Réforme des retraites : Laurent Pietraszewski ne changera rien

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Réforme des retraites : Laurent Pietraszewski ne changera rien

Publié le 19 décembre 2019
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Par Nathalie MP.

Après « l’habile négociateur », voici « l’expert ». Après le festival de mots creux et flatteurs qui a entouré la piteuse démission de Jean-Paul Delevoye, voici le festival de mots creux et flatteurs à propos de son successeur le député LREM Laurent Pietraszewski.

Et chacun de s’extasier sur le parcours de cet homme de la société civile dont l’expérience professionnelle s’est déroulée principalement au sein des ressources humaines du groupe Auchan. Vous avez dit ressources humaines ? Mais c’est évident, Laurent Pietraszewski est le spécialiste des retraites que la France paralysée et en grève attendait !

En réalité, les fonctions exercées chez Auchan par le nouveau secrétaire d’État en charge des retraites auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn concernaient avant tout l’évaluation professionnelle et la gestion des carrières. Rien à voir, donc, avec une quelconque expertise inédite en matière de retraites.

Il est vrai en revanche qu’il fut associé très tôt au projet de retraite universelle par points voulu par le gouvernement puisqu’il fut membre du Conseil d’orientation des retraites (COR) et qu’il anima le groupe des 38 parlementaires LREM et Modem envoyés en ambassadeurs par Jean-Paul Delevoye afin d’expliquer la réforme sur le terrain et faire remonter les objections et les éventuelles propositions.

L’impression dominante de cette nomination est donc moins celle d’un nouveau départ après les cacophonies, les blocages, les TGV à l’arrêt et les petites « étourderies » malencontreuses du vieux routard de la politique qu’était Delevoye que celle de la plus parfaite continuité avec le projet initial.

Dès les débuts, Pietraszewski a fait corps avec la réforme, dès le départ il en a adopté tous les codes (suppression des régimes spéciaux de la SNCF et la RATP d’un côté, maintien du monopole étatique de la répartition de l’autre) et dès le départ il était prêt à courir la France pour la défendre.

C’est du reste ce qu’il a eu l’occasion de confirmer lui-même lors de la cérémonie de passation de pouvoir (vidéo, 22′) qui s’est déroulée hier matin au ministère des Solidarités et de la Santé entre Jean-Paul Delevoye et lui-même :

« Derrière l’expression ‘passation de pouvoir’, il y a l’idée d’une continuité au service de l’action publique, au service des projets. Cette continuité est ici indispensable pour poursuivre le dialogue social. »

Bien sûr, il y aura du dialogue, il y aura de la concertation, il y aura des négociations , il y aura des concessions – sur l’âge pivot1 notamment, ainsi que le Président de la République l’a fait savoir hier. Bien malin qui pourrait dire à quoi ressemblera le texte de loi qui sera présenté en Conseil des ministres au mois de janvier 2020.

Mais malgré tout cela, les « codes » essentiels qui guident la réflexion française sur les retraites seront préservés : elles continueront à dépendre intégralement des décisions de l’État au nom de la solidarité intergénérationnelle que seul un système par répartition peut soi-disant garantir. La réforme du XXIe siècle dont le gouvernement vante la modernité se révèle ironiquement incapable de sortir des dogmes collectivistes qui prévalent chez nous depuis 1945.

Laisser aux Français un espace de liberté pour décider eux-mêmes de leur âge de départ en retraite ou de la durée de cotisation qu’ils estiment nécessaire pour leur assurer ensuite un niveau de pension convenable, leur permettre de compléter un système de base par répartition par des systèmes de capitalisation qui ont fait leurs preuves (y compris en France, voir les régimes autonomes) – mais quelle horrible horreur !

Il y avait pourtant une petite flamme bien sympathique chez Laurent Pietraszewski. Comme beaucoup de ses collègues nouvellement députés depuis 2017 et comme beaucoup de militants LREM, il n’avait jamais fait de politique. Il n’y avait même jamais songé jusqu’à ce jour d’avril 2016 où Emmanuel Macron faisait le constat d’un « mal français » fait de blocages politiques et sociaux et ouvrait la porte à un nouvel espoir de changer la France.

Conquis par la jeunesse, les discours et l’enthousiasme « printanier » du futur candidat présidentiel, Laurent Pietraszewski et des milliers d’autres se sont alors mis « en marche », certainement avec la ferme ambition de faire place aux idées neuves, à l’audace et à l’ouverture sur le monde.

Hélas, le constat plus que pertinent des blocages s’est rapidement fracassé sur l’impossibilité d’envisager de débrider la France en dehors du modèle social qu’elle met en œuvre avec une application délétère depuis soixante-quinze ans.

Emmanuel Macron s’est du reste soigneusement bridé lui-même à travers ses formules alléchantes mais paralysantes sur le « libérer protéger », le « en même temps » et le « ni de droite, ni de gauche » qui font que chaque fois qu’on avance d’un petit pas, on renforce par ailleurs les monopoles et les contrôles d’État.

À ce titre, la réforme des retraites est exemplaire : on aura peut-être la fin des régimes spéciaux – un bon point, comme la fin du recrutement au statut de cheminot – mais l’ensemble du système, dit « universel » pour faire écho à l’obsession égalitariste des Français, consacre en fait la toute-puissance de l’État sur la gestion des pensions.

Ainsi, la continuité revendiquée de Laurent Pietraszewski dépasse la simple continuité avec Jean-Paul Delevoye. Elle s’inscrit fondamentalement dans la continuité de notre modèle social puissamment collectiviste, puissamment redistributeur et, curieusement, puissamment facteur de chômage de masse et de malaise social continu… Ça promet.

Edit du 20 décembre 2019 : à lire la presse, il semble qu’il y ait une confusion entre les termes âge pivot et âge d’équilibre (retraite pleine à partir de 64 ans, à ce que j’avais compris), car je lis maintenant (dans Le Point par exemple) que « le Premier ministre se dit prêt à discuter de l’âge pivot à 64 ans ». 
  1. Âge pivot : âge de la première génération à laquelle s’appliquerait la réforme.
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  • Un article intéressant et bien écrit sur la biographie du remplaçant d’un « étourdi »…. un moment grisé par une certaine perception régalienne de l’exercice du pouvoir.
    Évidemment, on ne va changer ni l’esprit ni la méthodologie Macronienne qui consiste à passer en force en faisant fi de toute démarche de recherche de consensus.
    De toutes les façons, nous ne devons nous faire aucune illusion à partir du moment ou nous avons pris conscience du déni de démocratie dans lequel nos gouvernants se complaisent.
    Des gouvernants, certes, représentatifs d’une minorité de français mais, parvenus au pouvoir par le biais de martingales électorales aberrantes!…

  • claude henry de chasne
    19 décembre 2019 at 7 h 12 min

    la reforme des retraites ne changera rien du tout..
    les privilèges des uns ou des autres sont basés sur leur capacité de nuisance…
    L »EN ne pourra t elle pas faire une gréve? mettre les gosses dans la rue?
    La CGT ne pourra t elle pas bloquer le pays?
    Ben oui..
    Donc les citadelles publiques garderont leurs avantages de toute manière , car sans cotisation de l’employeur (l’etat) que vont valoir les points cumulés par les gens sous statut? 35% de leur retraite.. c’est comme çà..
    Donc les retraites du publics sont largement compensées par le budget général , c’est a dire par le contribuable.. cette reforme en trompe l’oeil n’y change rien..

    tout ceci est une fumisterie

    • Le statut de cheminot va s’éteindre de lui même puisque la SNCF ne peut plus embaucher sur ce statut.
      Pour la RATP, une solution est d’automatiser toutes les lignes comme la 1 et la 14, à Toulouse, le métro est automatisé.
      Pour EDF GDF c’est plus compliqué, on est bien content que les électriciens d’EDF interviennent rapidement quand les lignes sont abîmées par les intempéries par exemple.

      • Ok pour ceux qui montent sur les pylônes,mais cela concerne combien de personnel?ce sont des équipes certes opérationnelles mais réduites,tous ceux qui sont dans les bureaux n’ont pas besoin de ces privillèges!

      • claude henry de chasne
        19 décembre 2019 at 17 h 18 min

        et quand il n’y a pas d’incidents ils jouent au boules?

      • Lapaladine dit: « Le statut de cheminot va s’éteindre de lui même puisque la SNCF ne peut plus embaucher sur ce statut. »
        D’accord mais sincèrement qui nous dit ce les syndicats de cheminots ont réellement négocié dans leur futur « sac à dos social » (j’adore cette expression!!). les journalistes nous répètent à l’envi: ils ont perdus la grève de l’an passé à la SNCF, moi je demande à voir et je suis persuadée que le résultat n’est pas loin de ce qu’ils ont actuellement.

        • « je suis persuadée que le résultat n’est pas loin de ce qu’ils ont actuellement » : cela a été une condition sine qua non pour qu’ils cessent leur grève. Pour l’opinion le gouvernement n’a pas perdu la face en supprimant dans 35 ans (!) le statut…sous la table d »énormes concessions ont été faites pour que presque rien ne change.
          Ce qui compte c’est d’avoir pu « glorifier » le courage et les résultats obtenus par le saltimbanque.

  • il ne faut pas se leurrer sur les retraites des actifs actuels ; ceux ci auront une retraite s’il y a suffisamment de gens qui travaillent ; dans le cas contraire , nous l’aurons jusqu’au trognon;

    • claude henry de chasne
      19 décembre 2019 at 7 h 53 min

      @vera
      je signale que seule la reforme des retraites du public est en cause.. le privé lui est deja dans ce régime minceur..
      ceci dit en france , instrumentalisée par le marxisme, on voit la retraite comme le Graal!

      non , la retraite se vit avec peu si on a pris la précaution d’acheter son logement d’une part , et d’avoir constitué une épargne permettant de faire face a certains problèmes..
      sinon a partir de 70 ans , que peut on encore bien vouloir acheter? consommer n’est pas une fin en soi ,merde!!

      • Cause pour toi ,a 70 ans ,tu as le monde a visiter, les petits enfants a cajoler et acheter la voiture de tes rêve….non ,on n’est pas mort a 70 ans ni a 80 , c’est plus dur a 90 je te l’accorde…

        • claude henry de chasne
          19 décembre 2019 at 12 h 40 min

          attendre 70 ans pour voyager ? voila donc la belle et bonne connerie , si on a pas fait l tout du monde a 60 ans , c’est qu’on est une brèle..
          la voiture de ses rêves s’achète a 35 ans ! apres on a l’air d’un baiseur de poules..
          nan , a 70 ans on DOIT avoir fait le tour de tout, sinon ce n’st pas a cet age qu’on peut commencer

          • Ha ha ha ,quand t’as tout la fin de vie doit être d’un triste…je n’envie pas bill gates ni les autres milliardaires tous ne peuvent pas être président !

            • claude henry de chasne
              19 décembre 2019 at 17 h 20 min

              quand t’es en fin de vie tu comprends qu’en fait tu n’as rien, c’est quand t’es jeune que tu dois avoir tout..apres c’est trop tard

              • Oui, en fin de vie tu découvres surtout que tu as des rhumatismes, une incontinence urinaire, voire un cancer, et des regrets de ne pas avoir voyagé quand c’était agréable…

                • claude henry de chasne
                  20 décembre 2019 at 5 h 37 min

                  voila , ne parlons pas des femmes de tes rêves , et de tous tes rêves en général..
                  conclusion : la retraite n’est pas un objectif, car elle s’accompagne des effets du vieillissement .. vous verrez l’argent ne sera plus LE probleme
                  profitez de votre vie !

      • A 80 ans j’achèterai une chambre de torture pour rééduquer des grévistes.

      • encore faut-il que l’Etat n’accable pas de taxes le logement (c’est tellement facile) et ne spolie pas l’épargne (taxe ou dévaluation) : or c’est bien le chemin qu’il prend.

        ensuite, votre retraite est la répartition, donc payée par les actifs actuels, s’ils veulent bien continuer à se laisser tondre pour les autres… Rien n’est garanti à ce niveau !

    • « suffisamment de gens qui travaillent » … et que d’une manière ou d’une autre, la puissance publique parvient toujours à les faire payer.

    • @véra- Nous sommes dans un système par répartition, les retraites futures des actifs actuels seront fonction dans un système par répartition conservé selon le ratio actifs/pensionnés de l’époque. Contrairement à tous les bla-blateurs nous ne changeons pas de système, il reste par répartition, un point c’est tout. Ce n’est que la comptage qui change, jusqu’à maintenant il est en fonction du nombre de trimestres cotisés demain il serait par points. Tous ceux qui disent comme tous les ministres que l’on change de système ne savent donc pas de quoi ils parlent!!!!

  • Contrairement à ce qui ressort du texte, je ne suis pas contre le monopole étatique de la répartition, dans la mesure où on a vu ce que donnait le monopole non-étatique (mais sous garantie de l’état) de la totalité de leur gestion, et où il sous-entend l’absence de monopole sur d’autres moyens d’assurer les retraites.

    La perception de l’impôt restant reconnu y compris par les libéraux comme une fonction régalienne, la seule nature acceptable de ce monopole n’aura plus qu’à être validée avec la désignation de « minimum de solidarité », accompagné de la part de richesse qui lui revient en fonction de l’état des finances publiques.

  • Cette obsession de l’égalitarisme est fatiguante ,après tout, que les fonctionnaires aient leur retraite a eux avec des conditions particulières n’a aucune importance ,les avocats ou autres professions ont aussi cela . Cette réforme ne doit concerner que le gros des troupes, nous autres salariés du privé ….et la meilleure solution est de ….privatiser nos retraites ,une dose de solidarité,une dose de capitalisation pour en diminuer les cotisations, et une dose de financement de retraite a notre bon vouloir…
    Ce n’est évidemment pas le projet qui est uniquement basé sur boucher notre trou en limitant le niveau de nos retraites et maximiser celles des autres tout en diminuant leur impact sur le budget pharaonique de l’état…les pauvres ne cotisent pas ou pas assez ,faut que quelqu’un paie et cela sera encore les salariés du privé…tellement plus logique, ce sont eux qui créent la richesse et d’ailleurs nos maîtres s’inquiètent ,on n’est plus assez nombreux…. » Oui « ,on a besoin d’un RH d’hypermarché..du nooord ,des corons plus qu’un magouilleur de fonctionnaire pas très doué…y en a t il des bons ?

    • claude henry de chasne
      19 décembre 2019 at 12 h 43 min

      « que les fonctionnaires aient leur retraite a eux avec des conditions particulières n’a aucune importance , »
      sauf si c’est le contribuable qui paye.. et actuellement c’est le cas

  • Il est vrai que prétendre confier les retraites aux assurances privées comme les turbo-libéraux qui postent ici le proposent, c’est ouvrir la porte à tous les abus et à l’exploitation de tous par quelques uns. Mais, ce qui est plus inquiétant encore, c’est que le peuple, étourdi de publicité, accepte de confier la protection de son bien le plus cher, son automobile, à des sociétés privées dont le seul but est le profit. Non ! Il est temps de réfléchir sérieusement à la création d’un grand service public universel de l’assurance automobile, avec les mêmes garanties pour tous. Mais que fait le gouvernement ?

    • Le prive n’a qu’un but , gagner de l’argent et avoir un maximum de client pour le faire , c’est toujours gagnant gagnant…ce n’est pas le cas d’une structure étatique.

      • @reactitude, c’est clairement le cas puisque à date pour les GVT c’est SE SERVIR, SE SERVIR, SE SERVIR ENCORE ET TOUJOURS ; si vous du haut de votre intelligence supérieur vous y voyez du gagnant gagnant, je bouffe un balais ou alors vous êtes sur la planète mars.

    • Assurances automobiles, voilà un sujet intéressant !
      Le montant des primes est ajusté en fonction des risques et des choix des souscripteurs. En fonction de mes désirs, je vais choisir tel ou tel modèle de voiture: Le montant de l’assurance en tient compte. Puis, je choisis mon niveau d’externalisation du risque (tiers, tiers identifié, tous risques, assistance 0 km, complémentaire conducteur…). Enfin, je suis un bon ou un mauvais conducteur. Tout ceci donne un niveau de prime d’assurance sur laquel je pourrais faire jouer la concurrence…

      • En effet, c’et sur cette base que devraient fonctionner toutes les assurances;

        Comme pour la voiture, l’assurance doit être déclarée obligatoire (et c’est le SEUL acte de la responsabilité de l’état), surtout pour les plus importantes comme la maladie, la retraite, la part responsabilité civile du logement ou exigée pour des activités autres, à nous ensuite de choisir selon nos besoins et moyens le niveau d’assurance et les diverses propositions…

    • Ce dont vous rêvez l’union l’a fait …
      Songez que votre mutuelle privée était pour moins d’argent plus bénéfique pour vous que la « Sécu » beaucoup plus couteuse . Salaud de capitalistes ils font du « benef » en nous donnant plus . Il ya un pacte avec Satan il n’y a plus de doute !

    • claude henry de chasne
      19 décembre 2019 at 12 h 44 min

      oui c’est comme le mariage a quoi bon laisser des incompétents choisir un conjoint pour divorcer 2 ans apres.. laissons la mairie décider!

      arffff! KESKONSMARR

    • @ Synge : merci pour le second degré (qu’apparemment peu de gens ont compris)…

    • @Synge à ceci près que nous n’avons visiblement pas les memes références. Mais je présume que vous adhérez à la maif mgen ou qqes autres administration mammouth gérée par des enseignants détachés?

  • Tiens au fait: pourquoi l’état se mêle des retraites? En quoi cela le regarde-t-il?

  • « À ce titre, la réforme des retraites est exemplaire : on aura peut-être la fin des régimes spéciaux » -> Dans son état actuel financé par le privé.

    Dans l’absolue je suis pour si il le finance euh même. :-).

  • Le diagnostic – la France est foutue – que j’avais fait en décembre 1995, désespéré que j’étais devant la façon dont les grèves étaient prétendument (internet était embryonnaire à l’époque) soutenues par les gens (la fameuse « grève par procuration »), alors que cette réforme-là était globalement bonne, ce diagnostic donc s’est, hélas, grandement confirmé. A l’époque c’était les gens qui déraillaient, aujourd’hui c’est ceux qui nous gouvernent.

    • non, ceux qui nous gouvernaient à l’époque déraillaient déjà (depuis les années 30 en fait).

      • Il faudrait sans doute les remettre sur de bons rails ,avec un bon coup de pied dans l’arrière train !

        • La démocratie commence au niveau du maire puis s’étiole au fur et a mesure,..si le départ est merdeux en haut c’est évidemment pire..bonnes élections 2020 !

        • Le coup de pied dans l’arrière-train, … Avec l’expérience de la SNCF, je dirais visez plutôt les parties du conducteur !

  • Un gouvernement affaibli ne peut que céder sur les régimes spéciaux et les grévistes le savent bien.
    1) Cette affaire d’âge pivot est sortie du chapeau afin de faire jouer à la CFDT (en grande partie inspiratrice de la réforme) de se positionner contre celle-ci.
    2) Vous verrez que le gouvernement va lâcher sur ce point relativement peu important, ce qui permettra à ladite CFDT (syndicat macroniste) de proclamer sa satisfaction.
    3) le gouvernement compte sur ce nouveau ralliement – qui sera largement médiatisé – pour faire cesser les grèves. En parallèle il lâchera des compensations pour les régimes spéciaux…
    Compensations payées par le privé comme d’habitude.

    Cette réforme n’était nullement nécessaire, seule l’était la réforme des régimes spéciaux.

    • claude henry de chasne
      19 décembre 2019 at 12 h 47 min

      comme toutes les reformes macron … çà finit en eau de boudin

    • « Cette réforme n’était nullement nécessaire, seule l’était la réforme des régimes spéciaux ». Dans un premier temps, pour laisser ensuite les gens décider de leur niveau de retraite et de l’âge de départ

  • Et surtout au final que la note de cette grève ,en dizaines de millions sinon en centaines ,soit présentée aux syndicats ,que tous les restaurateurs aillent à Montreuil!

  • L’Étatisation de la retraite pour un « Libéral » est une grosse connerie et je suis contre.

  • On nous dit que c’est un changement de système des retraites, alors que le système actuel est la répartition. La retraite par points est un mode de calcul qui se substitue à la trimestrialité. Ce n’est donc en rien un changement de système.
    Changer de système serait par exemple d’évoluer vers la capitalisation.

    Médiocrité partout, par exemple les grèves contre la réforme des retraites, avant il y a eu, quand même, 18 mois de discussions entre un état représenté par M. Delevoye « sous maternage de sa femme pour tous les aspects administratifs » ! et des syndicats représentant 7 % du total des salariés dont 80 % du secteur public qui a bénéficié d’avantages négociés en sourdine pendant des décennies, Cf le jaune budgétaire de 243 pages sur les retraites du secteur public, https://www.performance-publique.budget.gouv.fr/sites/performance_publique/files/files/documents/jaunes-2019/Jaune2019_pensions.pdf c’est un scandale républicain, démocratique, appelez cela comme vous voulez.
    243 pages qui ne sont pas arrivées toutes seules, mais de négociations, plutôt l’achat-de-la-paix-sociale-à-la-Chirac à coup de centaines de milliards, c’est-à-dire l’aboulie des gouvernants depuis plus de 70 ans qui ont payé avec l’argent des contribuables, qui n’en peuvent plus aujourd’hui, des 1.070.000.000.000 d’euros de prélèvements obligatoires (1.070 milliards euros), 46 % du PIB, pour payer les errances et la mollesse des gouvernants et élus qui n’ont aucun principe ni compétence (Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, Raffarin, Baroin, Le Maire etc. n’oublions pas Christine Lagarde…
    Donc, le terrorisme-syndical ou grèvitude, la prise d’otage de français (99%) qui ne disent rien par ailleurs (étonnant non !), mais chacun (sélectionné par les médias) de commenter ses désagréments de transport et c’est tout, mais pas sa contribution financière aux privilèges de sens commun, d’Egalité, Liberté, Fraternité de ses nantis, comme si l’argent par dizaines, centaines de milliards arrivait de nulle part ou d’un trésor planqué sous l’Elysées. Quelle médiocrité !
    Toujours à propos des retraites, tous ces ministres et commentateurs de ministres, qui parlent, écrivent qu’il s’agit d’un changement de système, c’est évidemment faux puisque le système actuel repose sur la répartition et que le prochain reposerait toujours sur le système de la répartition = la retraite par points est un mode de calcul qui se substitue à la trimestrialité… CQFD

    La répartition, c’est là que se trouve le problème, qui était lisible depuis environ 50 ans, cf l’INED (Institut national des études démographiques), puisqu’il s’agit d’un problème de rapport entre cotisants à pensionnés, qui ne cesse de se dégrader, puisque notre pays vieillit (le problème devrait trouver son extinction vers l’an 2050, où tous les baby-boomers seront décédés.
    Le changement de système aurait été de passer de la répartition à la capitalisation.

    Faisons un comparatif, actuellement dans le système par répartition, il faut cotiser pendant 172 trimestres (43 ans) pour obtenir une retraite moyenne de 1.381 euros par mois tous régimes confondus (privé, public) selon le rapport 2019 de la DREES. Pour un salaire net mensuel de 2.000 euros par exemple, les cotisations retraite sont de 27,2 % où encore 544 euros par mois soit un cumul de versements de 280.704 euros sur 43 ans et une retraite de 1.381 € ou un rendement de 5,90 %. Le régime par capitalisation serait de verser les cotisations de 544 euros/mois dans des fonds spécialisés (comme le Fonds de Réserve des Retraites (FRR) créé par le 1er ministre Lionel Jospin sous présidence Chirac loi nᵒ 2001-624 du 17 juillet 2001, Actif 32,6 milliards euros au 31/12/2018, performance de 3,7 % annualisée de l’actif depuis juin 2004) http://www.fondsdereserve.fr/documents/FRR-RA2018-FR-3.pdf
    le régime de retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP) article 76 de la loi du 21 août 2003 sous J Chirac et premier ministre JP Raffarin.
    https://www.performance-publique.budget.gouv.fr/sites/performance_publique/files/files/documents/jaunes-2019/Jaune2019_pensions.pd)

    Reprenons au taux de 5 % l’an par exemple, le capital constitué au terme de 43 ans serait de 985.283 euros et la rente perçue serait de 4.105 euros par mois, vous avez bien lu trois fois plus que par la répartition, réversible à 100% au conjoint survivant (non à charge de la collectivité), à la condition que l’état ne prenne pas de droit de succession sur ce capital (qui peuvent atteindre 45 % maximum).

  • Une réforme nébuleuse fabriquée par une sorte d’escroc et dont le gouvernement est incapable de fournir une simulation fiable. Un capharnaüm organisé au moment des fêtes. Difficile de faire plus minable que ce gouvernement.

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