Le coronavirus de la récupération politicienne a encore frappé !

Profitons de la détresse des gens face à une crise inédite pour mieux leur faire avaler un agenda politico-économique digne du Gosplan dont on connaît pourtant le fabuleux succès… La classe !

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François Ruffin, painted portrait _DDC0009 By: thierry ehrmann - CC BY 2.0

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Le coronavirus de la récupération politicienne a encore frappé !

Publié le 17 mars 2020
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Par Nathalie MP Meyer.

On commence à se dire que la crise sanitaire du coronavirus pourrait bien être aussi terrible en France qu’en Italie. On commence à se demander avec inquiétude si l’on aura assez de respirateurs pour tout le monde. On commence à se dire que le maintien des élections municipales de dimanche dernier a été une erreur colossale et l’on se demandait hier quand, enfin, serait prise la décision de confinement généralisé qui, au point où nous en sommes, permettra seule de mettre un frein sérieux à la propagation du virus.

Toute la journée d’hier était suspendue au fait qu’Emmanuel Macron devait à nouveau s’exprimer devant les Français le soir à 20 heures. Des rumeurs de confinement limité à la région parisienne circulaient. De quoi se demander finalement à quoi a bien pu servir l’intervention solennelle d’Emmanuel Macron devant les Français jeudi soir dernier.

Le Président avait certes annoncé la fermeture de tous les établissements scolaires et universitaires, mais seulement à partir de lundi – histoire de donner un peu de cohérence au maintien des élections dimanche, j’imagine. Puis les jours suivants, comme acculé par surprise par la croissance exponentielle du nombre de cas et de morts, le gouvernement a égrené de nouvelles mesures (d’abord sur les commerces non-indispensables et sur les cinémas, bars et restaurants, puis le confinement général à compter d’aujourd’hui midi) qui font douter à la fois de l’état de préparation effectif des administrations compétentes et de la prise de conscience du gouvernement quant à la gravité de la situation.

Une prise de conscience tardive

On se rappellera qu’à peine en poste, et alors que la France comptait encore peu de morts du coronavirus, le ministre de la Santé Olivier Véran plastronnait sur la solidité de notre système de santé. Depuis, ce qu’il se passe à Mulhouse où les services de réanimation sont au bord de la rupture montre que ce n’est pas exactement le cas.

Quant à la prise de conscience, si elle a manqué du côté du gouvernement, elle semble faire défaut aussi du côté des nombreux Français qui dimanche encore se réunissaient en packs serrés dans les lieux habituels de détente du week-end comme si de rien n’était.

Non pas qu’on ait à ce stade tout le recul nécessaire sur l’épidémie pour avoir un avis complètement balisé de ce qu’il faudrait faire médicalement et administrativement pour la combattre efficacement tant on se trouve dans une situation hors du commun.

Mais l’on dispose cependant des exemples des pays qui nous ont précédés de quelques semaines, la Chine, la Corée du Sud, Singapour, l’Italie, et l’on ne peut s’empêcher de penser que toutes ces mesures qui sont mises en place au compte-goutte, comme s’il fallait changer le moins de choses possibles à notre mode de vie, comme si l’on pouvait continuer à aller au théâtre dans la plus parfaite insouciance – on ne peut s’empêcher de penser, donc, que ces mesures, c’est il y a dix jours qu’il aurait fallu les prendre.

En revanche, ce que nos politiciens n’ont pas oublié de faire, c’est de penser à la façon d’utiliser le coronavirus pour mieux asseoir leur agenda politique.

Dans cette perspective, la première intervention télévisée d’Emmanuel Macron s’explique beaucoup mieux. En fait, elle s’inscrit même dans le prolongement parfait de la politique menée depuis la crise des Gilets jaunes. Le coronavirus n’est qu’une crise supplémentaire qui confirme la direction prise vers plus de collectivisme et plus de dépenses publiques.

Toutes ces lourdeurs que le candidat Macron disait avoir identifiées en France sont passées aux oubliettes, tout ce « penser printemps » et tout cet esprit startupeur dont il fallait dorénavant s’imprégner, également. Il n’est plus question que de la beauté de notre État-providence et du dévouement de nos soignants – des soignants en colère depuis des mois devant le délabrement de l’hôpital public qui se voient maintenant promettre opportunément à la faveur de la crise sanitaire que tout sera fait pour le maintenir et l’embellir « quoi qu’il en coûte ».

L’inefficacité de notre modèle de santé

Or comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, nous sommes déjà au sommet de tout cela parmi les pays développés avec une dette publique très élevée, et pas le moindre petit excédent à l’horizon, contrairement à nos voisins Allemands. Derrière la question récurrente des « moyens », se profile surtout celle de l’efficacité de notre modèle de santé. Or ce dernier n’est pas libéral, il est collectiviste.

Mais Macron va plus loin. Alors que, comme je le disais, on manque encore de recul sur cette épidémie, lui sait déjà que « déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, notre cadre de vie, au fond, à d’autres est une folie » et qu’il va falloir repenser intégralement notre mode de développement vers moins de marché et plus d’étatisme.

Au stade de collectivisme follement élevé où nous en sommes en France, faut-il s’attendre à voir les idées pratiquement soviétiques du député de la France insoumise François Ruffin, finir par triompher ?

Avec le cynisme méprisant qui lui est coutumier, ce dernier nous a offert dimanche soir le tweet le plus indécent et le plus révélateur du moment :

Autrement dit, profitons de la détresse des gens face à une crise inédite pour mieux leur faire avaler un agenda politico-économique digne du Gosplan dont on connaît pourtant le fabuleux succès… La classe ! Il est vrai qu’avec son plafonnement du prix des gels hydro-alcooliques et ses réquisitions de masques, Macron a ouvert la voie, sans que l’on constate la moindre amélioration de la disponibilité de ces biens. Comme c’est curieux…

Endiguer l’épidémie

En ces circonstances de crise sanitaire grave et inédite, on n’attend qu’une seule chose de nos dirigeants : qu’ils soient pragmatiques, pas idéologues ; qu’ils prennent les mesures nécessaires pour circonvenir l’épidémie. C’est pratiquement une mission régalienne, car il en va de notre sécurité, de notre intégrité physique, et de ce point de vue, les mesures de confinement temporaires, pour coercitives qu’elles soient, me semblent amplement justifiées dans les conditions épidémiques que nous connaissons aujourd’hui en France.

Il sera temps et il sera nécessaire de tirer les leçons de cette crise quand nous aurons le recul suffisant sur les conséquences sanitaires, économiques et sociales effectives, mais voir le Président et moult politiciens à sa suite en profiter pour mieux asséner à des Français désemparés un agenda profondément collectiviste alors qu’ils n’ont pratiquement encore rien fait pour endiguer l’épidémie, c’est non seulement hallucinant, c’est indécent.


Sur le web. Première version de ce billet écrite lundi 16 mars au matin. MàJ mardi 17, 10h.

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  • Bel article, Nathalie.
    J’ajouterais simplement que tous les totalitarismes, sans exception, se sont installés dans le sillage d’une crise grave : guerre civile ou guerre longue, crise économique majeure,…
    Vous avez ici mis le doigt sur ce qui nous pend au nez si nous ne sommes pas assez vigilants.

  •  » déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, notre cadre de vie, au fond, à d’autres est une folie »

    donc laissez moi m’en occuper car je ne suis pas un » autre »..
    c’est quand même incroyable…,

    • @jacques lemiere
      Bonjour,
      Macron pensait évidemment à la méchante mondialisation. Lui n’et pas méchant, il est du bon côté : il est surtout providentiel.

  • Vous vous rendez compte que maintenant?
    Je n’ai pas voté pour Macron , ni pour Lepen. On va avoir Lecron.

  • Tout est fait depuis le début pour créer la peur. Imagine-t-on un traitelent analogue sur la grippe qui a fait 2000 morts depuis début janvier? C’est ce décalage et l’exploitation politique prévisible de la peur qui interroge. Les politiciens, se prévalant d’experts veulent comme les sauveurs dans une situation difficile, mais que maîtrisent-ils? L’essentiel pour eux est que la population croie en eux.
    https://www.voltairenet.org/article209482.html
    Par ailleurs, il est connu qu’une bonne guerre (mot employé plusieurs fois par EM) resserre les rangs autour des dirigeants…

    • La comparaison avec la grippe est contre-productive. Personne ne s’est trouvé à ma connaissance en France avec un proche en train d’étouffer et les urgences lui répondant qu’elles ne pouvaient le prendre en charge car saturées avec la grippe. C’est ce qui pointe en Italie, et en France aussi. Souvenez-vous de ce qui s’est passé à Wuhan !
      Quant à nos politiciens, ils ne seront en rien des sauveurs, et c’est à chaque citoyen de bien leur attribuer la responsabilité de ce qui vient, tant au plan policier qu’au plan santé. Jusqu’ici, il n’y avait plus que dans certaines dictatures dénoncées par tous qu’il fallait demander l’autorisation de sortir de son immeuble…

      • Ce qui est en cause par rapport à la grippe, c’est la proportion de cas graves. La saturation du système de santé est due à ce phénomène, mais sans doute bien davantage au manque de moyens dudit système. Je rappelle que les personnels alertent sur ce fait depuis un an…
        D’ailleurs, l’Allemagne, avec le même virus, a dix fois moins de morts pour un nombre de contaminés comparable. Seulement, en Allemagne, il y a, en proportion, deux fois plus de lits d’hôpital

  • Bravo pour votre article.
    Pour une des premières fois je lis enfin que les élections ont été une « erreur colossale ». Vous employez le mot « confinement » que Macron n’a pas eu le courage de prononcer hier. Et vous terminez par l’idiotie gouvernementale de « mieux asséner à des français désemparés un agenda profondément collectiviste »…
    Heureusement Macron nous a assuré de l’arrivée de la « cavalerie » militaire, normale en temps de « guerre » (mot prononcé 6 fois), comme dans les western(s) de John Ford. Ce matin Europe 1 nous indique que l’on parle de l’ajout d’une trentaine de lits. Une aubaine pour l’Est de la France déjà en manque criant, surtout que l’on sait que les besoins doublent tous les trois jours… Si on se base sur le nombre de morts annoncés de 148 pour notre dimanche électoral, ce sera donc 600 de plus dans 6 jours et… 2400 de plus dans 15 jours quand ces 30 lits militaires seront opérationnels. Alors qu’il faudrait réaliser dans les 15 jours qui viennent pour la France 80 fois (2400/30) ce qu’annonce Macron pour l’Est… Et continuer exponentiellement, bien sûr, avec les appareils respiratoires et etc. qui vont avec… Ce pays est foutu, H16 dixit.

  • IL n’y a pas trente six façons d’endiguer une épidémie: il faut que les gens ne se côtoient plus. Ce qui porte un coup dur à l’économie. L’état paiera, car il ne peut pas laisser des milliers d’entreprises aller au tapis avec un ou deux millions (voire plus) de chômeurs de plus. In fine, c’est la BCE qui rachètera les obligations émises par l’état pour financer l’aide énorme qu’il faudra apporter aux milliers d’entreprises en difficulté des toutes petites au plus grosses (Air France, PSA, etc.).
    A part les élucubrations de Rufin, pour lemoment, l’état, quoi qu’on pense de son acion par ailleurs, fait le job.
    La bonne question à se poser: les fonctionnaires du back office vont -ils comprendre que, cette fois-ci, il va falloir travailler et faire en 3 jours ce qu’ils faisaient en 3 mois auparavant.
    Pas gagné.

    • Oui, il faut que les gens ne se côtoient plus. Mais il faut beaucoup de bonne volonté pour comprendre cela dans les discours des politiques. Ou pour le voir dans les supermarchés pris d’assaut ce matin…

    • non, l’Etat ne fait pas le job : il suffit de voir les résultats…

      • En général et en état normal, c’est vrai, il fait un mauvais job. Mais dans le cas actuel, je pense qu’il fait ce qui doit être fait, surtout avec des français qui ne comprennent pas les chiffres. Je vous invite à lire l’article de Pueyo:
        https://medium.com/tomas-pueyo/coronavirus-agissez-aujourdhui-2bd1dc7838f6

        • @Gerald555
          Bonjour,
          L’Etat ne fait pas le job : il ne prévoit rien du tout si ce n’est ses petits mouvements pour faire avancer ses pions socialistes.
          Au lieu d’aller au Théâtre avec Madame, alors que l’Italie (pays voisin direct) est dans la panade sanitaire complète, que les frontières ne sont pas fermées, il aurait dû faire le job de protéger les habitants vivant de notre côté de nos frontières.

          Les français se compotent comme on se comporte avec des incompétents, ou des clowns, voire des escrocs patentés. La parole politique n’a plus de sens ni de poids pour un grand nombre de français. C’est le seul fait des politiciens qui ont eux-mêmes saboté leur crédibilité.

        • Les Français, et les autres, ne souffrent pas tant d’une incompréhension des chiffres que d’une paresse intellectuelle à remettre en question ce que ça les arrange de penser, ou à se faire une opinion personnelle plutôt que de répéter les phrases toutes faites entendues dans les médias. L’excellent article que vous donnez en référence leur passe loin au dessus de la tête, comme il est passé loin au dessus de celle de Macron et de ses conseillers, en supposant qu’il y en ait un qui l’ait lu. Le job de l’Etat était de souligner les responsabilités individuelles et d’aplanir les difficultés. Interdire les pique-niques ou demander d’avoir le Cerfa qui faut dans la poche pour promener son chien est une infantilisation indigne, et les jours qui viennent vont, hélas, montrer son inefficacité.

        • « je pense qu’il fait ce qui doit être fait »
          Il n’a surtout pas fait ce qui devait être fait en temps et en heure.

    • Ou est le Job pas de confinement, on peut toujours circuler, je vais au pain je vais acheter des clops non mais soyons sérieux.
      C’est vide.
      Les hopitaux croulent sous les malades et ils ont pas de masque dans 15j ils seront tous malades, l’état n’a pas fait le boulot comme d’hab, c’est toujours la faute de ceux qui bossent.
      Quand la bourse sera a 2000 point et les taux d’interets a 9%, qui paiera les 300 milliards personne donc la ca rigolera plus du tout.
      Ce sont des incapables l’avenir est bien plus incertain

    • l’État ne fait pas le job, il fait aujourd’hui un job liberticide qu’il n’aurait pas eu à faire s’il avait vraiment fait le job dès le départ.

    • Si, il y avait au départ d’autres moyens d’endiguer l’épidémie, ou en tout cas la retarder sans mettre une multitude d’entreprises et de commerces en difficulté.
      La France a choisi de ne pas investir dans des masques pour tous, indiquant qu’ils n’étaient utiles que pour les malades connus (car testés).
      Un des objectifs du confinement est de limiter la contamination notamment involontaire (nombreuses personnes atteintes du virus et qui ne le savent pas car elles n’ont pas ou peu de symptômes).
      Le principe de précaution n’a donc pas été respecté(contrairement à la Corée).
      Le coût des masques aurait-il été plus élevé que les conséquences du confinement ?

      • @Marigal
        Bonsoir,
        L’Etat s’est consitué un stock de masques. Stock qu’il a expédié en Chine par solidarité et qui fait défaut au personnel soignant.
        C’est comme si les pompiers du Var envoyaient leurs A.R.I aux pompiers de Corse au début de la saison des feux, et qu’un incendie conséquent démarrait juste après dans le Var.

    • Non , il fallait diagnostiquer , dépister et traiter comme ont fait les Coréens , c’est plus fin que confiner , sauf si vous voulez manipuler les masses pour les orienter vers… devinez!

    • La problématique n’est pas que les gens ne se côtoient plus : c’est trop tard. Il faut que les gens mettent des masques ou des écharpes épaisse autour du nez et devant la bouche, qu’ils se lavent les mains et ne se touchent pas. C’est ce qu’il se passe en Corée du Sud et au Japon (qui a acheté 600 millions de masques).

  • Pour une fois je suis en désaccord presque total avec un des articles de contrepoint.
    Cette épidémie suit, avec perfection les lois statistiques, et plus précisément la courbe erfc, à la pente très lente au départ et de plus raide ensuite jusqu’au point d’inflexion qui signifie que l’on est à mis parcours.
    Les déclaration de Macron suivent cette courbe, possible de freiner au départ, puis entrant dans une zone catastrophique où l’on perd la main à moins de changer totalement la politique de lutte. C’est ce qui s’est passé hier soir.
    Comme par « chance  » le seul transmetteur est l’humain, c’est sur lui qu’il faut agir. Il est soit disant doué d’intelligence, mais les faits démontrent qu’il est particulièrement doué pour l’égoïsme en cas de crise de fait il faut prendre des mesures totalement anti libérales comme, en cas de crise, la république romaine nommait un dictateur.
    Le problème sera, la crise passée sera de revenir aux fondements de la liberté, et ce peut être une chance. Pour revenir à la république Romaine, le dictateur nommé était prié, à la fin de la crise, de partir rapidement cultiver ses champs.
    De fait, il faudra que l’état revienne à ses fondements régaliens en ayant les possibilités de répondre rapidement à une crise. C’est à la sortie de crise qu’il faudra être attentif, pour l’instant on ne peut rien. Si on laisse faire, il faut assumer la phrase de Jonhson « vous allez perdre des proches »

    • Pourquoi vous dites que vous êtes en désaccord ? Vous êtes globalement en phase avec Nathalie, car ce qu’elle craint c’est précisément la sortie de crise. Comme elle, j’ai compris que Macron souhaite encore étatiser des pans entiers de notre économie. Il a bien dit qu’il était dangereux de déléguer notre alimentation par exemple !! Ca veut dire avoir des magasins d’Etat en sortie de crise ???
      A aucun moment il n’a évoqué le fait de laisser plus de liberté aux gens, notamment en ce qui concerne la santé. Si on n’avait pas les 35h et le « tout gratuit  » pour la santé, c’est sûr qu’on n’en serait pas là aujourd’hui.
      Moi je suis super inquiet pour la sortie de crise, car je pense que Macron va encore déverser en grand les vannes de l’argent gratuit des autres, et qu’on va morfler encore plus que depuis qu’il est au pouvoir, ce qui n’est pas peu dire.
      Bref, CPEF !!!

  • Les politiciens , hauts fonctionnaires s’occupent d’abord de leur existences et oublient volontier: de prévoir , de s’assurer de l’existant des stocks ( masques , gants, gel etc ….) ils emploient beaucoup de personnes pour compléter des tableaux statistiques pour le futur . C’est l’essence même des pays socialistes avant la dictature et pour finir la faillitte qui se profile devant nous .

    • Hélas les fonctionnaires ne sont nullement les seuls à passer leur temps en réunion pour commenter des tableaux de chiffres censés prédire le futur. Taleb doit bien se marrer.

      • ils ne savent déjà pas gérer ce qui est certain alors l’incertitude…
        Ils voudraient que le virus entre dans une belle courbe de Gauss!

  • Je ne comprends pas la panique personnellement ! Je respecte les mesures évidemment… mais j ai l impression que personne n est d accord sur la gravité ou pas de la situation réelle

    • Bah normal on de demande il y a 2 jours d’aller d’aller au boulot et après on te dit attention petit chenapant ça va piqué mais t’inquiète je vais payé.
      Dis ça à n’importe quel enfant devant une console il te rira au nez

  • Je n’ai pas écouté le discours du président : je n’en écoute aucun… La substance en est limpide. Un tsunami fonce sur notre gueule, on va l’amortir droit sur le cornet et on va pleurer, collectivement comme individuellement. La faute à qui ? À personne, enfin. C’est le virus, le méchant… Peut-on en vouloir aux éléments ? Cela posé, le chef des fonctionnaires est aux commandes. On nous a assez répété qu’il était largement moins c… que nous. Un génie, en quelque sorte. Eh bien… Que nous propose-t-il ? Comme toujours en cette nation, la contrainte, tous chez soi, embastillés. Est-ce idiot ? Non, c’est pire : c’est médiocre. En Corée, on a testé la population, mené les enquêtes dans l’entourage des contaminés et isolé et traité les patients. On n’a pas cloitré tout le monde, à l’arrache, débordés et imprévoyants. Quant à la ruine économique, on verra après, avec les subventions et plus d’impôts encore. Les faramineuses taxes collectées dans ce pays ne suffisent donc pas à nous payer ce qui nous revient, des masques FFP2, du gel et des tests. Imaginez le stock que vous possèderiez si on abaissait vos impôts. Ah non : impensable. L’état seul peut gérer votre pognon. Ça me fait penser à la sécurité routière : on traite les automobilistes comme un troupeau de meuglants, parce qu’on sait, nous, êtres pensants au pouvoir. Les Français sont des veaux. Pourtant, ce sont bien les veaux qui ont conçu les airbags, les châssis déformables, les ceintures, les systèmes embarqués… Les veaux ne sont-ils pas ceux qui vous extorquent le blé au kilomètre/heure alors que, les autos, bientôt, se conduiront seules sans risque d’accident ?
    Alors confinement généralisé, les vaches à l’étable. Oublions le modernisme. On comptera les bouses après la foire mais il se pourrait que les modernes Coréens aient terrassé ces ânes de Français. Ah, je hais les révolutions mais ces demeurés la mériteraient, la béquillarde. Vive le progrès…
    Allez, vous voulez un conseil : ne comptez pas sur l’état. Protégez VOUS. La vie est précieuse.

    • @DrDupuy
      Bonjour,
      « Allez, vous voulez un conseil : ne comptez pas sur l’état. Protégez VOUS. La vie est précieuse. »
      L’Etat montre à longueur d’années que notre protection n’est pas sa priorité. Il dispense cette protection à d’autres.
      L’Etat a montré à quel point il ne faut pas compter sur lui à de nombreuses et tragiques reprises au siècles passé.
      La vie est précieuse oui. Mais pour l’Etat français, la vie d’une personne vaut 3,5 miillions€.

    • J’ajoute
      « Les faramineuses taxes collectées dans ce pays ne suffisent donc pas à nous payer ce qui nous revient, des masques FFP2, du gel et des tests. »
      Pas plus que l’Etat n’a pu gérer une période de chaleur lors des épreuves du DNB l’an passé et que sa réponse fut un report de quelques jours des épreuves, sans qu’il ne fasse moins chaud, et la distribution de bouteilles d’eau, malgré des montagnes d’argent public prélevé en rapport avec le réchauffement climatique dont on nous rabat les oreilles depuis des décennies.

  • Circonscrire l’épidémie, Nathalie, pas circonvenir.

  • Pour être un peu taquin :
    « « Si j’étais réincarné, je souhaiterais renaître sur terre sous forme de virus mortel afin de faire baisser le niveau de la population mondiale… », Prince Philip d’Angleterre, Président du WWF, Décembre 1995.

  • Je pense que tout le monde ici sera d’accord à ce que le gouvernement ponctionne l’épargne de tous les français à hauteur de 300 milliard d’euro pour sauver les banques, et les Pme. Privatisation des bénéfices et mutualisation des pertes, tout un programme . Et puis dans l’ensemble, aussi peu aimable soit-il, le coronavirus fait à la société humaine ce qu’une meute de loups fait pour un troupeau de cerfs : il écrête sa pyramide des âges et le garde en bonne santé en éliminant les vieux et les malades.

  • Écouter les informations sur la BBC est éclairant. Pragmatisme, lucidité et modestie dominent de l’autre côté de la Manche, y compris lors du discours de Boris Johnson qui n’a pas besoin de parler 21 minutes pour délivrer un message de mise en garde persuasif. De ce côté-ci de la Manche, on est surtout dans les effets … de manche ! Ceci bien sûr n’a rien à voir avec le dévouement des personnels de santé, mais chez nos dirigeants, la politique sembler prioritaire dans le discours…

  • Excellent article, merci. Et bon courage 🙂

  • Voilà ce que dit le Pr Raoult sur le coronavirus, en fonction des observations, des tests et des diagnostics réalisés par ses équipes. Rien à voir avec les délires du JournalDeRéférence ni avec l’incompétence de nos gouvernants…

    https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/…/didie…/

    https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/…/nouve…/

  • « à nos voisins Allemands » >>> « à nos voisins allemands » ou « aux Allemands, nos voisins ».

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