il n’a pas eu de comportement étrange.

La barre était placée tellement bas que l’ancien conseiller du président Obama, Van Jones, a dit sur CNN après le discours d’investiture que le « bruit que vous entendez à travers tout le pays est un soupir de soulagement » que le candidat Biden n’ait pas fait de gaffe majeure.

La convention républicaine

La convention républicaine tenue une semaine plus tard était à peu près aussi soporifique.

Même si elle a trouvé peu d’audience, la première soirée a été plutôt positive avec en particulier des bons discours du Sénateur Tim Scott, de l’ambassadeur Nikki Haley, et surtout de Donald Trump Jr., le fils du président, qui a posé la question-clef de cette campagne : pourquoi est-ce que l’ancien vice-président Joe Biden avec une carrière de plus de quatre décennies en politique qui a contribué à créer un certain nombre des problèmes actuels serait l’homme pour résoudre ces derniers ?

De son côté, la première dame, Melania Trump, a prononcé un discours qu’elle n’avait pas écrit mais qui n’était pas plagié, un immense progrès par rapport à 2016.

Finalement, au bout de trois jours de cérémonies, le président Trump a fait un discours très stéréotypé à la Maison Blanche loin de ses habituels rassemblements électoraux exubérants qui lui ont valu la présidence il y a 4 ans.

C’est probablement une occasion ratée car l’homme d’affaires n’a pas gagné la Maison Blanche en lisant des discours sur un prompteur devant des apparatchiks mais au contact de ses militants qui lui ont permis de discerner ce qui les fait réagir.

Des résultats anormaux

Les circonstances exceptionnelles de cette année bizarre ont conduit à l’annulation de ces fêtes politiques fastueuses que sont les conventions des grands partis politiques américains. Point de confetti ou de ballons bleus, blancs et rouges.

Normalement, la convention est l’occasion pour un parti de montrer son candidat sous le meilleur jour et, à chaque fois, c’est l’occasion d’engranger 1 ou 2 % dans les sondages.

En général, je laisse ces derniers aux politologues. La littérature économique a montré depuis longtemps que les sondages sont moins fiables que les marchés politiques où les acteurs perdent de l’argent s’ils font de mauvaises prévisions (ici, ici et ).

Tout au plus, les sondages sont utiles lorsqu’on les compare à divers moments : le niveau est généralement faux mais l’évolution importe parfois. Par exemple, le 9 septembre 2016, la secrétaire d’État Clinton détenait un avantage de 6,2 % sur le président Trump dans la moyenne Real Clear Politics pour la Pennsylvanie, un État qu’elle a perdu. Actuellement, le vice-président Biden détient une avance moyenne de 4,3 %.

Au Michigan, elle avait un avantage de 7,3 % dans les sondages, un État qu’elle a également perdu. Le vice-président Biden a une avance de 3,2 %.

En Floride, le vice-président Biden fait mieux aujourd’hui (1,2 %) que la secrétaire d’État il y a 4 ans (0,3 %) : le président Trump doit-il s’en inquiéter ?

Dans l’Ohio, l’élection semble décidée en faveur du candidat démocrate sauf qu’il a moins d’avance aujourd’hui (2,4 %) que la candidate malheureuse en 2016 (3,8 % au 4 septembre 2016).

De plus, les sondages prennent plusieurs jours à être réalisés. Les marchés politiques sont instantanés : une bonne ou une mauvaise nouvelle pour un candidat change immédiatement la valeur des contrats.

Enfin, cette année, il n’y a pas autant de sondages qu’à l’habitude. On ne sait pas vraiment quelle est la situation au niveau des États qui vont déterminer l’élection.

En d’autres termes, la situation est encore moins claire qu’en 2016 et ceux qui font des prévisions sur les réseaux sociaux ou dans les médias traditionnels sont de pires charlatans de la politique qu’à l’accoutumée.

Force est de constater que les marchés d’options sur les résultats de l’élection présidentielle n’ont absolument pas changé de direction pendant ou à la suite des deux conventions, démocrate puis républicaine.

En gros, l’énorme avance du vice-président Biden a continué de fondre lentement sous le soleil de l’été : aujourd’hui, un contrat qui verse un dollar de gain si un candidat est élu vaut 46 centimes pour Trump et 53 centimes pour Biden.

En d’autres termes, les acteurs de ces marchés considèrent implicitement que les probabilités de gagner de ces deux candidats sont de 46 % et 53 %, respectivement.

Données anecdotiques

Si la convention nationale républicaine a enregistré 147,9 millions de vues au total à la télévision et en ligne, celle des démocrates n’a enregistré que 122 millions de spectateurs.

Cependant, lorsque le président Donald Trump a accepté la nomination de son parti à la réélection, seulement 23,8 millions de personnes étaient à l’écoute sur 13 chaines de télévision.

C’était moins que les 24,6 millions de personnes qui ont regardé le discours du vice-président Biden lorsqu’il a accepté la nomination démocrate à la présidence sur 12 chaînes – une de moins – le dernier soir de la convention de son parti.

En termes de levée de fonds de campagne, pendant les conventions, le camp de l’ancien vice-président a obtenu 70 millions de dollars contre 76 millions pour l’hôte de la Maison Blanche qui avait un avantage jusqu’en juillet. Les chiffres d’août ont été très défavorables au président qui a levé « seulement » 210 millions de dollars contre 364,5 millions pour son adversaire.

Des campagnes bizarres

Aux États-Unis, si l’élection présidentielle se finance dans les bastions des partis, elle se gagne en dehors de ces bastions. Il ne suffit pas d’aller chercher de l’argent en Californie et au Texas.

Un candidat doit aller sur le terrain dans les États où la population est divisée à peu près également entre les deux camps principaux. Les circonstances particulières de cette année ont empêché les candidats de vraiment faire campagne. Pour le moment, on a seulement vu le vice-président Biden donner un discours à Pittsburgh devant une minuscule audience et faire une séance photo à Kenosha. Quant au Président Trump, ses habituels meetings sont sérieusement amputés.

De plus, les émeutes dans les villes démocrates effraient la population centriste. À l’échelle des États, cela joue contre les maires – tous démocrates – qui les dirigent. À l’échelle du pays, cela joue contre le président Trump et renforce l’impression de chaos qui a commencé dès le premier jour de sa présidence.

Je ne serais pas très surpris si un voyageur du futur venait nous dire aujourd’hui que le président a, à la fois, gagné l’élection dans le Minnesota, un État qu’aucun républicain n’a gagné depuis l’écrasante victoire de Richard Nixon en 1972, et perdu en Géorgie, un bastion républicain, dont la capitale, Atlanta a été fortement secouée par les émeutes.

Si cela est un exemple sans préjuger du résultat d’ensemble, on peut cependant s’attendre à des résultats locaux bizarres.

Alors quelle prévision pour l’élection présidentielle ?

Tout cela joue en faveur du candidat démocrate. Pendant que les chaînes de télévision déversent leur bile habituelle sur le président – à tort (souvent) et à raison (parfois) – personne ne pose aucune question difficile au vice-président Biden.

En particulier, le public n’a aucune idée de l’incroyable collection de squelettes politiques qu’il a accumulé en 40 années dans les placards du Sénat, à Washington, DC. Apparemment, tout le monde a oublié la raison pour laquelle sa campagne présidentielle de 1988 s’est arrêtée net.

Mais en 2020, les boules de cristal sont très opaques. Il est impossible de prévoir l’avenir. Surtout en politique et surtout presque deux mois à l’avance. J’aurais tendance à penser, comme les marchés politiques, qu’un contrat Biden vaut un contrat Trump, soit environ 50 centimes pour un dollar…

Je reprendrais bien un peu de déficit…

Si le face à face de 2020 signifie une nouvelle fois un choix entre socialisme et nationalisme avec une sérieuse dose de dépenses publiques financées par des montagnes de dettes nouvelles, l’électorat est de moins en moins partisan dans un pays où seulement 31 % s’identifient comme démocrates et seulement 26 % comme républicains.

Ce n’est pas du tout étonnant que ni le président Trump, ni le vice-président Biden n’arrivent à 50 % d’opinions favorables. Ils sont archi-minoritaires. Leurs plus ardents partisans sont d’ailleurs des remèdes à la politique et dégoûtent les gens raisonnables.

S’il n’y a pas d’option libérale, la pluralité de 41 % qui se dit « indépendante » est relativement fiscalement conservatrice et libérale de mœurs. Le libéralisme est donc moribond en politique mais pas dans le pays. Tout n’est pas perdu !

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  • Le rédacteur est trumpiste ce qui fausse un peu ses billets…

    • Aucun auteur sur CP n’est Bideniste, mais ils ne sont pas trumpistes (ou pas trumpistes béats du moins). Je n’ai pas l’impression que l’auteur irait se compromettre beaucoup en soutenant tous les délires de Trump.

    • Le lecteur averti saura en prendre son parti, tandis que celui de la presse bideniste française est rarement averti, lui.

    • Ecrire un article complètement objectif est aussi impossible que de faire une lecture objective d’un article. Donc soyez indulgent.

    • Vous avez vu ça où? Rappelez les méfaits de Biden le corrompu serait révéler être Trumpiste pour vous? Vous savez ce qu’il a fait en Ukraine?

    • Traiter quelqu’un de « Trumpiste » simplement parce qu’il ne fait pas de l’angélisme sur Biden montre que vous êtes atteint du TDS (Trump Derangement Syndrome).

      L’auteur de cet article critique autant Trump que Biden, mais il tombe dans le ridicule, en refusant de conclure entre les deux, en accusant l’un d’être socialiste et l’autre d’être nationaliste.

      Or on peut être libéral et nationaliste (par définition le nationalisme est un sentiment qui consiste dans l’exaltation de l’idée nationale, on peut avoir ce sentiment sans le transcrire en loi), mais on ne peut pas être libéral et socialiste, car les deux s’opposent par définition.

      Donc sur la seule base des arguments exposés par cet article, Trump devrait s’imposer comme un choix plus logique que Biden, mais en ne faisant pas ce choix, l’auteur semble montrer que son aversion pour Trump est plus forte que sa propre analyse des faits, il n’est donc assurément pas « trumpiste », il cède même, tout comme la plupart des auteurs de contrepoints, à la propagande anti-trump orchestrée par les socialistes de tous bords.

      Si vous voulez voir de vrais articles « trumpistes », allez plutôt lire Guy Millière, qui est un des derniers authentiques libéraux français d’envergure.

  • La barre était placée tellement bas

    Il faut dire que vu l’âge des fossiles se présentant, surtout chez les Démocrates, la barre a été placée 6 pieds sous terre afin qu’il puisse la franchir quel que soit son état. Trump fait encore jeunot.

    • @ MichelC

      Merci pour les personnes âgées. Il y a des gens dans la septantaine et même plus qui sont bien moins des fossiles intellectuels que des jeunes.

      Ce n’est pas le cas de Biden qui est devenu sénile et qui permettra surtout à la vice-présidente d’extrême-gauche d’être la vraie présidente des USA.

      Par contre, Trump a un bien meilleur bilan politique que Macron, qui lui-même fait à peine mieux que Hollande, qui reste pour moi le plus mauvais.

  • Faut-il ecore croire au simulacre électoral qui masque les vrais enjeux?
    Il apparaît de plus en plus que la démocratie américaine est malade (la nôtre aussi…). C’est l’évidence quand un parti instrumente la violence après avoir vainement tenté de destituer un président élu. Le problème n’est pas l’élection, mais ce qui va se passer après.

  • démocrates aux états unis et socialistes en France ont deux points en commun : fermer les yeux sur l’insécurité et distribuer l’argent des autres ;

    • Mentir plus souvent qu’ils ne respirent fait aussi partie de leurs caractéristiques…

      Sans parler du fait que le parti démocrate est essentiellement composé de vieilles berniques qui s’accrochent à leur rocher…H. Clinton 72 ans, N. Pelosi 80 ans, J. Biden 77 ans, B. Sanders 79 ans, M. Bloomberg 78 ans…

      A comparer au parti républicain qui comporte beaucoup plus de jeunes prometteurs que le parti démocrate…et ce majoritairement grace à l’enthousiasme déclenché par D. Trump.

    • Pas seulement, ces ¿socialos? dits aussi progressistes (pas opposition aux conservateurs) sont anti-Linky anti-Gazpar, anti-5G, en bref anti-tout… Le progrès des progressistes c’est le char à bœuf et la lampe à huile !

      • Les progressites actuels sont plus les thèses de l’école de Francfort…l’intersectionalité, la déconsturction de la cellule familiale, les micro-aggressions, la négation et la réécriture de l’Histoire…tout ça ça vient de cette école de pensée…issue majoritairement de la mouvance marxiste du courant progressite.

        • Désolé, mais ce commentaire n’était pas des plus lisibles (fatigue, toussa, toussa). Accessoirement, je pense aussi que les progressistes pensent qu’un monde à la « Brave New World » / « Le Meilleur des Mondes » est souhaitable / atteignable…ce qui me semble extrêmement arrogant de leur part.

  • Dommage que l’auteur de cet article omette le fait que le taux d’approbation de Trump est de 45%. Il me semble donc difficile que ce dernier fasse moins de 45% !

    Par ailleurs, les chiffres que vous mentionnez sur les conventions démocrates et républicaines sont biaisés par plusieurs choses:
    – les républicains regardent la convention démocrate
    – les démocrates ne regardent pas la convention républicaine
    – les lives en ligne de la convention démocrates n’ont que très rarement dépassé le milliers de personnes…là ou la convention républicaine a régulièrement dépassé le million.
    – les rediffusion de la convention démocrate en ligne n’ont été vus que par quelques dixaines de milliers de personnes…contre plusieurs dixaines de millions pour la convention républicaine.

    Ensuite, Biden n’est en tête dans les sondages agrégés que parceque la méthodologie de CNN et MSNBC sont extrêmement biaisées en faveur des démocrates. 40% du panel sont des démocrates, 20% des noirs américains, 20% des latinos et autres minorités, 20% des républicains…et CNN et MSNBC réajustent régulièrement ces chiffres pour laisser une chance à Biden, car les latinos et les noirs américains sont désormais en train de basculer dans le camp de Trump.

    Enfin, les émeutes des communistes déclarés de BLM et des Antifa (recherchez les vidéos des leaders de ces mouvement expliquant qu’ils sont pour la fin de l’Amérique, qu’il veulent instaurer le communisme, etc, etc…) sont soutenues par les démocrates et masquées par les médias, alors que ces dernières ont :
    – provoqué plusieurs dixaines de morts dans la communauté que BLM est censée supporter…personne n’a par exemple entendu parler des gamines et des passants noirs tués par BLM, jusque parcequ’ils passaient par là.
    – provoqué plusieurs centaines de millions de dégats en allumant des incendies sur toute la côte est des USA (et oui, ce n’est pas le réchauffement climatique, mais des gauchistes radicaux qui en sont à l’origine…cf les dixaines d’arrestations)
    – ruiné la vie de quartiers où la classe moyenne noire et latino essayait de créer de l’emploi grace aux politiques favorables à l’entreprenariat menées par Trump…

    Enfin, les démocrates font ce que les communistes ont toujours fait…à savoir projeter sur autruit ce qu’ils projettent de faire. Actuellement, on parle de plusieurs centaines de milliers de bulletins frauduleux pour faire basculer les élections dans le camp Biden.

    La réalité des choses et que lorsque les deux candidats sont des marionnettes, soutenir l’un ou l’autre ou voter pour l’un ou l’autre ne change rien…le problème c’est que si l’un des candidats est une marionnette et l’autre pas, et qu’en plus il est populaire, la technocratie n’a pas d’autre choix que de truquer les élections pour se maintenir au pouvoir…un peu comme ce qu’elle a fait lors des midterms où dans plusieurs contés ayant voté à une faible majorité pour les républicains les gouverneurs démocrates ont miraculeusement retrouvé des milliers de bulletins envoyés par voie postale favorisant très largement les démocrates…chose qui est statistiquement fort improbable…qui plus est, ces bulletins ont été émis depuis des bâtiments appartenant au parti démocrate…raison pour laquelle les procès intentés ont été remportés par le parti républicain…sans pour autant que ce dernier ne puisse demander l’annulation des résultats.

    • Aux dernières nouvelles San Francisco devrait permettre aux mineurs de voter…

      • Cela ne changera rien puisque de toute façon la Californie est démocrate.

        • Oui et non…les démocrates veulent faire en sorte que le college électoral vote pour le candidat qui a obtenu le plus de voix au niveau national. Et faire voter les mineurs permettrait à la californie d’avoir encore plus de poids qu’elle n’en a déjà.

          Cela dit, ceci violerait la constitution, mais les démocrates n’en sont plus à cela pret…leur parti participant désormais ouvertement à une vaste campagne de blanchiement d’argent, puisqu’il semble difficile que 4,8 millions de chomeurs donnent $74/mois au parti démocrate (pour verser de l’argent à un parti politique aux USA, il faut obligatoirement déclarer son employeur afin de s’assurer de l’origine des fonds versés).

          • « personne n’a par exemple entendu parler des gamines et des passants noirs tués par BLM, jusque parcequ’ils passaient par là » : source ?
             » Actuellement, on parle de plusieurs centaines de milliers de bulletins frauduleux pour faire basculer les élections dans le camp Biden. » : source ? Diantre, à se demander pourquoi ils ne l’ont pas déjà fait en 2016 quand 25% des votants ont fait par correspondance.
            « 

            • Renseignez-vous sur Secoriea Turner pour la petite fille de 8 ans…ou sur le père et sa fille massacrés par de gentils « BLM » durant l’épisode de la CHAZ/CHOP de Seattle…accessoirement, ces derniers ont été assez stupides pour se filmer les uns les autres en train d’effacer / supprimer des preuves.

              Sinon, « Diantre, à se demander pourquoi ils ne l’ont pas déjà fait en 2016 quand 25% des votants ont fait par correspondance. » Vos chiffres étant faux et ne correspondant pas aux chiffres officiellement communiqués, je me permettrais de vous poser une seule question, la question que vous semblez apprécier : Source ???

              Et je vous ai déjà donné la réponse à la seconde question dans les commentaires d’un article précédent, source que vous n’avez manifestement pas pris la peine d’aller vérifier.

              • Merci pour votre complément d’information. Pour la malheureuse Secoriea Turner, vous savez que le tueur n’a pas été appréhendé, donc aucune preuve qu’il soit un activiste BLM « sérieux » ou juste un délinquant lambda armé.
                POur les élections de 2016, je suis sincèrement désolé d’avoir loupé votre réponse, étant moins actif sur CP dernièrement. Le Parisien cite le chiffre de 33 millions de vote exprimés par correspondance en 2016. Soit près d’un quart. Tout comme Radio-Canada le mentionne. Peut-être avez-vous une source officielle.

                • Petite précision quand même, on ne sait jamais… mais je ne suis absolument pas un partisan de certains mouvements BLM et encore moins antifa. Croire que les BLM sont monolithiques serait comme croire que les Gilets jaunes ont un seul message.

  • Il est quand même bizarre que dans un grand pays comme les USA il y ait que 2 péquins de plus de 70 ans à se présenter ! (C’est moderne, ils copient sur l’ex-URSS)
    Il est vrai qu’avec les jeunes d’aujourd’hui (aussi ceux de chez nous) qui ne peuvent plus faire du sport sans assistance électrique (trottinette, vélo, skate, etc), aucun calcul non soumis à la calculette, et qui ne savent plus ce qu’est un stylo (tous frisent la tendinite des pouces, les férus de FB et du SMS) !
    Ah, oui ! Je suis aussi un assisté, «Ma bagnole» me réclame un passage chez le concessionnaire depuis 3 mois… C’est hors sujet, je sais.

    • @ Jean-M64

      Trump a été poussé par les masses-médias, qui ont fait d’abord campagne pour lui, parce qu’ils pensaient qu’il était le candidat qui avait le moins de chances de battre Clinton. Cela explique leur rage, quand l’impossible est arrivé.

      Biden est un choix logique: toute la clique démocrate modérée héritière d’Obama est largement corrompue (Obama a fait doubler la dette des USA pendant son mandat, l’argent est bien allé quelque part) et ceux qui n’en ont pas profité sont à l’extrême-gauche, il n’y a donc plus personne de valable chez les Démocrates. L’âge de Biden offre une certaine respectabilité, sa sénilité un côté touchant, cela fait oublier toutes les sales affaires dans lesquelles il a trempé, et à côté de lui, on a mis une extrême-gauche qui n’a pas trop de casseroles.

  • Tiens, Trump vient de proposer à Biden un débat de 4h arbitré par Joe Rogan, un fervent supporter de Bernie Sanders…mais je suis prêt à parier que Sleepy Joe…pardon, le mec qui lit la ponctuation de son téléprompteur pendant des soit-disant interviews en direct accepte…

  • Tiens, les démocrates viennent enfin de faire tomber le masque. Nous savions que pendant les primaires, Harris était la privilégiée de l’establishment, malheureusement, elle a été dépassée très tôt par à peu près tous les autres candidats…ce qui a mené à son association avec Biden…

    Maintenant, tant Harris que Biden évoquent une « Harris-Administration »…ou une « Harris-Administration with Joe Biden as meat puppet » (pardon président). Bien évidemment, pas un mot dans la presse française et européenne. Il ne me semble pas normal – tout comme il ne semble pas normal à de très nombreux américains – que la personne élue ne soit pas la personne qui soit réellement aux commandes…

    Les démocrates n’en sont donc pas (ce que nous savions déjà) et révèlent une fois de plus la nature totalitaire du socialisme (ce que nous savions déjà également).

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