Le libéralisme, cause de la crise du Covid-19 ?

Les manques divers dont nous souffrons aujourd’hui (masques, gel, tests) seraient selon certains, une conséquence de la réduction des dépenses publiques. Analyse de cet argument.

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Le libéralisme, cause de la crise du Covid-19 ?

Publié le 13 avril 2020
- A +

Par Hadrien Gournay.

Pour beaucoup, la cause est entendue, la crise du Covid-19 signe l’échec du libéralisme. Le libéralisme triomphait partout et nous en voyons les conséquences ! Ainsi, nous serions subitement passé d’un monde qui croyait au libéralisme à un monde qui découvre son erreur.

Peu importe qu’aucune personnalité ou parti politique majeur ne le défende, que la France soit une sociale-démocratie caractérisée par un très haut niveau de dépense publique et d’innombrables normes et réglementations, que celui qui s’exprime ainsi ne fasse lui-même que réciter le même credo anti-libéral qu’il ânonnait en permanence depuis des années, peu importe enfin que ceux qui croyaient avant elle dans les vertus de la liberté ne voient pas dans la crise du covid une raison de changer d’avis.

Ah que les choses deviennent simples quand on fait les questions et les réponses, quand le socialiste ou le souverainiste qui a toujours fustigé le « néolibéralisme » peut s’exprimer à la place des libéraux !

Lorsqu’on tente de s’enquérir des raisons pour lesquelles un virus démontrerait l’échec du libéralisme, on ne rencontre pas, la plupart du temps, le début d’une explication rationnelle. Deux critiques peuvent néanmoins retenir l’attention d’une personne pas trop stupide et de bonne foi.

L’une accuse la réduction des dépenses publiques, l’autre la mondialisation. Nous nous intéresserons uniquement à la première.

C’est la faute à… la réduction des dépenses publiques

Selon cette critique les manques divers dont nous souffrons aujourd’hui (masques, gel, tests) sont une conséquence de l’effort de réduction des dépenses publiques. Les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de réduire les dépenses de santé selon une logique néo-libérale et nous en payons les conséquences. La relation entre les deux phénomènes est présentée comme allant de soi. Il y aurait comme un lien logique simple entre réduction des dépenses publiques et manque de matériel.

La critique échoue sur deux plans. Il n’y a pas eu vraiment de réduction des dépenses publiques mais plutôt des limitations. Ensuite, il n’existe pas de lien logique entre les manques signalés et limitation des dépenses publiques. Examinons ces deux points concernant les dépenses publiques générales et les dépenses de santé

Dépenses publiques générales et Covid 19

Les dépenses publiques représentaient en moyenne 56,4 % sur les trois dernières années alors que ce chiffre était de 56,7 % pour 2015. Cela correspond davantage à une stagnation qu’à une baisse.

Par ailleurs, il n’y a pas de preuve d’un lien entre limitation des dépenses et pénurie de matériels.

S’il est vrai que l’État aurait dû préserver ou constituer un stock de masques, il pouvait le faire à niveau de dépense constant ou inférieur. Autrement dit, il existait deux branches à l’alternative. Substituer les masques et autres dépenses primordiales à la dépense privée ou à une dépense publique moins utile.

Or, pour qui pense, comme moi, que grosso modo les trois quarts de la dépense publique sont inutiles (au sens d’une utilité moindre que la dépense privée à laquelle elle se substitue nécessairement), si la configuration :

dépense publique inutile + dépense privée + les masques (et autres dépenses utiles)

est évidemment préférable à :

dépense publique inutile + dépense privée

en revanche, la configuration

les masques (et autres dépenses publiques utiles) + dépense privée

serait encore meilleure.

La dépense publique représente approximativement 21 000 euros par Français ou 31 000 euros par Français en âge de voter. Cette somme n’était-elle pas suffisante pour constituer un stock de masques ?

Il peut y avoir débat sur le périmètre de la dépense publique utile mais il n’est pas en soi contradictoire de vouloir les masques d’une part et une réduction très ambitieuse du périmètre étatique d’autre part.

Ces problématiques peuvent être discutées dans le cadre des dépenses de santé stricto sensu.

Limitation des dépenses de santé et Covid-19

Le problème viendrait pour beaucoup d’un esprit comptable à l’égard des dépenses de l’hôpital au détriment de l’écoute des professionnels de santé. D’une grande naïveté par certains aspects cette critique recèle une part de vérité.

Tâchons de séparer les deux.

Commençons par vérifier si les dépenses de santé ont bien diminué. Si l’on suit les chiffres de l’OCDE, elles représentaient 11,2 % du PIB en 2018. Cela constitue une baisse modeste par rapport à 2014 (11,6 % du PIB) mais nous n’avons fait que retrouver le chiffre de 2010.

Pour le reste, ce discours rappelle l’importance des exigences sanitaires mais affiche un mépris excessif pour l’attitude comptable quand il faudrait trouver un équilibre entre les deux. Les exigences comptables sont en réalité les exigences des autres secteurs d’activité. Toute nouvelle dépense sanitaire remplace soit une autre dépense publique soit une dépense privée.

La seule prise en compte du point de vue comptable conduirait à vouloir réduire toujours plus les dépenses d’un service public. Inéluctablement, vous toucherez à des choses essentielles. La seule option serait de le confier au privé. Si vous estimez que ce n’est pas possible, vous devez admettre que l’option de limitation des dépenses connait dans un contexte technologique donné une limite naturelle.

Accorder aux professionnels de santé autant d’argent qu’ils en désirent serait tout aussi désastreux. Signer un chèque en blanc à une institution particulière, qu’il s’agisse de la police, de la justice de l’armée ou de l’hôpital sera toujours mal avisé.

En effet, toute structure qui dispose de ressources illimitées finit par les utiliser en dépit du bon sens. La nécessité des masques ne remet pas en cause l’existence de mauvaises gestions dans l’hôpital public.

La question est de savoir comment trouver cet équilibre entre logique sanitaire et comptable.

Dans le cas d’une gestion privée stimulée par le profit et régie par le principe de concurrence, une boussole naturelle indique la direction dans laquelle trouver cet équilibre. Si vous prétendez engager une dépense inutile, soit elle sera de votre poche, soit vous devrez la facturer au consommateur.

Aussitôt celui-ci préférera se tourner vers les concurrents moins chers. Si, par contre, au prétexte d’économie, vous négligez un service indispensable, le même consommateur vous le fera savoir en ne revenant plus chez vous.

Dans le cas de la gestion publique ce dialogue entre le « sanitaire » et le « comptable » se fait beaucoup plus à l’aveugle. Caricaturons un peu par souci de clarté. Le sanitaire, laissé à lui-même, engage toutes les dépenses de santé utiles mais y ajoute autant de frais somptuaires. Le comptable, qui a une notion globale du niveau général de dépense nécessaire mais pas de leur répartition coupe indistinctement tous les budgets par deux. À l’irresponsabilité du « dépensier » répond la vision aveugle du « comptable ».

Pour autant, il est indéniable que les professionnels de santé sont très majoritairement désireux d’être pourvus de ce qui est le plus utile aux malades. Dans bien des cas, exiger davantage de moyens peut y contribuer. Toutefois, leur intérêt et celui des malades peuvent diverger.

Par exemple, une meilleure organisation, un progrès médical ou technologique peuvent rendre l’emploi de certains d’entre eux inutiles. Mais leur tendance sera alors, sinon de refuser ce progrès, du moins d’en éluder les conséquences. Cela est valable pour la base. Quant à l’élite administrative de l’hôpital, elle trouvera par la multiplication des échelons hiérarchiques une manière d’accroître ses prérogatives.

D’ailleurs, la différence de qualité de gestion entre public et privé pourrait être très légère au début. Le cumul année après année de petites décisions en sens opposé n’en creusera pas moins un gouffre entre eux.

Faudrait-il privatiser le secteur de la santé ? Le faire totalement présenterait peut-être trop d’inconvénients mais pourquoi ne pas conférer un plus grand rôle au privé ?

Les faits sont têtus

Je sais bien que ce qui précède n’aura pas convaincu le social-démocrate moyen biberonné à la « sacralisation des services publics ». Pourtant les pays qui ont le mieux réussi sont justement ceux qui ont su donné la part qui lui revient à la gestion privée.

Je me permets de lui rappeler certains faits au travers de ce tableau :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_dépenses_de_santé
https://stats.oecd.org/Index.aspx?DataSetCode=SHA&lang=fr

De ces pays lesquels avaient des masques ? Qui a dû limiter les tests ? Lesquels ont été débordés par l’afflux de malades ?

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  • « la crise du Covid-19 signe l’échec du libéralisme.  »

    le libéralisme chinois? le libéralisme français?
    lequel des deux existe?

  • Satané libéralisme, coupable avant même d’avoir existé!

  • Probablement dans le but de rédiger un article grand public, vous répondez à la question posée dans le titre par des exemples polémiques. Toute polémique écartée, il est cependant évident que l’on doit répondre négativement à votre question. La pandémie vient de la nature, pas de la société, ni a fortiori d’une pensée politique.
    Cela n’exonère pas pour autant certaines dérives historiques, qui n’ont strictement rien à voir avec le libéralisme. Par exemple, il est également évident que la pandémie s’est propagée très rapidement du fait du trafic aérien actuel. Cinquante ans plus tôt, le trafic aérien étant beaucoup moindre, la propagation aurait été freinée. Personne, d’ailleurs ne le conteste.
    Dire cela, ce n’est pas remettre en cause le libéralisme, ni même la mondialisation. C’est au contraire pointer la connivence antilibérale entre les États et le capitalisme. Les États ont aidé de multiples façons le transport aérien, qui ne se serait pas développé autant sans les subventions massives octroyées. Le même raisonnement vaut pour l’automobile.
    Voir sur ce point :

    https://www.rivagedeboheme.fr/pages/politique/chronique-2020/le-trafic-aerien-pourvoyeur-de-pandemie.html

    Le libéralisme n’est pas réductible à l’économie, vous le savez. Il n’est pas réductible non à une conception archaïque de la pensée économique, peu ou prou celle des économistes classiques du XIXe siècle et des monétaristes du XXe siècle. Le monde du XXIe siècle étant celui des grandes structures (États, organisations internationales, entreprises multinationales, grandes banques), ce sont ces structures qui détiennent le pouvoir. Elles coopèrent à merveille tout en ayant des divergences, évidemment.
    Le libéralisme actuel consiste donc d’abord à prendre acte du monde tel qu’il est. Il s’agit ensuite de préserver des espaces de liberté face aux géants accumulant du pouvoir, qu’ils soient publics ou privés. Peu importe leur statut juridique. C’est cela que les libéraux, en particulier ceux de Contrepoints, n’ont pas compris. Il ne s’agit plus de propriété privée ou publique mais de concentration du pouvoir économique ou politique. Les géants ne disparaîtront pas, il faut penser à développer l’horizontalité, en particulier par le numérique. Le libéralisme, ce n’est pas la propriété privée et la glorification du marché (c’est foutu !), c’est la lutte pour la liberté et donc contre la concentration du pouvoir, de tous les pouvoirs.

    • interdire les voyages en avion et en automobile, n’est-ce pas du confinement…?

      Freiner la liberté de se déplacer, est-ce du libéralisme ?

      La protection de la propriété privée est un des moyens essentiels pour préserver la liberté des individus et lutter contre la concentration des pouvoirs.

      • « La pandémie vient de la nature, pas de la société »

        Il y a tout de même un couplage entre les deux dans la mesure où la pandémie est un moyen de défense de la nature contre l’emprise de l’espèce humaine.

    • « Le libéralisme, ce n’est pas la propriété privée »

      Un sublime collector ! Arnolphe rejoint la longue lignée des grands piposophes sans qui ce monde serait d’une infinie banalité.

      • Le libéralisme ce n’est que la propriété privée ?

        • Décidément, le cocoronavirus fait d’innombrables victimes.

          • Dont vous, cher ami, dont les commentaires se caractérisent toujours par une ouverture d’esprit qui fait mon admiration. Vous êtes un marxiste du libéralisme : il faut toujours être dans la ligne.
            Le libéralisme, ce n’est pas d’abord l’économie libérale. Cela ne vient historiquement et conceptuellement qu’après. Le libéralisme, c’est une inquiétude sur la croissance du pouvoir (lire Bertrand de Jouvenel : Du pouvoir…).
            Vous êtes un libéral conservateur (ligne Contrepoints grosso modo) qui refuse probablement tout libéralisme sociétal.
            Je suis exactement le contraire, mais libéral quand même. Ne vous en déplaise.
            Cessez donc de jouer les petits Staline du libéralisme qui envoie tout partisan de la nuance au goulag de la pensée.

            •  » libéralisme sociétal. » c’est quoi çà? encore un coup du socialisme
              deguisé ? genre LAREM?

              • C’est quoi ? Toutes les libertés conquises depuis plusieurs décennies et auxquelles les monothéismes se sont opposé, parfois violemment : contraception, IVG, mariage homosexuel par exemple.
                Votre verbiage grossièrement caricatural relève de l’état d’esprit lepéniste. Rien à voir avec le libéralisme, évidemment.

              • Merci claude H. de nous faire une définition exhaustive et courte du libéralisme 😉

    • Je ne répondrai qu’à cette petite phrase : « Par exemple, il est également évident que la pandémie s’est propagée très rapidement du fait du trafic aérien actuel. »
      Et je le ferai en vous rappelant que les épidémies n’ont pas attendu le trafic aérien moderne pour se propager – la Grippe Espagnole, les différentes pestes qui ont émaillé l’Histoire, la variole n’ont pas attendu l’aviation pour voyager.
      Le problème quand on a cette évidence en tête, c’est qu’il est très compliqué d’accuser la société moderne et son organisation pour le fait que l’épidémie existe. Pour l’effet qu’elle a sur nous, c’est autre chose.

      • Il est pourtant bien évident que les voyages intercontinaux rapides contribuent à accélérer la diffusion des épidémies. La phrase que vous contestez ne dit pas autre chose.

  • Aborder le problème uniquement en % du PIB en dépenses publiques et soins de santé, en sélectionnant les pays pour illustrer est pour le moins « curieux ».
    N’oublions pas les 17% du PIB américain dépensés en soins de santé.

  • Cest le propre de l idéologie de ne pas regarder les faits ,la realité mais de vouloir que celle çi se cale sur leur vision idealisée et fantasmée;n essayez pas d argumenter c’est peine perdue,c’est l « éthique de conviction » qui prévaut sur le principe de réalité et cela remonte à loin en France(depuis Sartre )

  • Ce n’est pas qu’une question de niveau de dépense publiques, mais aussi d’exercice libéral de la médecine.
    Les médecins ont été soumis à des protocoles dictés par l’administration pour « gérer » cette épidémie. Voici ce qu’en dit l’un d’eux: « Nos politiques sont en train d’orchestrer des décès à la pelle dans les hôpitaux, et utilisent ces morts pour créer une psychose générale dans un but que je n’arrive pas encore à visualiser. »

    Beaucoup de patients qui meurent sont en fait victimes de l’administration française.
    Cette administration de la santé qui eferme les médecins dans des protocoles qui poursuivent d’autres objectifs que la santé des patients.
    A l’issuecde cette crise, et pour notre santé à tous, il faudrait que les médecins essaient de remettre au premier plan le caractère libéral de leur belle profession sous serment d’Hypocrate. L’Etat est en train, depuis longtemps déjà, de les transformer en agents de sa politique de santé, laquelle est pilotée par de puissants intérêts qui ne sont ni les nôtres, ni les leurs.

  • Les faits sont toujours têtus quand on en choisit trois ou quatre, avec un biais gros comme une poutre : se contenter de comparer la France à Singapour, ça n’est pas très sérieux pour un donneur de leçon.
    Enfin, je remarque tout de même un début de fléchissement dans vos convictions ! « Une structure qui dispose de biens illimités finirait par les utiliser en dépit du bon sens » ? Rassurez-moi, cela ne concerne que les structures publiques ? Une structure privée n’irait pas jusqu’à considérer l’espace géographique, les mécanismes culturels, les ressources environnementales, ou l’intensification des échanges avec une prodigalité qui ferait fi du bon sens, si ? Il y aurait une bonne vieille « boussole naturelle », pas vrai ? Le profit et la concurrence nous empêcherait de creuser n’importe où, de vendre n’importe quoi, ou encore de connecter n’importe quel marchand de pangolin à l’ensemble des habitants de ce globe… Bah non, c’est malin, une boussole naturelle !
    Du coup j’ai quand même une question sur vos faits têtus : pensez-vous qu’une équipe médicale, qui passe sa vie à soigner des gens pour un profit plutôt moyen, serait cognitivement désavantagée en matière d’abus, par rapport à une équipe comptable, qui s’appliquerait à faire du profit en considérant les patients comme des consommateurs ?
    Parce que, si ça se trouve, les gens qui bossent à l’hôpital, et qui se plaignent des « limitations », peut-être qu’ils réfléchissent aussi, qu’ils ont une idée sur leur monde, leur histoire, l’économie, la santé… qui sait ?

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