Hausse continue de la violence en France : ce débat qui n’existe pas

La violence est en hausse en France, mais en débattre reviendrait à faire le jeu des extrêmes donc on va se faire des bisous et tout ira bien. Taisez-vous.
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Hausse continue de la violence en France : ce débat qui n’existe pas

Publié le 10 février 2020
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Par h16

Parfois, l’actualité commande de traiter de la rubrique faits divers. Bien sûr, s’il apparaît hardi pour ne pas dire scabreux de tirer des conclusions générales de ces faits divers consternants, l’observation attentive de certains non-dits, du vocabulaire employé ou de l’angle choisi pour traiter certains d’entre eux fournit en revanche quelques clés pour comprendre un certain état d’esprit qui s’est installé dans le pays…

En effet, lorsqu’on prend la peine de revenir sur certains faits divers qui ne sont, finalement, abordés que par cette presse de proximité, et qu’on essaye de déterminer si les faits relatés relèvent d’un malheureux concours de circonstance, d’un drame tragique parmi tant d’autres, sans liens, ou s’il s’agit plutôt d’une tendance globale, on se heurte souvent à l’impossibilité de tirer des conclusions définitives.

Certains journalistes ont tenté cette approche. Le dernier en date, Laurent Obertone, dont j’avais fait la recension du livre Orange Mécanique ici, a précisément construit son tableau sur la base de ces faits divers et a abouti à la conclusion d’une France de plus en plus violente, en proie croissante à des problèmes de gestion de ses populations les plus espiègles dans ses débordements, avec d’un côté un délitement de l’autorité (tant côté des forces de l’ordre que de la justice et de l’application des peines) et de l’autre, un abandon choisi de ces sujets pourtant quotidiens par la presse nationale et par les élites politiques.

Le constat de l’époque avait évidemment choqué et provoqué un tollé de réactions, globalement négatives, dans cette presse et chez ces politiciens. Pourtant, le constat reste : la montée de la délinquance, de la criminalité et de la violence ne semble intéresser la presse que de façon très épisodique.

Ainsi, on cherche encore les suites qu’on aurait espérées brûlantes au cri d’alarme qu’Anne Hidalgo avait poussé l’été dernier en notant l’explosion de la délinquance à Paris, par exemple. La presse en a parlé le temps du cri, la notion même que Paris devient une capitale particulièrement dangereuse ne semble en revanche pas progresser chez les personnes d’influence au sein des partis politiques ou des médias ; il suffit de voir les thèmes palpitants de la campagne municipale actuelle pour bien saisir l’ampleur du jmenfoutisme compact et chimiquement pur de l’ensemble des candidats en lice face à la prolifération d’actes de plus en plus violents au sein de la capitale. Mis à part ouvrir à fond les robinets à pognon public, promettre de planter des arbres, faire disparaître des gares et bâtir à tout-va, aucun de ces prétendants à la Mairie de Paris ne semble s’occuper des trottoirs trop étroits et des enrichissements culturels parfois frappants dans certains quartiers.

Et cette semaine, il aura été difficile de passer à côté de certains de ces faits divers particulièrement odieux, dont la multiplication dans la presse aussi locale que possible et surtout pas nationale fait quelque peu réfléchir. Sans vouloir les lister tous, citons cet adolescent de 14 ans tué à Paris d’un coup de couteau, ou encore cet homme handicapé d’une trentaine d’années agressé par quatre filles de 15 à 17 ans en gare de Grasse, ou encore ce jeune pompier volontaire laissé pour mort par une douzaine d’agresseurs.

Devra-t-on évoquer le meurtre de Mathéo, 19 ans, à Amiens, parce qu’il arborait une plaque minéralogique de Paris sur sa voiture, et que la presse locale, redoutable de pertinence, aura choisi de présenter comme « une erreur » (ben tiens) ?

Est-il utile de s’attarder sur le cas de ce jeune de 17 ans, interpellé pour l’agression ultra-violente d’un restaurateur à Orly ? Ou sur celui de Sylvain, entre la vie et la mort suite à une agression « inexpliquée » à Versailles (coupe-gorge connu de la région parisienne) ?

Doit-on passer du temps sur cette adolescente morte poignardée en pleine rue ?

Eh bien la réponse à ces question est non.

On ne doit pas s’en occuper, on ne doit pas en parler ni en faire un sujet quelconque. Il s’agit de faits divers, d’accidents malencontreux, de la faute à pas de chance. On tue untel « par erreur », on agresse malencontreusement untel autre, il y a bien un dérapage violent ici ou là, mais à chaque fois, il s’agit d’actes isolés, de dérives – certes musclées, certes scandaleuses et il faut que la justice passe patati et patata, certes – mais rien de ces éléments ne peut réellement se dégager de ces petits grumeaux gênants d’actualité sordide.

Il faut bien le comprendre : tenter d’essayer de comprendre pourquoi certains ados deviennent toujours plus violents, tenter de voir dans ces faits divers non pas une longue liste d’événements disparates et sans liens mais d’y voir la marque d’un ensauvagement du pays, d’une perte de repères, d’un abandon de la République dans certains territoire, d’un délitement des institutions, ce serait mal. Non, que dis-je, ce serait immonde.

Pire, ce serait faire le jeu de certaines obédiences politiques honteuses qui ont toujours deux ou trois douzaines d’heures les plus sombres de notre histoire dans les poches, prêtes à ressortir à la moindre occasion pour vous en barbouiller le moral.

J’exagère ? Pas autant que certains articles qui s’empressent de tenir exactement ce discours : puisque l’affaire est ainsi mise en avant et relayée par des personnes qui fricotent avec le Rassemblement National, puisque le buzz créé autour de ces faits divers est monté en épingle par Marine Le Pen, puisque ces individus appliquent des théories complotistes sur la façon dont les médias relaient ou pas ces faits divers, alors, par voie de conséquence, tout ceci sent l’énième artifice d’une fachosphère toujours prête à touiller le sordide pour faire son beurre politique. C’est évident.

On peut, néanmoins, voir deux problèmes à cette attitude.

D’une part, ce procédé qui consiste à barbouiller les buzz des réseaux sociaux d’objectifs populistes voire fascistes permet dans une certaine mesure d’étouffer toute réflexion possible à la source de ces buzz. Les individus, même les moins susceptibles d’abonder aux thèses des groupes ou partis d’extrême droite ou simplement populistes, ne peuvent s’empêcher de noter l’augmentation de ces faits divers, l’augmentation de la violence relatée, le nombre croissant d’affaires judiciaires dans lesquelles des multirécidivistes s’en sortent avec des peines ridicules ou inadaptées voire bénéficient, une fois de trop, de vices de procédures leur permettant de commettre le forfait de trop. Mais finalement, comme tout ceci est « facho », ils ont tort. Eh oui.

Jeter ainsi l’anathème « fachosphère » sur ces frémissements de réseaux sociaux permet de mettre un voile pudique sur ce que les individus ne manquent pas de remarquer, mais occulte complètement la tendance initiale, à savoir l’accroissement des violences, et l’absence dramatique de toute réponse politique crédible et opérationnelle.

D’autre part, il est extrêmement contre-productif d’appliquer systématiquement cette attitude maintenant quasi-automatique d’une part croissante des médias, qui vise à classer dans l’intouchable et le nauséabond les remarques souvent à l’emporte-pièce et baignée d’émotion des citoyens de plus en plus directement concernés par cette augmentation de la violence autour d’eux.

En effet, ce faisant, on refuse de discuter réellement de ces sujets, d’en débattre sereinement. La sécurité dans le pays n’est plus qu’un appeau pour des plateaux télé où une personne aussi controversée que possible sera jetée face à une demi-douzaine de journalites-saltimbanques dont la mission sera d’écraser l’infâme discours sous les procédés rhétoriques plus ou moins faciles.

Les débats de fond, argumentés posément, n’existent plus, ni sur la nécessité d’un système carcéral moderne et adapté à notre population, ni sur l’absolue nécessité d’un suivi des juges et des jugements pour en garantir la qualité (pour rappel, les statistiques sur ces derniers sont désormais interdites en France) et sanctionner les incompétents, ni sur l’efficacité des mesures entassées depuis des décennies (qui en tire les indispensables bilans, et s’ils sont tirés, quelles décisions sont prises ensuite ?), etc.

Or, cette absence de tout débat, cette absence de toute réflexion de fond qui soit à la fois de bon niveau intellectuel et surtout, ouverte à tous les citoyens, pousse ces derniers vers les seules organisations et les seuls politiciens qui assument les quolibets, qui en parlent (même si c’est pour en dire, essentiellement, des âneries). En clair, c’est bien plus sûrement la distribution d’anathèmes que le buzz qui « fait le jeu de la fachosphère », sans qu’apparemment, après des décennies de pratique, les fins analystes de Science Pipo et autres journalistes « engagés » s’en soient rendu compte.

On est arrivé au point où l’on refuse non seulement de voir le problème, où l’on s’interdit d’en parler, donc de l’analyser donc d’y apporter un moindre début de solution, mais pire encore, on choisit de faire en sorte que ceux qui essaient (aussi maladroits et biaisés soient-ils) seront désignés à la vindicte populaire et éventuellement poursuivis, en justice si possible, pour avoir tenté cette analyse avec un biais que la République, la bienpensance, le vivrensemble (ou que sais-je) réprouvent ouvertement…

Comment voulez-vous que ceci se termine bien ?


—-
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  • un état qui pourrit , commence a pourrir par la justice..
    et là çà pue le cadavre depuis 30 ans..
    C’est a la justice de châtier les comportements violents , elle ne le fait plus depuis longtemps embrigadée dans une vision sociale de la notion de « juste »

    C’est çà qui va faire tomber la 5 eme republique

    • Claude Henry
      Dans la terminologie, je pense qu’il est plus approprié d’évoquer le rôle de « la magistrature ».
      « La justice » c’est pour les croyants… ou pour les naifs…

      • oui la magistrature en effet

      • La magistrature c’est une chose (elle est composée de gens situés très majoritairement à gauche, avec le fameux syndicat de la magistrature qui représente 25% des juges), mais il ne faudrait pas oublier ceux qui font les lois : les parlementaires. Et ces derniers ont beau être élus par les Français, ils ont eu une furieuse propension, depuis en gros Mai-68, à voter des lois penchant très à gauche – culture de l’excuse, culture de l’explication « sociale » de la délinquance – même quand ils se disaient de droite. Ces gens-là, les politiciens, sont au moins autant à blâmer que les magistrats. C’est la somme des deux qui fait la « Justice », il ne faut pas l’oublier.

    • « C’est çà qui va faire tomber la 5 eme republique »
      Vous avez raison mais en ce qui concerne la décadence sévère s’aggravant gouvernement après gouvernement, et l’état de pourriture globale avancée du pays ,l’éducation nationale a une responsabilité, pour moi, primordiale.

    • Les avocats aussi, surtout ceux bien payés par les riches justiciables.

  • Réponse du gouvernement:
    Devant la multiplication des attaques au couteau, interdiction de détention ou utilisation de tout couteaux ou objets tranchants. Création d’un référent de la coutellerie municipale qui viendra tous les matins couper votre pain et beurrer vos tartines avec son gentil couteau municipal. La sécurité des citoyens est notre priorité.

  • En fait on a affaire à un gouvernement d’effaceurs : passage à 80km/h, on supprime les statistiques sur les blessés – Education Nationale, on supprime les notes pour mettre des « compétences » – Sécurité : on supprime les statistiques…
    A chaque fois pareil : on efface plutôt que de traiter le sujet de fond.
    Je comprends pourquoi ils font ça, c’est pour garder leurs fromages et se les partager entre copains. Cela n’en est pas moins horripilant, et ça donne envie d’être violent avec ces politiques…
    CPEF en fait !

  • A force, la vérité finit par transparaître: qui ne finit pas par avoir une connaissance de connaissance concernée par un horrible fait divers?
    Sur le fond, ce n’est pas compliqué: tout ce qui détructure, divise, détruit notre société est interdit de débat.

  •  » si je suis battu par marine le pen , ce sera sur le terrain régalien  » , a dit le sieur macron à ces troupes ; il veut donc s’attaquer à l’insécurité , le communautarisme , l’immigration ….après avoir laisse rentrer en France l’équivalent des habitants de bordeaux ( 249 700) par an depuis qu’il est au pouvoir ….l’a chaud aux fesses le président , reste à voir s’il aura autant de courage en actes qu’il n’en a en paroles…..

    • @véra
      Bonsoir,
      « si je suis battu par marine le pen, ce sera sur le terrain régalien »
      Il est donc conscient de son propre gros point faible. Et « en même temps » il ne fait pas grand-chose pour y remédier.
      Il a bien du souci à se faire le Sieur Macron, le régalien est à l’abandon depuis des décennies.

    • « reste à voir s’il aura autant de courage en actes qu’il n’en a en paroles….. »
      Est-ce que c’est réellement un question susceptible d’être posée ?
      Vous imaginez vraiment, après avoir voté en catimini le pacte de Marakech qu’il fera quelque chose ??

  • Quel courage alors : s’en prendre à un déficient mental, à 4 la partie de « catch ». S’en prendre à un homme à terre à plusieurs, quelle somme de courage est nécessaire. Et summum du courage, s’équiper d’une lame de 30 cm.

    Allez Macron, soit fier de ton beau pays. Continue à nous montrer, nous les sans-dents, que tu (n’)en as (pas).
    On te jette le gant. Relève le.

    C2PEF 🙁

    • Un gonze qui sort avec une garde rapprochée n’est pas un homme, encore moins un mâle. Même Merkel a plus de couilles que l’ado attardé de l’Elysee.

  • Oui. J’ai donc tiré la seule conclusion qui vaille il y a quelques mois : j’ai quitté la France, avec femme et enfants. Que le pays soit foutu, c’est une chose, qu’il soit dangereux en est une autre.

  • « Il ne s’est pas laissé faire. Et c’est peut-être aussi pour ça qu’il a été victime d’un tel déchaînement de violence. »
    Extrait de : http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/val-de-marne-un-ado-arrete-pour-l-agression-ultra-violente-de-l-hay-les-roses-06-02-2020-8254548.php
    … voilà voilà… Il n’a pas accepté la redistribution des richesses qui lui restaient. C’est de sa faute s’il a rammassé.

  • a mon opinion un truc comme les grooming gangs en Angleterre peuvent changer la donne en ce sens que si être raciste c’est pas joli joli… ne pas agir car on a peur d’etre qualifié de raciste peut avoir des conséquences affreuses..

    • @jacques lemiere
      Bonsoir,
      Les grooming gangs : groom est le jeune marié ou la jeune mariée. C’est une belle tournure sémantique, pour donner un petit côté romantique aux kidnapping, séquestration, esclavage sexuel de mineures.
      Je ne vois pas pourquoi ce genre de pratiques n’existerait pas en France. Peut-être parce que mieux couvertes.
      Telford, Rotherham, maintenant Manchester, pour ne citer que les plus médiatiques, ça commence à faire.
      Je me demande comment réagiraient les français face à une telle affaire. En fait, je ne devrais peut-être pas.
      « ne pas agir car on a peur d’etre qualifié de raciste peut avoir des conséquences affreuses.. »
      C’est raccord avec :
      « Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre. » – Winston Churchill

      • La Grande-Bretagne a fait son « coming-out » en ce domaine et, plus généralement en celui de la violence ordinaire. Elle tente maintenant de ne plus traiter ce genre de problème par le silence ( ou la fausse négation, du type acte d’un déséquilibré ). Dans un système paradoxalement nettement plus punitif que le système français tout en étant plus protecteur des droits individuels, ce n’est pas évident, et la réponse risque d’être un alourdissement du premier avec une réduction du second.

      • grooming gangs : recencés dans 27 villes.

  • Lundi, une centaine d’écologistes ont pénétré dans les locaux de BlackRock, ils ont séquéstré les employés et tout saccagé. D’après Le Point, les employés sont restés prisonniers 1 h 30. D’après Libération que je cite « Les manifestants ont pénétré dans le bâtiment «Le Centorial» dans le centre de Paris, autour de 10 heures. Ils en sont sortis peu avant 13 heures alors que les forces de l’ordre étaient prêtes à intervenir ». Aucune trace de l’évènement dans Le Monde ce matin à 8 h.
    On peut pénétrer à 100 dans une propriété privée, molester le personnel de sécurité, agresser les employés (« Il n’y a pas eu de violence physique. Mais, psychologiquement, cela a été rude », confie un des membres de BlackRock. source Le Point), tout casser… Tout ça pendant des heures, en plein Paris.
    La Police, elle, a l’ordre (je présume) d’être « prête à intervenir ». Pour terminer, 17 personnes sont en garde à vue. Aurons-nous connaissance des sanctions ? Je n’ai pas la télé et j’ignore si des images ont été diffusées, mais le message d’impunité est clair.
    Comme pour Mila (dont on ignore toujours tout sur le sort réservé à ses agresseurs), on peut en toute tranquilité en France, agresser des personnes pour leurs idées. A condition d’être du bon côté bien sûr. Car j’aimerais entendre le silence du Monde, si demain 100 lecteurs de Contrepoints séquestrent des salariés de la SNCF (ou de la CGT) pendant des heures et saccagent leurs bureaux.

  • entre cela : https://www.lefigaro.fr/vox/societe/maurice-berger-non-la-violence-gratuite-n-est-pas-due-a-la-ghettoisation-20191115

    et même quand elle condamne, la justice n’a pas les moyens de faire appliquer les peines… (manque de places de prison).

    • Sur ce dernier point, le rétablissement de la peine de mort pourrait aider…

      • La peine de mort coûte très cher, si la justice avait simplement appliqué les peines prévues, on n’en serait pas là.
        Par exemple la peine pour une violence ayant entraîné une mutilation est de dix ans d’emprisonnement et 150’000 euros d’amende.
        J’ai vérifié un cas vite fait: 18 mois et 3000 euros pour un œil et comme en dessous de 5 ans les peines ne sont pas effectuées, ce sera 18 mois avec un bracelet ou d’autres mesures pour « favoriser la réinsertion ».
        La victime traumatisée à vie n’est pas prête de se « réinsérer » ni d’avoir le sentiment que justice a été faite, quant à l’agresseur, c’est un véritable permis de tabassage.

        • et l’amende ne sera jamais payée, comme les dommages à la victime !

          • Déjà une amende qui revient dans les poches d’une non-victime alors que la victime ne touche rien de la part de l’agresseur, c’est ahurissant.
            Paradoxalement certaines justices en Afrique qui comptent les réparations en têtes de bétail sont beaucoup plus humaine dans cet aspect.

        • La peine de mort coûte forcément beaucoup moins cher que 30 ans de prisons , et a fortiori la réelle perpétuité (jamais appliquée, quelle que soit l’horreur du crime en France).
          Pour le reste je vous suis.

          • Aux état-unis, le coût d’un condamné à mort est presque le double de celui d’un condamné à la perpétuité. En plus les gauchistes ont un angle d’attaque idéal pour défendre leurs innocents criminels chéris et semer le dawa au nom de la « lutte contre le fascisme », encore un coût.
            Beaucoup plus subtilement, il suffit de réinstaurer la vraie perpétuité, certaines personnes ne peuvent tout simplement plus vivre au milieu des autres, je suis pour les peines cumulatives.

            • « Aux état-unis, le coût d’un condamné à mort est presque le double de celui d’un condamné à la perpétuité.  »
              Comment est-ce possible ? Probablement parce qu’ils restent des dizaines d’années en attente ?
              En ce qui concerne la vraie perpétuité ,c’est , pour moi une sanction encore pire que la peine de mort (psychiquement), mais au moins cela permet la réversibilité en cas de doute sur la culpabilité (mais là la peine de mort est un total non-sens).

              • @Balthazar
                Bonjour,
                La perpétuité on ne sait pas faire en France.
                Casanova Agamemnon vient de se voir accordée la liberté conditionnelle après 48 ans passés sous les verrous, entre deux libérations conditionnelles et une évasion pendant laquelle il avait tenté de tuer la femme du procureur qui l’avait poursuivi.

                Pourtant la perpétuité réelle, incompressible est prévue dans le Code Pénal que la CEDH a approuvée :
                « La justice européenne valide la « perpétuité réelle » en France La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a validé la « perpétuité réelle », la peine la plus lourde du code pénale qui correspond à une réclusion à perpétuité incompressible. « Le droit français offre une possibilité de réexamen de la réclusion à perpétuité, qui est suffisante, au regard de la marge d’appréciation des Etats en la matière », ont estimé les juges de Strasbourg dans leur arrêt. »
                Rarement appliqué :
                « Pierre Bodein. Surnommé « Pierrot le fou », il purge en 1969 sa première peine de prison pour vols avec violence, braquages et agression sexuelle. Libéré en 1980, il est de nouveau arrêté en 1989 pour braquage mais se fait passer pour fou. Il s’évade de l’hôpital psychiatrique dans lequel il est placé en 1992 et prend en otage deux femmes (viole l’une d’entre elles), avant de braquer une banque et de tirer sur deux policiers lors d’une course-poursuite avec la gendarmerie. Il est condamné en 1994 à 30 ans de réclusion criminelle. Pierre Bodein est libéré sous contrôle judiciaire en mars 2004. Quelques mois plus tard, il est accusé d’avoir violé et tué Jeanne-Marie Kegelin (10 ans), Julie Scharsch (14 ans), et Hedwige Vallée (38 ans).

                La cour d’assises de Strasbourg le condamne en 2007 à la perpétuité réelle. C’est le premier détenu français à être condamné à vie, sans possibilité d’aménager sa peine. » … jusqu’à quand ?
                Il a été condamné à 30 ans en 1994, n’en a fait que 10 et est accusé de viols et de meurtres alors qu’il aurait dû être derrière les barreaux.

                Il y a aussi Tommy Recco qui est enfermé depuis 1983 à la suite de sa 2nde condamnation à perpète. Sa dernière demande de libération a été rejetée.

                Vous parlez de réexamen des dossiers en cas de doute. Une condamnation ne doit laisser aucun doute car le doute doit profiter à l’accusé. C’est un fondamental du droit français.
                Pour les crimes, le procès se fait aux assises, le dernier recours en cassation. Si de nouveaux éléments sont proposés, le dossier peut être rouvert, autrement il n’y a aucune raison de procéder à un réexamen.

                Je viens de lire le pédigré des derniers condamnés à perpète dont Pierre Bodein. L’article où j’ai trouvé ces infos en nomme 4. Au vu de certains crimes qui se produisent en France, ils ne devraient pas être seulement 4.

              • Je suis entièrement d’accord avec vous pour la perpétuité.
                Pour la peine de mort, le coût du judiciaire explose quand une vie est en jeu ; experts, psychiatres, avocats, les procès sont très long, les dossiers énormes. Au Kansas un procès normal coûte en moyenne $100’000 contre $400’000 pour une peine capitale potentielle. Ensuite il y a les coûts d’incarcération dans une seule cellule très surveillée et les multiples recours plus le dispositif qui applique la peine de mort et qui doit être maintenu même sans « client ».

  • Un agriculteur de la Marne. Cambriolé à de multiples reprises.Encore un cambriolage…le lendemain il s’équipe pour se défendre et fait le guet. Deux cambrioleurs arrivent (le lendemain !). Il tire. Un homme tombe. Qui est devant le juge ? Vous avez trouvé n’est-ce pas ?
    Le coupable c’est l’état.
    S’il est incapable de défendre la propriété privée, les biens et même l’intégrité physique et morale des citoyens honnêtes il devrait au moins les laisser se défendre.

    • @Balthazar
      Bonjour,
      Ce n’est pas une question d’incapacité, ou d’incompétence : c’est une question de volonté. L’Etat sait protéger son personnel (ses VIP) ses biens et surtout ses privilèges. Pour cela il s’autorise ce qu’il nous interdit.
      Pour l’Etat, les honnêtes citoyens ne doivent pas pouvoir se défendre contre les délinquants, autrement ils pourraient se rendre compte qu’ils pourraient aussi se défendre contre lui.

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