Donald Trump prépare la relance économique malgré le COVID-19

Le président américain estime que l’inaction économique fait davantage de dommages que le coronavirus.

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Donald Trump prépare la relance économique malgré le COVID-19

Publié le 27 mars 2020
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Par Daniel Girard.

Donald Trump trépigne d’impatience. Dès dimanche soir, il s’était exprimé sur Twitter, en évoquant le confinement, qu’il ne faut pas que le remède soit pire que le problème.

Mardi, il a lancé un tweet annonçant que les gens veulent retourner au travail en respectant la distanciation sociale et que les aînés ne seront pas négligés.


Lors d’une entrevue à la chaîne Fox News, le magnat de l’immobilier a précisé qu’il lui sera difficile de mettre un terme aux restrictions à la fin de la période initiale de 15 jours, qui se termine le 1er avril. Mais il aimerait beaucoup y parvenir avant la fête de Pâques, le 12 avril.

Le président concède qu’un retour hâtif sur le marché du travail comporte sa part de risque mais il estime que la prolongation du confinement est encore plus risquée : les gens vont perdre des emplois qui ne reviendront peut-être jamais, ils vont peut-être perdre leur entreprise à jamais… Trop attendre c’est prendre le risque de retourner à la case départ.

« Nous ne voulons pas perdre l’avantage économique que nous avons »

Les craintes de Donald Trump sont fondées. L’arrêt des machines causé par le COVID-19 a fait du vaisseau amiral américain un navire en cale sèche. Et cette torpeur devient à chaque jour plus forte. Déjà 60 % de la population américaine est en confinement.


Le président Trump se retrouve ainsi avec un défi d’équilibriste. Il veut mettre fin au confinement tout en s’assurant que la contamination cesse de progresser. La tâche est ardue.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) prévoit que les États-Unis vont bientôt dépasser l’Europe comme épicentre mondial du COVID-19. Les États-Unis ont enregistré 1032 morts le 25 mars et la situation continue de s’aggraver dans l’État de New York, qui compte maintenant 280 décès causés par le coronavirus.


La situation de New York est particulièrement affligeante. Le gouverneur de l’État, Andrew Cuomo, continue de réclamer de Donald Trump qu’il utilise la Loi sur la production de la défense pour obliger les entreprises à produire du matériel qui fait cruellement défaut.

Les infirmières et les médecins n’ont toujours pas l’équipement médical nécessaire – blouses, masques, gants et respirateurs artificiels – pour faire leur travail et soigner les patients. La pénurie de respirateurs est soulignée énergiquement par le gouverneur Cuomo, qui devrait en avoir 30 000 pour être pleinement fonctionnel.


Le président Trump est maintenant davantage préoccupé par l’avenir économique de son pays que par la progression du coronavirus, qu’il continue de comparer à la grippe.

En parlant du confinement, il dit qu’on peut détruire un pays en le fermant de cette façon et créer une grave récession ou une dépression qui ferait davantage de morts que la pandémie par les suicides qu’elle entraînerait.

Accord, élan boursier et appui du public

Donald Trump a quelques raisons de se réjouir. L’accord de relance économique bi-partisan de 2000 milliards qui vient d’être conclu est une bouée de sauvetage bienvenue pour les entreprises et les travailleurs forcés à l’inaction et sans ressources et elle donne de l’élan à des marchés boursiers qui étaient au bord de l’effondrement.

Mais là où le président Trump a toutes les raisons de se réjouir, c’est qu’un sondage Gallup révèle que 60 % des Américains estiment qu’il gère bien la crise du coronavirus et que son taux de popularité atteint maintenant 49 %.

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  • Curieuse interprétation . Le problème de N.Y n’est pas Trump mais De Blasio le maire quasi communiste ( qui ne se représente pas ) et à refusé, depuis le début de l’épidémie, d’appliquer les recommandations fédérales . Il n’a rien à perdre et faire un tour de cochon à Trump pour empêcher sa réélection, même au prix de quelques centaines de morts, quelle importance, n’est ce pas, n’est pas Staline qui veut …

  • Taux de popularité..Risible…Les USA vont payer un lourd très lourd tribu au petit virus..Quant NY est débordé , sans aucun moyen pour endiguer l’épidémie..Qu’en sera t’il des états environnants…Il a perdu Donald…Bye bye..

    • Ce qui risque de faire mal, ce sera de comparer les chiffres des Etats US gérés par les démocrates versus les autres…
      Pour l’instant ceux qui sont à la rue sont surtout démocrates (N.Y., Californie…)
      On verra qui a perdu à ce moment là. 🙂

      • Cyde, vous n’ignorez pas que les états que vous citez ont une population de déracinés aux origines divers (jeunes cadres dynamiques et mondialisés) qui sont principalement démocrates, contrairement aux états du centre qui eux ne sont pas aussi « mondialisés » ».
        Je vous laisse conclure sur les effets en terme de précocité de contamination.
        C’est vrai c’est à la fin du marché qu’on compte les bouses (adage d’enracinés).

        • Certes. Mais il n’y a pas qu’eux.
          Si vous regardez la carte de la dissémination du covid-19 aux USA, vous pouvez constater qu’en dehors de la Floride, de la Louisiane, du Texas et de la Georgie, tous les états US les plus atteints sont démocrates. Et encore, dans le cas de la Georgie, les cas de covid-19 prédominent dans les grandes villes démocrates de l’Etat. Et ces états démocrates le sont depuis longtemps. En cas de problème dans la gestion des covid par les structures de santé, ils ne pourront trouver d’excuse dans les mandatures précédentes.
          On pourra comparer avec les qq états républicains atteints.
          Et il y a d’autres Etats de la cote Est, Républicains ou Démocrates, qui sont peu atteints mais qui présentent les caractéristiques de population que vous décrivez. On pourra là aussi faire des comparaisons sur l’efficacité de la gestion sanitaire…
          Je ne suis pas sûr que les Démocrates soient très à l’aise dans leur mocassins sur ce sujet…

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Pand%C3%A9mie_de_maladie_%C3%A0_coronavirus_de_2020_aux_%C3%89tats-Unis#/media/Fichier:COVID-19_Outbreak_Cases_in_the_United_States_(Density).svg

  • Comparer cette épidémie â une grippe n’a rien de scandaleux. La grippe est une maladie grave et tous ceux qui l’ont eue peuvent témoigner qu’ils ont expérimenté que l’on peut en mourir.
    La grippe de Hong-Kong a été d’ailleurs bien pire: plus de 31000 morts en France en deux mois durant l’hiver 69-70.
    https://www.liberation.fr/france/2005/12/07/1968-la-planete-grippee_540957
    En réalité, la grippe est devenue banale malgré un grand nombre de morts tous les ans ou presque. Les épisodes dramatiques du passé sont oubliés…
    Par rapport à ces derniers, seul le traitement médiatique – et par suite, politique – diffère…
    Pourquoi?

    • Vous pouvez faire toutes les comparaisons que vous voulez avec la grippe, vous avez raison. Mais quand la conclusion implicite est que ceux qui meurent pouvaient bien crever, en effet, et que ça n’était pas la peine de lever le petit doigt pour l’empêcher, on ne peut que penser que la comparaison n’est qu’un raisonnement alambiqué pour justifier de ne pas lever ce petit doigt…

      • Tout à fait d’accord…

      • Je n’ai jamais dit cela, ni qu’il fallait ne rien faire. Je critique le traitement médiatique anxiogène qui permet à l’Etat de faire n’importe quoi en matière de libertés (puisque dans la peur, la population accepte tout), tout en étant très peu efficace sur le plan sanitaire.

        • Je sais bien que vous ne l’avez pas dit. Mais si l’Etat se permet de faire n’importe quoi, c’est bien parce que c’est ce que nombre d’électeurs ont cru entendre, et ont par conséquent fait remonter de 10 points la cote de popularité de nos dirigeants.

  • Pendant que les uns meurent d’autres gagnent de l’argent;? Mais il en a toujours été ainsi. Depuis la Nuit des temps c’est comme çà.

  • Les commentaires sont fermés.

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