La guerre de 1870, il y a 150 ans : une guerre oubliée

Qui se souvient de la Guerre de 1870 ? Le 19 juillet 1870, la guerre éclatait entre la France et la Prusse. Rarement conflit aura eu un motif plus idiot et des conséquences plus catastrophiques.

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Bismarck and NapoleonIII after the Battle of Sedan by Wilhelm Camphausen-Domaine public

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La guerre de 1870, il y a 150 ans : une guerre oubliée

Publié le 19 juillet 2020
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Par Gérard-Michel Thermeau.

Certes, l’origine de la crise était des plus sérieuses, du moins aux yeux des chancelleries. Pour ce qui est du Français moyen, c’est une autre histoire. C’était une histoire de couronne en Espagne. Mais, revenons un peu en arrière.

Éviter un nouveau Sadowa

Pour beaucoup d’observateurs, selon la formule consacrée, un choc entre les deux puissances était devenu inévitable depuis 1866. La guerre entre l’Autriche et la Prusse avait fait de cette dernière une rivale dangereuse pour la France.

À la bataille de Sadowa (3 juillet 1866) le fusil à aiguille, qui se chargeait par la culasse, triomphait et renvoyait au magasin des accessoires le vieux fusil se chargeant par le canon. Écrasée, l’Autriche se vit expulsée du monde germanique tandis que les États allemands du sud se trouvaient, de fait, inféodés à la Prusse.

La France n’avait pas bougé et Napoléon III avait demandé des « compensations » à Bismarck qui lui avait ri au nez. Le ministre prussien avançait ainsi un pion supplémentaire vers son objectif final : réaliser l’unité allemande et faire de Berlin la capitale d’un nouvel empire.

Une France isolée

Un sentiment anti-prussien s’était aussitôt développé dans une partie de l’opinion publique. Mais la France n’avait pas pris conscience de la précarité de sa situation en Europe.

Si l’Angleterre regardait avec inquiétude la montée en puissance de la Prusse, elle n’était pas prête à s’impliquer sur le continent. L’Italie ne digérait pas l’obstination de Napoléon III à défendre le pape dont l’indépendance reposait sur les baïonnettes françaises. L’Autriche était aimable mais François-Joseph devait tenir compte des Hongrois peu favorables à la France.

En somme, Napoléon III était isolé et n’avait aucun allié sur qui compter en cas de conflit. Bismarck, de son côté, avait besoin d’un bon prétexte qui pousserait les Français à la guerre. Les Allemands du sud catholiques et francophiles ne se rallieraient que si la Prusse était attaquée injustement.

Les Espagnols cherchent un roi

Et puis était arrivée cette histoire espagnole. En effet, les Ibères, en proie à des troubles politiques à répétition, telles les grenouilles de La Fontaine, cherchaient un roi après avoir chassé leur reine. Mais qui ? Un Orléans ? Un Bragance ? Et pourquoi pas Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, dont le frère était devenu roi de Roumanie ?

À l’idée qu’un prince prussien, fut-il catholique et apparenté à Napoléon III, monte sur le trône à Madrid, l’émotion fut grande à Paris. La France n’allait-elle pas se trouver encerclée ? Pour monter son coup, Bismarck avait dû faire pression sur son roi, peu enthousiaste, et sur Léopold qui n’avait pas du tout envie d’aller en Espagne.

Le chancelier méprisait profondément Napoléon III, cette « incapacité méconnue » et plus encore le gouvernement parlementaire dirigé par l’indécis et pacifique Émile Ollivier. Le 2 juillet, la nouvelle de l’acceptation de la candidature Hohenzollern par les Espagnols provoqua la colère des Français.

« Il ne manque pas un bouton de guêtre » aurait fanfaronné le ministre de la Guerre, l’ineffable maréchal Le Bœuf. Napoléon III, très affaibli par la maladie de la pierre, se faisait moins d’illusion sur la situation de l’armée française. Mais le gouvernement impérial pouvait difficilement agir autrement qu’en faisant pression sur le prétendant pour qu’il renonce au trône. Une reculade aurait été un « nouveau Sadowa ».

Le chiffon rouge devant le taureau gaulois

Après s’être fait prier pour accepter la couronne, Léopold maintenant faisait des manières pour y renoncer. Enfin, le 12 juillet 1870, la renonciation fut annoncée officiellement. C’était une incontestable victoire diplomatique pour la France. Tout aurait pu en rester là.

Hé bien, pas du tout. Nombreux étaient les déçus d’une résolution aussi rapide et pacifique. Les bonapartistes purs et durs rêvaient d’une bonne petite guerre victorieuse qui rétablirait l’Empire autoritaire et mettrait fin aux réformes libérales. Des patriotes bruyants s’étaient répandus dans les rues parisiennes et leurs clameurs anti-prussiennes impressionnèrent l’empereur.

Mais la province était plus circonspecte et la France rurale surtout indifférente. À lire les journaux parisiens, pourtant, pas de doute, la « dignité de la France était méconnue ».

En effet, la renonciation ne suffisait pas aux va-t-en-guerre. Le roi de Prusse devait donner des garanties pour éviter le retour d’une pareille crise. Benedetti, ambassadeur à Berlin, devait exiger du roi Guillaume qu’il ne permettrait jamais à Léopold de devenir roi d’Espagne. Napoléon III avait pris cette initiative en oubliant de prévenir son chef de gouvernement, Émile Ollivier.

Le 13 juillet, irrité de l’insistance française, le roi de Prusse refusa de recevoir l’ambassadeur français. Bismarck se chargea de rédiger un compte-rendu qui donnait l’impression d’un affront pour la France. Ce petit texte, resté dans l’histoire sous le nom de « dépêche d’Ems », fit le tour des capitales européennes. C’était un chiffon rouge agité ostensiblement devant le « taureau gaulois » par l’habile chancelier.

De la crise évitée à la guerre proclamée

Comme l’écrivait l’éditorialiste de La Liberté (15 juillet) : « La guerre évitée ne serait que la guerre ajournée à très court délai. » L’empereur hésitait toujours mais, poussée par l’impératrice, il chargea Ollivier de demander les crédits de guerre aux parlementaires.

La Liberté accueillit la nouvelle avec enthousiasme le 16 juillet : « Enfin ! Enfin nos humiliations ont cessé. La guerre est déclarée. » Le Monde (pas le « journal de référence », un autre plus ancien) la jugeait comme « la guerre la plus juste, la plus nécessaire et la plus opportune ».

Rarement politique s’est montré plus sincère que le maladroit Émile Ollivier : « Nous subissons la guerre, nous entrons dans la voie où l’on nous a poussés, le cœur léger et confiants, parce que si notre cause est difficile, elle sera défendue par l’armée française. »

Ce « cœur léger » on devait le lui reprocher longtemps. Il consacrera le reste de son existence à se justifier en écrivant, alors même que tout le monde l’avait oublié, 18 volumes sur L’Empire libéral. Mais c’est pourtant bien légèrement que les Français se sont lancés dans une « cause difficile », faire la guerre par amour-propre !

Thiers était bien seul, dans sa lucidité, au Corps législatif, réclamant vainement des éclaircissements : « Je regarde cette guerre comme une imprudence. » On l’accusa de se faire l’avocat du roi de Prusse. Les crédits étaient votés par 245 voix contre 10 et 7 abstentions. Même des républicains, comme Gambetta ou Ferry, s’étaient laissés emporter par l’exaltation générale.

Vive la guerre !

Le Petit Journal, dans son numéro du 17 juillet 1870, se voulait l’écho des sentiments populaires : « Il fallait voir avec quelle expression de fougue belliqueuse et de mâle énergie, la foule faisait accueil à la grande nouvelle, répercutée de bouche en bouche jusqu’aux extrémités de Paris ! C’était comme un rayon qui illuminait tous les visages, une joie intense qui débordait de toutes les âmes ; il semblait que chacun fût soudain soulagé d’un grand poids. »

Partout on entendait le Chant du Départ et la Marseillaise. Des bandes promenèrent le drapeau tricolore dans les rues et sur les boulevards. Les étudiants toujours prêts, hier comme aujourd’hui à scander des inepties, criaient « Vive la guerre ! »

À l’opéra, à la fin du troisième acte de la Muette de Portici, sous la pression du public, on chanta la Marseillaise, la soprano brandissant le drapeau tricolore et le public reprenant en chœur : « Qu’un sang impur abreuve nos sillons ! » Pour Le Gaulois (17 juillet) : « La furia francese se manifeste avec tout son entraînement superbe. Ce n’est point un parti, c’est tout Paris qui s’émeut. »

Le Constitutionnel (22 juillet) citait un journal anglais, l’Evening Standard : « Quand on voit avec quel enthousiasme se produisent de part et d’autre les démonstrations populaires de satisfaction en présence de la guerre, il est impossible de ne pas sentir que celle-ci était devenue une nécessité politique à un plus haut point que personne ne le supposait jusqu’ici. »

Les Anglais jugeaient les choses froidement : « Une antipathie nationale sincère et profondément enracinée est une maladie qu’il est difficile de guérir autrement que par la saignée ».

L’heure de la victoire est proche

En l’occurrence, les gueulards de la rue parisienne étaient censés représenter l’esprit public. Comme toujours Paris donnait le ton et la province suivait sans bien comprendre ce qui se passait. Les républicains, hostiles au régime, étaient particulièrement circonspects à l’égard d’une « guerre dynastique ».

Les Français étaient confiants pourtant. À l’image du président du Sénat qui déclarait à l’empereur : « Grâce à vos soins, la France est prête, Sire. […] Si l’heure des périls est venue, l’heure de la victoire est proche. »

Le Constitutionnel, le 22 juillet, se fiant aux fanfaronnades de Le Bœuf, assurait : « Jamais la France n’a pu mettre en ligne aussi rapidement une aussi belle armée. » Le Figaro, dès le 19 juillet, abandonnait ses chroniques mondaines pour se lancer dans l’information patriotique : « Ouvrier et soldat, on peut dire de tous deux qu’ils aiment la guerre pour la guerre – noble défaut qui n’est pas du moins celui de nations dégénérées. »

La voix mélancolique de Villemessant qui dénonçait ceux qui « hors d’âge » acclamaient la guerre était bien solitaire dans le même journal, le 20 juillet : « La bataille n’est plus cette mêlée grandiose où la bravoure se mesurait à la bravoure. […] À présent, c’est de loin qu’on mitraille son ennemi, et les balles vont frapper l’adversaire à une telle distance que l’œil le découvre à peine ; ce n’est plus qu’un horrible carnage, où la lutte du fort contre le faible devient une gloire. »

Trois jours après la déclaration de guerre du 19 juillet, Napoléon III lançait une proclamation aux Français  : « Il y a dans la vie des peuples, des moment solennels où l’honneur national violemment excité, s’impose comme une force irrésistible. » Bismarck avait bien jugé ses adversaires.

Les Français rêvaient

Les Français rêvaient. Ils rêvaient que les États allemands du Sud ne rejoindraient pas la Prusse dans le conflit. Ils rêvaient que l’Autriche interviendrait pour prendre sa revanche de l’humiliation de 1866 et que l’Italie se souviendrait de l’aide française en 1859.

Mais si la balance penchait en faveur de la France au début de la crise, la candidature Hohenzollern paraissant inacceptable, l’intransigeance française avait retourné les neutres. Bismarck, avec son machiavélisme habituel, avait rendu publique la note de 1866 où la France exigeait soit le Luxembourg soit la Belgique en paiement de sa neutralité bienveillante dans le conflit austro-prussien.

Quand aux Autrichiens et aux Italiens, ils attendaient de voir la tournure des événements militaires. Ils ne devaient pas être déçus.

1870 : en route vers la débâcle

La mobilisation se fit dans la confusion la plus totale. Si, grâce au chemin de fer, les troupes de ligne purent être, en quinze jours, rassemblées aux frontières, si les troupes d’Afrique étaient bien arrivées à temps, l’intendance n’avait pu suivre.

Le moral des soldats était excellent mais les généraux, d’anciens braves qui avaient mal vieilli, ne comprenaient ni la tactique ni la stratégie. Jamais la fameuse expression, « des lions menées par des ânes » ne devait mieux s’appliquer qu’à cette malheureuse armée impériale.

Malade, mélancolique, peu doué pour les questions militaires, Napoléon III avait néanmoins, victime de son nom, décidé d’assurer le commandement de l’armée. Le 28 juillet 1870, l’air froid, l’œil mort, en proie aux plus grandes souffrances physiques, il quittait Saint-Cloud. Il ne le savait pas encore, mais c’était pour toujours. Accompagné du jeune Prince impérial, qui avait 14 ans, il avait rendez-vous avec le destin à Sedan.

Loin de l’entrée triomphale à Berlin rêvée par certains, les Français allaient connaître la débâcle, l’humiliation et la guerre civile.

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  • Très intéressant retour historique, merci !

    • Pourquoi n’enseigne-ton pas l’histoire ainsi ? Les histoires de fesses, la bêtise et les calculs (souvent minables) sont toujours délaissés au profit de de la grandeur de la Frrrance (et de l’idéologie du prof).

  • Cette effacement de la mémoire est récent. Quand j’étais en primaire (1946–1951) une grande partie des textes étudiés portaient sur cette guerre : « La dernière cartouche » à Sedan, la charge suicidaire ou héroïque comme on voudra de Reichoffen, le traitre Bazaine, Gambetta et son ballon, la dernière classe en français dans l’Alsace annexée … 70 ans après vous voyez que ça m’a marqué. Etait-ce une inertie des programmes scolaires préparant la revanche de 1914, et ayant pris 40 ans de retard ?

    • Merci pour cette relation de faits historiques qui témoignent de l’état d’esprit des fanfarons alors aux manettes.
      Décidément, la connerie en matière de gouvernance n’est pas propre à notre époque…

      • @dugandin notons que c’est assez général sur le plan spatial également, on tient une belle brochette sur le globe en ce moment …

    • je pense que c’était l’époque. Pour la génération de vos instituteurs, la guerre était encore toute proche, de même que la précédente, et par là cette de 1870, comme déclencheur des deux suivantes.

      Aujourd’hui ce n’est plus que de l’histoire.

  • Dans les programmes officiels d’histoire de l’EN, le second empire passe à la trappe et Napoléon III même pas cité.
    Par contre le mouvement ouvrier et le manifeste du parti communiste est en bonne place.

  • En effet ! Mes parents sont originaires de Reischoffen, connu pour la bataille de Reischoffen de 1870 et les charges des cuirassiers français. Il existe encore dans la campagne de nombreux monuments à la mémoire des combattants. Je me souviens dans ma jeunesse, les nombreux tableaux relatant les charges de cuirassiers (français bien sûr) dans les restaurants surtout et quelques uns chez mes grands-parents.

    La France a perdu la guerre ainsi que l’Alsace-Lorraine et je voudrais dire ceci :
    Dans le traité de paix en 1871, les prussiens accordaient d’office la nationalité allemande aux résidents en Alsace-Lorraine tout en permettant, par l’option, à ceux qui le souhaitaient de quitter ce territoire annexé en emportant tous leurs biens. Contrairement à ce que la propagande jacobine affirmé, moins de 30000 alsaciens sur plus d’un million souscrire à l’option pour quitter définitivement leur région. Et encore un certain nombre d’entre eux furent séduit par l’extrême générosité patriotique du gouvernement français (terres offertes en Algérie, installation gratuite, exonération d’impôts..) ce qui d’ailleurs agaçait beaucoup de français.

    Voyez-vous une différence aujourd’hui avec cette France parisienne de l’époque? Le patriotisme ne s’achète pas !!

    • correction : que la propagande jacobine affirmait

    • En effet, l’Alsace-Lorraine irait peut-être mieux s’il elle était restée allemande, comme la Savoie qui aurait pu être suisse.

      • Bismarck avait proposé aux Suisses d’accepter le sud-Alsace comme nouveau canton (Mulhouse ayant longtemps été rattaché à la confédération).

        Mais connaissant l’humeur vindicative et revancharde des français, les Suisses ont prudemment décliné.

        Mais ça laisse rêveur…

        Hoppla ! Elsass frei !

        • Exactement, les français étaient extrêmement agressifs.
          Maintenant, ils attaqueront avec des sabres en bois… Grandeur de la France…

          Hoppla ! Elsass frei !

      • L’Alsace-Lorraine n’était pas allemande, mais de langue à matrice germanique du fait des mouvements de population. L’agression prussienne répondait à l’agression française du temps de Louis Capet le 14. Du temps de cet individu la France était agressive. En Alsace, les villes étaient libres!!!
        Comme la Franche-Comté conquise par la violence… Les officiers français ne tenaient pas parole et exécutaient ceux qui se rendaient contre la vie sauve.
        Grandeurs de la France… Ahem ahem 🙁

      • @gillib oula comme vous y allez , je préfère largement la Savoie et la Haute Savoie française.

  • Interessant. Napoléon III a mal fini, mais sa période d’activité a pourtant été un grand progrès pour la France. L’histoire enseignée ensuite, formatée par la 3eme république, a occulté injustement les avancées du moment car il y en a eu.
    Et si la 5eme république finissait comme la 3eme, comme l’Empire, voire comme la 4eme, usée par les problèmes de son temps, gérée par un personnel politique dépassé, aveuglé par le confort et les avantages qu’il a réussi à s’octroyer en se posant en héritiers des fondateurs qui les ont précédés? Incapable d’identifier les menaces réelles, de s’y préparer, et d’y faire face avec les réponses appropriées ? Ça sent la fin de règne tout ça !

    • Entre les tensions maritimes au large de la Libye et les gesticulations racialistes, les coups de couteaux et les tabassages gratuits, la France risque simultanément une guerre civile et un conflit extérieur.
      Un risque de déstruction.

      • @Emile Sabords
        Bonjour,
        « la France risque simultanément une guerre civile et un conflit extérieur. »
        Vu comme la France était bien préparée et équipée pour la grippe de Wuhan, contre laquelle nous sommes en guerre d’après Jupitre 1er, et qui ferait un comeback, comment dire… c’est mal barré !

  • Merci pour ce très intéressant résumé ! Beaucoup de choses y font écho à la France d’aujourd’hui – peut-être parce que cette guerre, peut-être la première « guerre moderne » dans laquelle la France s’est trouvée embringuée, a marqué le vrai début avant l’heure du 20è siècle.

  • Merci pour ce morceau d’histoire assez méconnu. Que ceux qui voient les travers français (déjà!!) lèvent la main.

  • Je me suis toujours senti très proches de nos cousins allemands SAUF quand je me suis retrouvé devant le monument aux soldats victorieux de 1870. Par contre les élèves que j’accompagnais à Kiel n’avaient visiblement jamais entendu parler ni de 1870 ni du chancelier Bismarck, dont la statue était là aussi, autre choc culturel.

  •  » les gueulards de la rue parisienne étaient censés représenter l’esprit public.  »

    ça ne vous dit rien ? Et je ne parle pas de GJ, en tous cas pas principalement…

    L’histoire semble le prouver, écouter ceux qui font le plus de bruit finit toujours très mal.

     » Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on
    Est plus de quatre on est une bande de cons.  »
    Brassens

  • pour compléter cet article lire la Débâcle d’ Emile Zola : édifiant !

  • merci pour ce rappel. En Lorraine, le souvenir peut être encore bien présent (ne serait-ce que par les monuments et les marques de l’annexion).

    Une fois de plus, Paris a mis la France dans la m…, comme en 1789.

    Terrible événement que cette guerre dont les conséquences se font toujours sentir aujourd’hui (l’empire colonial, les deux guerres mondiales…).

    Il faudra les pertes terribles de la 1ère guerre mondiale, où le progrès technique s’est alors montré supérieur à la furia francese pour que les français deviennent pacifiques…

    Pour l’Allemagne, il faudra les pertes de la 2ème guerre mondiale.

  • Rien de bien nouveau sous le soleil ; après cette belle démonstration de nullité héroïque nous avons recommencé nos improvisations toujours héroïques avec les taxis de la Marne puis hier encore avec nos masques alternatifs , solidaires ou altruistes mais en réalité une fois encore nous avons fait confiance à nos capacités d’improvisation plus ou moins géniale ( le fameux système D à la française !!) !!!!!

  • La conséquence immédiate pour la France fut la perte de l’Alsace-Moselle, que sera l’aiguillon de la revanche.
    Pourtant, il y a eu l’idée (de Galliéni) d’échanger l’Alsace-Moselle contre Madagascar, malheureusement sans suite.

    De même, on peut ajouter que l’armée prussienne par ses brutalités sur la population civile ne laissera pas de bons souvenirs.

  • Il est intéressant de constater que la guerre de 1870 n’était rien d’autre que la match retour des guerres Napoléoniennes ( le 1er). Les prussiens voulaient nous rendre la monnaie. 1870 fut une guerre qui ne s’imposait pas. Les gens qui nous entrainèrent dans cette folie avaient déjà une une guerre de retard. La débâcle et la perte de l’Alsace et de la Lorraannonçait le 3é match 1914 avec encore un motif futile et une France encore en retard. N’oubliez l’armée Allemande avait défilée en 1918 à Berlin devant le Kaiser qui avait dit vous pouvez défiler la tête haute parce que l’armée Allemand n’a pas été vaincu (en effet la guerre s’était terminée par un armistice et non une capitulation. Sauf que les Français imposèrent le traité de Versailles ce qui annonçait déjà 1939.

  • Les petits maux font les grandes défaites. Ignorer la maladie de la pierre ‘coliques néphrétiques) dont soufrait SMI c’est passer à côté d’une partie des explications de la défaite.

  • C’est ainsi que mes grands-parents et parents sont né allemands.
    Pour l’histoire ils durent toute leur vie prouver le nationalité française…

  • « En l’occurrence, les gueulards de la rue parisienne étaient censés représenter l’esprit public. »
    « Comme toujours Paris donnait le ton et la province suivait sans bien comprendre ce qui se passait. »
    Ca change pas. Et en attendant, les parisiens brayards n’ont pas dû essuyer beaucoup de plâtre.

    « Les étudiants toujours prêts, hier comme aujourd’hui à scander des inepties, criaient « Vive la guerre ! »
    Pareil qu’aujourd’hui, ils crient des inepties dont ils ne veulent pas des conséquences : leur sang pour la guerre, leur argent pour le socialisme.

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