Le danger liberticide de la vertu ostentatoire : le cas Virginie Despentes

Les anti-racistes font tout pour protéger le racisme : c’est ce qui leur donne une légitimité dans le milieu intellectuel, et par conséquent leur donne de l’influence. Sinon ils disparaitraient et leurs opportunités de pouvoir avec.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le danger liberticide de la vertu ostentatoire : le cas Virginie Despentes

Publié le 15 juin 2020
- A +

Par Sabine Lula.

Dans sa lettre ouverte sur France Inter, Virginie Despentes se considère comme le Messie ouvrant les yeux de son entourage sur les haines touchant les minorités. Mais elle attire plutôt l’attention sur sa haine de l’autre, et sa haine d’elle-même.

Le 3 juin 2020, dans la lignée du concours de celui qui sera le plus anti-raciste, l’auteur Virginie Despentes a publié chez France Inter une lettre ouverte visant à « réveiller ses amis blancs qui ne voient pas où est le problème ».

Celle que le magazine Marie-Claire présente comme « féministe radicale et trash issue de la culture post-punk underground » martèle en effet que la France est un pays au racisme décomplexé : surreprésentation des immigrés dans le milieu carcéral, contrôles et violences policières exclusivement adressés aux femmes noires « racisées » durant le confinement, désintérêt de la situation du 93 pendant la crise sanitaire, ou encore, péché parmi les péchés, absence d’homme noir ministre à la tête de la France.

Si le but premier de la lettre ouverte de Despentes est de prouver à quel point les méchants oppresseurs sont méchants, contrairement à elle qui a ouvert les yeux sur ses odieux privilèges, elle a cependant l’avantage de mettre en lumière un mal bien plus insidieux, et qui se révèle commun à une grande partie de nos chères sphères intellectuelles : une course à la vertu ostentatoire tellement exacerbée qu’elle en devient ridicule.

Cette lecture de la société par un spectre racial, importé des États-Unis, est devenu rapidement la dernière mode chez les artistes, les intellectuels, les journalistes, et même certains politiciens. On se souvient notamment du sketch censé être drôle d’Assia Maïga, qui comptait les Noirs aux Césars pour prouver à quel point le cinéma français est raciste.

Depuis les émeutes de Minneapolis, on assiste à un véritable concours de celui qui jouera le mieux à l’anti-raciste : tribunes où l’on s’excuse d’être Blanc comme dans Lalibre.be, Castaner qui considère que les débordements et dégradations dans les manifestations liées à la mort de Floyd ne peuvent pas être pénalisés au nom d’une « émotion qui dépasse le cadre juridique », ou encore les politiciens qui redoublent d’efforts pour racoler un panel d’électeurs toujours plus large.

On peut donc se demander ce qui pousse nos sphères dominantes à rejeter aussi vivement ce qu’elles sont, leur individualité au nom du groupe, et échanger leur honneur contre une supériorité morale factice.

Les théories marxistes et le concept de lutte des classes ayant systématiquement échoué, tant au point de vue des idées, qui sont fausses, que dans chacune des applications concrètes par les différents régimes politiques ayant tenté de créer un paradis socialiste, les intellectuels les ayant défendus bec et ongles durant toute leur carrière durent trouver une solution pour les rendre toujours attrayants, nobles et défendables.

Voilà comment le néo-marxisme ne découpe plus la société en classes de travailleurs, mais en classes culturelles. Ainsi, les Blancs s’opposent aux Noirs, les hommes aux femmes, on finit par définir toute sa vie autour de sa sexualité, et on ne vit qu’en tant que membre d’une communauté opposée à toutes les autres.

Les adeptes de ce néo-marxisme mortifère, né sur les bancs des facultés américaines, font désormais du prosélytisme, criant sur tous les toits comment eux sont supérieurs car eux ont compris à quel point ils étaient des oppresseurs monstrueux par le simple fait d’exister. Or, se considérer d’une manière aussi négative est bien la preuve d’une haine certaine.

Cette haine se retrouve non seulement dans la lettre, mais aussi dans l’existence même de Despentes. Celle qui se considère comme lanceur d’alerte sur les oppressions imaginaires des néo-marxistes est paradoxalement une personne pleine de haine, envers elle comme envers les autres. Si ses comportements autodestructeurs sont à relever (alcoolisme et drogues notamment), il est encore plus pertinent de souligner sa haine envers les autres.

Des personnes comme Chloé des Lysses ont par exemple fait les frais de la bonne morale et des convictions féministes à géométrie variable de celle qui se croit subversive à dénoncer le pseudo-apartheid français : messages de haine, humiliations, harcèlement et menaces de mort, voilà ce que Virginie Despentes, bouclier auto-proclamé de toutes les femmes quelles qu’elles soient, infligeait à une femme qui a eu le malheur de ne pas l’aduler.

Car c’est là le but principal de Virginie Despentes dans cette lettre : dominer, par sa morale et la pénitence qu’elle s’inflige d’être une vilaine privilégiée, tous ceux qui ne s’abaissent pas à cela. Approuver la segmentation de la société, se dresser en défenseur des minorités, pour espérer se retrouver un jour au sommet de cette pyramide de communautés que l’on a participé à créer.

Voilà le plus grand danger de cette lecture raciale de la société : accentuer les divisions qui renforcent le pouvoir – trop heureux de « lutter » contre les « discriminations » à grand renfort de législation liberticide – et qui donnent de l’importance à des opportunistes bien-pensants et pourtant malveillants. Ils n’ont aucun intérêt à régler le problème : c’est ce qui leur attribue une légitimité dans le milieu intellectuel, et par conséquent leur donne de l’influence. Les anti-racistes font tout pour protéger le racisme, car sinon ils disparaitraient et leurs opportunités de pouvoir avec.

Le néo-marxisme culturel, comme le marxisme, est une idée fausse. L’appliquer aura les mêmes conséquences que l’application du marxisme dans tous les pays qui ont eu le malheur de l’expérimenter.

Il convient de considérer ces prêtres zélés de ce nouveau clergé moralisateur avec la plus grande méfiance, et de ne pas oublier que derrière ces guéguerres idéologiques incessantes, notre véritable ennemi, l’État, profite de ce chaos pour se renforcer. Arrêtons cette mode mortifère avant que l’individu ne s’efface au nom de ces communautés arbitraires, et que nos libertés, déjà réduites à peau de chagrin, ne disparaissent complètement.

 

Voir les commentaires (22)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (22)
  • L’humoriste Greg Toussaint fait de bonnes vidéos de 3 min sur YouTube sur le glissement de notre société.

    https://youtu.be/3Ly2ypaxRkY
    https://youtu.be/xG9TpxxunTY

  • si la France ne lui plait pas , qu’elle aille vivre en Afrique ; la bas , elle peut toujours tenter d’accéder à un poste de ministre ….elle sera pas déçu du voyage ….pauvre cloche aveugle ….

  • Analyse pertinente.
    Qu’attendre d’une ancienne prostituée vivant de nos subventions ?

    • Moi j’ai plus de respect pour les prostituées que pour les écrivains ratés qui vivent d’argent public. Au moins les travailleuses du sexe fournissent un service que l’on n’est pas obligé d’acheter sous peine de nuisance étatique. L’argent public est entaché du sceau de la violence physique. C’est bien plus immonde que les plus dépravées des moeurs sexuelles facturées (tant que c’est avec conscentement bien sûr). Vive les putes libres et à bas les subventions!

  • On a une Virginie De La Mauvaise Pente. Une hystérique.

  • Laisser supposer qu’être français et raciste est un lapalissade est extrêmement dangereux. Cela ne peut que concentrer les colères.
    Qu’en plus médias et hommes politiques se rendent complices de telles assertions est lamentable.
    Il font exactement ce qu’il faut faire pour se rendre ou ils ne veulent pas aller.

  • « Les anti-racistes font tout pour protéger le racisme, car sinon ils disparaitraient et leurs opportunités de pouvoir avec. »
    Sans commentaire.

  • Quand le raisonnement, le bon sens, le jugement, sont gravement altérés dans le cerveau de certain, Il est de la responsabilité des autres de ne pas faire de ces pensées irrationnelles voir Immonde, des modèles de références.
    Quand Augustin Traquenard et France inter et d’autres Merdias font la promo des Pentes vertigineuses, ils sont coupables des dégâts qu’ils occasionnent dans la société.

    • Responsabilité morale, certes, mais légalement, je ne pense pas que ce soit souhaitable.

    • Traquenard ? Cela sent quelque chose…

    • France Inter est la poubelle des media avec des gens comme Mekla et Despentes que les gauchistes de cette station font travailler. Cela en dit long sur la mentalité gauchiste, similaire à celles de ces 2 chouchous! Ils racolent la pire des engeance qui existe dans ce pays!

  • Cette bonne femme vulgaire et malveillante est une parfaite représentante du féminisme gauchiste islamiste, une hypocrite qui prétend défendre les femmes en participant à leur esclavage par une religion primitive et obscurantiste!

  • C’est son fond de commerce. C’est comme ca qu’elle est connue et que France Inter va lui augmenter son cachet.
    Pour moi, ces personnes sont des prostituées corrompues. Prêtes à perdre leur vertu pour de l’argent.

  • « Virginie Despentes » ou le business du « whitesplaining ». Que sait-elle personnellement du racisme ? Qui lui a donné le droit de parler au nom des minorités ?

    En tant qu’arabe, remettre ces « blancs » «  »anti-raciste » » (ça mérite bien deux paires de guillemets) à leur place est une activité que j’affectionne particulièrement.

    En tant qu’arabe, je trouve que la France n’est pas raciste et, au moins, j’ai la légitimé pour parler …

    • Votre commentaire est juste. Car toutes ces bonnes âmes autoproclamées oublient qu’en allumant des foyers elles pénalisent les minorités qui n’ont qu’un seul souci, celui de vivre en paix.
      Ils ne font qu’attiser les bas instincts de quelques-uns au lieu d’apaiser les dialogues.
      Ils ne font que se donner une importance en se moquant des conséquences qui peuvent en résulter pour les uns et pour les autres.
      Ce sont des mouches du coche. Rappelons nous la morale de cette fable:
      Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
      s’introduisent dans les affaires.
      Ils font partout les nécessaires,
      et, partout importuns, devraient être chassés

      • Comme vous avez raison ; mais pourquoi les crédite-t-on d’intellectuel ou d’artiste voire de journaliste alors qu’ils ne sont ni les uns ni les autres ??????

        • Parce qu’ils se sont infiltrés dans l’entonnoir médiatique et qu’ils permette de remplir les temps d’antenne voire de flatter l’audimat.
          En fait, on ne fait que faire braire des ânes en chorale sous la baguette de journalistes égocentriques.

        • Cela démontre l’imposture des media qui falsifient la réalité comme les escrocs qu’ils sont.

  • toto est esclave et lulu est esclavagiste ..

    et les DEUX sont racistes.. ce n’est pas vraiment le racisme le problème..

    on PEUT se poser des questions, en effet, pourquoi autant d’afro américains en prison aux usa pourquoi une surreprésentation musulmane en France..

    il ya a ans doute du « racisme » quelque part..

    mais où? et quelle nature..? est il inscrit dans la loi? dans les règles, douteux ou non explicatif..

    si il est individuel, le remède est pite que le mal..

  • Certaines recherches en psychologie tendent de plus en plus à montrer que l’indignation morale obéit avant tout à une logique de recherche d’estime, par soi-même et les autres.
    https://www.contrepoints.org/2017/03/08/283316-sindigner-cest-etre-egoiste

    https://aeon.co/ideas/moral-grandstanding-theres-a-lot-of-it-about-all-of-it-bad

    Il s’agit d’un sentiment purement égoïste qui veut se faire passer pour de l’altruisme, ce qui ne serait pas un problème (après tout si des personnes font de ce monde quelque chose de meilleur, même si c’est par égoïsme, tant mieux) si ce n’était le fait qu’ici, tout ceci se passe au détriment des autres !

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Lipton Matthews. Un article du Mises Institute

 

Les intellectuels anticapitalistes ont imprégné le discours dominant de l'idée que la discrimination raciale est inscrite dans l'ADN du capitalisme. Habituellement, les preuves de disparités raciales dans les milieux professionnels sont citées pour étayer le récit selon lequel le capitalisme pénalise les groupes minoritaires. Bien qu'il soit devenu courant d'affirmer que les disparités constituent du racisme, la question est plus complexe.

La discrimination raciale... Poursuivre la lecture

Par Lionel Chanel.

Les Ouïghours, cette population turcophone et musulmane de la province chinoise du Xinjiang, sont assujettis au pouvoir communiste de Pékin depuis 1950. Les camps de rééducation, lieux d’enfermement et de tortures physique et psychologique, représentent l’aspect le plus répugnant du totalitarisme à l’œuvre en Chine contre cette minorité.

Des témoignages, comme celui de Gulbahar Haitiwaji, une rescapée de ces camps qui vient de sortir un livre sur son expérience de détenue, permettent de se faire une idée de l’... Poursuivre la lecture

Ah les seventies ! L’ORTF, Le Petit Rapporteur, les reportages de Daniel Prévost dans le village de Montcuq et les batailles de boudin blanc ! Ce ne sont sans doute que des ouï-dire pour les plus jeunes, mais le parfum de l’impertinence ne s’est pas totalement évaporé.

Peut-être que quelques-uns se souviennent encore de cette interview d’un grand chef étoilé qui, à la question posée par un des joyeux compères de l'émission de Jacques Martin et Stéphane Collaro : « pourquoi les grands chefs sont tous des hommes, alors qu’à la maison, ce... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles