Macron-Philippe : de l’eau dans le gaz ?

Sérieux couacs au sommet du gouvernement. Est-ce le début de la fin du couple de l’exécutif, ou un astucieux jeu de rôle entre les deux protagonistes ? Analyse.

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Macron-Philippe : de l’eau dans le gaz ?

Publié le 1 mai 2020
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Par Claude Robert.

Selon plusieurs médias1, Emmanuel Macron aurait personnellement contacté des journalistes ce lundi pour leur exprimer son désaccord quant à la décision d’Édouard Philippe de maintenir mardi la présentation du plan de dé-confinement à l’Assemblée ainsi que le vote des députés.

Est-ce le début de la fin du couple de l’exécutif, ou un astucieux jeu de rôle ? Le fait que le Président se soit prononcé ce mardi même pour démentir avec véhémence l’existence de tensions mérite de s’attarder sur la question.

Le trop puissant démenti du Président

« L’ensemble de l’exécutif est pleinement aligné dans cette crise. Je n’aurai aucune complaisance à l’égard de ceux qui par des bruits et des rumeurs tentent de diviser le gouvernement et singulièrement le Premier ministre et le Président de la République » a donc déclaré Emmanuel Macron ce mardi matin en conseil des ministres. Par deux fois même, le Président est revenu sur le sujet.

Très souvent, quand une rumeur est bénigne, elle est ignorée. Ce n’est que lorsqu’elle a pris une certaine ampleur qu’elle incite la victime à sortir du bois et à confirmer ou pas son authenticité. L’existence d’un démenti ne signifie pas pour autant que la rumeur soit fondée. Mais cela donne une première indication quant à l’éventuel courroux ressenti par la victime. Ce courroux peut d’ailleurs porter sur le contenu même de la rumeur, ou sur la propagation de celle-ci.

Le cas le plus défavorable se rencontre bien sûr lorsque le contenu de la rumeur est compromettant, et que sa diffusion est maximale. En réalité, il s’agit toujours du regard de l’Autre, dont la victime peut souffrir, et dont elle va tenter de s’affranchir par le démenti. Le danger, pour la victime, réside toutefois dans la réalimentation de la rumeur, car cela exige de nouveaux démentis. Or pas plus tard que l’après-midi même du démenti du Président, de nouveaux éléments sont venus semer le doute, alimentant de nouvelles suspicions de mésentente au sein du couple de l’exécutif.

Je t’aime moi non plus ?

Plusieurs médias ont en effet détecté ce mardi des divergences entre les annonces du Premier ministre en matière de plan de dé-confinement, et ce qu’avait précédemment avancé le Président. Pour Olivier Bost2, le Premier ministre a clairement douché les espoirs de dé-confinement du 11 mai claironnés par le Président.

Les « jours heureux » jadis promis se sont transformés en « jours meilleurs » dans la bouche d’un Édouard Philippe mesuré, qui a parlé d’un « confinement moins strict » en réalité, plutôt que de ce qu’avait peut être un peu trop hâtivement fait miroiter le Président…

Ou chacun dans son rôle ?

Ce n’est certes pas la première dissension au sein du couple de l’exécutif. L’épisode des Gilets jaunes avait déjà laissé entrevoir un possible divorce. Mais à cette époque, le Premier ministre avait lui-même réagi, en déclarant de façon tout à fait convaincante : « Ma mission c’est d’atteindre les objectifs qui ont été fixés par le président de la République. Je le fais avec le soutien de la majorité […] et avec la confiance du Président. Et c’est ce qui m’importe »3.

Un an plus tard, un nouveau désaccord surgissait à l’occasion de l’improbable limitation de vitesse à 80 km/h, mesure dont le Président s’était dédouané sans scrupule auprès des journalistes : « Je n’y suis pour rien dans cette affaire. C’est le Premier ministre, et c’était une connerie. D’ailleurs, cette mesure n’était pas dans mon programme»4.  À cette époque, face à un tel reniement, beaucoup pariaient déjà pour le départ d’Édouard Philippe. Mais il n’en a rien été.

Ainsi peut-on envisager derrière la solide durabilité du couple de l’exécutif actuel un astucieux partage entre deux rôles complémentaires : au Président les grandes orientations et le rêve qui les accompagne, au Premier ministre les difficultés opérationnelles et les retours de manivelle. Ce partage des rôles est l’essence même du tandem au sommet de l’État. Il est constitutif des responsabilités de chacun. Il permet par ailleurs de tâter le terrain et de minimiser les réactions populaires. Très naturellement, chaque citoyen espère que le « bon » l’emportera sur le « méchant », ce qui fait toujours gagner du temps.

Le coronavirus de la division

Il n’empêche que l’épisode actuel semble nettement plus sérieux. Au tel point que des médias comme L’Express et Gala ont titré respectivement : « Quand Macron saborde son Premier ministre auprès des journalistes » et « Emmanuel Macron au bord du divorce avec Édouard Philippe ». Comment en effet ne pas sentir dans ces tiraillements les prémices d’un remaniement que la mauvaise gestion de la pandémie risque de rendre inévitable ?

Au moment des Gilets jaunes, personne n’avait démenti quoi que ce soit et la situation paraissait en réalité très solide. Suite aux critiques présidentielles concernant les limitations de vitesse, c’est le Premier ministre qui avait démenti, en faisant d’ailleurs clairement acte d’allégeance, ce qui là aussi fournissait un gage de robustesse de leur relation.

Dans la séquence actuelle, c’est le Président qui a émis des critiques puis qui s’est aussitôt fendu d’un démenti. Cette configuration est donc très différente. Elle peut se justifier de cette façon :

  • le Président a planté un coup de poignard dans le dos de son Premier ministre car ce dernier a mis en exergue l’inconséquence de ses propos lorsqu’il a fait miroiter un rapide retour à la normale.
  • le Président est le responsable in fine de la grave impréparation et des mensonges du gouvernement face à la pandémie. Quand il lui faudra rendre des comptes sur le nombre de décès et la longue mise à l’arrêt de l’économie, s’il veut sauver sa tête et terminer son mandat, il lui faudra sacrifier son principal fusible.

Probablement Emmanuel Macron préparait-t-il déjà le terrain lorsqu’il a parlé d’un « gouvernement de concorde » lors de son allocution du 11 avril. Se donner l’allure d’un rassembleur, court-circuiter son propre gouvernement, construire quelque chose qui a l’apparence du neuf et qui soit porteur d’espoir malgré le désastre, tel est sans doute le premier volet du plan. Un plan dont l’unique but consiste à survivre à la déroute pandémique dont il est le responsable. Un plan dont le Premier ministre fera très certainement les frais.

Sur le web

  1. L’Express et Le Point (20 Minutes 28/04/20).
  2. RTL 29/04/20.
  3. Huffpost 6/12/18.
  4. Le Parisien 27/01/19.
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  • Deux mauvais qui ont depuis longtemps dépassé leur seuil d’incompétence. L’un confondant le pouvoir qu’il a d’emmerder le monde avec de la vision politique, l’autre en perpétuel extase devant le spectacle la grandiloquence de sa rhétorique. Alors qu’ils s’entendent ou pas, je dois dire que, pour paraphraser le pitoyable père du principe de précaution, ça ne m’en touche même pas une, ça ne risque donc pas de faire bouger l’autre…

  • Cet article ne fait que confirmer qu’il est urgent de se désintéresser de ce parti en Marche-Arrêt et de songer à son démantèlement.
    La suite me semble désormais logique : MLP qui est loin de savoir gérer un pays sera élue et entraînera le désastre . . . comme les français ne sauront plus vers qui se retourner, un homme providentiel genre « Grand Patron d’industrie » surgira ! enfin un « non politique » qui sait ce que « gérer un pays » veut dire et qui mènera la France en suivant la voie suivie par les autres.

    • Je commence à me demander si MLP aurait vraiment fait pire que ces branquignols sur cette crise sanitaire.

      • Il suffit de re-écouter son face à face avec Macron…Vous avez la réponse…Nulle …

      • Elle aurait commencé par fermer les frontières, contrôler à la descente d’avion renvoyer les résidents illégaux puis boucler les quartiers diversitaires, après l’effet sur l’épidémie….

      • On peut toujours faire pire, donc oui certainement.
        Impréparation est de toute façon ancrée dans le système.

  • je vois mal un macron reconnaître son incompétence et ses nombreuses fautes face à la crise du corona ; et comme il faut bien que quelqu’un trinque…..

  • L’intransigeance de Philippe sur le 80 km/h, sur les Gilets jaunes, sur le dossier retraite etc a plombé à chaque fois le Président sans que celui-ci corrige réellement le tir.
    L’impression que ça donne est que Macron est un faible sinon un lâche qui se laisse bouffer la laine sur le dos par Philippe. On dirait Hollande vs Valls, conflit que Macron a vécu de l’intérieur. Il a vu où ça menait… Son inaction face à son PM est donc doublement incompréhensible.
    Je souhaite pour lui et pour la France qu’il se débarrasse enfin de ce boulet. Ce qu’il aurait du faire dès l’épisode des 80 km/h qui a précipité la France dans la plus grande crise sociale que le pays ait connu depuis 68.

    • n’importe oik, ce Macron est une nullité ! je lui souhaite une fin très proche maintenant !

      • Pourtant, à chaque fois, ses premiers réflexes étaient les bons. Ne pas vouloir le 80 km/h (qui est une monumentale c.nnerie), supprimer définitivement la taxe carbone (qd son PM voulait un moratoire), ne pas maintenir les municipales,..
        S’il avait pris un PM plus docile, on n’en serait pas là aujourd’hui. Surtout on aurait moins de morts car le confinement aurait démarré 10 jours plus tôt, il n’a été retardé que pour les municipales !
        Avec le temps, je m’aperçois qu’on n’a pas tapé sur la bonne personne. La faute sans doute à ses petites phrases débiles.
        Quoiqu’il en soit, la probabilité est grande d’en être débarrassé en 2022.

    • Et il faut dire qu’en sa qualité de poulain de Juppé, il partait avec du plomb dans ses sacoches…

  • Aucun intérêt cet article…Nous sommes dans Gala ou contrepoints.

  • il faut dire aussi qu’on dirait un gag , le dernier en date les départements multicolores…
    Le dé-confinement avec les départements colorés met en évidence que la nullité administrative (ceinture et bretelles, imperméable et parapluie) le dispute a la dictature crasse des corps administratifs et syndicaux !
    Un exemple ?
    Prenons un département rural éloigné ou il y a 2 lits de réanimation, et 1 malade, la structure hospitalière va conclure que 50% de la possibilité d’accueil étant atteinte Le département est donc gardé en confinement rouge ! il y a 1 malade dans le département !
    Je plains ce pauvre responsable obligé de passer pour un con a la télé avec de pareilles conclusions,
    On voit bien là le poids dictatorial des corps administratifs :
    Apres la dictature du ministère de l’environnement on a eu droit a la dictature des transports qui ont paralysé le pays , aujourd’hui la dictature des hôpitaux qui décident qui doit faire quoi avec des statistiques de CM2 , et a venir la dictature de l’immense bêtise de l’EN,,
    il faut donc bien un responsable en chef ! donc le premier ministre puis que « sa magnificence » le president ne saurait etre éclaboussée par cet étalage d’incompétence
    Bref il est urgent de relire Feydeau

  • Encore deux saisons pour ce mauvais duo de comiques, l’un ira jouer au Havre et l’autre sans doute à la city, ils ont besoin de gens sans scrupules comme lui pour le monde d’après.

  • Bonjour
    La différence en Macron et Philippe c’est que Macron ne risque rien tandis que le chef du gouvernement peut avoir des ennuies judiciaires, cf Fabius et le CTS (il sera relaxé).
    D’autre part Macron joue sa réélection Philippe est grillé de toute façon.

    • mcon reélu? ha:ha:ha: par qui?

        • En ce matin de 1er mai soyons sérieux pour faire honneur à la mémoire…. de qui vous voulez!
          En France, pays « des droits de l’homme… », le pouvoir politique appartient à 15% de nos compatriotes qui voteront Macron au 1er tour de 2022 et, qui vont entrainer avec eux une minorité élargie au 2ème tour…

        • Par les mougeons de français.

        • vous vous rendez quand meme compte que les politiques ne gouvernent pas , et que c’est l’administration qui s’en charge ?

          • C’est les politiques qui créent organisent les administrations.Pondent des règlements et loi que doivent appliquer des fonctionnaires , que ce soit débiles ou non.

            • ben non , si voues êtes élu demain vous hériterez du corps administratif dans sa totalité , vous ne pourrez ni le modifier , ni en infléchir le comportement, vous ne pouvez virer personne (statuts + syndicats) et vos ordres resteront lettre morte si l’administration le decide

              • Y a toujours les placards dorés, il y arrivent bien avec les juges. Quand on veut on peut, et là on veut pas.

        • Défaut ne vote pas !

        • Par des fous…

  • C’est bien connu dans notre brave République, le pouvoir au sommet isole. A la fin, on se retrouve bien seul dans son palais avec son bilan ridicule. Le pire c’est que d’autres se pressent en pensant faire mieux… Ha ha la bonne blague !

    • Non, non, ils s’en foutent de faire mieux, ils veulent juste le pouvoir pour en profiter : le meilleur exemple est bien Macron qui prétendait changer le monde ancien et qui s’est illustré sans scrupules en faisant encore pire

  • Je pense qu’en effet E. Macron voit que ce sera lui le responsable. On a bien vu aussi qu’à l’issue de ses deux premoers discours, il avait été quasiment contredit par E. Philippe, et d’autres ministres.
    Il faut aussi souligner que, de par sa personnalité narcissique, le président peut se sentir humilié par des quasi désaveux. Reste à savoir si l’autorité qu’il veut manifester maintenant sera au service u pays ou de ses petits intérêts électoraux…
    Enfin, le dernier discours du premier ministre méritait largement les critiques, tant il était truffé d’approximations, d’affirmations non prouvées et de contradictions entre les objectifs et les moyens. Il ne suffit pas d’être un bon technocrate pour gouverner et emporter l’adhésion…

    • Et Conte il se sent responsable en Italie..???? Que nenni…Lui qui était décrit comme falot s’est avéré plutôt dynamique mais il ne pouvait rien faire contre l’épidémie..De quoi Macron est-il responsable..??? Lâchez vous..Quant au premier ministre il a été à l’assemblée car il sait qu’il retrouvera peut-être sa ville du Havre ..Ce n’est pas un hasard s’il s’y est représenté..Il a pris à témoins le peuple français ..Pour se dédouaner des responsabilités ..

      • « De quoi Macron est-il responsable..??? » de na pas limoger les nuls,
        de couvrir les conneries des verts, de ne pas reformer les statuts du public , de faire la guerre dans un désert sans comprendre pourquoi, de vendre des réformettes comme de vraies reformes,d’augmenter a fond les impots , de renoncer aux dettes africaines, de maintenir les frontieres ouvertes en pleine pandémie, de déclencher les gilets jaunes avec ses ponctions d’accorder des milliards a des sociétés zombie etc.. etc..
        j’arrête là , mais il y en a encore

        • Oui c’est vrai il peut être considéré comme responsable de tout cela mais si à contrario Macron l’avait fait serait-il Macron ! La fonction ne fait pas le chef.
          C’est notre faute à tous car le seul compte à rendre du président absolu se passe éventuellement lorsqu’il se représente aux élections. C’est un premier ministre fantoche, homme de paille, qui donne un semblant de responsabilité au gouvernement. C’est une mascarade ! Puisque nous ne pouvons pas faire autrement dans ce pays, descendons pacifiquement dans la rue demander des comptes : nous voulons des politiques responsables de leurs actes.

          • Les politiques n’ont aucune prise sur l’administration.
            Le parlement n’a aucune prise sur l’administration.
            Le sénat n’a aucune prise sur l’administration.
            une loi votée se voit interprétée adaptée triturée par l’administration dans l’élaboration des décrets d’application..si elle ne conviens pas il n’y a pas de décret d’applications
            a tel point que les politiques doivent légiférer par ordonnance
            La france n’est pas plus démocratique que la chine , c’est une parodie de democratie issue de la défaite du pays en 1939 et de sa collaboration avec l’allemagne nazie! les services publics noyautés par les syndicats politisés ne travaillent que pour leur profit!
            point
            votez qui vous voulez tout est verrouillé

            • Fatalisme aie aie…
              Vous écrivez exactement le contraire de votre intervention initiale. Macron est responsable. En fait non l’administration vérouille tout. La vérité doit se situer quelque part entre les deux. Pouvoir fort centralisé et administration centrale obèse. Ni voyez bien sûr aucun lien. Un nouveau pouvoir aussi séduisant soit-il qui agirait seulement sur l’administration sans agir sur lui-même aurait l’effet d’un roitelet qui pisse dans la mer.
              Solution : décentraliser ! Car décentraliser c’est tout remettre en cause sans remettre personne en cause.

              • Ils ne sont pas responsables (ou de si peu), ni les uns, ni les autres car presque tout est décidé au niveau supranational, de façon ouverte ou plus discrète. Mais les électeurs demandent des comptes a ceux qu’ils ont élus.
                De toutes facons, un pays endetté comme la France n’est pas souverain. Ça commence là.

              • macron est responsable car il a voulu le job! tout en sachant qu’il ne pourrait rien faire de ce qu’il avait promis! Parce qu’il faisait partie de l’administration!! il s’avait donc qu’il ne pourrait rien faire
                et ce n’est pas çà qu’il a vendu , il a vendu un « nouveau monde » et il s’est planté,,
                et pas a cause de la crise sanitaire qui a tout remis a plat , mais avec ses decisions
                « chèvre et chou  » qui ne font qu’attiser les colères.; comme Sarkozy , comme hollande,
                comme le prochain
                tant qu’on traînera cette constitution ce sera comme çà

              • Décentraliser c’est remplacer un président absolu par des roitelets et des baronnies. Bref on revient au féodalisme.
                Il faut juste que les preneurs de décision engagent réellement leurs responsabilités et aient des comptes à rendre sur base d’un quitus ou de procès.

  • Je lisais il y a 5 minutes dans ce torchon qu’ est devenu l’ Express que Philippe est un type formidable, encensé par tous ceux qui l’ ont approché ( ça sent le sapin!), et qu’ il peut se rêver un destin à la Pompidou…
    Mouarf, ok pourquoi pas, il va juste devoir apprendre à foutre la paix aux français. Ce n’ est pas rien…je pense qu’ il aura du mal parce qu’ il porte sur lui tous les stigmates du vrai c…..ard qui prend à malin plaisir à jeter des étrons dans des ventilateurs. Il n’ y a aucune concorde possible avec un type comme ça, petite frappe et petit premier ministre.

    • C’est plutôt le contrepied de Pompidou qui enjoignait son gouvernement d’arrêter d’emmerder les Français.
      Philippe, lui, semble trouver une jouissance particulière à nous pourrir la vie

  • Tout çà n’est que du cinéma et même plutôt du Téatre

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