Port du masque : une hystérie collective ?

Aujourd’hui, nous sommes face à une pression populaire extrêmement forte pour le port d’un masque, n’importe lequel. Et si on regardait la situation de façon rationnelle ?

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Port du masque : une hystérie collective ?

Publié le 11 juillet 2020
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Par Christophe de Brouwer.

Que l’on croie ou non dans les vertus d’un masque pour se protéger contre les virus et plus particulièrement le covid-19, n’empêche nullement d’avoir une réflexion sur son intérêt. Depuis le Lancet-gate, il devient difficile de faire confiance aux articles « scientifiques » de circonstance.

Il y a cependant une littérature, peu nombreuse, portant sur l’efficacité du masque d’avant la crise du Lancet. Apparemment, dire que les masques aux normes (les autres ?) protègent peut-être ou peut-être pas, pose un évident problème d’acceptation.

Pour nourrir cette réflexion, il suffit d’aller sur medline (la plus grande base de données scientifiques notamment pour le domaine de la santé) et de taper les mots clés suivant : mask/transmission/virus (ou influenza).

Vous trouverez systématiquement à peu près ceci : « Il y a peu de données pour montrer que l’utilisation de masques simples ou de masques-respirateurs (en dur, avec éventuellement une cartouche type N95 ou FFP2) prévient l’infection à venir. De nouvelles études sur les infections naturelles en milieu contrôlé ou d’études dans des établissements de soins ou communautaires sont nécessaires pour mieux définir l’efficacité des masques faciaux et des masques-respirateurs dans la prévention de la transmission du virus influenza (grippe classique). »

Par exemple cet article-ci, sous lequel on trouve d’autres articles de qualité disponibles d’avant la crise covid-19.

L’OMS

Jusque récemment, aucune étude réellement scientifique -il n’y en a pas beaucoup- n’a été concluante, dans un sens comme dans l’autre, quant au bénéfice du port d’un masque (de qualité, je ne parle pas des autres). Bref, on ne savait toujours pas. C’est pourquoi (et c’est vraiment pourquoi) l’OMS était très prudente dans ses conseils :

« Quand utiliser un masque ? Si vous êtes en bonne santé, vous ne devez utiliser un masque que si vous vous occupez d’une personne présumée infectée par le 2019 nCoV. Portez un masque si vous toussez ou éternuez. Le masque n’est efficace que s’il est associé à un lavage des mains fréquent avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon. Si vous portez un masque, il est important que vous sachiez l’utiliser et l’éliminer correctement. »

Le 10 juin, l’OMS vient de changer ses recommandations. Elle se base sur un travail qu’elle a financé, paru dans le Lancet (!), le 1er juin, concernant les milieux de soins et communautaires (c’est-à-dire avec des masques ad-hoc agréés).

On ne comprend pas bien la méthodologie, puisque pour cette revue et méta-analyse, sur 20 013 études étudiées (?!) réalisés sur 6 continents, 19 834 sont exclues pour en retenir 179 en revue systématique et parmi celles-ci, 44 pour la méta-analyse.

Bien entendu nous ne sommes pas dans des études randomisées avec groupes témoins. Toute cette énorme masse de données aurait été traitée par « intelligence artificielle » (comme l’étude du Lancet-gate). Où allons-nous ?

Aujourd’hui, nous sommes face à une pression populaire extrêmement forte pour le port d’un masque, n’importe lequel. Serions-nous face à une « Mass Sociogenic Ilness » ou « Hystérie collective », ou par les temps qui courent « Hystérie épidémique » ?

Je m’explique :

1. L’épidémie de Covid-19 tire manifestement à sa fin. Le risque de contamination de personne à personne tend vers 0 (RO<1), tant le virus perd progressivement sa capacité à se transmettre.

Ceci est typique des grippes (terme générique) saisonnières et ce covid-19 apparaît d’évidence une épidémie saisonnière, même si la queue de l’épidémie peut durer et qu’il y ait ici et là des clusters.

Donc en soi, le port de masque perd de son utilité (un masque de qualité, bien porté aurait peut-être été utile durant la montée en puissance de l’épidémie, mais aujourd’hui ?)

2. Le risque de rebond de l’épidémie ne peut être évoqué raisonnablement. Aucune donnée épidémiologique, d’aucun pays, ne permet de relever cela, au contraire, toutes les courbes de mortalité liée à l’épidémie, en pays tempérés de l’hémisphère nord, vont dans le même sens : l’extinction de l’épidémie, même si cela semble prendre du temps comme aux USA.

Bien sûr, des journaux mainstream crient au risque majeur et tutti quanti, qu’on l’observe en Chine, aux USA ou ailleurs (sur base de cas dépistés qui sont d’abord liés à la politique suivie plutôt qu’à la réalité épidémique, et non sur base de la mortalité qui est une donnée plus neutre mais sensible à la qualité du traitement), dans le but -c’est mon interprétation-, de maintenir les populations sous pression.

Bref, nous ne sommes pas sortis des discours pour faire peur qui sont une des bases de l’hystérie épidémique. Ceci, me semble-t-il, arrange d’ailleurs bien certains experts, politiques ou même ces journalistes-lobbyistes de l’apocalypse, qui masquent ainsi leur faillite.

3. Les masques eux-mêmes sont souvent inadéquats et dangereux. Soit parce que le matériau utilisé pour les fabriquer n’est pas adapté (par exemple un masque en tissu de fabrication artisanale), soit parce qu’il est mal porté, ce qui est très courant.

Rappelons que le coronavirus est une nanoparticule et qu’il n’est pas arrêté par le maillage du masque, ni par l’impact, mais par agrégation. La nanoparticule se diffuse en effet par mouvement brownien, elle accompagne le flux d’air dans tous ses méandres sans en dévier, sinon pour s’agréger.

La toxicologie des nanoparticules fut initialement étudiée pour le virus de la poliomyélite qui est un virus d’assez petite taille (30-50 nanomètres). On voulait comprendre pourquoi ce virus atteignait si facilement le système nerveux central.

Cette toxicologie particulière fut redécouverte au début des années 2000 à l’occasion d’une « épidémie » de maladie de type Parkinson dont de jeunes soudeurs étaient atteints aux USA, à l’occasion de ces procès collectifs que l’on connaît là-bas et pas chez nous. En d’autres mots, comment le manganèse contenu dans les soudures atteignait le système nerveux central. Ayant travaillé pour une mine de manganèse en Afrique, j’ai vu des jeunes de 25 ans atteints de Parkinson avancé, c’est très impressionnant et très triste.

Tiens, connaissez-vous les premiers signes de la maladie Covid-19 ? Perte de goût et d’odorat… Pourquoi ?

Parce que, probablement, la voie de pénétration efficace du toxique (virus) n’est pas uniquement les poumons, mais le bulbe olfactif qui se trouve au plafond de la fosse nasale. Cette voie de pénétration mène directement et rapidement là où il ne faut pas.

Le coronavirus est un peu plus grand que celui de la polio, plus petit que celui de la variole. Dans ce cas-ci, de 100 à 150 nanomètres. Pour la pénétration dans les tissus, il a un comportement de type nanoparticule.

C’est pourquoi le problème du masque est tout à fait particulier.

D’ailleurs, en milieu de travail, pour se prémunir des virus, des masques de type FFP3 sont impératifs ; et non des FFP2 (N95) dont on fait l’achat massif : mais, opportunément, les recommandations ont changé (CDC) durant cette épidémie pour en conseiller l’usage, et pourquoi pas.

Il est possible que le port de masque de qualité, bien porté, puisse être utile. Cependant aucune étude scientifique (il n’y en a pas beaucoup) n’est concluante à ce sujet, sauf celle du Lancet du 1er juin dont je viens de faire l’« éloge » ci-dessus, dans un sens comme dans l’autre, lorsqu’il se montre capable d’arrêter les coronavirus qui sont des nanoparticules.

Ceci n’est évidemment pas le cas des masques en tissu qui deviennent d’ailleurs dangereux s’ils ne sont pas nettoyés extrêmement fréquemment : ils deviennent des nids à nanoparticules. En effet, ces masques de tissu se chargent d’humidité avec la respiration et se réchauffent.

Les postillons et autres gouttelettes se fondent dans l’humidité chaude, provoquant une tension de vapeur augmentée qui recueille forcément nombre de nanoparticules. Celles-ci suivront les mouvements d’inspiration et d’expiration, infectant le cas échéant le porteur du masque et son entourage.

Bref ces masques peuvent devenir des nids à virus dangereux d’autant que celui-ci survit plusieurs jours sur ces masques humides.

Quant aux masques chirurgicaux, ils sont capables de protéger partiellement, non pas celui qui le porte, mais le patient opéré. Ils arrêtent les nanoparticules à l’expiration dans une proportion d’environ 80 % et en laissent passer cependant environ 20 % : la première protection est la maîtrise des flux d’air dans une salle d’opération.

Ils doivent être changés régulièrement, la norme serait que leur utilisation n’excède pas une heure ; bien sûr, des marges de sécurité sont appliquées à ces normes.

Les masques en dur (masque-respirateur) avec capsule filtrante protègent l’individu qui le porte, surtout à l’inspiration. Cette protection n’est pas absolue. La capsule filtrante laisse passer entre 0,1 – 1 – 5 % des particules selon la qualité du masque : il existe une vraie différence entre un masque FFP2 et FFP3 : comme dit plus haut, c’est ce dernier qui est indiqué pour la protection professionnelle contre les virus ; soyons cependant de bon compte, le FFP2 (N95) arrête aussi des nanoparticules, mais un peu moins bien.

L’état de propreté est essentiel. Ici aussi, le portage ne devrait pas excéder une à deux heures, cependant, pour répondre à la crise, on accepte aujourd’hui des portages plus longs et leur réemploi après nettoyage (5 à 6 fois maximum). Donc, en tout état de cause, idéalement, cela ne se porte certainement pas en permanence, ni le même, jour après jour.

Il faut comprendre que pour les nanoparticules, le pouvoir d’arrêt des masques n’est pas lié à la finesse du maillage mais à des phénomènes d’agrégation/agglutination de la nanoparticule sur le maillage, car si le maillage était trop serré, on ne pourrait plus respirer. Lorsqu’il y a saturation, les capacités de filtration sont compromises.

Donc, résumons.

Les capacités d’arrêt d’un masque demi-visage sont liées :

1. À son ajustement sur le visage : les fuites diminuent fortement l’efficacité du masque et peuvent rendre inopérante la capacité d’arrêt de nanoparticules qui suivent « exactement » le flux de l’air. Il n’y a quasi pas d’inertie à la particule : trop petite et donc aucun effet d’impact comme on peut en trouver pour des micro-particules, les bactéries par exemple.

2. À la quantité filtrée et donc à l’activité de la personne qui le porte, puisque le pouvoir d’arrêt n’est pas total : activité physique intense ou activité au repos ? Dans le premier cas, non seulement la saturation sera vite atteinte mais le nombre de nanoparticules ayant réussi à traverser sera important, dans l’autre cas c’est l’inverse.

3. La taille de la nanoparticule et malheureusement, de ce point de vue, le range 100-200 nm est celui qui pénètre le mieux à travers les filtres. Pas de chance.

4. La quantité des nanoparticules présentes. Comme un masque laisse passer une certaine quantité de nanoparticule (0,1 – 1 – 5 – 20 % ou plus, selon la qualité, l’état du masque, les fuites, etc.), cela implique d’avoir un environnement sain. L’hygiène des locaux est un élément majeur : le facteur de protection lié à la dilution des particules est essentiel ; par exemple, se trouver dans de grandes pièces à air recyclé peut être catastrophique.

5. Le temps d’exposition aux particules infectieuses est, sur base des mêmes observations, également essentiel.

6. Les capacités de défense de l’organisme jouent un rôle clé, que ce soit au niveau des défenses passives et actives de la paroi de l’appareil respiratoire, ou des défenses internes de l’organisme lorsqu’une particule infectante a réussi à passer notamment à travers le bulbe olfactif. Les fumeurs sont plus à risque de ce point de vue, et c’est un exemple.

Bref, ne nous trompons pas : porter efficacement un masque n’est pas simple. De nombreux facteurs jouent un rôle dont la qualité intrinsèque du masque, la qualité du portage du masque, son renouvellement, etc.

Il n’y a pas d’improvisation à ce sujet. La bonne volonté naïve et la non-professionnalisation peuvent être dangereuses. L’urgence de ce point de vue est au niveau du personnel soignant et communautaire.

Au-delà de la polémique, je pense surtout qu’il est important que chacun se saisisse d’outils de réflexion et aille au-delà de la peur pour se forger sa propre opinion. Peu importe finalement qu’au sortir de cette réflexion, certains estiment bénéfique pour eux de porter un masque de tissu plus ou moins artisanal, d’autres non. Mais cela permettra au moins de se respecter les uns les autres.

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  • Il faudra bien retrouver la raison. La pression pour le port du masque est toujours forte, il est courant qu’il soit impératif, quel que soit son état ou l’usage plus ou moins correct. Nous sommes dans un délire totalement irrationnel avec son lot de verbalisation et de vindicte populaire. Bas les masques !!!

    • Faut pas exagérer, ce n’est pas ce que j’observe où l’inverse semble même se passer (relâchement).

      • C’est bien ce que j’observe, comme dit Bubulle. Ce que vous appelez « relâchement » est l’expression de la conscience des personnes concernées que le masque n’est plus utile. Il y a bien vindicte populaire contre ceux qui se relâchent. Les donneurs de leçons sont bien de sortie.

  • Et deux cotons dans le nez ou un pince nez…. Une étude la dessus ?

    • Merci pour ces études éclairantes et documentées. Le lavage des mains est bien le premier geste sans conteste, c’est plus aléatoire pour le port du masque, dont les limites sont bien exposées dans cet article de Christophe de Brouwer. Il est donc curieux qu’il déclenche une telle hystérie, à part le fait qu’il soit visible alors que la propreté des mains, non. Vive le savon (de Marseille ;o))

  • « L’épidémie de Covid-19 tire manifestement à sa fin. »
    Conclusion hâtive ! A l’échelle mondiale, la pandémie est en pleine phase ascendante (OMS). La première vague n’est pas jugulée en France car des clusters non contrôlés apparaissent (par exemple en Mayenne).
    Il est prudent de porter un masque en milieu fermé comportant un grand nombre d’individus, même si les études scientifiques restent incertaines. C’est un conseil de tous les virologues et épidémiologistes. On ne risque rien à le suivre.
    Pourquoi faudrait-il calquer son attitude sur celle de crétins comme Trump ou Bolsonaro, qui d’ailleurs vient d’être contaminé ?

    • « On ne risque rien à le suivre. »

      Vous n’avez visiblement pas lu l’article.

    • A l’échelle mondiale, la pandémie est en pleine phase ascendante (OMS)

      L’OMS, cette organisation inféodée à la Chine communiste ?

      Plus factuellement, vous avez des chiffres prouvant que la pandémie est en phase ascendante ? – en-dehors du nombre de cas positifs, qui ne veut rien dire sinon qu’on met de plus en plus le paquet sur le dépistage –

      Moi, si je regarde les chiffres de mortalité au niveau mondial, je constate que celle-ci stagne depuis plus de 2 mois, autour de 4500 décès/jour, après avoir connu un pic, en avril (6000 à 7000 morts/jour).
      Au niveau des cas sévères et critiques, il ne semble pas non plus y avoir d’accélération : 58661 le 06/07, et 58756 le 10/07 soit un petit +100. (moins de 2 pour mille)

  • Tiens, sans polémiquer, les premières recommandations OMS, France au sujet du Covid n’étaient pas complètement infondées comme se laver correctement et fréquemment les mains et mettre un masque dans certaines situations seulement. D’ailleurs lors de son audition, Raoult a affirmé que le très faible taux de contamination du personnel de son institut résidait selon son expérience d’infectiologue presque exclusivement dans le lavage des mains : «mon personnel se lave les mains une centaine de fois par jour..».

  • Le lavage des mains ne se voit pas, le masque si. On devrait porter des masques antiseptiques pour les mains.

  • Oui… mais les masques, d’inutiles quand nous n’en avions pas, sont maintenant en surnombre…
    La propagande et le manque consternant de réflexion de la majorité font le reste.

  • Le port du masque vise d’abord à protéger les autres quand on est contagieux, en particulier pour les maladies où on ne découvre qu’avec retard qu’on était contaminateur. Ca fait prendre conscience à chacun du risque qu’il fait courir aux autres, et rien que pour ça ça devrait être une recommandation absolue.
    Cet article prend le point de vue de se protéger soi-même et de contaminer librement les autres qui a conduit à tant d’aberrations dans la crise passée, je me demande ce qu’en pense l’éditorialiste masqué de Contrepoints…

    • Ceux qui veulent être protégé sont les seuls à pouvoir le faire et ne doivent pas faire porter la responsabilité de leur santé ou bien-être sur les autres.
      Il y a un moyen sûr de ne pas se faire contaminé par les autres, de ne pas se faire tuer par un automobiliste distrait ou de tomber dans les escaliers : c’est s’enfermer dans un coffre-fort.

      • « Ceux qui veulent être protégés » ? Bien sûr, il ne faut pas nier la responsabilité de chacun pour se protéger, mais le sous-entendu qu’il serait quasiment anormal de se protéger me choque et me retient de vous mettre +1.
        Personne ne doit faire porter la responsabilité de ce qui le concerne sur les autres, ok, mais c’est indissociable de personne ne doit prendre la responsabilité de jouer sur le bien-être et la santé des autres.

        • NON, c’est un argument fallacieux : si nous ne devons prendre la responsabilité de jouer sur le bien-être et la santé des autres, où devons nous mettre le seuil ? Prendre la route c’est risquer de blesser ou tuer autrui, toutes nos actions de la vie quotidienne ont une influence sur la vie des autres : licencier une personne ce peut être jouer sur sa santé et son bien-être…
          Ce n’est tout simplement pas possible, nous devons accepter de vivre avec les dangers potentiels que les autres initient par le fait qu’ils partagent le même environnement.
          Su la question du masque, il vous suffit de ne pas vous mettre dans la situation d’être à moins de 2 mètres de tout individu ne portant pas de masque, et d’aller vivre sur une ile déserte si vous considérez que tout autre est un danger potentiel pour vous.

          • SI, la limite est facile à déterminer, c’est un bête calcul de probabilité et de coût, et si le coût de ne pas exposer autrui au risque est négligeable devant les conséquences probables de ce risque, on doit y renoncer. Prendre la route bourré comme un coing, oui on doit y renoncer. Prendre la route en bon état de lucidité ne coûte pas en proportion de la différence de conséquences.
            Ne pas se mettre en situation d’être à moins de 2 mètres de tout individu ne portant pas de masque, j’ai déjà eu cette réponse de jeunes collantes et postillonnantes dans la queue du bureau de poste à qui j’en faisais le reproche : « Si vous avez peur du virus, restez chez vous. » Pour vous sans doute comme pour elles, l’effort de maintenir la distance coûte et ne se justifie pas. Eh bien c’est une absence de sens de la responsabilité, fréquente mais inqualifiable, qui condamne tout développement du libéralisme dans la population. Rien que pour ça, ça me révulse.

            • Oui, vous êtes sans doute un spécialiste des probabilités, et de la diffusion du virus par voie aérienne.
              Votre intervention est juste le reflet de vos croyances : personne ne sait calculer la dangerosité de l’alcool au volant puisqu’on ne connait absolument pas la probabilité de l’accidentologie dû à son effet. Pour cela, il faudrait savoir quel est le nombre de conducteurs qui roulent alcoolisés, . Il y peut être et sans doute plus de personnes qui roulent avec plus de la dose légale et qui n’ont pas d’accident que le contraire.
              Quand on a que TF1 comme référence…
              Moi, je travaille dans le domaine de la sécurité routière, sur ces questions, on ne sait rien du tout.
              Sur le masque, vous êtes aussi intoxiquez par les médias. Vous n’êtes même pas capable de vous souvenir que son port était fortement déconseillé au début de la crise.
              Portez-le si ça vous fait plaisir et laissez tranquille les autres.

              • AlfredSG

                Ne soyons pas hors sujet car la lutte contre cette pandémie avec ses conséquences potentiellement dramatiques sur le plan international, n’est en rien comparable avec les problèmes de violences routières qui sont durement sanctionnées en fonction des circonstances.
                « Portez la masque si ça vous fait plaisir et laissez tranquille les autres »!
                Rétablissons la logique de la situation en précisant qu’il existe des porteurs »sains »qui risquent fort de ne « pas laisser tranquilles » des personnes à risques,(parmi lesquelles TOUTES les catégories de populations existent),en refusant ostensiblement le port du masque dans certains cas hélas, par provocation (C.F.: le drame de Bayonne)
                il est donc cohérent en fonction de la situation de ne pas favoriser les aérosols intempestifs en portant le masque notamment dans une file d’attente où les smartphones sont en pleine activité.
                Le virus circulant toujours et la situation restant incertaine, n’est-il pas préférable de faire preuve de responsabilité en respectant prioritairement la santé des personnes fragiles (nombreuses et de tous âges),par tous les moyens,afin d’ éviter le plus possible le retour de nouvelles mesures de coercition qui pour lors ne laisseront plus personne « tranquille »?

                • Vous ne pouvez pas bâtir une argumentation sur 1 cas (cf. Bayonne).
                  A vous d’éviter d’être en contact avec des porteurs du Virus. Personne n’est obligé d’aller dans une file d’attente, personne n’est obligé de conduire une voiture si vous pensez que cela peut être dangereux pour vous : tout ceci est votre responsabilité individuelle. Regardez la courbe du nombre de mort aujourd’hui et celle de mars-avril et vous verrez que la pandémie est terminée. Pas de leçon de morale, svp !

                  • @AlfredSG

                    Le drame de Bayonne n’était évidemment en rien une argumentation.il s’agissait du simple rappel d’un cas, heureusement particulier, démontrant que certaines personnes minoritaires peuvent refuser avec plus ou moins d’agressivité certaines règles de bon sens,à savoir le simple respect des personnes fragilisées pour diverses raisons, et pas forcément l’âge.
                    Ne pas oublier par ailleurs le comportement héroïque des personnels soignants dont les services débordés ont frôlé la saturation,et qui méritent aussi notre attention et notre gratitude en dehors de toute « leçon de morale »inappropriée,mais en vertu d’une simple logique élémentaire!

                    Point n’est besoin en effet d’appartenir à une catégorie fragilisée de populations pour prendre conscience de ses responsabilités envers les autres (et soi même),de plus, dans le cas d’une pandémie!

                    Votre conseil implicite de continuer à rester confiné aux populations fragiles est évidemment irréaliste, puisque se déplacer représente pour tout un chacun une exigence collective et donc VITALE.

                    L’évolution de la courbe du nombre de morts que vous évoquez est certes satisfaisante,mais les spécialistes sont quasi unanimes sur le fait important que le virus circule toujours.(Les confinements ponctuels décidés dans certains pays indiquent bien que la pandémie n’est pas terminée,voir lien ci joint dont la référence n’est pas TF1).

                    C’est bien la raison pour laquelle le port du masque sera prochainement obligatoire dans les lieux publics fermés, les plus favorables à la propagation du virus,ce qui semble parfaitement cohérent.

                    P.S. : La pandémie n’est pas tout à fait terminée donc pas de certitudes svp !

                    https://www.lexpress.fr/actualite/monde/l-espagne-reconfine-partiellement-trump-apparait-masque-le-point-sur-la-pandemie_2130663.html

          • @AlfredSG
            La Corée du sud n’a pas procédé au confinement généralisé car les règles DRASTIQUES mises en vigueur ont été parfaitement ADMISES par une population consciente de ses RESPONSABILITÉS vis à vis de l’ensemble de la société.

            il ne s’agit en aucune façon « de vivre sur une île déserte », car notre cadre se situe dans un contexte mondialisé avec des enjeux économiques considérables, concernant non seulement notre santé » personnelle », mais aussi la pérennité de notre économie de marché !

    • « Cet article prend le point de vue de se protéger soi-même et de contaminer librement les autres »

      Relisez l’article, vous ne l’avez visiblement pas compris, car ce n’est pas du tout ce qui est écrit.

      • Désolé, j’ai lu 3 fois l’article avant de commenter et je n’ai pas la comprenette plus bouchée qu’un autre. Détaillez donc ce que vous y avez lu qui mettrait l’accent sur la protection d’autrui plus que d’eux-mêmes par ceux qui portent un masque.

        • Mais oui mais oui cet article prône la liberté de contaminer autrui…

          Il y a un résumé en 6 points en fin d’article… qui ne correspond en rien à votre petit résumé personnel. Ça ne vous plait peut-être pas que l’auteur fournisse nombre d’arguments qui montrent que l’imposition du port de masque n’est en rien la panacée. Ce n’est pas une raison pour déformer ses propos.

          Et commencez donc par relire la dernière phrase de l’article.

        • Je suis d’accord avec vous, le ton général de l’article est bien l’efficacité protecteur du masque pour soi même.
          D’ailleurs dans l’article cité en référence, on peut lire;
          « There is some evidence to support the wearing of masks or respirators during illness to protect others, and public health emphasis on mask wearing during illness may help to reduce influenza virus transmission. There are fewer data to support the use of masks or respirators to prevent becoming infected. »
          Ce sont des articles médicaux qui testent la protection des soignants en contact avec un porteur de virus. Qui peut être plus méchant que SRAS 2, comme Ebola, ou autres mers.

    • Le port du masque dans les lieux confinés avec beaucoup de public comme les transports en commun d’accord. Dans les autres situations, le respect des distances et surtout une très bonne hygiène des mains doit largement suffire. Je rappelle que l’épidémie est en phase descendante, presque terminée – suivant en cela la même courbe que toutes les autres épidémies – et que la France enregistre environ 15 décès/jour du Covid, soit tout juste 1% des décès quotidiens. Fait-on autant de foin pour les 99% d’autres causes de décès ? N’y a-t-il pas manifestement, de la part des autorités, la volonté de maintenir une psychose parmi la population, visant à la fois à justifier les mesures extrêmes prises en mars-avril (confinement sévère) et à renforcer leur pouvoir sur les esprits ?

      • Désolé de m’accrocher encore une fois avec vous : le problème est que l’épidémie devrait, en France, avoir quasi-disparu alors qu’elle stagne à un niveau qui ne garantit pas son absence de retour, et que le faible nombre de décès quotidiens ne garantit pas non plus qu’en cas de retour, la saturation médicale évitée d’un cheveu la première fois ne surviendrait pas.
        Je répète que je suis en désaccord avec nombre des mesures prises prétendument contre le virus, mais que sous-estimer et minimiser le risque n’est pas plus habile.

        • Puisse la justesse de vos propos parvenir aux neurones voulant légitimement être rassurés !

          • Souhaiter être rassuré ne dispense en rien de prendre ses responsabilités mais peut être est ce passé de mode pour certains égocentriques ?

        • Sur quelle base affirmez-vous que l’épidémie devrait avoir disparu? Il n’y a aucun standard à la matière, car à ma connaissance aucune épidémie récente n’a fait l’objet d’une « attention » pareille, avec des tests par dizaines de milliers, à destination de personnes asymptomatiques dans l’immense majorité.
          La dynamique épidémique pour ce qui est des cas graves est un fort ralentissement.
          Je rappelle aussi que toutes les mesures imposées pendant le confinement, y compris le port du masque, l’avaient été pour éviter la saturation des hôpitaux. Remarquez que le sujet a subrepticement « glissé »: on veut maintenant maintenir ces mesures jusqu’à l’extinction de l’épidémie. Pourquoi ?

          • « Quasi-disparu », comme en Corée, au Japon ou en Chine, ce qui permettrait de réduire (ou devrait avoir depuis longtemps permis de réduire) les mesures à ce qui est raisonnable. Les tests, en France à 21000 par million, nous placent en 103e position mondiale. L’alternative est pourtant simple, à mon avis : où bien on teste et les positifs se comportent de manière responsable (et ceux qui les conseillent aussi, en évitant de les renvoyer dans leurs foyers), ou bien chacun, faute de savoir, se comporte comme s’il était contagieux. Quand c’est le cas, mais il est vrai que les deux branches de l’alternative font appel à la responsabilité individuelle, l’épidémie a bien ce que j’appelle quasi-disparu. Donc c’est un objectif atteignable sans dépenses démesurées et souhaitable. Tandis que le niveau relativement élevé auquel stagne le nombre de cas graves présente un risque. La comparaison risque/coût des mesures palliatives avec d’autres domaines devrait guider les choix, ici elle ne le fait pas.

            • @MichelO
              Vous évoquez des pays comme la Corée qui ont fait leurs preuves en matière de lutte contre la pandémie.
              La différence essentielle de situation avec nos pays Européens n’est-elle pas justement le comportement « de manière responsable »,et la prise de conscience »de responsabilité individuelle »des populations de ces pays?
              il n’est guère réaliste de considérer cette pandémie avec désinvolture ou comme un non évènement, puisque comme vous l’avez justement souligné « il existe un niveau relativement élevé auquel stagne un nombre de cas graves présentant un risque ».
              Les pays asiatiques ont développé une stratégie payante et la Corée du Sud a pu
              ainsi éviter un confinement dévastateur sur le plan économique.
              Forts de toutes ces expériences et un nouveau confinement inenvisageable, le temps ne serait-il pas venu de planifier sérieusement des mesures démontrées efficace et incontournables ?

              • Tout à fait. Le respect envers autrui et tout particulièrement envers les anciens est sans doute ce qui m’a le plus frappé lors de mes visites en Orient.

                • Et c’est ce qui fait le succès de la lutte contre la covid en Suisse. Ceux-ci dit la Corée à des difficultés depuis un mois au moins

            • Les chiffres remontent à Tokyo, là-bas, ils n’ont jamais baissé leur garde et n’ont certainement pas l’intention de la baisser maintenant. Mauvais exemple.

        • Ne mélangez pas tout, MichelO : si vous me relisez, je n’appelle pas à faire n’importe quoi : masques dans les lieux confinés à promiscuité importante, lavage des mains fréquent. Je ne suis pas en train de promouvoir les fêtes à plusieurs milliers sans aucune précaution !
          Simplement, les précautions doivent être adaptées à la menace, et la menace est devenue très faible, que vous le vouliez ou non. Dans ma petite ville de l’ouest de la France, on peut évaluer le nombre de porteurs du virus à 0,5% en ce moment (en multipliant le nombre de cas officiels par 10 et en tenant compte du fait que l’épidémie y a été mieux contenue qu’ailleurs en France). Je considère qu’en respectant les précautions ci-dessus, même une personne comme moi, ayant un facteur de risque, ne risque pas plus de mourir du Covid que d’avoir un accident de la route.
          Vous ne semblez pas comprendre que le gouvernement cherche à contrôler les esprits à grands coups de déclarations alarmistes – comme sur d’autres sujets d’ailleurs : RCA par exemple – , et ça me surprend, sur un site comme CP.
          Il y en a marre de ces gouvernants qui prennent les gens pour des enfants ou des demeurés : il est certainement possible d’expliquer calmement les choses et les enjeux à la population de façon équilibrée, ni trop laxiste ni alarmiste, en les RESPONSABILISANT.

          • pardon : 0,05% de porteurs du virus dans ma ville (5 sur 10.000).

          • J’ai bien compris votre position. Mais le gouvernement agit suivant le principe de l’occasion qui fait le larron. Comme la grande majorité de la population montre qu’elle ne sait pas se conduire de manière responsable, il les traite comme des enfants et des demeurés. Vous semblez imaginer que j’obéis au gouvernement. Certainement pas ! Mais la manière de s’y opposer doit être efficace : vous n’appelez pas à faire n’importe quoi, ok, c’est pour ça que je vous apprécie même si nous ne sommes pas toujours d’accord, mais en pratique vous laissez un boulevard à ceux qui veulent faire ces bêtises.

            • Toujours la même histoire : de Gaulle déjà partait de ce principe, pour reconstruire la France après la guerre : les Français attendent tout de l’État, ils ne sont pas adeptes du principe de responsabilité personnelle, alors que l’État fasse tout. Et hop, nationalisations, l’État partout dans l’économie. Cette vision fataliste n’est pas la mienne. Il faut forcer les gens à être responsables, en supprimant le filet de sécurité de l’État et tout ce qui est obstacle à la responsabilité individuelle, et non en prendre son parti et continuer dans les vieilles ornières de l’État-papa-maman. Valable aussi pour le Covid. Si les gens sont irresponsables et attrapent le virus (souvent des jeunes d’ailleurs, qui ne le sentent pas passer pour la grande majorité) eh bien qu’ils tombent malades, ça leur fera les pieds !
              Quant aux personnes fragiles – dont je fais partie – elles se protègent elles-mêmes.
              Comment voulez-vous qu’on s’en sorte en alimentant l’irresponsabilité d’une partie – pas tous* – des Français ?

              * du reste, comme toujours, ce sont les gens responsables qui trinquent parce que des gens sont irresponsables ET que l’État ne tient compte que de ces derniers, ou plutôt prend prétexte du comportement de ces derniers pour imposer ses règles liberticides à l’ensemble de la population.

        • « l’épidémie devrait, en France, avoir quasi-disparu »

          Elle a quasi-disparu : 14 morts/jour en moyenne sur les 10 derniers jours (et encore, plusieurs de ces 14 sont sans doute morts AVEC le Covid, non DU Covid).
          Les hôpitaux ont repris leurs activités habituelles.
          Que vous faut-il de plus ?

          • Ce ne sont pas les morts qui comptent (qui traînent depuis des semaines ou des mois), mais les admissions à l’hôpital. lesquelles restent élevées par rapport à des pays où la responsabilité individuelle est plus traditionnelle et où le port du masque ne fait pas polémique.

            • +10000! (et plus si affinité!)

            • Ce n’est pas sérieux. 100 fois moins de morts qu’au plus fort de l’épidémie. 1/100 des décès dus au Covid. Des cas « sévères et critiques » à 500 dans TOUTE la France, chiffre en baisse constante.
              7000 hospitalisés à ce jour, contre 32000 à la mi-avril, des gens sans doute moins malades aujourd’hui qu’en avril en moyenne, et mieux soignés, d’où le très faible nombre de morts.
              Tout indique que l’épidémie a quasi disparu, qu’elle est en train de disparaître suivant la courbe habituelle des épidémies.
              Je ne comprends pas cette psychose, et ce qui va avec, à savoir l’approbation de mesures liberticides et déresponsabilisantes prises ou annoncées par le gvt.
              Faire attention quand la situation l’exige oui, être dans la psychose et l’hystérie, non.

    • Il y a en effet une dimension psychologique dans le port du masque. Il rend visible la dangerosité potentielle de l’épidémie et incite à rester prudent en toute circonstance.
      Rien que pour ça, son utilité dépasse le risque éventuel de mal le porter…
      Raoult avait une position similaire sur le confinement généralisé : il avouait ne pas bien savoir si en soi il était efficace, mais reconnaissait qu’il avait probablement évité les crises de panique d’une population livrée à elle-même…

      • Raoult a une histoire particulière avec la panique, il l’a expliqué. C’est d’autant plus étrange de l’entendre concéder que le confinement a pu être utile pour éviter la panique, que lui-même a tenu depuis le début un discours à la fois rassurant et précis quant à la conduite à tenir pour éviter la flambée de l’épidémie.

  • Cet article donnerait raison à Sibeth Ndiaye qui affirmait que le masque ne sert à rien et qu’on ne savait pas l’utiliser…
    Brrrr !
    C’est assez vertigineux quand j »y pense ! Rien que pour ça, je ne peux qu’être circonspect.

  • Deux remarques:
    1 « Ceci est typique des grippes (terme générique) saisonnières et ce covid-19 apparaît d’évidence une épidémie saisonnière »
    Il me semble que Raoult a dit que c’est un nouveau virus et qu’on peut pas savoir s’il va revenir. Sarscov1 a disparu.
    2 « laver les mains » Je trouve pas d’explication sur le net pour expliquer la transmission des virus par les mains. Si un lecteur a des liens…

    • Parceque les mains vont Instinctivement vers le visage, par exemple le nez.

    • Raoult a expliqué il y a peu qu’une grande étude avait démontré il y a quelques années que les maladies infectieuses se transmettaient essentiellement par les mains (c’est dans une de ses interventions vidéo).
      La raison est facile à comprendre : on porte de 200 à 300 fois la main au visage quotidiennement, souvent sans s’en rendre compte. Sur le nombre, les mains touchent la bouche, le nez, les yeux un bon nombre de fois. Or bouche, nez et yeux sont les trois voies d’entrée principales des virus dans l’organisme. En se lavant très régulièrement les mains, on casse donc la chaîne de transmission principale du virus…

    • @lanzarote

      Le médecin Ignace Philippe Semmerweiss (01/07/1818-13/08/1865)a été le pionnier des mesures d’antisepsie et de prévention des maladies nosocomiales en découvrant l’importance primordiale du lavage des mains devant précéder toute intervention.

      il fut alors particulièrement critiqué par ses pairs, ses opinions allant à l’encontre de celles prévalant chez les scientifiques qui ne l’oublions pas vivaient au 19 ème siècle époque relativement récente !(c’est dire le chemin depuis parcouru)

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Ignace_Philippe_Semmelweis

  • « Bref, ne nous trompons pas : porter efficacement un masque n’est pas simple. »
    Conclusion qui me gène un peu aux entournures, Sibeth aurait donc eu raison ????
    Mais je reste contre le port du masque obligatoire, malgré tout.

    • Bien sur qu’elle avait raison, pas si folle la guêpe. Le masque est un piège à microbe, en créant une pression dans le poumon il te les met bien profond si tu es infecte et si le masque est mal mis ce sont les autres qui prennent des jets de virus concentres

  • Gros non-dit :

    Si la transmission se fait par aérosol et non par gouttelettes (question qui a toujours été plus ou moins passée sous silence), alors tout lieu fermé est à éviter, le confinement est la pire des choses, les transports en commun doivent être fermés, et même l’isolation des bâtiments est nuisible à la santé de manière générale.

    Ce qui signifie qu’on n’est pas près d’avoir des « études sérieuses » sur la question, étant donné les politiques actuelles.

    • Probablement que la charge virale captée (environnement clos et étroit, proximité des patients et malades +/- infectés, temps de contact dans une discussion – Stopcovid ne se déclenche qu’au bout de 10-15 minutes) est une des causes des infections, de leur nombre et de leur sévérité.

  • Pour faire simple, on n’en sait rien.
    J’ai juste retenu que « masques chirurgicaux .. arrêtent les nanoparticules à l’expiration dans une proportion d’environ 80 % et en laissent passer cependant environ 20 % »
    C’est déjà bien, c’est pour cela que je porte un masque quand je fais mes courses, ce n’est pas une grande contrainte.

    • .. masque que je porte pour éviter de contaminer les autres, comptant aussi que tout le monde fasse de même.

    • Vous faites le pari de Pascal. Vous avez raison. Vous risquez moins à croire à l’utilité du masque qu’à son inutilité.

      (Je veux bien croire que le masque puisse concentrer les virus, mais je préfère encore qu’ils se concentrent là plutôt que dans mes fosses nasales ou dans mes poumons !)…

  • Le port du masque est devenu obligatoire et/ou fortement recommandé par les autorités, uniquement parce que la populace le réclamait..
    Il suffit de voir les simulations de transmission de virus, ou comment les labos qui travaillent sur les virus fonctionnent pour réaliser que tout ces masques ne servent à rien! Si ce n’est plaire aux politiques à rassurer le péquin moyen.

    • Le masque n’a pas été rendu obligatoire plus tôt uniquement parce que nous en avions pas assez (merci Hollande, Touraine et Cie).
      La populace n’y est pour rien.
      Le masque sert à renforcer la barrière entre gens contaminés et gens sains. C’est pour ça qu’en services hospitaliers, il est de rigueur dans de nombreux cas de figures.
      A lui tout seul, il ne suffit pas, mais il fait partie de la panoplie des gestes barrières, surtout si l’on doit fréquenter de près de nombreux individus, comme dans les transports en commun, ou de possibles malades, comme dans la salle d’attente d’un médecin…

    • Le masque fortement recommandé, c’est loin d’être la même chose qu’obligatoire, normalisé, ou même préconisé par les autorités. La recommandation forte aurait dû s’imposer d’elle-même, et les autorités se contenter de faciliter les choses.

  • Merci pour votre analyse pondérée qui fait du bien.

  • 1°) Pour info, en ce moment même le R0 de certaines régions en France est supérieur à 1.
    2°) Si on considère que les masques laissent passer 20% de virus, alors 2 individus en contact portant ces masques font passer ce taux à 4% (0,2 x 0,2 = 0,04).
    Ces 2 raisons devraient être suffisantes pour ne pas remettre en question de très fortes incitations à ce que la population porte massivement le masque, au moins dans certaines conditions, afin de faire passer le R0 en dessous de 1.

  • Il est possible que le port de masque de qualité, bien porté, puisse être utile.

    Je pense que h16 avec son FFP3 est bien protégé.
    Sinon quid de la différence entre postillons et nanoparticules?
    Les postillons pourraient être dévastateurs.

  • La « pression populaire » est libérale, tant que l’état n’y fourre pas ses gros doigts et je ne vois aucun problème à ce que certains magasins demandent aux clients de porter un masque. En l’absence de réponse claire sur la totale inefficacité, le port du masque ne me semble pas relever d’une « hystérie » comparable à l’absorption de pastille de sucre, mais d’un choix rationnel.
    De curieux arguments comme « les nanoparticules » me font douter du reste de l’article. Les virus ne sont quasi jamais expulsés sans support à moins d’un miracle et les gouttelettes ne sont pas de taille nanométrique.

    • J’ai vu pas mal de couples ou la femme le portait dans la rue et pas l’homme ce qui est notre cas, chacun son choix et son rapport personnel au risque.
      Par contre j’ai été outré de voir des gens rentrer sans masque dans de petits magasins qui affichaient clairement cette demande à l’entrée.

      • Nous aussi 🙂 : Je ne porte pas de masque dans la rue, et je reste dans la rue pendant que ma compagne masquée fait les soldes d’un magasin à l’autre.

  • Est-ce qu’on pourrait penser a tous ceux qui ont eu le covid et sont donc immunises ?
    C’est « excessivement enervant » de devoir porter un masque quand on ne peut pas contaminer ou etre contamine.

  • « par exemple, se trouver dans de grandes pièces à air recyclé peut être catastrophique »

    Absolument rien ne permet de prouver cette affirmation. Jusqu’à preuve du contraire, le coronavirus est transporté dans des gouttelettes de salive ou de sang (hôpitaux, abattoirs) nécessaires à sa « survie » hors du corps.

    La plupart des gouttelettes sont trop lourdes pour rester en suspension dans l’air mais elles contaminent les supports en tombant. Celles qui restent en suspension sont trop petites pour garder le CoV actif au-delà de quelques secondes. Pour bien interpréter les études, il faut comprendre que trouver des traces du virus dans l’air ou sur des supports (murs, sols, mobiliers, vêtements, eaux usées…) ne signifie pas qu’il est encore actif.

    En fonction des supports, le coronavirus peut rester actif de quelques minutes à quelques jours tant que la gouttelette n’est pas asséchée. Noter que le cuivre est efficace pour tuer les micro-organismes, et il est de plus en plus utilisé par les hôpitaux en prévention des infections nosocomiales. Par ailleurs, les systèmes de ventilation assèchent les gouttelettes plus rapidement qu’un air non renouvelé. Il est hautement improbable que les systèmes de ventilation / climatisation propagent l’épidémie.

    Il importe de se laver les mains souvent en temps normal, plusieurs fois par jour, et encore plus souvent en période épidémique, plusieurs fois par heure. La plupart des épidémies saisonnières (grippe, gastro…) résultent de contaminations par contact. La covid-19 ne semble pas faire exception.

    Quant aux masques, ils ne protègent pas leurs porteurs des contaminations par contact. Ils retiennent en partie les gouttes de salive les plus grosses, mais non seulement ils sont imparfaits, rapidement hors d’usage, mais en plus la plupart des porteurs ne savent pas les utiliser. L’usage généralisé du masque relève plus d’une marque de civilité que d’une réelle efficacité sanitaire. Ceci dit, si le masque permet de réduire de moitié la contagiosité en début d’épidémie, c’est déjà ça de gagné. En population générale, le masque est le plus utile durant la phase ascendante de l’épidémie, mais devient franchement inutile une fois le pic passé. En population spécialisée, le masque est en revanche indispensable.

    Enfin, pour l’instant, il n’y a pas de seconde vague, nulle part.

  • En qui expliquez vous le peu de propagation dans les pays asiatiques alors?

  • Les Sud-Coréens, habitués à leur port puisqu’ils reçoivent régulièrement les pollutions et particules chinoises, utilisent des masques N95, que l’on peut trouver dans n’importe quel commerces et qui sont équivalents quasiment aux FFP2.

  • La lecture de cet article laisse dubitatif. Ce que je comprends c’est : « le masque c’est inutile et en même temps c’est utile ». Donc en résumé, en étant provocateur c’est pour moi de la bouillie de chat.
    Je préfère faire confiance à ceux-là : https://www.lefigaro.fr/flash-actu/des-medecins-reclament-le-masque-obligatoire-dans-les-lieux-publics-clos-20200711

    • Lacombe fait partie des signataires. On comprend tout de suite mieux quels intérêts sont cachés derrière la fausse alerte.

  • La certitude des ignorants !!

    1. L’épidémie de Covid-19 tire manifestement à sa fin : c’est totalement faux, j’invite l’auteur à lire les courbes avec plus d’attention…

    2. Le risque de contamination de personne à personne tend vers 0 (RO<1), tant le virus perd progressivement sa capacité à se transmettre: c'est l'inverse ! le virus se transmet moins car les gens ont fait attention (distanciation sociale ou confinement). Quand on relâche ces précautions, tout repart : Suède, Suisse, et maintenant France où les cas de décès ne baissent plus !! On devrait être à 5 ou 7 par jour et on tourne entre 30-35….

    3.Ceci est typique des grippes (terme générique) saisonnières et ce covid-19 apparaît d’évidence une épidémie saisonnière, même si la queue de l’épidémie peut durer et qu’il y ait ici et là des clusters: si la saisonnalité peut effectivement jouer, elle est très faible. C'est la contagiosité qui limite les effets de saisonnalité… Quand on a un R0 de 3 à 4, le diviser par deux ou même 3 et il reste supérieur à 1 ! Par la grippe avec un R0 de 1.2 max

    4. Le risque de rebond de l’épidémie ne peut être évoqué raisonnablement : monsieur est devin !! Personne ne sait répondre sauf que les chiffres actuellement parlent. Bien plus que lui !!! Aucune donnée épidémiologique, d’aucun pays, ne permet de relever cela, au contraire, toutes les courbes de mortalité liée à l’épidémie, en pays tempérés de l’hémisphère nord, vont dans le même sens : l’extinction de l’épidémie, même si cela semble prendre du temps comme aux USA : c'est faux, très faux même !!!

    Bref, quand on est Docteur (PhD) en Science de la Santé publique, professeur honoraire à l'École de Santé publique de l'Université libre de Bruxelles, et qu'on raconte de pareils âneries, il vaut mieux partir en vacances et se taire. Ce monsieur est atteint du CONVID-20, et devrait appliquer les règles sanitaires de base : CBT ou le confinement buccal total !

    • « Quand on relâche ces précautions, tout repart : Suède, Suisse, et maintenant France où les cas de décès ne baissent plus ! »
      La courbe est plate depuis début mai pour les nouveaux cas (à part un petit rebond début juin) et depuis le 15 mai pour les morts. Donc cela ne repart pas.
      La différence entre vous et moi, c’est que je regarde les faits et non des modèles bricolé dans un ordi.. et que je ne traite pas comme moins que rien les autres. Mais on est sur internet. ;).

      • A force de lire des contre-vérités cela devient exaspérant. Mais bon, restez dans vos certitudes. Comme Trump… Le virus s’en fout et moi aussi !

        • Arrêtez de mentir. Je suis pour le port du masque, pour prendre au sérieux ce virus, mais sans sureaction comme le confinement autoritaire de toute la population, et en même temps de ne pas isoler les malades et les laisser rentrer chez eux contaminer tout l’immeuble.

          • C’est grave d’accuser les autres de mentir. Je ne mens en rien, j’exprime juste mon avis qui est très différent du votre, c’est certain. Dire des contre-vérités, c’est aussi faire des erreurs d’analyse. Après si le mensonge se mêle de cela, c’est de la manipulation. Vous êtes un peu trop émotif sur cette affaire de covid. De toute façon, j’ai lu tellement de choses étonnantes (pour être sympathique) sur Contrepoints concernant cette affaire de COVID que je finis par me demander si les auteurs (et les lecteurs aussi), que je croyais être éclairés ne sont pas au contraire dans un obscurantisme complet. On peut émettre des avis surtout, mais le ton souvent orgueilleux et péremptoire que l’on lit ici où là, sans humour, est le signe d’un vrai dysfonctionnement. Quand les auteurs sont dans la subtilité, les réponses et remarques le sont aussi.

            • Hé, Ho !
              « La certitude des ignorants »
              « c’est totalement faux »
              « monsieur est devin!! »
              « c’est faux, très faux même !!! »
              Enfin
              « qu’on raconte de pareils âneries, il vaut mieux partir en vacances et se taire. Ce monsieur est atteint du CONVID-20, et devrait appliquer les règles sanitaires de base : CBT ou le confinement buccal total ! »
              C’est l’hôpital qui se fout de la charité.

              • @gillib

                il est vrai qu’un article commis par un scientifique de haut niveau, spécialiste travaillant au laboratoire de haute sécurité P4 Jean Mérieux INSERM de LYON, pourrait être le bienvenu,mais serait il accessible à l’internaute lambda ?

                Ne faut il pas que chacun reste à sa place en faisant preuve de mesure, et à défaut d’une formation hypothétique de virologue, privilégier un minimum de logique et de bon sens pou lutter contre cette pandémie?

    • Vous mentez : le nombre de décès quotidien en France était de 16, en moyenne sur les 10 derniers jours (source worldometers), vendredi – on n’a aps les chiffres de samedi et dimanche.
      En Suisse, 14 morts depuis le 1er juin.
      En Italie, 11 morts en moyenne sur les 5 derniers jours.

  • Deux choses me frappent :
    1/ le « geste barrière » de loin le plus efficace, selon toutes les études, est le lavage des mains. Or on en parle très peu, on le promeut très peu, et tout se concentre sur le port du masque. On n’est pas dans le rationnel.
    2/ le côté psychologique du port du masque. C’est lié à sa visibilité, mais aussi, j’en suis persuadé, sur le plan de l’inconscient, à sa ressemblance avec un bâillon. Souvenons-nous du « qu’il ferme sa gueule! » sorti du cœur de l’inénarrable Cohn-Bendit. Porter le masque, c’est symboliquement « fermer sa gueule »… et souhaiter que les autres le fassent.

    • Le masque est devenu une question politicienne : actualité du jour :

      – France, Royaume Uni : Trump met un masque en public !
      – Espagne, Portugal, Allemagne : Trump visite un hôpital avec un masque.

      Les journalistes sont plus ou moins conscientisés mais un peu plus honnête suivant les pays …

    • @Laurent Lenormand

      En conclusion, faisons en sorte que le moins de personnes possible passent par la case réanimation en appliquant les gestes barrières,car c’est bien la maladie qui pourrait faire office d’un bâillon autrement redoutable que celui psychologique du masque que vous évoquez d’ailleurs justement !

  • 1-Si le masque ne protège pas son porteur, il protège les autres contre son porteur.
    2-jusqu’a présent on a admis que le contamination s’effectue par les gouttelettes de salive contre lesquelles le masque est efficace (d’ou le 1-).
    3-La contamination par voie aérienne reste pour l’instant hypothétique. On ne va tout de même pas se prendre les gouttelettes sous prétexte que le masque n’arrête pas tout.

  • Un mélange d’erreurs factuelles et d’éléments techniques relativement corrects le tout assaisonné dans un parfum un peu conspirationniste.
    Pour faire simple :
    Non l’épidémie n’est pas en voie d’extinction (voir USA) et elle n’est pas saisonnière (en Floride il fait chaud l’été).
    Oui les masques ne sont pas une protection absolue mais faute de traitement c’est une des seules armes dont nous disposons et elle est d’autant plus efficace que 100% des personnes en utilisent car le masque fonctionne dans les 2 sens.
    L’absence d’étude randomisée ne prouve en aucun cas l’inefficacité des masques et des observations multiples prouvent le contraire.
    C’est le devoir de l’état de prendre ses responsabilités et d’imposer ce type de solution.
    L’état vous oblige à porter votre ceinture en voiture alors que vous mettez seulement votre vie en jeu. Dans le cas du refus de masque en lieu public c’est plus ou moins équivalent à conduire en état d’ébriété, ce qui est lourdement sanctionné et parfaitement compris par la grande majorité de la population.

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