Où va donc la France avec son endettement indéfiniment croissant ?

La France ne pourra pas cesser d’augmenter chaque année sa dette si elle ne réduit pas ses dépenses de vieillesse et de santé.

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Où va donc la France avec son endettement indéfiniment croissant ?

Publié le 12 août 2020
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Par Claude Sicard.

La France a un endettement qui ne cesse de croître, et avec la crise du coronavirus les dépenses de l’État pour soutenir l’économie vont considérablement augmenter encore la dette extérieure du pays. En effet, en l’absence de réserves, l’État a dû s’endetter pour les financer.

Avec la pandémie qui a frappé la planète, l’année 2020 va être tout à fait exceptionnelle. Aussi, pour faire une analyse correcte de la situation économique du pays, nous nous en tiendrons aux chiffres de 2019, la dernière année normale.

Que nous apprennent-ils ? En 2019, la situation de la France était la suivante, en pourcentage du PIB  :

Prélèvements obligatoires

  • France : 48,4 %
  • Union européenne : 40,3 %

Dépenses publiques

  • France : 56,4 % dont dépenses sociales 36,1 %
  • Union européenne : 46,7 % dont dépenses sociales 28,2 %

Dette extérieure 

  • France  : 100,2
  • Union européenne 67,7

Ces chiffres montrent un excès de dépenses publiques s’élevant à 9,7 % du PIB, soit  235 milliards d’euros, et un excès de prélèvements obligatoires de 8,1 % du PIB, soit 196 milliards d’euros.

D’où la nécessité de recourir à l’endettement, d’autant qu’il faut chaque année faire face à des remboursements de dettes antérieures. En matière d’endettement, nous en étions à 100,2 % du PIB fin 2019, alors que la moyenne des pays de l’Union européenne se situait à 67,7 % seulement.

La dette publique du pays est donc particulièrement importante. Voyons comment elle a crû, depuis la période faste des Trente Glorieuses :

Dette en pourcentage du PIB

  • 1980 : 20,0 %
  • 1990 : 38,0 %
  • 2000 : 60,0 %
  • 2010 : 81,6 %
  • 2019 : 100,1 %

Fin 2020, il s’agira de 120 % du PIB. L’accroissement a donc été très régulier, passant d’un peu plus de 30 milliards d’euros par an pour la période 1980-1990, à 50 milliards au cours de la décennie suivante, pour en arriver ces dernières années à une moyenne de 85,5 milliards par an.

Fin 2019 nous étions ainsi parvenus à une dette par habitant s’élevant à 36 222 euros.

Sur Wikipédia, pour l’année 2017, on trouve les statistiques suivantes, en dollars et en parité de pouvoir d’achat.

Endettement public par habitant

  1. Japon : 102 503
  2. Italie : 49 060
  3. États-Unis : 46 645
  4. France : 41 040

Dans ce classement, l’Allemagne vient en septième position et la Suisse en dixième position, avec respectivement 33 349 dollars/habitant, et 26 367 dollars, des endettements très inférieurs au nôtre.

Notre excès de dépenses publiques (État et collectivités locales) par rapport à la moyenne des pays de l’Union européenne se chiffre à 235 milliards d’euros, et s’analyse de la façon suivante :

  • Excès de dépenses sociales : 191 milliards
  • Excès de dépenses publiques : 44 milliards

Ce sont essentiellement les dépenses sociales qui sont en cause. Elles sont les plus élevées de tous les pays de l’OCDE : 36,1 % du PIB, contre 20,1 % pour la moyenne OCDE ; 26,5 % en Grande- Bretagne et 29,8 % en Allemagne.

Économiser 80 milliards d’euros afin de ne plus augmenter la dette publique du pays chaque année, ce qui constitue un objectif minimum, ne peut se réaliser qu’en s’attaquant à nos dépenses sociales.

On pourrait par exemple diminuer l’excédent de dépenses publiques de dix milliards d’euros ; il resterait alors à réduire l’excès de dépenses sociales de 70 milliards, ce qui serait d’ailleurs loin de les ramener à leur niveau normal.

Cependant, 70 milliards d’économies à réaliser sur des dépenses sociales se montant actuellement à 873,6 milliards d’euros par an, n’est pratiquement pas possible pour les pouvoirs publics car il faudrait fortement rogner sur les dépenses de vieillesse et de santé.

Nos dépenses sociales se décomposent de la façon suivante

  • Vieillesse : 45,0 %
  • Santé : 35,8
  • Famille : 7,6 %
  • Emploi : 6,0 %
  • Logement : 2,6 %
  • Pauvreté : 3,0 %

On voit toute la place qu’occupent les postes vieillesse et santé, qui seraient les deux les plus affectés.

La conclusion de cette brève analyse s’impose d’elle-même : la France ne pourra pas cesser d’augmenter chaque année sa dette si elle ne réduit pas ses dépenses de vieillesse et de santé, des postes auxquels il parait électoralement impossible de toucher pour un quelconque gouvernement.

En conséquence, il est plus que probable que l’endettement du pays va continuer à croître inexorablement d’année en année.

Il reste aux économistes à nous dire si cela va pouvoir continuer ainsi indéfiniment, quelle est la limite possible ?

Certains tireront argument du fait que le Japon en est à un taux bien plus élevé que le nôtre, et ne manqueront pas de nous rassurer en nous faisant observer que le 2 juillet dernier notre pays a emprunté sur 10 ans à un taux négatif de -0,114 %.

Un certain nombre de pays se situent à des taux d’endettement supérieurs au nôtre, mais nous constatons que nous ne sommes pas en très bonne compagnie :

  • Portugal : 125,6 %
  • Italie : 131,4 %
  • Liban : 151,0 %
  • Grèce : 181,9 %
  • Japon : 236,4 %

Le cas du Japon est particulier car la dette est détenue par les Japonais eux-mêmes ; c’est un État qui dispose de sa propre banque centrale et sa monnaie. De plus, sa balance commerciale est généralement excédentaire. C’est un pays très fortement innovateur, par exemple le numéro un mondial dans le domaine de la robotique industrielle.

La France a le privilège d’appartenir à la zone euro, ce qui la met à l’abri de biens des difficultés au plan monétaire. Le fait que notre président ait pu obtenir que l’emprunt à contracter pour la relance économique suite à la crise du coronavirus soit lancé par l’Europe constitue un élément rassurant pour l’avenir proche.

Si tel n’était pas le cas, nous risquerions de nous acheminer sur la voie du Liban ou de l’ Argentine.

Il faudra bien un jour que la dette cesse d’augmenter. Si les dépenses ne sont pas réduites, cela ne pourra se faire qu’avec une économie redevenue extraordinairement prospère.

Malheureusement, avec la montée en puissance de la Chine dans le monde et la nécessité de tenir maintenant compte des dégâts causés inévitablement à la planète par les économies modernes, l’espoir que notre économie retrouve des taux de croissance élevés est extrêmement réduit.

Nous nous acheminons donc inéluctablement vers des temps où nos dépenses sociales devront être très sérieusement réduites. Cela devrait nous inciter à faire dès à présent une chasse systématique à tous les gaspillages en matière de dépenses de santé et de vieillesse, et à prendre conscience de nos limites en matière d’accueil de nouveaux arrivants en provenance des pays du Sud.

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  • Pourquoi attendre pour la réforme des 42 systèmes de retraites ? A moins que certains français soient plus français que d’autres ! Deux systèmes seraient suffisant, l’un pour la majorité et un autre pour les vrais emplois difficiles… En 2017, 409€ net mensuel de plus pour les fonctionnaires… sur quels critères, plus d’heures de travail, plus d’années de travail, moins de congés maladie, rien de tout cela ! Mais juste 75% du dernier salaire brut sur les 6 derniers mois avec souvent une hausse de salaire sur cette période !!! Cadre du privé, ma retraite était entre 39/40% de ma dernière année de revenus brut…! What else.

    • Oui, la « réforle des retraite vise juste à cacher d’où viennent en realité les déficits.
      En 2016, le système de retraite du privé était légèrement excédentaire. Et tout d’un coup en 2017, il y avait un problème – global – des retraites.
      Cherchez l’erreur…

    • Ex fonctionnaire en disponibilité, je ne sais pas où vous trouvez les 409 € net alors que, par exemple, le salaire des enseignants stagne de puis 15 ans et que le point n’a pas bougé depuis près de 20 ans. Et je vous mets au défi d’aller faire une semaine dans une classe surchargée (ce qui est le cas en France dans l’enseignement primaire).
      Ceci étant, les hautes fonctionnaires qui naviguent sans vergogne entre public et privé sont très bien lotis, de même une d’une manière générale les fonctionnaires de l’Etat, dont la situation est très éloignée des fonctionnaires en territoriale qui doivent faire face aux désirs de puissance des élus locaux, toute en devant travailler avec des budgets obligatoirement à l’équilibre. Donc de moins en moins de postes, des postes déplacés vers des SPL, des emplois sous payés (catégorie B faisant le travail de A au salaire du B, idem pour les catégories C faisant le boulot des B pour la rémunération des B). Et qu’on ne parle pas d’absentéisme, il est à peine supérieur à celui du privé. Et là on ne parle pas des hospitaliers, un métier où le mot sacerdoce prend tout son sens….

      • C’est bizarre comme les fonctionnaires se plaignent toujours du blocage du point d’indice sans JAMAIS parler de l’augmentation automatique de leur rémunération via le « gvt » ( l’ancienneté) ou les quasi augmentations d’indice. Bizarre également, ils ne parlent jamais non plus d e l’absence de provisionnement de leur retraite et de la part employeur (70 %) dans leur cotisation. Et pas davantage des primes reçues pour compenser leur hausse de CSG, pas plus que de leur absence de prélèvement solidaire pour fiancer pôle emploi et le régime des intermittents du spectacle payé par les seuls salariés du privé. Naturellement ils trouvent ça normal car ils estiment que leur niveau culturel n’est pas assez rémunéré de base par leur administration…

        • heureusement que l’indice augmente car un agrégé démarre à moins de 2 000 € net vous voudriez qu’il reste toute sa vie à 2 000 € avec en plus l’inflation qui lui mange son salaire ?

          • S’il avait raison d’estimer valoir plus que 2000€, comme il n’aurait aucun problème à les obtenir dans le privé, pourquoi resterait-il dans le public ?

            • C’est pas comme s’il avait le choix, l’éducation nationale est en situation de monopole. Et l’agrégation n’a aucune valeur à l’étranger.

  • Merci pour votre déluge de statistiques ,mais pourriez vous nous faire le plaisir de nous donner les statistiques du gaspillage catastrophique du calife élyséen et du gouvernement .
    C’est peut-être par là qu’il faudrait commencer les économies.

    • Désigner un bouc émissaire, aussi coupable soit-il, n’est qu’une manoeuvre dilatoire.

      • Un chef d’Etat exemplaire ne nuit pas. Pareil pour les autres élus.

      • Ce n’est pas un bouc émissaire puisque le vrai coupable!
        1/ Il a promis lors de sa campagne de réduire les dépenses,
        2/ de ramener le déficit en dessous de 3%
        3/et de supprimer les régimes spéciaux.
        Mais rien n’a été fait, au contraire il emprunte encore plus que Hollande!

        • Les plus coupables sont ceux qui ont cru qu’il tiendrait ses promesses électorales. Et le virer ne garantit en rien que son successeur sera mieux, justement parce que le corps électoral se laissera embobiner tout pareil, et ne montrera en rien dans les sondages qu’il tiendrait compte de cette tendance à la gabegie dans ses choix.

        • ouais mais à sa décharge je n’ai pas vu une manifestation monstre pour le soutenir !! à l’inverse les oppositions syndicales mêmes contradictoires ont fleuri et chacun dans son coin attend de voir qui sera le gagnant sans se mouiller !!! c’est un des travers français de vouloir tout et son contraire !!!!

  •  » il faudra bien un jour que cette dette cesse d’augmenter »….certes , ça viendra , ….quand nous auront un chef d’état et un gouvernement qui a ce qu’il faut dans la tête et dans le pantalon pour prendre les bonnes décisions ;

    • Dans vos rêves, donc !

    • Ce n’ est même pas une histoire de courage et d’ intelligence, juste de probité et d’ humilité.
      Et pour ce faire, j’ opterai volontiers pour qu’ au plus haut sommet de l’ état on laisse faire l’ AI. Laissons la démocratie en place à l’ échelle locale et régionale.

    • non çà viendra quand nos créanciers refuseront de nous prêter plus et exigeront le remboursement de ce qui leur est du !!! sauf si LFI prend le pouvoir car là ils prétendent ne rien rembourser et remettre les compteurs à zéro mais avec quel argent ??? le nôtre comme d’hab .!!!

    • Il y a deux manières d’éteindre une dette ; par la paix ou par la guerre. Haïti a payé 122 ans la dette esclavagiste à la France et paye encore les conséquences de la dette illégitime de l’ère Duvalier avec une vulnérabilité accrue aux conséquences du réchauffement climatique (en plus du séisme de 2010).

      La vrai dette qui ne peut pas s’éteindre à l’échelle de nos sociétés humaines est la dette écologique et climatique, même avec les instruments financiers les plus efficaces et qu’on attend encore.

      • « La vrai dette qui ne peut pas s’éteindre à l’échelle de nos sociétés humaines est la dette écologique et climatique »
        je m’y attendais à celle là.
        On va donc créer un « haut comité » pour évaluer la « dette écologique », se basant sur des données forcément objectives.
        Ce ne serait qu’un n ième machin qui ne reposerait sur rien, tout comme l’idée farfelue de financiariser les « externalités négatives ou positives ». C’est déjà plus ou moins à l’oeuvre avec les bourses carbone (merci Al Gore et Obama, génies pour gagner de l’argent sur la bête), version moderne du commerce des indulgences.

  • Il faut être prudent avec les chiffres: quand on parle de « dépenses sociales », on pourrait croire que ces sommes sont intégralement distribuées aux « plus démunis » pour utiliser le jargon des bureaucrates. Il n’en est rien: ce chifffre contient à la fois les sommes effectivmeent distribuées ainsi que le coût, très loin d’être négligeable, de la distribution, ce qui permet de cacher le coût d’une palanquée de fonctionnaires ou pata-fonctionnaires qui traitent les nombreux (des dizaines de millions) dossiers du « sociaaal ».

  • L’autre partie de l’alternative est une perte totale de souveraineté…
    J-P. Raffarin avait dit il y a quelques années: « autrefois, c’étaient les électeurs qui choisissaient le président de la République, aujourd’hui, ce sont les créanciers et les électeurs.»
    Depuis 2017, il se pourraient même que ce soient seulement les créanciers, les électeurs votant, comme l’avait prédit Tocqueville « pour qui on le leur dit »…

  • Le gouvernement français n’a pas la culture de l’économie et des comptes en équilibre. Nous sommes donc condamnés aux déficits, aux impôts élevés et à une faible compétitivité avec son cortège de chômage qui entraîne de nouvelles aides publiques, etc, etc. La France se déclasse lentement mais sûrement puisqu’elle est incapable de se doter d’un gouvernement lucide et courageux.

    • L’électeur non plus n’a pas cette culture. S’il y avait une vraie demande, les partis politiques s’empresseraient d’y répondre. Mais le Français finalement se complait dans cette situation.

      • quand plus de la moitié des français sont exonérés de l’impôt et reçoivent des subventions sous diverses formes pourquoi voudriez vous qu’ils votent pour des responsables fermant le robinet ???? bien sur ils votent pour le plus démagogue donc le plus dépensier avec l’argent des autres !!!!!

        • Pas sûr qu’un candidat qui mettrait en avant qu’il cessera d’alimenter le robinet avec des prélèvements sur les plus méritants serait si mal considéré. Il faudrait bien sûr mettre l’accent sur le fait que chacun peut devenir méritant et voir ainsi sa situation s’améliorer. L’électorat de nos élus n’est pas si cynique que ça, il ne vote pas directement pour celui qui les stipendiera, mais tant qu’il n’y a pas de candidat à expliquer Laffer et à jouer sur l’aspiration à s’élever plus que sur celle à abaisser son prochain, le chemin est tout tracé et rien ne changera.

      • Exact: j’ai entendu ce WE, l’argument comme quoi l’argent non dépensé par le confinement et placé sur un livret, n’était pas de l’argent inutile. Et que l’Etat serait bien avisé de le reprendre (impôts) pour le redistribuer. Alors qu’à mon avis, je préfererais que ce soit moi qui dispose de cet argent à ma guise , il serait mieux utilisé.

    • Malgré les effets délétères des politiques néo-libérales musclées, la France reste un des états qui investit le plus dans ses infrastructures (éducation, santé, transport, justice, etc), certes pas toujours avec la plus grande efficacité. Preuve en est que le pays attire massivement les investissements étrangers.
      La capacité de l’Etat à apporter des garantie financières y est aussi pour beaucoup. Celà a un coût, qui mérite d’être étudié à moyen et long terme mais les agences de notation et le marché donnent des avis très positifs sur la dette d’Etat, le vrai sujet d’inquiétude étant plutôt l’endettement privé (voir mon autre commentaire).
      Enfin, le régime d’assurance chômage est à l’équilibre notamment grâce à la baisse des prestations, au renforcement du flicage des chômeurs (multiplication par 5 des agents dédiés au contrôle), déconnection entre les compétences réelles d’un chercher d’emploi et les offres auxquelles il a obligation de répondre.

      • JMMAD
        Tout va très bien madame la marquise, le régime d’assurance chômage est à l’équilibre…
        Dans quel monde vivez vous JMMAD?
        Pourquoi n’êtes vous pas allé faire un petit tour dans le monde réel, je veux dire le privé, une fois dans votre vie, hmmmm?
        Trop dur, pas assez payé?

      • Bonjour, JMMAD.

        La dette reçoit une bonne note des agences de notations pour la simple et seule bonne raison que l’État rase gratis. Le peuple français est officiellement le peuple le plus taxé au monde. Quand on pense que ce pauvre peuple produit parait-il le 6ème ou 7ème PIB mondial, effectivement, l’État français peut présenter de bonnes garanties financières avec ça.

        Et malgré cela, l’État français trouve quand même le besoin de s’endetter à des taux olympiques. Et vous vous trouvez que l’État français investie dans des infrastructures « certes pas toujours avec la plus grande efficacité. »

        Quant à la question des investissements étrangers « massifs », si on se compare à la Biélorussie, on est très fort. Par contre, c’est nettement moins glorieux quand on se compare avec nos équivalents comme l’Allemagne, la Suisse ou les USA.

        Il y a quelques années, j’avais lu un court pamphlet d’un Français qui s’intitulait « L’étrange défaite de la France dans la mondialisation. » ou quelque chose comme ça. L’auteur rappellait quelques faits comme le suivant: la composition du CAC40 n’a pas beaucoup évolué depuis les années 90. Tous nos champions nationaux ont été fondé il y a belle lurette maintenant au contraire du Dow Jones et du NASDAQ. Tous les GAFAM sont américains et leur plus sérieux concurrent sont chinois.

      • « la France reste un des états qui investit le plus dans ses infrastructures (éducation, santé, transport, justice, etc) » : ce n’est pas ce que je constate vu l’état déplorable des domaines cités !!!

        Et en plus dans les trois premiers domaines (éducation, santé, transport), est-ce vraiment à l’état d’investir (l’argent qu’il n’a pas) ?

  • Soyons optimistes : grâce aux progrès de la cosmologie et la mise en orbite de télescope toujours plus puissants, la science de « l’indéfiniment » grand est en progression constante.

  • Il me semble que ça fait une éternité que je lis ‘Contrepoints’, et jour après jour y sont égrenés des chiffres plus préoccupants les uns que les autres, dont je n’ai que peu de raison de douter.
    Pourtant il ne se passe rien, nada, que dalle: le désert des Tartares… (Dino Buzzati)

    Celui qui a si bien écrit la vaine attente et le glissement immobile nous a aussi laissé « Sette piani ».
    Résumé:
    Un jour de mars, l’avocat Giuseppe Corte est admis dans un hôpital moderne d’une grande ville italienne, spécialisé dans le traitement d’une maladie inconnue dont il est légèrement atteint.
    L’hôpital est structuré en sept étages différents: les patients les moins graves sont hospitalisés dans le supérieur, tandis que les étages inférieurs traitent les cas les plus graves de forme décroissante d’étage en étage.
    Corte est immédiatement accueilli au septième étage, attendant de se remettre de la maladie et donc de pouvoir rentrer chez lui.
    La santé de Corte ne semble pas s’aggraver ni s’améliorer, mais une série d’inconvénients font qu’il est lentement mais inexorablement transféré aux étages inférieurs, toujours avec des excuses absurdes: d’abord rendre service à une femme et ses deux enfants, puis à cause des scrupules d’un médecin alarmiste, ensuite c’est un eczéma qui est apparu sur une jambe qui lui fait descendre encore deux étages, puis une erreur administrative, enfin les vacances des employés.
    Giuseppe Corte descend ainsi les uns après les autres les différents étages de la clinique, malgré ses protestations incessantes et malgré le fait que les médecins ne cessent de répéter qu’il n’a rien de grave.

    Au plus fort de l’été, le dernier transfert le mène au rez de chaussée, dont il avait été informé par un voisin qui venait d’arriver, de la désolation et de la tristesse.
    Puis les volets qui à chaque fois annoncent la mort d’un patient commencent lentement à se fermer…

    nota: au sous sol se trouve le crématoire.

  • tres bon article qui met bien l eglise au centre du village. le probleme majeur est les depenses sociales.
    Appellons un chat un chat : le paiement des pensions de retraites et les depenses de santé se font au benefice la partie la plus agee de la population (une boite d antibiotique coute quelques euros, un prothese de hanche 1 000 fois plus)
    Comme l ecrit l auteur, compresser sensiblement ces depenses est electoralement suicidaire (les jeunes votent peu (et en plus souvent mal: EELV ou FN), les retraités beaucoup)
    Pire le vieillissement de la population va accroitre le nombre d electeurs retraités qui vont logiquement demander qu on accroisse leurs pensions et leurs soins medicaux
    Donc a moins d un miracle, une explosion du systeme

    Ce que je ne comprend pas, c est la conclusion de l article :  » chasse systématique à tous les gaspillages en matière de dépenses de santé et de vieillesse, prendre conscience de nos limites en matière d’accueil de nouveaux arrivants en provenance des pays du Sud. »
    Les gaspillage sont une paille, c est le systeme lui meme qui est vicié. SI le sytseme genere moins de gaspillage il durera plus longtemps mais sera condmane quand meme.
    Quand a l accueil des population africaine (pudiquement appelee « du sud ») quel est le rapport ? Ca joue au mieux sur 5 % du budget. La encore on est sur les economies de bout de chandelles

    • Si on veut une meilleure gestion de la santé et de la vieillesse, il faut de la concurrence. Laissez-nous choisir librement notre assurance santé et notre système de retraite. Un monopole est toujours mal géré.

      • L’Australie à jouer cette carte là, pour son plus grand bien et celui de ses administrés.

      • La gestion par l’assurance maladie est le système qui coute le moins cher à la collectivité en frais de gestion. C’est assez logique : il n’y a pas de dividendes à verser à AXA and co.
        Quand vous dites  » meilleure gestion  » , vous voulez dire probablement dire  » moins d’argent à verser  » aux autres que vous ? Les riches devraient ne pas oublier que la société fonctionne car il y a des gens payés au lance pierre qui la font tourner, des étudiants qui doivent travailler pour payer leurs études, des cadres ou employés qui dorment dans leur voiture car les banques ne prêtent plus.
        Pareil pour les retraités, faites un tour dans d’autres pays d’Europe pour voir les revenus et l’état de santé des vieux.
        J’attends toujours de voir un exemple de gestion néo-libérale qui produit de la richesse et du bien-être pour TOUT LE MONDE.

        • Et vous vous y êtes allé ? :-)))))

        • Les peu payés qui prétendent faire tourner la société devraient se féliciter de ne pas faire partie de ces salauds de riches, se promettre de ne jamais s’y joindre, et être donc parfaitement satisfaits de leur misère.

        • Un exemple? La Suisse est plutôt libérale et on y voit peu de misère. Celui qui est en état de travailler et le veut, trouve un job.

        • Il vous reste du chemin à faire…

        • « J’attends toujours de voir un exemple de gestion néo-libérale qui produit de la richesse et du bien-être pour TOUT LE MONDE ». Cent pays ont emprunté ( même là ils n’investissent pas ) la voie du socialisme. Cent pays ont été ruinés au bout de quelques années. Je préfère donc un système qui tire l’ensemble de la collectivité en moyenne vers le haut, malgré des inégalités – mais, si on aime tellement les pauvres qu’on veut en devenir un…

        • Il y a 4 ans, j’ai sauté le pas et suis allé vivre dans un enfer turbo-libéral qui a dépassé les limites de la descence.

          Ici, on peut effectivement trouver un emploi du jour au lendemain en traversant la rue.

          Je ne reviendrai pas en arrière, c’est-à-dire en France.

          J’ai bonne espoir de pouvoir investir dans un bien immobilier dans les deux ans (et de gagner une nationalité en plus) et cela malgré l’après crise Covid-19 auto-infligée qui promet d’être rock’n’roll.

          Faut avouer avec un ou même des travails c’est plus facile même si ils sont payés au lance-pierre (ce qui est très relatif). En 4 ans là-bas, j’ai été ouvrier en construction, ouvrier paysagiste, caissier, livreur, pour finir à gérer la logistique d’une petite société alors que je n’avais pas d’expérience à faire valoir à un même poste.

          C’est le jour et la nuit avec la France, j’ai fait plus en 4 ans ici qu’en 12 en France.

    • Sauf qu’on surconsomme des antibiotiques et que certaines opérations de la hanche sont faites sans nécessité la encore un commerce très lucratif ! ! !

      • une boite d antibiotique coute quelques euros (si si) et meme s il y a des operations chrirugicales non necessaires, ca reste infime par rapport aux montants depensés.
        Encore une fois, depenser enormement d energie pour baisser 2 % des depenses ne sert a rien si les 98 % restant continuent a augmenter.
        A votre avis meme si on reduit a 0 (utopie) la consommation non necessaire d antibiotique et les operations chirurgicales non necessaires, de combien la depense globale aura baissé ? 0.5 % ? 1 % ? 3 % ? (relisez l article 45 % des depenses sont les pensions et les soins represente 35 %. donc une reduction de 10 % des couts (deja une performance) menera a une reduction de … 3% du budget global !

    • économies de bout de chandelles ??? ah vous êtes de cette population qui croit que c’est une chance ; oui quand ils répondent à un besoin , non quand ils viennent uniquement pour profiter de notre  » générosité  » et même quand ils sont utiles pourquoi accepter toute la famille ????

      • par economie de bout de chandelles, je vouslait dire que depenser enormement d energie pour baisser de 20 % (deja pas mal) 5 % des depense est une perte de temps si on laisse 95 % de depenses galoper

        Et clairement c est ce qu on fait tous nos gouvernement. car comme le crit l auteur de cet article, le gros des depenses sont au benefice des retraités et que c est suicidaire de se les mettre a dos electoralement (le plus fort c est que si j en crois mon entourage ceux ci n en sont meme pas conscient et ralent qu on augmentent pas plus leur pensions sans realiser que ceci signifie augmenter les impost des actifs ou plus de dettes)

        • L’ancienne ministre elle-même a chiffré les dépenses inutiles d’assurance maladie à 30% des dépenses totales
          30% de 200 milliards d’€ = 60 milliards d’€
          tout le problème est de savoir si on préfère ruiner un pays tout entier pour gaver quelques priviliégiés

          • source ?
            30 % du montant me parait enorme. A moins que considerer qu il faut achever les vieux malades car ils ont aucune chance et que 1 mois en reanimation ca coute cher et c est une perte car ils vont pas en rechapper …

            • Ce qui coûte cher, ce sont les personnels qui gèrent la santé, et qui ne sont pas capables de commander des gants, des masques, ou de s’arranger avec les cliniques privées pour se partager les malades. On en a au moins le double de ce qu’il y en a dans un pays normal, et ce ne sont pas les plus mal payés. Sans parler aussi des autres procédures, de la prise en charge de la bobologie, ou d’autres complications administratives, qui n’ont rien à voir avec la qualité des soins ou du personnel effectivement soignant.

              • Et les magnifiques sites internet sous-titrés « Le gouvernement agit pour vous », où les 5 derniers cumuls de décès hebdomadaires en EHPAD sont affichés à 10541, 10516, 10515, 10506, 10505 sans qu’on sache très bien si la tendance de ces résurrections résulte ou non de l’action de l’Assurance Maladie.

  • Grace a Macron l’attente durera moins longtemps. Le mur se rapproche a une vitesse vertigineuse.

  • Supposons qu’un jour la France soit contrainte à rembourser la dette :
    – hypothèse :
    — 36000€ par habitant
    — 108000 € par foyer fiscal (si on admet qu’un foyer fiscal compte 3 personnes en moyenne)
    — 216000 € par foyer fiscal imposable (la moitié des foyers fiscaux sont non-imposables)
    => une moitié de la population est ruinée et dépossédé de son patrimoine
    => l’autre moitié n’est pas directement touchée, en effet l’État aura besoin du soutien d’une partie de la population pour ne pas être renversé. Soutien assuré, car cette partie de la population sera trop heureuse d’échapper au hold-up fiscal, et fera tout pour que ce soit l’autre moitié qui trinque
    => guerre civile, ruine du pays et mise sous tutelle étrangère

    • La dette est investie en obligation d’Etat par une majorité de particuliers.
      Le monde se divise en 2 : ceux qui ont un pistolet et ceux qui creusent …..
      Pour la dette, c’est presque aussi simple. Le cas des pays du Tiers Monde le montre encore.

      • Ceux qui ont un pistolet : vous suggérez une guerre contre les prêteurs français? Au mieux un hold-up, braquage à main armée?
        Et contre les étrangers, quoi donc?
        Braquage, suivi de stupeur, puis réaction : aucun prêteur.
        Bien joué.

    • bon pronostic si entre temps la moitié corvéable n’a pas migré sous des cieux fiscaux plus hospitaliers !!!!

  • Un peu de lucidité ! Ces dépenses de vieillesse et de santé ne seront jamais baissées autrement qu’à la marge. Voyez la maladroite tentative au début du quinquennat de baisser les allocations logement de seulement 5 € et le tollé que cela a soulevé… D’ailleurs aucun candidat ne parle sérieusement de revenir à l’équilibre budgétaire. Le seul à avoir eu ce genre de velléité à la dernière élection présidentielle était François Fillon (conversion tardive ?), mais qui a voté pour lui ? Le principal responsable de cet état de fait est l’électeur, chez qui l’aveuglement le dispute à l’irresponsabilité…
    Donc tout va continuer comme avant, on va rouler la dette, avec la complicité de la BCE qui maintient les taux à zéro, jusqu’à l’effondrement que chacun souhaite le plus lointain possible. Cela prendra bien dix ans, peut-être vingt, mais un jour viendra où l’euro ne vaudra plus rien, les prix se seront envolés, le pouvoir d’achat des retraités sera réduit à néant et avant d’opérer l’hôpital demandera à la famille de payer la facture…
    Le scénario est bien connu, il ne manque pas de précurseurs.
    Pour s’en sortir il ne restera que les mesures individuelles : pas de liquidités, tous les actifs placés en immobilier, foncier, actions de sociétés très solides, or et argent… Et pour ceux qui ont l’âge de travailler, mieux vaudra être plombier ou ingénieur que psychologue ou spécialiste en histoire de l’art.

  • Que dit le GIED (Groupe International d’Experts de la Dette) à propos de l’endettement en 2050 ?

  • Y a t il dautres pays en Europe avec des téléconsultations torchées en 5 minutes à 25 € comme parfois des consultations en cabinet pour de simples renouvellements d’ordonnances, des médocs en pagaille ( 35 milliards d’€ vs 18 milliards d’€ en Italie ), des examens faits en double , des soins de kiné en veux tu en voilà ………………..

    tout est organisé pour qu’on consomme LE PLUS POSSIBLE et pares on s’étonne

  • Tant qu’on ne s’attaquera pas au lobby des professions de santé qui se gavent littéralement d’argent public on ne s’en sortira pas

    • Et, même si cela dérange certains, les industries pharmaceutiques y ont également intérêt

      Si c’étaient les clients (= les patients) qui payaient (directement et de façon consciente), il y aurait une régulation naturelle. Ce n’est évidement pas le cas.

  • Pour le français moyen travaillant dans le privé les dépenses de santé et de vieillesse sont assurées par ses cotisations ; à quel titre devrions nous les rogner ???? Par contre tous les fonctionnaires ou assimilés qui ponctionnent l’assurance des salariés privés ainsi que la migration non maitrisée qui en use et abuse sont des postes à réduire d’urgence !!!! il faut également mettre un terme au statut de fonctionnaire à vie ( sauf quelques fonctions très limitées ) avec son système de promotion à l’ancienneté ( comme si l’ancienneté donnait des compétences que l’on avait pas avant !!) et de retraite très avantageuse !!!! mais là on atteint les limites politiques avec la réforme en cours révélatrice de bloquages syndicaux !!!!

  • Quelque soit le secteur ou l’on porte son regard, ce sont toujours des milliards d’euros dépensés en pure perte, et sans aucune justification ni évaluation de bien fondé.
    D’abord, pour économiser 1 ou 2Md€ de masques, on vient de « cramer 500 Md€
    Plus près de nous, 80 M€ pour Hadopi et sa cohorte de fonctionnaire, pour 87 000 € d’amende, largement commentés sur ce site
    60 M€ pour le fabuleux plan vélo pour former des graisseurs de chaine de vélo et poseur de rustine sur chambre à air
    des milliards dilapidés en pure perte pour des milliers d’éoliennes achetées à l’étranger, et qui vont rester plantées en ruine à vie sur nos territoires dans 20 ans
    400 M€ de modernisation de Fessenheim pour la fermer 3 ans plus tard, mettre tout un pan de la région au chomage (qui paye?) et acheter de l’électricité à l’Allemagne (qui paye?)
    Chers lecteurs, vous en avez certainement plein d’autres …

  • La première vraie question qui est complètement éludée : pourquoi la dette ? Le niveau d’endettement public actuel (hors effet covid) est lié à la baisse des recettes fiscales de l’Etat sous l’injonction de la doxa néolibérale de baisser la « pression » fiscale depuis 20 ans.

    Une deuxième interrogation devrait figurer dans la réflexion : pourquoi les sphères politiques ont manqué de fermeté avec les acteurs des marchés financiers (qui sont à l’aube d’un effondrement de bulles) depuis la crise de 2008 et les prétendues promesses d’adopter des pratiques moins risquées ? Parce qu’elles sont contaminées par le va et vient entre public et privé de hauts fonctionnaires qui prêchent la dérégulation financière !
    Quand il faut gratter pour supprimer des services publics, il y a de l’énergie. Il y en a aussi pour recapitaliser et trouver des garanties publiques en cas de crise sanitaire. Depuis au moins 20 ans de crise des services essentiels, ce sont les matraques, les grenades, LBD qui sont les seules réponses.

    Autre interrogation : à quoi sert-il de parler de la dette publique quand inquiétude devrait venir de l’endettement privé (ménages et entreprises) ?
    En France, le taux d’endettement privé, dépassant 133%, est devenu le plus élevé de la zone euro et ce devrait logiquement être la source d’inquiétude prioritaire. Moins de 10% des dettes contractées par les entreprises va à l’investissement, le reste sert à faire du rachat d’action pour distribuer des dividendes. Et me dire-vous, quel lien avec la baisse des cotisations sociales qui diminue les salaires différés ? Bloquer les revenus, les retraites et les cotisations sert à limiter la part de ces dépenses par les entreprises pour l’investir sur les marchés financiers via du LBO.
    D’où la question au cœur de l’article : la baisse des dépenses de santé et vieillesse. Inutile de rappeler que les assurances privées lorgnent sur le gâteau de la sécu et à juste titre ; les frais des assurances privées, bien plus élevé que le régime de la sécurité sociale, sont les sources de leurs profits.

    A contrario la dette publique de la France est une des moins risquées, elle est très bien cotée, elle rapporte beaucoup aux particuliers (une majorité est française) qui investissent en obligations d’Etat. Ces mêmes personnes sont les bénéficiaires des cadeaux fiscaux des 20 dernières années. Les recettes de l’Etat représentaient 15,1 % du PIB en 2009 contre 22,5 % en 1982, il est donc tout à fait possible d’aller chercher les points manquants, l’essentiel devant être constitué par les 80 milliards annuels d’évasion fiscale (4 points de PIB).

    Enfin, un pays riche a le pouvoir de négocier (la Tunisie et Haïti donnent des exemples du coût de la domination, encore dramatique pour le second avec une vulnérabilité accrue au réchauffement climatique par manque d’infrastructures). Raison de plus pour demander un audit citoyen a un Etat qui prétendument n’a rien à cacher.

    Lé répression des manifestations pour les droits essentiels montre une chose : l’oligarchie a conscience de l’intérêt de payer des fonctionnaires militaro-policiers bien armés….

    • Ce type est fou…

    • vous avez raison, on ne paye pas assez d’impots, c’est la le seul problème de la France. Ne vous gênez pas, sur votre prochaine feuille d’impot, rajoutez en rouge une surcontribution personnelle, on ne vous en voudra pas.

      •  » De man zit ondergedoken in België en heeft een grote mond boven Frankrijk  »

        (il se planque en Belgique et ramène sa fraise sur la fRance)

    • « Moins de 10% des dettes contractées par les entreprises va à l’investissement, le reste sert à faire du rachat d’action pour distribuer des dividendes » Une affirmation surprenante : la dette des entreprises françaises est, en 2020, de l’ordre de 2000 milliards d’€, le montant des rachats d’action de l’ordre de 5 à 9 milliards selon les années. Le but principal du rachat d’actions – quand celles-ci sont annulées – est de renforcer le contrôle des principaux actionnaires, pas de distribuer des dividendes.

  • Une grande réforme de l’état par le numérique pourrait être un moyen de redonner à la France les forces qui lui manquent. L’objectif d’une telle réforme serait alors de créer des gains de productivité qui permettent conjointement, une amélioration des services (plus d’employés sur le terrain, moins d’armée mexicaine, passage de 32 à 35 heures), une hausse des salaires des fonctionnaires et au total moins de postes. L’hypothèse d’un gain de productivité de 12 % et donc d’une baisse correspondante des postes est réalisable. Un tel taux permettrait de réduire les dépenses de l’état annuelles d’environ 30 milliards d’euros et constituerait un montant efficace pour un scénario de retour au plein emploi avec en plus, un impact favorable sur toutes les charges sociales ainsi que des retombées sur les entreprises du privé.
    Sur la dette, quelques nuances :
    http://www.theoreco.com/macroeconomie-mondialisation/dette-francaise-sendetter-pour-sappauvrir-663.html
    Theoreco

    • Vous prenez le problème à l’envers : la dette est due à la perte de recette de l’Etat, due aux cadeaux fiscaux et aux renflouements bancaires post 2008. Mais ne vous inquiétez pas, la diminution des postes se fat déjà par :
      – nos remplacement de postes,
      – création de SPL pour délocaliser les postes.
      Ensuite, quand vous passerez par une boite privée, faudra pas venir vous plaindre que le coût des services augmente ….

      • Dans l’état no1 mondial pour la fiscalité parler de « perte de recette » ne peut signifier qu’une chose: vous êtes complètement cinglé comme tous les gauchistes.

    • « … et donc d’une baisse correspondante des postes. »
      C’est là que ça pèche. Il n’y aura jamais de baisse des postes, parce que l’objectif de l’état et de toute réforme n’est pas de rendre un meilleur service aux citoyens, mais de permettre aux fonctionnaires de mieux se servir. Donc si l’état cherchait à être plus efficace envers les citoyens, le numérique serait un moyen, mais le numérique pour le numérique ne peut que complexifier et renchérir les procédures administratives.

      • Vous avez raison. Et puis pourquoi les services de l’état ne devraient-ils pas être compétitifs ? Pourquoi ne devraient-ils pas être soumis aux mêmes sanctions que celles auxquelles sont soumis les salariés du privé ? Qu’est ce qui justifie des inégalités en face des systèmes de retraite voir des vols manifestes?
        Moi, je vois deux mondes. Le premier qui s’acharne à créer des richesses et le second qui passe son temps la main dans le pot de confitures. Si ces deux mondes tiraient la charrue dans le même sens, les deux en tireraient profitS sans inerties.

        • Oui, mais quand on est mu par l’idée que toute relation ce fait aux dépens de l’un des engagés (mentalité de base du fonx), vous comprenez que cela n’arrivera jamais.

  • et si on créait des écoles d’obédience libérale pour donner plus de cours sur l’économie entre autre, à partir de la primaire jusqu’à l’université ? je serais prêt à apporter un peu de sous pour ça 🙂

  • cela fait longtemps que je pense la même chose que vous. Les choses bougeront le jour ou on se réveillera en disant : on n’a plus de quoi payer les fonctionnaires ce mois ci. Souvenez vous, en 1978 ou 79, avant l’arrivée de Thatcher, le Royaume Uni était sous tutelle du FMI….Les réformes comme vous dites se feront dans le sang et les larmes

  • Déjà, je ne vois pas bien le rapport entre la dette de l’Etat, et les pensions de vieillesse.
    Ensuite, je rappelle que les pensions ne sont pas des aides sociales, mais du salaire différé, financé par des cotisations obligatoires d’un système public.

    • Tout cela c’est de la théorie bien jolie.

      En réalité, il n’y a pas de salaire différé. C’est une anêrie. Vos cotisations sont employées à payer les pensions des retraités actuels contre la promesse que l’on fasse de même pour vous dans 30 ans (si ma génération n’est pas partie à l’étranger pour faire sa vie…).

      Tout ceci est payé par l’impôt que vous appeliez cotisation ou autre.

      Pour l’État il s’agît d’un grand tout (trou?) et il assure juste la promesse de payer tout en écrivant les règles du jeux (baisse des pensions à l’avenir par exemple). C’est t’y pas beau le fait du prince?

      • Reconnaissez qu’il y a quand même un problème.
        D’un côté je cotise pendant 45 ans à un système OBLIGATOIRE
        et ensuite une fois retraité, on me dit que je vis des aides sociales.
        Avec un système par capitalisation, il y aurait au moins l’avantage de ne rien devoir à personne.

  • Et vous oublier l’engagement de l’état pour servir les pensions des fonctionnaires d’état qui triple notre endettement. Pire que la Grèce ou le Liban !!

  • « la France a le privilège d’appartenir à la zone euro  » ???
    C’est une plaisanterie ?
    C’est à cause de cette monnaie idéologique que l’on en est arrivé là !
    Référencez-vous auprès des monétaristes, pas les financiers ni les économistes avant de dire ce genre de bétises !
    Allez voir le site de jean-pierre chevallier…

  • Le grand capitalisme mondiale souhaite un endettement important des états, on ne doit pas compter sur les capitaliste Français, ils sont déjà partis

  • les dépenses de santé sont hallucinantes 200 milliards d’€ par an alors que la ministre elle-même (buzyn) chiffrait à 30% le volume de dépenses inutiles soit la bagatelle de 60 milliards d’€ par an ……………….

    • Le budget total est de 1290 milliards de dépense. A proportion égal l’état suisse dépense 600 milliards de moins et tout marche parfaitement bien.

      • en suisse l etat ne depense quasiment rien pour la santé. c est privé (et il est est obligatoire de s assurer pour une avoir une prestation minimale).
        Quant a dire que ca marche parfaitement, c est un peu exagere, les suisses ralent a cause des primes qui augmentent a la vitesse V et que les assureurs sante sont une sorte de cartel reservant un rod de serviette aux politiciens pour ne pas changer ce qui leur profite

        • « Quant a dire que ca marche parfaitement, c est un peu exagere »

          Si on veut jouer sur les mots oui, sinon la suisse est dans les 5 premières place mondiale pour à peu prêt tout et elle le fait quasi sans dette.

  • Voyons ce qui sépare les 54% de prélèvement en France des 20% de Singapour ou les services publics marchent mieux. Comment diminuer les dépenses publiques de 37% de PIB? Le plus facile est les retraites qui coutent à peu près 3 fois top cher soit 27% des salaires au lieu de 9% par capitalisation, soit a peu près 18% des salaires soit 9% de PIB par an https://economiepublique.blogspot.com/2019/04/le-cout-des-retraites-retraites-par.html. Le problème est de trouver les prochains 20% de réduction. La France est plutôt bonne pour le cout des soins qui a qualité égale est peu élevé par rapport aux autres pays https://economiepublique.blogspot.com/2019/07/le-cout-de-lassurance-maladie.html, On peut créer des comptes santé pour responsabiliser les patients mais on n’économisera moins 5% de PIB. Il faudrait encore aussi réduire de moitie tous les services publics et diminuer les paiements d’assurance chômage a un niveau de minimum social. Le système Francais s’est mis en place sur 140 ans, avec une grosse accélération les 70 dernières années. Il y a maintenant 16 millions d’actifs du secteur prive et 24 milions de retraites, fonctionnaires et chômeurs. Cela se reforme t-il au suffrage universel? Que veulent les francais?

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