Margrethe Vestager n’a pas compris l’économie de l’échange numérique

C’est la liberté des échanges qui a incité à la production de plus de biens pour pouvoir les échanger. C’est l’ouverture du libre échange qui a permis de réduire la pauvreté dans le monde.

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Margrethe Vestager n’a pas compris l’économie de l’échange numérique

Publié le 28 décembre 2019
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Par Jean-Philippe Delsol.
Un article de l’Iref-Europe

Dans une récente interview, le journal Le Monde (20/12/2019) a demandé à Margrethe Vestager1 quelles étaient ses priorités pour une réforme de la politique européenne de la concurrence.

« Il nous faut tenir compte des nouvelles caractéristiques de l’économie. Depuis cinq ans, par exemple, les plates-formes Internet [Uber, Deliveroo, Airbnb…] se sont énormément développées, on en compte 7000 en Europe.
Autre évolution, qu’il faut intégrer à notre réflexion, les données sont désormais au cœur du business model de nombreuses entreprises : elles leur sont fournies gratuitement mais augmentent leur valeur, c’est un sujet majeur ».

Et elle a déclaré à l’hebdomadaire Le Point

« il faudra se demander s’il ne faut pas trouver un moyen de permettre à leur propriétaire de monétiser [leurs data] ou d’empêcher cette collecte. »

Au fond, ce que reproche la vice-présidente exécutive de la Commission européenne à l’économie numérique, c’est de créer de la valeur. Elle n’a pas compris que c’est pourtant toute l’intelligence de l’économie de marché que de créer de la valeur ajoutée par l’échange.

Non l’échange n’est pas gratuit

C’est vrai que l’économie du numérique repose souvent sur l’accord entre des consommateurs qui acceptent librement que des quantités variables de leurs données personnelles soient utilisées par les entreprises numériques en échange de l’utilisation d’un logiciel ou autre service.

Cette utilisation n’est pas vraiment gratuite, comme elle est trop souvent présentée, puisqu’elle est consentie en contrepartie du droit plus ou moins implicite d’utilisation des données. Mais cet échange est extrêmement profitable pour les deux parties au point qu’il y aurait sans doute bien peu d’utilisateurs de smartphones qui consentiraient à payer un abonnement pour éviter que leurs données soient utilisées par leur fournisseur.

L’échange doit être libre

L’échange est une opération entre personnes libres qui y souscrivent parce que chacune y trouve son compte dans une égalité estimée de ce qui est offert et de ce qui est reçu. L’échange valorise ce que chacun donne au travers de ce qu’il reçoit.

Dans le troc, l’un remet à l’autre quelque chose dont il n’a pas –ou moins– besoin en attendant en retour un bien qu’il désire. Et le miracle de l’échange est que ce qui est reçu peut être valorisé au-delà du prix accepté.

Dans la chaîne de production, une série d’échanges égaux – puisque chaque partie considère nécessairement recevoir la contrepartie attendue à défaut de laquelle elle ne contracterait pas – intervient, à partir desquels chacun essaie d’ajouter de la valeur à sa contrepartie. Le savoir-faire, le talent, l’ingéniosité se combinent pour créer de l’inégalité à partir de l’égalité de l’échange.

Dans la valeur d’un téléphone smartphone, il y a davantage que la valeur additionnée de toutes les petites pièces de métal qui le composent. Celui qui parvient à en faire un objet utile, de qualité et peut-être de valeur, en tirera un prix intégrant une plus-value. La production de chaque objet, la conception de chaque modèle exige non seulement du travail, mais de l’intelligence, du savoir-faire, de la créativité ; elle relève d’un projet qui suppose aussi un pari risqué, dont la récompense n’est pas indue lorsqu’elle n’est pas fondée sur la fraude ou la tromperie du consommateur.

Et c’est dans cette liberté de l’échange des consentements entre vendeurs et acheteurs que va s’établir la part revenant à chacun, toujours égale et toujours productive d’inégalité, sans que jamais la part de chacun puisse être fixée à l’avance.

Cet aléa est hors du contrôle des planificateurs. Il est propre à l’action des Hommes et à leurs comportements imprévisibles et incertains. Il alimente le moteur du progrès au profit de tous, en même temps que l’attribution de valeur à ceux qui ont innové, entrepris, investi. Pour éviter celle-ci, aurait-il fallu empêcher Bill Gates de produire un ordinateur dans son garage, au détriment de tous ceux qui ont bénéficié de ses inventions ?

C’est la liberté des échanges qui a incité à la production de plus de biens pour pouvoir les échanger. C’est l’ouverture du libre échange au niveau mondial depuis la chute du Mur qui a permis de réduire drastiquement la grande pauvreté dans le monde. La qualité et l’ampleur des services numériques basés sur les données sont d’autant plus performants que chaque utilisateur y contribue, ce qui rend l’échange, à son tour et en chaîne – car c’est une sorte de troc – d’autant plus important.

Un bénéfice pour les deux parties

Si de nombreux utilisateurs étaient prêts à payer pour que leurs données ne soient plus utilisées, le service lui-même serait dégradé, voire inopérant.

Conformément à l’observation d’Adam Smith :

« Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais plutôt du soin qu’ils apportent à la recherche de leur propre intérêt. Nous ne nous en remettons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme ».

En réalité d’ailleurs il s’agit moins d’égoïsme que d’intérêt réciproque. Pour obtenir son dîner, il faut que ce soit aussi l’intérêt de l’autre de le procurer, c’est-à-dire qu’il faut lui offrir le prix qu’il en attend. Ce qui est certain, c’est que la poursuite par chacun de ses intérêts personnels peut conduire à la satisfaction de l’autre dans un échange bien compris, tandis que l’intérêt collectif dit général est généralement douteux.

Plutôt que de s’interroger sur la meilleure façon de contrôler encore et encore les producteurs de services numériques, Mme Vestager ferait mieux de réfléchir au meilleur moyen de leur donner plus d’espace de liberté pour qu’ils poursuivent au mieux leurs innovations au service du bien commun. Mais, au fait, pourquoi Margrethe Vestager se dit-elle libérale ?

Sur le web

  1. Vice-présidente exécutive de la Commission européenne à l’économie numérique.
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  • Cette article passe a côté de l’essentiel, la liberté des échanges n’est pas essentielle ,l’important est la distance entre le vendeur et l’acheteur.ce qui a permis d’augmenter les échanges est….le moteur a explosion et aujourd’hui internet. La réduction des distances est la clé

    • L’octroi limitait les échanges entre villes, les taxes douanières les échanges entre états, les traités commerciaux tentaient de réguler les échanges. C’est la liberté de circulation qui a fait exploser les échanges et l’amélioration des transports a suivi. Dans le domaine internet, les efforts de contrôle de la Russie, avec son intranet, de la Chine avec ses censures sélectives, de la Corée du Nord avec son verrouillage des accès montrent bien que les pays dirigistes ne veulent pas de cette liberté, alors qu’ils disposent bien sûr des moteurs à explosion et de la technologie des communications, la Chine étant probablement, actuellement, le leader en 5G tout en instaurant des limitations drastiques à ses citoyens

      • évidement ! échanges et liberté vont de pair

      • Je ne pense pas que l’argent freine les échanges , il modifie seulement les canaux d’approvisionnement ou entraîne des échanges moins nombreux mais sur des produits plus chers.
        La TVA joue t elle sur les échanges ? Pas vraiment. Un blocage des échanges extérieurs va augmenter les échanges a l’intérieur , d’où certains protectionnismes même en terre libérale.
        Ho que si le transport est essentiel que serait Amazon sans cela ?
        Pourquoi la route de la soie ?

  • Un problème est que l’échange consenti entre deux parties peut aussi livrer des données d’une troisième partie à son insu.
    Quand un correspondant@gmail.com m’écrit, il livre à Google des infos privées sur lui mais aussi sur moi, sans mon accord. Ce faisant il m’incite à empêcher tout échange avec lui au moins par ce canal.

    • C’est exact, mais dans l’affaire, la puissance publique ne cherche qu’à prendre la place de cette troisième partie, et pas le moins du monde à favoriser l’existence d’alternatives.

    • de la même façon que la reconnaissance faciale.
      A mon corps défendant, ont en reviens encore et toujours à G.ORWELLES.

      • Et pourtant il y aurait des solutions techniques pour s’immuniser contre le panopticon mais le peuple est satisfait de d’avachir dans son clapier.

    • Certes. Mais le service de gmail est gratuit.
      Combien seraient prêts à payer un service de messagerie mail permettant l’absence de complète de transmission de leurs données personnelles (si cela est possible)? Très peu je pense. Aucun dans mon entourage proche quand j’ai une fois posé la question.

  • Nos états plutôt que d’interdire se comportent comme des mafias : ils veulent toucher à chaque mouvement. Et ce n’est pas facile avec l agilité des sociétés du numérique.La remarque de cette donzelle s’inscrit dans ce contexte : comment diable toucher « notre » « dû » étatique ?

    • La mafia s’est développée en réaction à l’Etat italien. C’est en fait une organisation fort libérale.

      • La notion de contrat unilatéral chère à la maffia ne me paraît pas correspondre aux canons du libéralisme.
        Ceci étant, les contrats, garanties et engagements de l’état sont révocables sans préavis avec effet rétroactif.
        La maffia est un peu moins faux-cul que l’exécutif. De là à en faire un modèle « fort libéral », évitons l’outrance …

        • La garantie de l’Etat est la plus stable car l’Etat ne se barre pas aux Îles Caiman avec vos sous. Sauf cas extrême (et donc très rare), une dette garantie par l’Etat sera honorée. Une entreprise qui fait faillite ou dont les dirigeants ont joués aux apprentis sorciers ne laissent que des miettes et encore.
          La stabilité d’un pays (la sécurité juridique) est un élément très important pour toute société désirant s’implanter dans ce pays. Un Etat ne pense jamais en disant « après moi le Déluge ».

          • Les sous des impôts restent effectivement dans le pays ou les parasites multipliés par l’état le mangent sous le nez de ceux qui les paient tout en les insultants.
            Il y a en France 7 millions de salariés d’état, dont 2,8 millions sont justifiable par les écoles, le médical, les routes, les infrastructures, la justice et la police.
            ..
            Pantone a écrit: « La stabilité d’un pays (la sécurité juridique) »

            C’est amusant parce que la justice française est classé 37eme sur 43 pays européens derrière l’Arménie et l’Azerbadjian et le tout par « manque de moyen ». Le budget de la justice est de 0,6% du PIB. La France est d’ailleurs médiocrement classé pour la sécurité juridique et fiscale.
            .
            Toutes les infrastructures vitales souffrent du même problème, l’argent du pays no1 pour la fiscalité est pillé bien avant d’arriver là ou il devrait.

  • On a demandé aux avocats de Facebook ce qu’ils comprenaient par « respect des données personnelles » :
    Tant que les données sont stockées et accessibles par le seul propriétaire, elles sont personnelles. Mais, si elles ont été transmises, envoyées ou accessibles même à une seule autre personne, elles deviennent … collectives. Aucun groupe même fortement limité n’est un frein à leur exploitation directe par F.

    L’article me rappelle cette notion de « neutralité du net » qui a toujours été comprise à tort et à travers. Les tiers sont nombreux et présents dans un échange entre 2 parties, et l’auteur l’oublie totalement.

    • Tout a fait en accord ,la neutralite du net c’est simplement un lobbying des fournisseurs de services payés par toujours les mêmes ,ceux payant un abonnement alors que celui ci devrait être gratuit .,…sérieusement SFR vous fait payer pour 50 giga octets , c’est juste la quantité consommée par les services google gratuitement. Vous payerz et on vous vole en plus votre vie privée

  • L’affaire Google ,c’est une société de service basé sur l’espionnage privé donc ,très performante..et indispensable ,combien de milliards les industriels doivent a Google ?
    Qu’on le taxe ,pourquoi pas mais qu’on limite leur inquisition sur la vie des gens aura des répercussions industrielles phénoménales et une augmentation finalement des prix de vente des produits et une perte de pouvoir d’achat.

  • L’échange est aussi vieux que l’homme! Certains étant plus doués que les autres se spécialisaient, comme tailleurs de pierres par exemple, ce qui permettait à ceux qui ne l’étaient pas d’acquérir les objets désirés par échange. Plus tard, à l’âge du bronze, on trouve des haches du même modèle disséminées dans toute l’Europe. L’échange est un geste naturel lorsque vous voulez un objet. L’achat n’est rien d’autre, à part que c’est contre de la monnaie qu’on l’échange, car c’est un vecteur plus pratique!

  • Quand je lis un tel article qui défend les GAFA de la sorte je me demande si l’auteur n’a pas tout simplement des actions de ces entreprises.
    Je pense au contraire, comme les anglais du reste qui ont lancé une action de classe contre Google, que Margrethe Vestager a raison.
    Oui, Google se gave en valorisant nos données sans nous donner le moindre bénéfice de nos données en retour.
    Bien sûr, Google valorise ces données brutes en les agrégeant et en les analysant, en y apportant une valeur ajoutée supplémentaire, mais cela n’enlève pas le fait que sans les données brutes, point de valeur ajoutée non plus.
    Google surfe sur le fait que les internautes ne sont pas organisés pour réclamer leur du.
    Quand quelqu’un vient glaner des champignons chez moi ou couper du bois, il me paie ma part, fut-elle minime, sinon je le jette à coup de fourche. Il y a transaction sinon c’est de la spoliation.
    Et là on a bien une spoliation de masse.
    Il y a des alternatives à Google et elles se tissent progresivement, notamment dans le monde de l’open source (voir la Quadrature du net et Framasoft). Autre solution très intéressante, celle de Duckduckgo, un meta-moteur de recherche qui permet de faire des recherches en utilisant plusieurs moteurs de recherche incluant Google tout en permettant de faire une recherche purement Google mais de façon anonymisée. Cela fait sortir votre requête du profilage que Google valorise.
    Le jour où de plus en plus de gens feront de la sorte, les données vendues par Google auront un peu moins de valeur et la marge colossale de Google réduira un peu.
    Et s’ils veulent alors conserver un parc de contributeurs de données suffisamment large et produire des cibles valables pour les agences de pub il faudra bien qu’ils proposent d’acheter les clics des internautes voire de faire payer aux plus riches un abonnement.
    Quand on voit le pourcentage de marge nette de Google, il est évident qu’il y a de la place pour ré-équilibrer la donne, par la concurrence, ou par la syndication de clients. Tout en restant bien libéral bien sûr!
    La solution de nos politocards seraient de taxer ces GAFA. Ce serait pire que tout indeed!
    Joyeuses fêtes à tous!
    Bonne année à tous

    • Quand vous venez glaner une recherche chez Google, il n’accepte qu’une forme de paiement, c’est là le problème. Mais si vous en appelez à l’UE plutôt que de proposer d’autres manières de payer, vous ne résolvez rien, bien au contraire. Idem si vous affirmez que le service devrait être gratuit.
      Joyeuses fêtes quand même !

    • Il n’y a pas spoliation quand la victime est consentante et adulte.

      • Toutes les personnes ici sont adultes et consentantes pour les impôts puisqu’ils restent sur le territoire et dans la juridiction fiscale qui est la leur.

        • Pantone a écrit: « et consentantes pour les impôts puisqu’ils restent sur le territoire »

          D’après vous les noirs étaient donc consentant pour la ségrégation aux USA en 1950 et en Afrique du Sud en 1980.

  • L’auteur écrit : « l y aurait sans doute bien peu d’utilisateurs de smartphones qui consentiraient à payer un abonnement pour éviter que leurs données soient utilisées par leur fournisseur. » : je suppose qu’il l’a sucé de son pouce et qu’on doit le croire sur parole.
    L’auteur écrit « Si de nombreux utilisateurs étaient prêts à payer pour que leurs données ne soient plus utilisées, le service lui-même serait dégradé, voire inopérant » : ben tiens, je croyais qu’il y aurait bien peu d’utilisateurs prêts à payer blabla. En fait, les sociétés privées font tout pour aspirer le max de données personnelles, et dépensent des fortunes pour créer des modèles avec ces données dont la collecte et le traitement sont fort heureusement encadrés (avec une efficacité à déterminer) par l’UE grâce à un certain règlement bien connu ici (et dont la mention conduit directement en modération car CP ne le respecte pas (encore)).
    L’auteur écrit : « ’intérêt collectif dit général est généralement douteux. » Eh ben, on a du grand niveau d’avocat là ! Argumentation level bac à sable.
    Et l’auteur finit par un magnifique « donner plus d’espace de liberté pour qu’ils (les producteurs de service numérique) poursuivent au mieux leurs innovations au service du bien commun. ». L’auteur semble être vigoureux partisan de la Responsabilité Sociétale des Entreprises…
    Bref, c’est nul. (oui, c’est aussi de l’argumentation de bac à sable).

    • S’il y avait suffisamment d’utilisateurs de smartphones prêts à payer un abonnement au prix auquel les données seraient sacrées pour le fournisseur, il y aurait des fournisseurs qui proposeraient ce service !

      • Il est amusant de constater que les services qui offrent le plus de protection des données à caractères personnelles sont gratuites : duckduckgo et le réseau Tor, les communautés Opensource qui sont contre le moissonnage des infos personnelles par les gouvernements et entreprises privées.

        • Ces services, et d’autres des communautés Opensource, sont gratuits en argent mais extrêmement coûteux en investissement personnel pour ceux qui n’ont pas grandi avec eux.

          • Exact. Et cet investissement à un cout en temps et en compétence.
            Les entreprises qui offrent un service identique et très facile d’accès se rémunèrent sur la bête. Il n’y a aucune obligation à utiliser Google.
            En même temps, les pratiques de captation des données perso par Google et consorts génèrent une demande pour autre chose et, concurrence aidant, d’autres alternatives commencent à se mettre spontanément en place sans intervention étatique.
            Le jour ou Google se fera tailler des croupières par des services identiques sans les inconvénients de google, celui-ci changera. On peut même parier qu’il changera très avant rien qu’en sentant le vent tourner.

        • Vous allez dire que je vous pourchasse, mais ce n’est pas de ma faute si vous alignez les non-sens.
          duckduckgo n’est pas plus « gratuit » que Google, c’est une entreprise privée qui a été créé avec des fonds privés et qui vit comme Google de la publicité et du marketing, de plus le moteur pompe les informations des API comme Yahoo, Bing, EntireWeb et a donc moins de frais.
          Grace au marché libre ce business modèle a pu émerger et répondre à une demande libérale de protection des données privées, entre autres contre vos chers états.
          .
          Ceci illustre d’ailleurs la clé de la pensée libérale: vous pouvez choisir individuellement de ne pas donner de l’argent, vos données ou vos efforts a une entreprise privée qui déconne. Avec un état c’est impossible à moins de fuir le pays et encore, les USA traquent fiscalement leurs ressortissants et les oligarques français rêvent de faire pareil.

          • Ben oui que Duckduckgo est une entreprise privée et patatipatata, personne n’a dit le contraire et personne n’a dit que c’était mal. Sauf que celle-là ne deviendra pas un mastodonte à tendance monopolistique car elle ne prend pas mes données pour les monnayer.
            Lol pour la clé de pensée libérale : le droit de choisir est un droit inhérent à l’être humain, le récupérer pour lui coller l’étiquette libérale, c’est un peu gros.

            • Pantone a écrit: « le droit de choisir est un droit inhérent à l’être humain, le récupérer pour lui coller l’étiquette libérale, c’est un peu gros. »

              C’est faux, votre idéologie étato-socialiste veut bannir le libre choix.
              La simple incitation à se désaffilier de la sécurité sociale qui est un monopole en faillite est passible de 15 000 € d’amende et 6 mois de prison…
              Si le code du travail français fait 2500 pages contre 20 pour le code Suisse ce n’est certainement pas pour promouvoir le libre choix, la France est classé à la 71ème place pour la liberté économique, la Suisse est 4ème et n’a aucun des problèmes socio-économique de la France.

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