La mort par principe de précaution

Par l'application dogmatique du principe de précaution, on a saboté ce qui marchait et on n'a rien protégé de ce qui devait l'être.
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tampons administration bureaucratie credits frederic bisson (licence creative commons)

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La mort par principe de précaution

Publié le 8 avril 2020
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par h16

La situation n’est pas drôle, mais au moins en France avons-nous tous compris l’absolue nécessité qu’elle soit fermement encadrée : tout sera fait dans l’ordre, dans le respect le plus strict des règles, des normes et des formulaires que l’administration, inflexible, se chargera de faire distribuer, appliquer, remplir et tamponner.

Certes, notre pays ne sera certainement pas le plus protégé avec des masques dont nous attendons encore la livraison. Il ne sera certainement pas le plus suivi épidémiologiquement alors que les tests sont toujours réalisés avec la plus grande parcimonie et un souci des deniers publics comme on n’en avait plus vu depuis 40 années de déficits budgétaires. Il ne sera pas non plus le plus suivi statistiquement avec une fière bidouille des chiffres de mortalité comme seul le Parti communiste Chinois pourrait le comprendre.

Mais au moins, les Français en auront pour leurs 1100 milliards de prélèvements annuels : grâce à une maréchaussée au maximum de son utilité sociale, le peuple français sera le peuple le plus pruné de sa génération, au point que l’excuse qui sert de ministre de l’Intérieur en vient à fanfaronner sur les plateaux télé en vantant le demi-million de contredanses distribuées sur le territoire républicain.

Cette distribution d’amendes à un rythme stakhanoviste trouve une explication simple : il ne sera pris aucun risque avec les citoyens français dont on sait qu’ils sont trop bêtes et trop indisciplinés pour être laissés à leur seul jugement. Papa État ne peut laisser aucune latitude à ses enfants citoyens et doit mettre en œuvre toutes les précautions nécessaires pour les protéger de tout, y compris d’eux-mêmes, ces chers galopins turbulents.

« Précaution » : le mot est écrit. Il est même plus qu’écrit, il est sanctifié dans notre constitution, par principe même : malgré l’absence de certitudes dues à un manque de connaissances techniques, scientifiques ou économiques, il conviendra pour l’État français de prendre toutes les mesures anticipatives de gestion de risques eu égard aux dommages potentiels sur l’environnement et la santé.

Dès lors, faire pleuvoir en averse drue les contraventions sur les impétrants qui trottinent niaisement dehors au lieu de se morfondre dans leur 30m² parisien semble indispensable pour rappeler les risques inouïs qu’ils font courir, à eux et aux autres.

L’implacable logique administrative de cette attitude policière s’arrête pourtant là et on fera fort, dans les médias, chez les chroniqueurs à la mode et au sommet de l’État, de ne pas aller chercher plus loin : il ne faudrait pas que l’édifice communicationnel du gouvernement, frêle château de cartes presque entièrement basé sur l’immense talent de la porte-parlote gouvernementale, s’effondre à la moindre contradiction logique.

Pourtant, à bien y regarder, il y aurait fort à redire en matière de gestion de la crise, rien qu’en notant à quel point l’application du principe de précaution, pourtant dans la constitution française, a été bafoué.

Ainsi, aucun stock de masques n’avait été conservé par précaution. Oh, zut.

Ainsi, alors que les cas graves s’accumulaient en Chine, alors que le pays bouclait ses citoyens dans un confinement très dur et mettait son économie en arrêt total, aucune alerte ne fut lancée ni dans les hôpitaux, ni dans les laboratoires. Oh, zut.

Ainsi, alors que des cas se déclaraient en France, aucun établissement éducatif, aucune administration, aucun aéroport, aucun transport collectif ne fut arrêté, même pas par précaution. Aucun contrôle ne fut posé aux frontières, même par précaution. Oh, zut.

Ainsi, alors qu’on fait grand foin politique et force procès médiatique du bisphénol, des OGM, des pesticides et des petits prouts gazeux de nos voitures en se gargarisant dans de grands gargouillis gutturaux du principe de précaution, ce même principe de précaution aura courageusement poussé nos élites à mettre quelques petits posters dans les aéroports. Oh, zut.

Ainsi, par principe de précaution, on aurait dû, très tôt, interdire les visites à nos anciens dans les EHPAD pour leur éviter la contagion. Des semaines s’écoulèrent avant que fut prise cette décision. Oh, zut.

Autrement dit, lorsqu’il aurait fallu user de ce principe, il n’en a rien été.

Mais il y a bien pire encore.

A contrario, ce même principe de précaution est maintenant utilisé, notamment par toute la fine fleur de notre grande, belle, vaste (très très vaste, même) administration pour garantir qu’absolument aucun risque ne sera pris ni aucune norme ne sera froissée dans l’établissement des tests covid-19 : tant que tous les marquages CE et autres normes ne sont pas en place, tant que les autorisations, toutes les approbations de toutes les autorités administratives importantes n’ont pas été rassemblées, les réactifs, les machines et les tests ne pourront être lancés. Ce qui explique pourquoi les laboratoires vétérinaires, pourtant techniquement aptes à effectuer ces tests, en ont été très longtemps empêchés (plusieurs semaines).

Précaution avant tout !

De la même façon, c’est ce même principe de précaution qui a largement incité les autorités à défavoriser le port du masque, même de fortune, (voire l’interdire pour certaines professions comme celles des forces de l’ordre) avant qu’elles renoncent enfin à ce diktat débile devant l’accumulation d’éléments concordants sur l’utilité de cette protection basique.

Et c’est encore grâce à l’habile utilisation de ce même principe de précaution qu’on a formellement interdit toute prescription de traitements expérimentaux en dehors du cadre très strict validé par les autorités, les administrations, les cercles de Sachants normalisateurs. L’idée même qu’un médecin puisse prendre un risque, engager sa responsabilité personnelle, et puisse chercher une solution efficace en se fiant à son expérience a complètement défrisé l’administration tant on peut voir là une véritable atteinte au Très Saint Principe de Précaution.

En fait, tout démontre que ce Principe de Précaution a largement fait plus de mal que de bien.

Largement oublié là où il aurait dû être utilisé, imposé partout où il a mortellement encombré la prise de décision et la possibilité d’action du marché et des individus libres et responsables, ce principe a amplement démontré, dans cette crise, sa complète et totale faillite.

Plus profondément, ce principe, inscrit dans notre constitution, montre que la société française s’est complètement sclérosée : incapable de prendre des risques calculés et des initiatives responsables, elle se recroqueville sur ses protocoles, ses normes, ses méthodologies qui, gravées dans le marbre, deviennent le sillon dans lequel toute action doit absolument s’inscrire, même et surtout lorsque le sillon mène au ravin et à la mort.

Il n’est qu’à voir les pays qui, ne disposant ni de nos pléthoriques administrations, ni de ce principe délétère, sont littéralement forcés de prendre des risques et de s’en remettre aux initiatives et aux bonnes volontés de chacun pour constater qu’ils s’en sortent mieux que la France dans cette terrible épreuve.

Il n’y a pas à douter que le bilan humain, sanitaire, politique et économique de cette crise sera terrible. Mais dans ce bilan, il ne faudra surtout pas faire l’impasse sur celui du principe de précaution dont il faudra, enfin, faire joyeusement le deuil.


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Sur le web

Voir les commentaires (49)

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  • Et le pire c’est qu’aucun de ces criminels ne sera inquiété par la justice française… responsables, mais jamais coupables ?

    • Et pire que tout, ils vont même obtenir encore plus de moyens étatiques !

      • Exactement, à la fin de la crise et comme tout scandale à la française, aucun des acteurs ne sera inquiété.

        Par contre, le socialisme brillera par spécialité : la machine à excuses, faire porter le chapeau aux autres (les riches, le kapitalism bouilleur d’enfant etc…).

        Et la conclusion de cette crise sera alors évidente pour toute la population : il faut renforcer l’état, encore plus de socialisme, et arreter le capitalisme

        • ILs auront de l’avancement!

          • Ce n’est pas par précaution cette mort, c’est par soucis d’économie : comme ce sont les retraités qui sont les plus touchés, ce sera bon pour la réforme des retraites et améliorer les résultats des fonds de pension (l’assuretraite) . . . (l’exact contraire de ce qui s’est passé avec la retraite à 60 ans, les caisses ont vu le rouge, certaines ont même fait faillite et la mitte a ordonné au caisses encore debout de prendre en remorque « les canards boiteux » ) 🙂

    • Ben non, ils ne sont pas coupables, ils on obéit au pricipe de précaution…
      C’est facile, de se dédouaner !

  • « Pour le fonctionnaire, le résultat n’est rien mais la procédure est tout »

  • L’Administration a réussi sa mission de scléroser la société : well done !

  • Pour le principe de précaution, il sont bien discrets sur les particules fines : il n’y a qu’a voir le ratio des volumes des paragraphes sur le site d’atmosud (airparif doit être pareil) : les méchants NOx des voitures baissent, les particules fines euh en fait non. C’est le chauffage au bois.. au printemps où les chauffages sont de plus en plus à l’arrêt dans le sud. Pas un mot sur les pollens : Ah oui mais ça c’est naturel, et en fait c’est le bruit de fond et on ne peut descendre en dessous. https://www.atmosud.org/actualite/covid-19-deuxieme-semaine-de-confinement-quel-impact-sur-lair-des-grandes-villes-de-la
    Sinon y a des rigolos qui on sûrement aidé à ramener le virus qui font de la propagande pour Castaner et Lallement : un communicant – job à la con, et pas présenté comme tel à franceinfo – malade le 1er mars, c’est tôt, ça doit être un de ceux qui a dispersé le covid au départ…https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-je-trouve-degueulasse-que-des-gens-continuent-de-braver-le-confinement-temoigne-un-ancien-malade_3904243.html. Maintenant qu’il est guéri, il peut aller soigner les petits vieux coincés dans les EPHAD et qui vont sûrement mourir à causes de phlébites liées à l’immobilité!

  • Il parrait que les espagnols font des concerts de casserolles à l’intention du gouvernement après le concert d’applaudissement pour les soignants.

    Chez nous, ils faudrait faire des concerts de chaudrons.

  • Ils n’avaient que le principe de précaution à la bouche, interdisant tout et n’importe quoi. Pourtant lorsque un danger véritable survint, ils ne l’appliquèrent pas. C’est bien de l’écolo-socialisme!

  • Ce fameux principe de précaution n’est qu’un parapluie de plus, utilisé sans modération par nos « élites »

    • mais quand m^me pas soutenu par une branche pourrie de la recherche scientifique… pas normal que ça ait passé comme ça..

  • Il me semble surtout que, dans les mains de notre classe politique, les principes sont à géométrie très variable. De fait, ils en perdent toute crédibilité, si tant est qu’ils en aient une intrinsèquement.

  • Je croyais être dans l’ambiance actuelle écoresponsable en n’imprimant mon auto-déclaration de contrôle de déplacement qu’une seule fois et en rayant la date (et l’heure maintenant) et rajoutant celle du jour.
    Que nenni. Elle n’est pas valable. Il faut l’imprimer tous les jours (ou la télécharger). Que de gaspillage et de perte de temps pour aller faire ses courses !
    Je me suis faite contrôler hier mais pas verbalisé. Je les ai seulement insulté (vous êtes pénibles), même si je voulais parler de la procédure qu’ils doivent appliquer comme de braves soldats obéissants. Ils m’ont fait tous les contrôles possibles des équipements de sécurité indispensables (madame veut jouer, elle dit que je suis pénible) mais ont été compréhensifs quand je leur ai parlé de mes produits congelés que j’avais dans le coffre. Ils m’ont laissée partir.
    Heureusement que je n’ai pas eu d’amende. Je leur aurais alors demandé pourquoi ils s’en prenaient à moi alors que les nomades qui se sont incrustés sur le parking des écoles de notre village ne « respectent » certainement pas le confinement.
    Ah oui. Pour s’attaquer au gens du voyage, il faut être plus nombreux que 6 (ce qui est largement trop pour contrôler les déplacements de la populace).

    • @Pandora
      Bonjour,
      La maréchaussée avait-elle sa dérogation ?
      « Bonjour, madame. Police nationale. Vos papiers s’il vous plaît.
      – Oui. Avez-vous les vôtres ? »
      J’admets que ça ne passerait pas, déjà en temps normal, encore moins ces temps-ci.

    • Vous avez de la chance de n’être tombé sur des zélés ou manquants de discernement. Quand on lit les arrêtés illégaux de certains maires, heureusement que des préfets sont vigilants pour remettre tout cela dans le légalité.

    • @pandora j’utilise des stylos bic pilot frixion , ça se gomme . Bon au bout de 2/3 gommages ça n’écrit plus aussi bien dessus mais au moins une feuille fait la journée …

    • J’ai enregistré sur mon PC l’attestation préremplie (avec nom, prénom, adresse, date de naissance, et case utile cochée), de sorte qu’il ne me reste qu’à la dater et la signer. J’estime que cela ne fait guère de différence avec une attestation dont on bifferait la date pour la remplacer par une autre.
      En outre, il n’est écrit nulle part que cette dernière solution serait interdite. Comme je l’applique, je sors avec, outre l’attestation, une copie du décret en vigueur pour le cas où…
      https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041746694&categorieLien=id
      Je n’ai pas encore été contrôlé.

      Depuis le début, il semble que Policiers et Gendarmes n’ont eu que des consignes imprécises à appliquer.
      C’est ainsi que l’on en a vu certains demander à des gens se rendant chez un médecins quels étaient leurs symptômes, pour apprécier si le déplacement pouvait, ou non, être différé. Ce qui se heurte au secret médical et me semble constituer le délit d’exercice illégal de la médecine.
      On a vu d’autres estimer que certains articles dans les chariots n’étaient pas de première nécessité, alors que le commerce d’où ils venaient avait l’autorisation d’ouvrir et de les vendre.

      • @xc
        Bonjour,
        Exact ! Le zèle de certains policiers ou gendarmes est un souci. (Il l’est en temps normal.)
        Ils doivent seulement vérifier que le papier est rempli. C’est tout. Ils n’ont pas à poser de questions (plus ou moins personnelles) ni à estimer la validité de nos achats. Il est vrai que quelques rares personnes se sont plaintes des achats faits par d’autres.
        – Une femme âgée s’est fait pruné car elle avait dans son caddie 4 bouteilles de soda. Ce n’était pas un achat « nécessaire ».
        – Une auditrice de RMC a dit que les rayons non alimentaires des supermarchés devraient être fermés. Elle racontait avoir vu des clients acheter des sacs de terreau. Ce qui l’avait choquée.

        – Où j’habite, les policiers ne verbalisent pas quand il n’y a ni dérogation, ni pièce d’identité de présentées.
        – En Australie, une adolescente a été verbalisée à hauteur de $1650. Elle était en voiture avec sa mère pour une leçon de conduite.

        • D’autres exemples ici :
          – « https://www.youtube.com/watch?v=_rfmfTIh1nQ » (Les difficultés du confinement en van, 10 minutes)

          – « https://www.youtube.com/watch?v=IfydAARV5nE » (SOCIAL DISTANCING: Dad Arrested Playing T-Ball with His Kid, 2:38s)

          Le maire de Houston, Texas, a fait une allocution publique afin de demander aux délinquants et autres criminels de faire une pause. Les policiers sont occupés.
          ici : « https://www.youtube.com/watch?v=meMQF4G9D4g » (Houston Mayor Pleads With Criminals To Take A Break Until The Pandemic is Over, 4:01)

  • l’air de rien, sous l’humour noir, un vrai bon texte..

  • Par précaution et son principe, n’ayons plus de gouvernement. C’est trop dangereux pour nos santés.

    • Tout à fait ! Un gouvernement est un danger avéré, confirmé par des siècles d’Histoire. Plus il a de pouvoir, plus il est dangereux. Le soi-disant « principe de précaution » ne s’applique qu’à ce qui relève du possible ou de l’imaginaire. Quand un danger réel survient, il ne s’applique pas, comme le démontre si brillamment h16 ici.

      • @Guy
        Bonjour,
        « Un gouvernement est un danger avéré, confirmé par des siècles d’Histoire. »
        D’autant plus quand sa population est désarmée par les lois de ce gouvernement (ou actuellement par l’ONU avec son Small arms and light weapons). Il n’a dès lors aucun vrai contre-pouvoir.

  • Cette histoire de 500000 prunes, c’ est surtout pour compenser un « manque à gagner » sur les radars…

  • Bah, ils sont moins pire que les italiens ou les espagnols, on a vraiment de la chance avec notre gouvernement de petits merdeux et merdeuses.. Ou plutôt le gouvernement a de la chance de nous avoir, gentils obéissants reconnaissants….

  • La Belgique n’a pas eu de gouvernement pendant des mois et n’a pas fait pire.
    Voir aussi les dernières vidéos du Pr Raoult qui sont affligeantes pour le pouvoir et accablantes pour l’intelligentsia médico-scientifique dont on découvre qu’elle est l’équivalent médical de la gauche caviar.

  • « il vaut mieux mourir dans les règles que guérir contre elles » Molière est plus que jamais d’actualité,la meilleure médecine du monde est-elle restée au stade du Malade Imaginaire?

  • Laisser les médecins utiliser des traitements expérimentaux est inconscient. Un médecin est censé donner un maximum de chance aux patients. Ça n’est pas son rôle de faire ses essais dans son coin. Seul il n’aura jamais assez de patient pour en tirer des conclusions. C’est moyen-ageux comme conseil. Il y a des chercheurs pour ça avec des protocoles de suivi. Le rôle du médecin est le diagnostic et le suivi du traitement, chacun son métier c’est déjà assez compliqué comme ça sans ajouter de la poudre de perlinpinpin.

    • Comme vous le rappelez le rôle du médecin est le diagnostic puis de traiter ,c’est exactement ce que préconise Raoult ,Tester,Isoler,Traiter la base de l’approche d’une maladie contagieuse.
      Quant au traitement il est expérimental dans le sens où il est essayé dans cette pathologie ,mais c’est une molécule archiconnue et maîtrisée .
      On nous bassine depuis 3 semaines avec le ver marin ,dont les essais viennent d’être suspendues en urgence car ils se sont rappelés d’une étude de 2011 chez le cochon avec 100% de mortalité,il était temps l’essai était sur le point de commencer.

    • non ce n’est pas inconscient, c’est juste une question de conviction..et de confiance patient médecin.. ce n’est pas là que se situe le débat d’ailleurs. Il faut juste que le médecin ne mente pas sur ce qu’il sait du traitement,
      ceci dit je ne sais pas ce qu’un médecin qui pratique l’homéopathie dit à son patient..

    • « poudre de perlinpinpin » un médicament connu depuis plus de 50ans ?
      Par un des plus grand épidémiologiste du monde ?
      Vous êtes ridicule !

  • Comment ce pays dont les finances sont saines( d’après les déclarations des « sots » lemaire et darmanin )alors que tout un chacun sait que la France est en faillite, n’a t’il rien prévu?

    N’est pas DE GAULLE qui veut même quand on se prétend Jupiter…

    Il m’a toujours semblé que le chef était là pour prendre les décisions , macron-minus consulte et se défausse sur les autres(voir la déclaration au sujet des masques rejetant la faut sur François Hollande).

  • l faut faire un audit de tout ce qui est administration en France. Je donne un seul exemple, combien de personnel de santé en France pour combien d’administratif et comparer a d’autres pays. En virant 30 % des bureaucrates parasites des agences de santé et autres, non seulement on trouvera de l’argent pour payer des soignants, Mais ils travailleront mieux.

  • Par principe de précaution déconseiller masque et gants…
    Ou comment courir vers le précipice

  • logiquement en appliquant ce principe de précaution , l’électeur devrait l’appliquer en 2022

  • Il faut nuancer, selon le contexte.

    Un citoyen lambda dans une société libre va tous les jours toute les minutes analyser les risques auxquels il est confronté -et donc appliquer le « principe de précaution »-, et il va allouer à cette fonction -coûteuse- les ressources dont il dispose de manière optimale. Cela lui permettra de surmonter la rareté originelle de notre environnement, de créer de la valeur et d’accumuler du capital etc.
    C’est le « bon » principe de précaution.

    En revanche, quant l’état nationalise cette fonction de « risk management » (gestion d’un ou des risques, en inscrivant -comme c’est le cas en Françe un tel principe dans sa constitution et en pompant de manière contrainte les ressources des citoyens, en les allouant de manière nécessairement suboptimale, et par là-même, en empêchant les citoyens privés de cette ressource de s’y livrer eux-mêmes, il n’est pas étonnant que la destruction de valeur soit au bout du chemin.

    C’est le « mauvais » principe de précaution, avec le petit (litote) effet pervers que voici: l’autre jour, sur la radio de la Bertelsmann Schtiftung (i.e. RTL) un restaurateur se plaignait de ne pas être couvert pour ses pertes de CA résultant du confinement par sa compagnie d’assurance. Il n’avait tout simplement pas fait une croix dans la case de son contrat prévoyant la couverture du risque pandémique, ce qui aurait évidemment eu pour conséquence d’augmenter sa prime. Et il avait raison! Il avait en effet déjà payé dans ses impôts et cotisations pour la couverture de ce risque, et on lui demandait de payer une deuxième fois pour la couverture du même risque!

    • @Vernunft
      Bonjour,
      « Et il avait raison! Il avait en effet déjà payé dans ses impôts et cotisations pour la couverture de ce risque, et on lui demandait de payer une deuxième fois pour la couverture du même risque ! »
      C’est ainsi que cela fonctionne en France : on paye tout deux fois, et deux fois trop/très cher pour un service médiocre.
      Darmanin fait la manche alors nous avons déjà financé les services dont nous manquons actuellement.
      Aussi, nous payons des fonctionnaires pour des tâches administratives en mairies ou préfectures, mais nous devons payer quand on demande ces services : passeport, carte-grise, pour les plus parlants.

    • En général, les assureurs n’assurent pas ce type de risque car c’est vu comme un « cas de force majeure », je me demande quelle assurance aurait fait une case pour ça. Ca me parait pas crédible.

      • mais c’est bien sûr une conséquence du phénomène que je décris: les assureurs collectent des primes volontairement auprès d’une clientèle qui a déjà été dépouillée par la contrainte pour couvrir le même risque. Il est « normal » que les assureurs ne proposent pas systématiquement un service que leurs clients potentiels seront peu enclins à couvrir une seconde fois.
        Ils sont là en concurrence avec l’Etat.!

        Mais il convient d’observer que même dans le cas où un type de risque ne serait pas « assurable » dans un marché libre, car cela coûterait trop cher (cfr. « réchauffement e.g.), le client/citoyen garderait alors son pognon dans sa poche pour pratiquer de l’auto assurance.

        Pouvez-vous vous imaginer le tas de fric que vous auriez à la banque si vous-même -et vos agnats et cognats depuis quatre-vingt ans- n’avaient pas été contraint de payer (pour rien!) la couverture du risque pandémique?

        Faites de beaux rêves.

        • Ok dans ce sens.
          J’ai avec l’état la même réaction que lors d’un sinistre mon assureur me sors une entourloupe pour ne pas payer, je me dis que je vais en changer et lui faire mauvaise presse pour que d’autres ne se fassent pas avoir.

  • Vous avez bien raison H16, mais n’oubliez pas que dans notre pays judiciarisé le respect de la norme marque la différence entre la malchance et la culpabilité. Pour ceux qui parlent d’impunité je citerais le cas d’un commandant de base aérienne condamné à 18 mois de prison (certes avec sursis) parce qu’un des ouvriers de la base était décédé en tombant d’une échelle. Quelques mois auparavant il avait émis une circulaire rappelant les précautions à prendre. On lui a reproché (propos du juge d’instruction: » vous avez donné des directives mais vous n’en avez pas contrôlé l’application ». Comme si le travail d’une autorité consistait en permanence à vérifier que chaque fois que quelqu’un monte sur une échelle sa directive est appliquée et il vaut mieux ne pas parler des multiples ordres donnés dans une journée….il y a des chefs d’équipe, des contremaîtres, des subalternes pour ça.
    Cela dit si on appliquait ces principes aux juges d’application des peines…

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