La haine comme mobile politique

L’émotion ne doit pas se substituer à la raison. Le peuple sans espoir s’est dissous dans une foule violente demandant encore plus à un État qui n’a jamais été aussi dépensier.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

La haine comme mobile politique

Publié le 18 novembre 2019
- A +

Par Patrick Aulnas.

 

La manipulation constante de l’émotion sape la démocratie.

Certains crachent leur haine en profitant de l’anonymat des réseaux sociaux. D’autres s’immiscent dans les sempiternelles polémiques des chaînes d’information en continu pour proclamer leur exécration de notre société.

Dans la rue, la violence contre les biens et les personnes semble devenue un moyen d’action légitime des insatisfaits.

Dans les universités de pseudo-intellectuels bardés de diplômes enseignent à la jeunesse la détestation de leur société parce qu’ils se détestent eux-mêmes.

 

Haro sur les hommes,  violeurs en puissance !

Il devient dangereux de défendre l’État de droit.

Dire qu’un viol n’existe juridiquement que lorsqu’il a été judiciairement reconnu conduit désormais à être insulté de toutes parts.

S’il suffit à une femme de déclarer que tel homme l’a violée pour obtenir le soutien de l’opinion, et parfois même de ministres, par médias interposés, tout homme est une victime potentielle de la calomnie.

En démocratie, seule la vérité judiciaire compte parce qu’elle permet un débat contradictoire devant le juge d’instruction et qu’elle repose donc sur des preuves constatables par tous.

 

Même si toute personne raisonnable ne peut que s’offusquer du nombre de crimes et délits à caractère sexuels impunis, la clameur médiatique ne doit pas remplacer la réflexion judiciaire.

L’émotion ne doit pas se substituer à la raison.

Pourtant, nous y sommes. Le lynchage médiatique n’attend plus l’imparfaite justice des Hommes.

La mort sociale peut précéder la culpabilité ou l’acquittement sur la base de preuves.

 

L’université face à l’intolérance de l’extrême gauche

L’université est livrée aux diktats de petites coteries d’extrémistes de gauche encouragés par des enseignants indignes de l’être.

Si un débat, une formation, une conférence leur déplaît, les menaces fusent et si cela ne suffit pas, les blocages violents suivent. Il est impossible de s’exprimer calmement sur l’idéologie islamiste, le féminisme radical, l’immigration.

Toute approche rationnelle conduira à être stigmatisé comme islamophobe, machiste blanc dominateur, fasciste, raciste.

 

La passion politique l’a emporté sur la sérénité nécessaire à tout échange d’idées.

L’addiction au conflit de l’extrême gauche la conduit à radicaliser tout sujet de façon à faire apparaître clairement les adversaires. Son manichéisme ne permet aucune modération.

Les modérés sont des ennemis qui cherchent à se cacher sous la subtilité rhétorique.

Il faut être brutal par le verbe et intellectuellement binaire.

 

De la manifestation pacifique à l’action violente

Dans la rue, le droit de manifester selon des modalités juridiquement définies a cédé le pas à des actions ponctuelles et violentes.

Le mobilier urbain est détruit, les vitrines sont brisées, des marchandises volées.
Les policiers doivent subir des jets de pavés, d’acide, des attaques au marteau ou au piolet.
La manifestation organisée, rassemblement pacifique suivant un parcours préalablement déclaré, devient progressivement l’exception.

Pourquoi ? Parce qu’elle ne comporte pas la haine qui s’est emparée de certains. Afficher son désaccord par la présence physique ne suffit plus.

Il faut montrer tout son ressentiment par des actes, signifier son hostilité à la société par la violence.

 

Le droit d’aller et venir librement, prévu par la déclaration des droits de l’Homme, n’est plus assuré.

Il est devenu courant que de petites minorités violentes de Gilets jaunes, de routiers, d’agriculteurs, de cheminots, de pilotes de ligne ou de contrôleurs aériens bloquent les réseaux routier, ferré ou aérien.

 

Exploiter les émotions négatives

Extrême gauche et extrême droite ont toujours cherché à utiliser les émotions des insatisfaits. Il s’agit de les faire basculer dans l’action, le militantisme.

Mais on voit aujourd’hui apparaître dans nos sociétés riches un niveau de détestation du pouvoir qui devient dangereux.

Les émotions sont avivées par une communication surabondante et simpliste.

Beaucoup de citoyens des sociétés riches du début du XXIe siècle ne semblent pas comprendre qu’ils sont, par rapport à la situation régnant dans les pays pauvres, des privilégiés.

Par ailleurs, l’affaissement de la culture historique ne leur permet pas de se situer par rapport à leurs ancêtres, ne serait-ce qu’en remontant trois ou quatre générations.

Ils comprendraient alors que même s’ils sont défavorisés, leur vie est infiniment moins rude.

 

Mais ces relativisations dans l’espace et dans le temps appartiennent au domaine de la raison.

Et ce mal nécessaire qu’est la politique n’a de cesse désormais d’exploiter les émotions les plus négatives.

Pourquoi ? Parce que la structuration politique ancienne autour de l’affrontement capitalisme-socialisme n’a plus de pertinence.

Notre société est économiquement socialiste.

Que promettre de plus au peuple ? Personne n’a la réponse.

Le peuple sans espoir s’est dissous dans une foule violente demandant encore plus à un État qui n’a jamais été aussi dépensier. Il n’obtiendra plus rien, mais sa haine des élites est une menace pour notre liberté.

 

Voir les commentaires (98)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (98)
  • Bonjour, comment ne pas être en phase avec ces remarques ; je fais partie de ceux qui ne comprennent pas cette dégradation de la Société qui s’accélère par le fait de l’incompétence et ignorance totales de ceux qui prétendent gouverner, à tous niveaux de responsabilité.
    Je fais (certainement) partie de cette majorité silencieuse respectueuse de la démocratie, de la liberté, du dialogue sans tomber dans la violence verbale ou pire, physique.
    Devant ces évènements, il serait plus que temps de mettre les points sur les « i », de faire comprendre à tous ces assistés (ils le sont en grande partie) que la vie d’aujourd’hui effectivement n’a rien à voir avec les années passées (je fais partie de ce baby-boom devenu papy-boom…mais c’était prévisible, non ?), monter les générations les unes contre les autres pour servir quelque funeste ambition est non seulement ridicule mais indécent (combien d’heures hebdomadaires font-ils déjà ? ah, 35 heures, c’est vrai, il faut vraiment penser à ne travailler que 32 heures dixit certains syndicalistes largement financés par l’Etat, donc nos impôts !)
    Des exemples plein la tête dont la liste serait bien trop longue pour les expliciter sur ce blog…alors, d’un tempérament plutôt modéré, laissez-moi exprimer des propos violents ; que l’on envoie l’armée, que l’on touche au portefeuille de tous ces « imbéciles » (comme le dit gentiment le ministre de l’intérieur) en créant un impôt de solidarité pour réparer leurs conneries et indemniser ceux qui en bavent quotidiennement par leurs actions d’une révolution dont ils ne connaissent même pas la signification. Et là, pour une fois je serai content de payer !
    Aïe aïe aïe, je sens que le lynchage va arriver, par laxisme sans doute !

    • Vous avez 10 ans de retard. Dans la Grève d’Ayn Rand nous sommes vers la fin. Il n’existe pas d’action possible pour sauver la France. Il faut donc l’acter et faire ses projets (vie/famille/entreprise) en fonction. Il faut comparer la France au Titanic. Un gros bateau avec beaucoup d’inertie (sociale). Rien n’arrêtera la machine.

      • Alors, pourquoi restez-vous en France ? ceux qui ont 10 ans de retard font partie des défaitistes ou fatalistes, au choix, ce qui est loin d’être mon cas.

        • Quitter la fRance? Souvent plus facile à dire qu’à faire! Barrières de langue, de culture, attaches familiales et amicales, immobilier à vendre, capitaux à exporter, refaire une vie à un âge relativement avancé… et pour aller où? peut de pays au monde sont vraiment libres…

        • Bravo à vous alors. Je dirais plutôt naïf et inconscient. Les gens qui restent en France sont de plusieurs catégories. Il y a les gentils entrepreneurs qui se font plumer pour payer les sans dents haineux. (Et accessoirement des employés hors de prix). Il y a donc les pauvres/assistés qui ont la haine. Les anciens riches désabusés qui ne rentrent dans aucune case (sauf celle du fisc). Et il y a les évadés de l’intérieur. Une catégorie de gens qui ne savent plus quoi faire mais qui supportent en silence pour rester dans leur pays avec leur famille. Je vais vous dire que ceux qui ont de l’argent aujourd’hui en France sont aussi malheureux que les autres. Ils ont en plus cette culpabilité de ne pas assez donner/faire pour les autres. Pour l’instant à mon niveau et en fonction des contraintes de vie la France correspond plus à la facilité qu’un choix. Si je pouvais j’irais en Suisse, Allemagne, USA, Canada…n’importe où serait mieux qu’ici.

      • Il n’y a aucun doute que la situation française actuelle et le récit d’Atlas Shrugged  » sont saisissants. Les « bons » se sont tous expatriés et ne restent que le nuls, comme nos politiciens et ceux qui ne cherchent qu’à vivre au crochet des autres (toute ressemblance avec…)…jusqu’au chaos total.

      • La Grève d’Ayn Rand, si c’est intéressant à lire, c’est une fiction… pas la Bible n’ont plus…
        Une grosse partie de la population ne pouvant, pour diverses raisons, quitter le pays, il n’est pas incongru d’envisager des actions correctives.

    • encore un impot? non ! mettons plutôt les casseurs a l’amende! 50 000 euros d’amende a payer pour violences

    • Proposer une taxe de plus, c’est idiot. Il y en a assez. Ce qu’il faut, c’est faire payer les casseurs. Mais vu que les couards au pouvoir n’osent pas lever le petit doigt, trop contents de déguster du Homard Géant, la violence devient la norme.
      L’élite autoproclamée envoie des être humains se faire martyriser par des crétins haineux lanceurs de pavés.

      Quand à balader à Pantin avec une hache, cela devrait être condamné à de la prison ferme et une grosse amende.
      Pourquoi reviennent-ils s’ils ne sont pas encouragés?
      Se balader avec un pied de biche ou une hache : ou est la liberté dans ces actions?

      Voilà pourquoi je n’aime pas cette élite : faible avec les forts, et forts avec les faibles.

    • @Entrepreneur69
      Vous ne serez pas lynché par moi, j’approuve vos propos, même les violents. Sauf l’impôt de solidarité, car il existe déjà (il ne s’appelle pas ainsi, mais ce sont bien les solvables qui paient actuellement les dégradations, on ne va donc pas imposer encore-de-nouveau-encoreplus).
      La justice absout le quidam lorsqu’il est insolvable. Elle condamne à 4 millions d’euros un Jérôme Kerviel mais pas un « pauvre jeune insolvable » à rembourser une vitrine de bus… c’est la justice dans toute sa gaucherie.
      Que l’on fasse payer ceux qui se font attraper ou identifier, ou les organisateurs comme Drouet-et-consors, ça les obligera à avoir un service d’ordre ou alors ils feront une cagnotte « leeche » et au moins seuls les volontaires paieront.

      • Dans son livre « la rage des impôts », l’auteur écrit à propos de ces derniers qu’il ne peut y avoir d’impôts sans représentation. En conséquences, quand ont sait que seul 40% de la population en paye, pour quelles raisons les 60% restants devraient ils être représenté ? Or les principaux bénéficiaires des allocs et autres hochets qui nous coutent un pognon de dingue ce sont précisément ces 60% qui ne payent ni impôts ni taxes et qui en plus bénéficient sans contrepartie des logements sociaux et autres avantages. Sauf erreur de ma part, un patron n’utilisent pas d’avantage la chaussée ou l’éclairage public qu’un o.s. Mais c’est lui qui est encore et toujours pressurisé pour offrir toujours plus de moyens destiné en exclusivité aux 60% mentionné.

  •  » les policiers doivent subir des jets de pavés , d’acide …. » bah , d’habitude , ils sont visés par des tirs de mortiers ….il faut croire que les sauvageons ne font pas parti des gilets jaunes , pourtant , ceux là aussi emmerdent pas mal de monde quand ils s’y mettent …..

    • Mes gilets jaunes, ceux que j’ai eu l’occasion de rencontrer à des ronds-points où je passais et continue à passer souvent, ne sont ni des violents ni des emmerdeurs. La preuve? Au lieu « d’emmerder le monde » la semaine dernière, ils ont placé sur le rond-point des petits ballons jaunes qui flottent encore au vent aujourd’hui et qui m’émeuvent. Ce sont ceux-là, les vrais gilets jaunes, pas ceux qui cherchent à les démolir en se faisant faussement passer pour eux!

  • La commune de Paris fit 25 000 morts et 10 000 déportations……..O tempora O mores

  • « Et ce mal nécessaire qu’est la politique n’a de cesse désormais d’exploiter les émotions les plus négatives. »

    « Et ce mal nécessaire qu’est la politique n’a de cesse désormais d’exploiter les émotions les plus négatives. »… largement soutenu par des médias sans éthique privilégiant le micro trottoir, le fait divers, l’invective, aux débats de fond documentés qui nécessitent un minimum d’effort et d’analyse.

  • « Notre société est économiquement socialiste ». Oui et elle se dirige tout droit vers une société « politiquement socialiste ». Le basculement se fera par l’arrivée au pouvoir en France des verts radicaux qui prendront le pas sur les écologistes « raisonnables ». Dans ce genre d’idéologie ce sont toujours les extrémistes qui l’emportent. Voir le destin du communisme qui n’avait rien de totalitaire au début. L’écologisme pourrait bien avoir le meme « parcours », c’est meme presque inéluctable. L’écologisme attend sa « guerre de 14-18 » pour arriver au pouvoir c’est à dire sa catastrophe environnementale. Macron pourrait bien etre le Kerensky du futur Lénine de de l’écologisme.

  • Article: « Le peuple […] n’obtiendra plus rien, mais sa haine des élites est une menace pour notre liberté. »

    Bon article, mais absolument pas d’accord avec cette conclusion.
    .
    Partout dans le monde occidental, des élites cosmopolites, de moins en moins élues et disposant de tous les pouvoirs sont en train de faire le malheur des peuples en important des cultures incompatible, en manipulant la monnaie en faussant tous les prix et en hyper-régulant en mode soviétoïde sans que le petit peuple ne puisse rien y faire.
    .
    La haine vient des activistes de gauche, des écolos, des féministes 2.0, des végans, des anticapitalistes, des antifas, des black bloc. Ce sont eux qui sont une menace pour les libertés. Ce sont eux qui insultent, cassent et menacent, ce sont eux qui demandent toujours plus de répression, de censure et des procès staliniens envers tous ceux qui dérangent leur idéologie.
    .
    Il n’y a pas de « haine » du peuple silencieux qui n’a plus aucun accès au pouvoir, mais un profond désespoir, et une légitime colère qui ne s’exprime pas du tout violemment. Le mouvement des gilets jaune originel était une révolte non-violente du type tea-party, le RIC n’est qu’une variation du « no taxation without representation ». Ils ce sont fait noyauter par la gauche violente et ont subis une répression jamais vue depuis les années 50, ils ont perdus et sont retournés dans leur campagne.
    .
    Maintenant il ne reste plus que la Grève, casser les radars, frauder, cesser ou cacher son activité voir s’en aller pour ceux qui le peuvent.

    • Tout à fait d’accord, mais attention à ne pas mettre tous les « végans » dans le même panier. Il existe des gens à la fois respectueux du bien être animal, et de la loi. Les végans violents sont, comme d’habitude, les gauchistes.

    • C’est pas faux. Maintenant si l’on raisonne au niveau de l’Etat il est évident qu’il ne va pas se laisser faire. Si la police commence à castrer les manifestants avec des flashs balls et des grenades alors le peuple répond avec des pavés et de l’acide. L’on voit bien que le problème Français n’a pas de solution et que forcément la violence et la haine restent la dernière solution. L’Etat aura ainsi un prétexte pour renforcer encore plus ses mesures répressives. Lois, équipements des policiers, etc… l’on va bien sur une perte des libertés et d’une violence généralisée.

      • …? l’Etat ? mais c’est Vous, Nous, ce n’est pas une entité de suprématie, il faudrait peut-être que chacun en prenne conscience, ce serait un pas significatif vers une véritable concertation.

        • N’importe quoi. Je gère mes finances en bon père de famille pour pouvoir “contribuer au bonheur social”. Si l’Etat c’était moi alors la compatibilité serait rigoureuse. Je ne voudrais pas endetter le présent et hypothèquer les générations futures. L’Etat n’est en rien l’émanation de la volonté du peuple. L’Etat ne représente rien d’autre que lui même et son administration. Je dirais même qu’avec l’EU l’Etat Français est devenu encore plus opaque et insaisissable. Clairement l’Etat n’est pas moi. C’est mon pire ennemi et voleur légal. Je n’accepte rien de ce poulpe baveux.

      • Nobilis a écrit: « alors le peuple répond avec des pavés et de l’acide. »
        ..
        Certes, mais les employés du privé, artisans, entrepreneurs écrasés de taxes n’ont pas les moyens de cette lutte, ils n’ont ni le temps, ni les moyens et le risque est énorme pour eux. Ils sont tous rentrés à la maison ou sont encore pacifiquement et inutilement sur quelques ronds-points.
        .
        A contrario, les jean-foutre étudiants fils de bobo, les rentiers de la fonction publique ont beaucoup de temps et prennent très peu de risque professionnels et judiciaire, car la justice rend des verdicts politisés.
        .
        La « lutte violente » est l’apanage de la gauche et ne gène pas le pouvoir. Elle n’a rencontré que très peu de répression en 20 ans. Quand le risque est plus grand, le pouvoir mutile et condamne lourdement pendant que les médias subventionnés détournent les yeux.

        • C’est vrai. Et cela montre bien qu’il existe une France du privé contre une France du public. Les GJ du départ n’avaient probablement pas les bonnes analyses des problèmes qu’ils subissaient toutefois leurs revendications étaient légitimes. Et grâce à l’aide de l’Etat le mouvement a dégénéré en un truc informe et communiste. De la violence gratuite pour finalement demander encore plus de misère aux bourreaux.

      • Si la police commence à castrer les manifestants avec des flashs balls

        Ce n’est pas le fonctionnaire sur le terrain qui décide de tout. Il a des chefs. Certains armements ont été utilisés mal à propos, certes, mais ils sont nécessaires face à des tueurs organisés, les blacks blocs juste au hasard.

        La perte de liberté qui pend au nez, c’est l’interdiction de manifester. D’autres gagneront ce que certains auront perdu.

        • Ok, alors qu’ils utilisent les nouvelles armes pour nettoyer les cités. Non, personne?! Je suis extrêmement mitigé sur notre régalien. Pour moi le policier/gendarme n’est pas respectable en France. C’est pas de leur faute…si leur mission consiste à coller des pv aux autos ou à remplir des cerfas stupides. Je veux bien abonder dans votre sens si vous redonnez une raison de respecter cette justice/police qui ne sert qu’à remplir des caisses que l’Etat s’acharne à vider.

          • Pour nettoyer les cités, ça n’est pas une question d’armes mais d’où mettre les déchets.

            • Ah merde, j’avais oublié ce détail. Je propose un broyeur de branche ?

            • à Cayenne par exemple ou dans le désert. Au 18 ème siècle l’Australie n’était peuplé que d’indigènes et c’est l’Angleterre qui y expédia ses condamnés de droit commun sauf erreur de ma part. Ainsi ils auraient tout l’espace dans le désert pour proliférer, y construire toutes les mosquées qu’ils voudraient et même le cas échéant créer quelque chose. Mais cela est un autre débat.

      • « Si la police commence à castrer les manifestants avec des flashs balls et des grenades alors le peuple répond avec des pavés et de l’acide » à moins que je me trompe, vous inversez cause et conséquences. La police ne castre pas les manifestants, seulement les blackblocks gilets jaunes qui débutent les hostilités.
        Pas de flashs-balls contre les manif de la CGT ou la récente contre « l’islamophobie » car pas de casse.
        Quand 2 policiers se font courser par une bande de survoltés et doivent se réfugier dans une laverie qui se retrouve saccagée, il faut qu’ils sortent leurs armes et tirent.
        Seule les manif des gj ont entraîné autant de dégradations, et surtout de mise en danger de la vie d’autrui (incendie d’un magasin alors que les étages abritent des logements), de terreur des passants et commerçants, et pire ! de morts de personnes ayant eu l’outrecuidance de prendre la route alors que des gens lambdas le leur interdisaient etc.
        Dans tout cela, ce n’est pas l’Etat qui est fautif, mais bel et bien les gj eux-mêmes, qui ont abrité les blackblocks (s’il n’en étaient pas eux-mêmes et à voir leur violence sur certains ronds-points ou péages d’autoroute, le doute est de mise).

        • Oui et non. En réalité il y avait bien des consignes et des armes mortelles. Des canons avec des molécules étranges et des grenades lacrymogènes au cyanure. Est-ce que les revendications du début étaient légitimes ? -oui. Est-ce que cela a débouché sur une analyse et une remise à plat du système ? -non. C’est très mauvais d’étouffer la misère avec de la violence. Car la violence engendre la violence. J’ai rien d’autre à ajouter. Ah si ! Je n’y étais pas. J’ai même interdit à des proches d’y aller. Car l’issue du problème était prévisible. Rien. Ou plutôt perdre une main ou un oeil. Tout ça pour rien.

          • Je vous redis : pas de casseurs, pas de mouvement des forces de l’ordre. C’est dans ce sens-là que ça se passe.
            Est-ce que la revendication du début était légitime ? Si vous parlez du refus de la énième hausse des taxes sur le carburant, oui.
            Est-ce qu’il y a eu remise à plat du système ? Non, ce n’est jamais le cas. Ou ils font croire, comme avec les bonnets rouges, il y a eu retrait de l’ecotaxe… remplacée par une hausse de 2 centimes sur l’essence, acceptée sans réserves par la population.
            « C’est très mauvais d’étouffer la misère avec de la violence » quelle misère ? Ne sommes-nous pas le pays champion des prélèvements et de la redistribution ? Ne sommes-nous pas le pays du quasi-tout-gratuit ?
            Au moment même où les gj se transformaient en dictateurs d’extrême-gauche, les prélèvements sur les salaires baissaient (assurance chômage et un autre), ce qui augmentait mécaniquement le salaire net. Il semble qu’aucun gj ne s’en soit rendu compte. J’ai une idée de la raison : les gj depuis fin novembre 2018 sont majoritairement des fonctionnaires et des syndiqués (donc l’extrême-gauche), qui ne veulent qu’une chose : la démission de Macron principalement à cause de la loi travail et surtout de la réforme de la représentation syndicale dans les entreprises.

            • Oui c’est vrai. Je ne conteste pas. Mais mécaniquement vous savez bien que la redistribution touche au bout. Que finalement la population d’appauvrit. Le coût de la vie augmente ainsi que les contraintes.

    • Oui. Christopher Lasch avait déjà tout écrit sur le sujet dans « La révolte des élites ».

    • Nous sommes entrés en guerre et vous utilisez les mêmes armes que les ennemis. Ceux dont vous parlez vous renvoient à la violence faite aux animaux, à la nature, aux pauvres, la violence du chômage, la violence du travail, des inégalités, etc.
      Impossible de lutter sur le terrain du discours, ça ne sert à rien. Dans les deux camps, nous faisons des jugements de valeur et nous n’avons plus les mêmes valeurs.
      Je vois des gens dans le milieu industriel qui voient l’écologie politique comme une opportunité à faire du business : de nouveaux marchés qui s’appuient sur l’émotion, sur la compulsion, c’est super pour vendre n’importe quoi…
      Et il y a ceux qui feignent d’être les organisateurs de ce qui les dépassent complètement. Ceux-là, ceux qui vivent de nos impôts, ils se fichent de savoir comment faire marcher la société, du moment qu’ils se taillent la part du lion en connivence avec d’autres qui partagent les mêmes intérêts. Du moment qu’ils sont du côté de la violence légitime (police et armée) donc du côté du pouvoir.
      La France a chopé un cancer généralisé et les toubibs feront tout pour garder la malade en vie le plus longtemps possible, même au prix des pires souffrances. Et même à sa mort cérébrale, la malade ne sera pas débranchée.

    • Tout à fait d’accord avec votre analyse.

  • Article qui fait un constat simple : Macron a réveillé le sentiment chez les français qu’ils ne sont rien, que pour se faire entendre, ils doivent commettre des actes violents pour se faire remarquer et que, la liberté d’expression ayant pris une claque d’envergure, ils ne peuvent s’exprimer que par la détestation de tout ce qui a un lien avec leur « pseudo-président » : ministres incompétents (ex : Castaner), idées stupides (ex : 80km/h), secrétaires d’état factices (ex : droits de la femme /l’idiote Schiappa) , allers-retours continuels (ex : les retraites des nantis et régimes spéciaux). . .

  • excellent article qui décrit bien la france d’aujourd’hui, avec une petite erreur d’appréciation: Nous ne sommes pas en democratie!
    En effet un simple coup d’oeil a la mecanique électorale suffit pour le constater!

    Les élus ne décident plus de rien d’autre que le niveau des taxes nécessaires pour alimenter les citadelles construites au nom de l’égalité et de la redistribution.
    L’administration règne en maître, la justice nécrosée ne sers que de variable d’ajustement ou de politique spectacle ; l’enseignement est devenu une arme idéologique..
    les services publics ne servent plus personne a part leurs carrières et pompent la substance!

    la france est une société très inégalitaire car inéquitable.. les gens pleurent la bouche pleine!
    un changement de société s’impose , et çà ne se fera pas par les élections, mais par la violence
    bonne chance a tous

    • «La France est une société très inégalitaire car inéquitable.. les gens pleurent la bouche pleine!»
      C’est quoi la solution ?
      De punir plus ceux qui se donnent de la peine et qui réussissent mieux que les autres (dont beaucoup de glandeurs) ? De les punir donc en les spoliant par les taxes et les impôts ?
      La solution serait-elle donc de distribuer 2000€ par mois à tous les citoyens à partir de 3 mois jusqu’à 115 ans ? Faut donc simplement faire marcher la planche à billets (mais en monnaie de singe) et distribuer… plus besoin de se crever le cul, ça tombe du ciel.
      Pas super viable comme solution, mais nos poussins des rond-points en veulent toujours plus mais à aucun moment ils ne pensent à déménager pour bosser ou de changer de spécialité (d’accepter de travailler en poste ou de commencer très tôt le matin et/ou de finir tard le soir).
      NON ! IL FAUT PUNIR ceux qui se donnent la peine de réussir !

      • Les poussins travaillent et veulent jouir de leur travail, au lieu d’être spoliés par un état qui a décidé de parsemer le pays de moulins à vents inutiles pour faire gagner du fric à des copains!

      • @jean-m 64, je voudrais cependant apporter une nuance importante à votre conclusion, sur le rond-point où j’étais j’y ai rencontré mon médecin traitant des infirmières de cadres d’alstom avocat et même un policier qui là où il était ne risquait pas d’être reconnu par sa hiérarchie, et qui eux sauf preuve du contraire ne font plus 35 heures hebdo depuis de bien nombreuses années.

      • ben non la solution c’est de faire baiser la pression fiscale en diminuant les dépenses d’etat et des collectivités..
        puis laisser le fric a CEUX QUI LE GAGNENT

  • « …foule violente demandant encore plus à un État qui n’a jamais été aussi dépensier… »
    Autant la seconde partie de la phrase est exacte, autant je pense la première fausse.
    La foule (en fait nous tous…) ne demande pas « encore plus » à l’Etat. Rappelons-nous de quoi est parti le mouvement des Gilets Jaunes : « Qu’est-ce que vous faites avec notre pognon? ».
    La révolte vient de ce que l’Etat se pense légitime à se mêler des détails de la vie des citoyens, donc se dote des ressources supplémentaires en augmentant sans cesse taxes et prélèvements, mais est non seulement incapable d’accomplir les missions que finalement personne ne lui a demandées (sauf éventuellement quelques minorités) mais en plus devient incapable de rendre les services simples qu’il rendait dans le passé. Forcément, ça énerve…

    • La foule ne demande peut-être pas à l’Etat, mais elle demande toujours plus et n’est pas disposée à se prendre par la main plutôt que de la tendre. Les GJ ne sont pas partis de « que faites-vous de mon pognon ? » mais de « que faites-vous du pognon, sous-entendu au lieu de nous le distribuer ? ».
      Un boulevard pour que l’Etat se mêle encore plus de la vie de chacun en réponse…

      • Ceux qui étaient sur les ronds-points au tout début ne demandaient que deux choses, c’était d’arrêter qu’on les emmerde par toujours plus de contraintes et qu’on arrête de les taxer de toute les manières tout en les prenant pour des idiots.
        Ce n’est donc pas « « que faites-vous du pognon, sous-entendu au lieu de nous le distribuer ? » mais « que faites-vous de notre pognon au lieu de ne pas nous le piquer ». Nuance…
        Beaufs racistes, suppôts de l’extrême droite, … aucun qualificatif n’ manqué…
        Les revendications fleurant bon les vieilles lunes gauchistes sont venus après. On peut dire ce que l’on veut, on n’a jamais rien fait de mieux que les gauchistes pour récupérer des mouvements…

        • Non. En fait c’est techniquement l’Etat qui a inséré les syndicats dans le mouvement. Le reste a suivit. Ils savaient exactement quoi faire pour détruire toute crédibilité du mouvement gj. C’est assez effrayant. Puis le pseudo rip. Une mascarade démocratique avec les maires en témoins. Pathétique.

      • Moi j’avais compris et hélas c’est la réalité. Le pire est que l’on ne peut même pas en vouloir à ces pauvres gens. Déjà dans mes amis cultivés et même ingénieurs pour certains dés que l’on parle politique, société, budget d’Etat etc…l’on retourne directement sur notre verre de vin. Comme si picoler allait arranger les choses. 😉

      • @Michel O mais est ce autre chose que le résultat de 40 ans d’une Politique où les élus ne sont plus là pour servir le pays … mais pour SE servir.

        • Ensuite ceci encore, le pire personnage de la 5 ème rép-oublique as t’il fait autre chose que de masacrer tout ce qui avait été reconstruit depuis 1958 .Tout n’était pas parfait, certes mais tout les actes que ce personnage et son gvt ont posé ont contribué à précipiter l’agonie actuelle du pays.

  • On peut comparer notre monde occidental -ces problèmes ne sont pas que français- à un corps, ce corps est usé jusqu’à la corde, les liens qui unissaient ses membres et ses organes sont devenus lâches (dans tous les sens du terme), cet organisme n’a plus la capacité à se maintenir en vie, la force qui faisait tout cela tenir ensemble n’existe plus. Il est vain de tenter de freiner ce phénomène. Les civilisations meurent… et renaissent , autrement .

    • Peut-être que cet organisme était maintenu par la force des choses notammant la guerre froide. Pour qu’il y est un occident il faut un autre chose. Or le monde s’occidentalise à nouveau par les échanges cette fois après les colonisations il y a donc une perte de repères plus profondes, de part et d’autre d’ailleurs, en occident et dans les autres ensembles. N’est ce pas la marche de l’histoire ?

      • @indivisible oui et pour exister se comprendre soi-même il faut se confronter à d’autres, nous étions devenus vainqueurs à la chute du mur et certains ont cru benoîtement à « la fin de l’histoire ». Aujourd’hui les autres : Chine, Inde , civilisation i3lamiques sont vigoureuses et nous challengent , ce sera autant de raisons , une fois que nous y serons confrontés plus brutalement de retrouver nos valeurs profonde et de nouveau y adhérer en pleine conscience. Cela fait trop longtemps que nous avons oublié la dictature, nous ne savons plus ce que cela veut dire alors nous sommes désarmés contre elles.

    • Heureusement qu’il reste encore qqs individus vivants. Ceci dit dans ce brouillard une étincelle n’allumerait pas un feu. Il règne en France plus qu’ailleurs une grande confusion mentale. Les gens se battent contre eux mêmes avec leurs idées. Celles ci sont un mélange de propagande, d’endoctrinement et de culture politique choisie. Nous en sommes au stade de servitude où les gens ne cherchent plus à s’échapper. Ils vont dans les rues pour réclamer plus de foin et réclament plus de barrières et de batons. Cpef

      • en fait la société est atomisé selon 2 situations
        ceux qui vivent de l’impôt et ceux qui payent l’impôt
        au sens large..
        Quand on demande plus a l’etat on demande plus a l’impôt , c’est très facile quand on n’en paye pas..
        il y a deux choses majeures a revoir en france .. la fiscalité et les statuts, rien d’autre

        • @claude il y a plein de fractures : hommes/femmes , hétéros/homos, jeunes/vieux, racisés/identitaires, public/privé , assistés/payeurs, les croyants/les athées, les musulmans/ les juifs/les autres , les villes / les campagnes etc etc , le pays part en sucette . Ces divisions devenues et entretenues par et pour certains sont mortifères et nous tuent mais il y a trop de partisans du chaos, il adviendra , mais ça ne durera qu’un temps, comme d’habitude.

          • Vos fractures, on peut peut-être les résumer en parlant d’idéologie de victimisation, pour la plupart de ces catégories (j’exclurais les hommes, hétéros, happy taxpayers, juifs, qui ne sont pas vraiment de la fête).

            • Cette stratégie de la victimisation suivant différents clivages devrait rappeler une certaine lutte des classes. Et ce n’est pas un hasard.
              Ce n’est pas (que) le gouvernement ou l’administration qui gouverne, mais une super élite mondialiste qui veut abolir les nations et avec elles, la démocratie (déjà mal en point). Cette dernière est la loi de la majorité, elle est torpillée par le droit des minorités victimisées.

              • Pas besoin d’embêter le monde. L’EU est déjà une belle arnaque. Je ne vois pas de complot mondialiste ou élitiste quand un juncker bourré comme un coing nous sort des phrases dignes des heures les plus sombres (communistes). L’ordre mondial n’existe pas. L’on voit bien qu’au niveau géopolitique c’est la merde en ce moment. Chine/Russie/USA. Curieusement l’EU est absente de la guerre. Notre communisme nous protége du reste du monde. Pour le pire du pire.

                • L’ordre mondial n’existe pas? Et les instances transnationales qui nous imposent des lois (dont l’application est d’ailleurs à géométrie variable)? Et les ONG qui infusent leurs idéologies? Et les médias dont la plupart racontent à peu près la même chose sur certains sujets sans aucune contestation autorisée? Et ce qui est moins visible (Trilatérale, Bilderberg… )?
                  Parler de complot est un peu simpliste, mais il y a de puissantes convergences d’intérêts.
                  Quelques livres…
                  Circus politicus (pour commencer à se questionner); la super classe mondiale contre les peuples (les acteurs institués du mondialismes et leurs imbrications); cet étrange monsieur Monnet (l’UE dans le mondialisme). Et puis tant d’autres ouvrages du siècle dernier qui parlent directement du Nouvel Ordre Mondial…

                  • Oui il a toujours existé cet ordre mondial. J’ai peur que l’on sombre dans le cliché ultra-néo ! Ces gens ne sont rien. Justes des crottes de mouches. Je crois que leur création est en train de s’effondrer ? Non ? Et ils feront quoi après ? 😉

        • @claude henry de chasne lire le livre » la rage de l’impôt « où il est développé ce que vous résumez.

    • et de plus en plus souvent renaissent en dictature hélas !

  • La haine n’a pas besoin de pretextes ,elle est a l’interieur des hommes et ne demande qu’a en sortir…dans une societe permissible comme est devenue la notre , ce n’est que le debut !

    • Oui et c’est la civilisation qui permet que cette haine ne se traduise pas en acte.
      A force de vouloir remplacer les moeurs par l’intrusion gouvernementale, on perd les bénéfices de la civilisation. Retour à la barbarie…

      • Disons que lorsque que « l’état » est représentatif du peuple il a les moyens (moralement) de le soumettre et ainsi de garder une certaine homogénéité. Quand il a une légitimité contestable toute coercition au service de l’ordre prend le visage d’une dictature.
        Nous en sommes là. L’état devient le problème au lieu de la solution.

  • Tiens on apprend que les paysans de la FNSEA qui cassent tout sont d extreme gauche … Moi qui croyaient qu ils etaient RPR -> UMP -> LR…

    Plus serieusement, les manifs qui cassent tout c est pas neuf. Pour rester avec les paysans, ceux ci attaquaient les camions qui venaient d espagne avec des produits agricole dans les annees 80

    Le Probleme c est qu en France, une manif qui ne casse rien n obtient rien. D ou la prime a ceux qui font le plus de gene ou de degats

    Apres la etnsion monte en France car on est au bout d un cycle. Pendant longtemps l Etat a pu depenser plus qu il gagnait pour choyer ceux qui geignait le plus fort. Mais avec une economie chancellante c est plus possible (et en plus avec le vieillissement de la population les prestations sociales explosent alors que les recettes ont tendance a diminuer)

    • Le problème est d’abord que la logique n’obtient rien. Alors que ce devrait la manif, violente ou pas, qui soit ignorée face à elle.

  • Extrême gauche et extrême droite ont toujours cherché à utiliser les émotions des insatisfaits…
    Et maintenant, c’est le tour de l’extrême centre…

  • Un pouvoir qui utilise plus de moyens, et de Violence a réprimer des « Manifestants » tardant a se disperser dans une manifestation déclarée et autorisée, qu’a tenter d’arrêter, des casseurs, des vandales, des racailles, des pilleurs détruisant les biens publiques et privé, est un pouvoir d’ordures pourries , véritable initiateur de la ruine.

  • Les élites n’ont que ce qu’elles ont cherché. Le spectacle continue puisque au lieu de réagir elles laissent faire et même encouragent le communautarisme qui conduit à la haine entre groupes!

  • La France est dans une période prérévolutionnaire qui ressemble beaucoup à celle qui prévalait dans les années 1780.
    – Un système monarchique concentrant tous les pouvoirs.
    – Une classe dominante issue de l’état, entretenu par lui et se distribuant les prébendes (Les nobles avant la révolution, les Enarques aujourd’hui).
    – Une paupérisation d’une partie de la population après des dizaines d’années de dépenses excessives de l’état (La guerre d’indépendance des Etats Unis en 1783 avait vidée les caisses de l’état).
    – Une classe intermédiaire (La bourgeoisie avant 1789, les cadres et professions libérales aujourd’hui) supportant des hausses permanentes et de nouveaux impots (bourgeoisie qui a massivement soutenue les mesures révolutionnaires après 1789 et qui en a tité tous les profits).
    – Un capitalisme d’état , de connivence, « la ferme » avant 1789, une bonne partie des sociétés du CAC 40 aujourd’hui.
    – Sans oublier une émigration permanente d’une partie des forces vives du pays. De nombreux protestants pendant tout le 18° siècle (mais ils ne partaient pas que pour des raisons religieuses), des dizaines de milliers « d’exilés fiscaux » depuis une vingtaine d’années (qui ne partent pas non plus que pour des raisons fiscales) sans compter tous les jeunes qui « foutent le camp » après la fin de leurs études supérieures.
    Oui la période n’est pas bonne pour le pouvoir c’est évident, Macron n’est pas à la hauteur. Qui remettra l’état à sa place ????

    • Bien résumé, lesuisse. Vous auriez pu ajouter à la liste des explosifs en attente d’étincelle, la forte minorité musulmane dont une proportion croissante (notamment chez les jeunes) ne veut plus de la France.

      Quelqu’un a comparé la France au Titanic, je crois l’image juste : le bateau craque de toutes parts, et même s’il est encore à peu près à flot, il risque de ne plus le rester bien longtemps.
      Et les causes sont tellement nombreuses, anciennes, profondes, l’exaspération et la polarisation telles qu’il semble bien difficile de formuler une solution.

    • Vous avez oublié le clergé : les fonctionnaires

    • vous avez oublié les frères la truelle la loge des neuf sœurs

  • J’ai oublié l’étape « cahiers de doléance » de 1789 qui avaient été demandés par Louis XVI. Ca ne vous rappelle rien ?

    • moi je trouvais que hollande aurait fait un Louis xvi parfait

      • Il a bien fait de na pas se représenter… 😉

        • Non, moi je voyais déjà sortir la guillotine. Je suis très déçu. Au lieu du poulpe l’on a un hermaphrodite. Du en même temps je ruine la France et en même temps je ruine les Français. Ce type est pire que Hollande. Il ne respecte même pas l’argent gratuit de l’Etat. Pov’ type quoi

  • Le constat est juste pour l’essentiel, mais :

    1- l’auteur omet de pointer la responsabilité des « élites » dans la situation actuelle. Le peuple a sa responsabilité, évidemment ; mais les « élites » aussi, et même davantage, parce qu’elles sont en moyenne beaucoup mieux informées, beaucoup plus au fait de l’Histoire comme de l’actualité. Qu’elles aient laissé, par démagogie, par lâcheté et/ou par intérêt, pourrir la situation ; qu’elles aient divisé la population (pour mieux régner) et excité le sentiment d’injustice ressenti par beaucoup risque effectivement de leur retomber dessus, mais ce sera, pour beaucoup, un retour de boomerang

    2- l’auteur ne se penche pas sur les causes profondes de la situation : rejet de plus en plus grand de leurs responsabilités individuelles par ombre de Français, et exploitation de cet abandon par la classe politique par la démagogie et son frère jumeau, le socialisme ; terrain propice à l’augmentation de la corruption chez la majorité des « élites » (cf plus haut)

    Les responsabilités sont partagées : la France me fait penser à un drogué (le peuple, drogué à l’assistanat, à l’État-providence) qui ne peut se passer de son dealer (l’État et les politiciens démagogues). Le drogué est responsable de son état, mais le dealer l’est encore plus.

  • 1984 Souriez, vous êtes filmés. Londres, 1984. Voici Winston Smith, employé au Ministère de la Vérité, chargé de réécrire l’histoire afin qu’elle s’accorde avec la version officielle. Voici les télécrans qui diffusent en permanence les messages de propagande et espionnent sans relâche chaque individu. Voici Julia, rencontrée lors des Deux Minutes de la Haine quotidiennes et obligatoires où l’on conspue le Traître Emmanuel Goldstein, qui aura maille à partir, comme Winston, avec la Police de la Pensée. Voici la novlangue qui dépouille le langage de ses inflexions subversives, qui le réduit à un rôle informatif. Et surtout, voici Big Brother, aujourd’hui passé au stade de figure mythique, symbole de la surveillance et de l’oppression totalitaire. 1984, une machine monstrueuse si habilement huilée, qui broie l’homme et les pensées, et que plus rien ne semble pouvoir enrayer. Nous n’en avons pas rêvé, Orwell l’a fait. Espérons qu’il sera le seul.

  • Totalement en accord avec l’article, sauf un point : dire que l’extrême droite et gauche sont pareils… C’est assez énervant de lire ça. Dans l’actualité, il y a beaucoup plus de dégât fait par l’extrême gauche que l’extrême droite ! Cette dernière est très certainement devenir bien moins dangereuse que la première.
    Dans les manifs, les casseurs sont en énorme majorité d’extrême gauche, alors que pendant ce temps, la seule action visible qu’a fait l’extrême droite, c’est aller à la frontière italienne et mettre une banderole et des barrières dans la neige (jusqu’à preuve du contraire, ils n’ont pas tabassé des migrants, illégaux rappelons le)…

    • Pardon mais le programme politique est assez proche. L’extrême droite déteste les arabes alors que l’extreme gauche en profite. C’est la seule différence.

      • Admettons mais dans ce cas, j’aimerai avoir le nombre d’actes violents envers des arabes de la part de l’extrême droite. Mis à part un minorité de néo nazi qui la plupart du temps se regroupent juste dans un bar « sélectif » (quand l’état ne le ferme pas), il n’y en a pas beaucoup voir pas du tout…

      • Vous avez raison. Et donc si je dois un jour choisir entre les 2, ce sera l’extrême droite, pour garder ma culture, plutôt que l’extrême gauche qui veut me voiler et chariatiser la société.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Des trois grandes passions humaines, le pouvoir, l’argent et l’amour, c’est la passion du pouvoir et de la puissance qui provoque le plus de ravages : conflits sociaux, révolutions, guerres, génocides.

La politique apparaît ainsi comme le mal nécessaire permettant de cantonner cette passion, de l’empêcher de virer à la folie. Elle y parvient médiocrement puisque les autocraties prolifèrent, les démocraties doutent d’elles-mêmes et la guerre est une constante. La paix n’a jamais régné sur l’humanité entière. Ici ou là, les hommes se son... Poursuivre la lecture

Par Tommaso Vitale et Emilien Houard-Vial.

 

Si cette année Giorgia Meloni et Marine Le Pen ont concentré l’attention des commentateurs des deux côtés des Alpes, l’abstention est bien la donnée politique la plus importante qui ait émergé de ces élections. Le choix délibéré de millions de citoyens de se détourner de l’arène politique est souvent agrémenté de propos négatifs sur leur supposée irresponsabilité ou manque d’éthique. Pour autant, le registre de la culpabilité est-il le plus pertinent pour répondre au grave problè... Poursuivre la lecture

la liberté
5
Sauvegarder cet article

La guerre russe en Ukraine place une fois de plus le monde occidental, le monde des démocraties libérales, face à ses renoncements et ses douloureuses contradictions.

Comme dans les années 1930 face à l'Allemagne, l'Italie et l'URSS, on le voit se lever au nom de ses principes face à l'autoritarisme brutal d'un Vladimir Poutine, mais on le voit aussi se braquer dans des certitudes sociales et/ou climatiques qui lui font imposer ses jolies politiques d'en haut en oubliant qu'il tient ses pouvoirs des individus. Exemple typique, les zone... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles