Le retour de l’écofascisme

Le propre des écofascistes est de mêler leurs inquiétudes autour des évolutions démographiques, qu’ils qualifient d’« extinction blanche », avec des fantasmes de terres vierges exemptes de non-Blancs et de pollution.

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Le retour de l’écofascisme

Publié le 14 novembre 2019
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Par Alexandra Minna Stern.
Un article de The Conversation

Un peu partout dans le monde, on voit grandir chez les suprémacistes blancs un discours qui lie les théories du grand remplacement à la défense de l’environnement.

Patrick Cruisius, l’homme accusé du massacre de 22 personnes à El Paso en août 2019, avait ainsi posté en amont sur le forum 8chan quatre pages dans lesquelles il justifiait son attaque par « l’invasion hispanique du Texas » et le remplacement culturel et ethnique imminent des Blancs en Amérique.

Mais l’extrémiste fait aussi directement référence au manifeste rédigé par Brenton Tarrant, l’homme accusé des attentats islamophobes de Christchurch, qu’il avait publié sur le même forum pour annoncer ses intentions. En mars 2019, l’attaque de deux mosquées en Nouvelle-Zélande par cet Australien d’extrême droite avait fait 52 morts.

Dans ce texte, Brenton Tarrant se désignait lui-même comme un « éco-fasciste », convaincu qu’il n’existait pas de « nationalisme sans environnementalisme ». Le tueur d’El Paso a quant à lui titré sa diatribe « Une vérité qui dérange », en référence au documentaire de 2006 de l’ex vice-président américain Al Gore, alertant sur les dangers du changement climatique. Il y fait également les louanges du Lorax, grand classique de l’écrivain américain pour enfants Theodor Seuss sur la déforestation et la cupidité des entreprises.

L’omniprésence des thèmes environnementaux dans ces manifestes n’est pas si étrange. Elle témoigne au contraire de la place croissante de l’écofascisme au cœur de l’idéologie du nationalisme blanc contemporain. Une tendance que j’ai mise au jour en menant des recherches pour un ouvrage publié récemment.

Xénophobie et environnementalisme

Le propre des écofascistes est de mêler leurs inquiétudes autour des évolutions démographiques, qu’ils qualifient d’« extinction blanche », avec des fantasmes de terres vierges exemptes de non-Blancs et de pollution.

La naissance de ce mouvement remonte au début du XXe siècle, lorsque les notions romantiques de communion avec la Terre ont pris racine en Allemagne. Ces idées ont rencontré une forme d’expression dans le concept de lebensraum, c’est-à-dire d’« espace vital », et dans les tentatives de créer une lignée exclusivement aryenne, dans lesquelles le nationalisme racial du « sang et du sol » régnait en maître. Le concept de lebensraum était au cœur des politiques expansionnistes et génocidaires du Troisième Reich.

Les liens entre xénophobie et environnementalisme de droite ne sont, on le voit, pas nouveaux. Aux États-Unis, les souches de l’écofascisme remontent aux balbutiements du mouvement environnemental, alors rejoint par des racialistes comme Madison Grant. Dans les années 1920, cet avocat américain défendait la préservation de la flore native, notamment des séquoias de Californie, tout en diabolisant les immigrants non blancs.

Après la Seconde Guerre mondiale, des organisations nativistes – courant de pensée qui s’oppose à toute nouvelle immigration – ont alimenté les peurs autour de la surpopulation et de l’immigration rampante, au nom de la protection des forêts et des rivières.

Algiz, la rune de la vie.
Wikipedia, CC BY-NC-SA

 

 

Illustration du regain de ce courant de pensée, un mème populaire en ligne chez les écofascistes et l’extrême droite interpelle ainsi : « Sauvez les arbres, pas les réfugiés ». Les mèmes écofascistes prennent souvent la forme d’émojis ressemblant à Algiz, une lettre de l’alphabet runique utilisée par le nazisme, aussi connue sous le nom de « rune de la vie ». Affectionnée d’Heinrich Himmler et des SS, elle est l’un des nombreux symboles alternatifs aux croix gammées qui circulent en ligne chez les néonazis.

L’écologie profonde pervertie

De nombreux écofascistes gravitent aujourd’hui dans les sphères de l’« écologie profonde », une philosophie développée par le Norvégien Arne Naess au début des années 1970. Il voulait distinguer sa conception de l’écologie, qu’il considérait comme une révérence pour tous les êtres vivants, de ce qu’il estimait être une « écologie superficielle », à la mode.

Rejetant la croyance de Naess en la valeur de la diversité biologique, les penseurs d’extrême droite ont perverti l’écologie profonde, imaginant le monde intrinsèquement inégal et les hiérarchies raciales et sexuelles comme partie intégrante de leur conception de la nature.

L’écologie profonde célèbre une connexion à la Terre presque spirituelle. Comme je le montre dans mon livre, dans sa version nationaliste et blanche, seuls les hommes – Blancs ou Européens – peuvent réellement communier avec la nature de façon signifiante et transcendante. Cette quête cosmique nourrit leur désir de préserver, par la force si nécessaire, des territoires vierges pour les Blancs.

Les suprémacistes blancs s’intéressent ainsi aujourd’hui à des figures comme l’écofasciste Finlandais Pentti Linkola, qui appelle à une restriction radicale de l’immigration, au retour aux modes de vie pré-industriels et à des mesures autoritaires pour maintenir la vie humaine dans des limites strictes.

Réfléchissant aux idées de Linkola, le webzine nationaliste blanc Counter-Currents incite les hommes blancs à prendre des mesures écofascistes, affirmant qu’il est de leur devoir de « sauvegarder le caractère sacré de la Terre ».

Crise climatique et extinction des Blancs

Rappeler et identifier de tels antécédents aide à expliquer pourquoi le tueur de Christchurch s’est autoqualifié d’« écofasciste » dans son « manifeste ».

Le tueur d’El Paso offre d’ailleurs des exemples plus directs et spécifiques. Outre mentionner Le Lorax, il critique dans son texte l’incapacité des Américains à recycler et leur gaspillage inutile de plastiques à usage unique.

Leur croisade pour sauver les Blancs de la disparition dans le multiculturalisme et l’immigration reflète leur croisade pour la préservation de la nature contre la destruction de l’environnement et la surpopulation.

L’opinion publique considère que l’écologisme est l’affaire des progressistes, si ce n’est de la gauche, avec ses engagements en faveur de la justice environnementale et de la neutralité carbone.

Pourtant, l’omniprésence des préoccupations environnementales chez les suprémacistes blancs montre que la distinction entre progressistes et conservateurs n’est pas nécessairement pertinente pour comprendre et appréhender les idéologies d’extrême droite aujourd’hui.

Si les tendances actuelles se maintiennent, l’avenir sera marqué par une intensification du réchauffement planétaire et des phénomènes météorologiques extrêmes. Il y aura une augmentation du nombre de réfugiés climatiques, souvent à la recherche d’un répit dans le nord du globe. Dans ce contexte, je pense que les suprémacistes blancs associeront la perspective des catastrophes climatiques à leurs craintes d’extinction des Blancs.

Les projections démographiques prévoient qu’à l’horizon 2050, les États-Unis deviendront un pays majoritairement non blanc. Pour les suprémacistes, cette horloge démographique s’accélère de jour en jour. Les tireurs de Christchurch et d’El Paso invoquent tous deux la théorie du « grand remplacement », c’est-à-dire l’idée déformée selon laquelle les immigrants et les autres groupes raciaux sont démographiquement plus nombreux que les Blancs, au point de les faire disparaître.

Compte tenu de ces tendances émergentes, le public doit tenir l’écofascisme pour une menace dangereuse qui nous guette à plus ou moins long terme.


Cet article a été traduit de l’anglais par Nolwenn Jaumouillé.

Alexandra Minna Stern, Professor of American Culture, History, and Women’s Studies, University of Michigan

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

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  • Quel bel avenir se prépare..

    En gros nous aurons le choix entre :
    – l’ecofascisme white surpremacist
    – la dictature ecolo-marxiste
    – la même chose mais avec en prime le quasi caractère religieux de Saint Greta

    Comme disait l’autre « beam me up Scotty, there is no life on this planet »

    • plein de gens votent pour le parti qui dit les méchants c’est les autres..
      hier je regardais un mésange se battre farouchement contre son reflet dans le miroir d’un rétroviseur..

  • On peut résumer la peur humaine par une histoire de remplacement ! Remplacement du climat actuel par un climat plus chaud, remplacement des êtres vivants (humains, animaux, insectes, plantes, parasites..) ici par d’autres êtres vivants venus d’ailleurs, remplacement d’un mode de vie par un mode de vie venu d’ailleurs, remplacement du libre-échange par le protectionnisme ou l’inverse, etc..

    Après cette phase liée à l’accélération de la mondialisation qui trouvera son équilibre un jour prochain, nous aurons la grande peur du remplacement des humains par les robots.

    Tout cela n’est pas nouveau en soi, nos ancêtres avaient leurs peurs, et jamais pourtant le progrès n’a été remplacé. Ainsi va le monde !

  • « Compte tenu de ces tendances émergentes, le public doit tenir l’écofascisme pour une menace dangereuse qui nous guette à plus ou moins long terme. »

    🙂 🙂 🙂

  • Je veux bien que parmi les écofachos il y en ait qui soit d’extrême-droite, à tendance nationaliste et tout ça. Mais va pas falloir nous faire croire qu’ils soient plus nombreux, plus dangereux, plus fachos que les écofachos de gauche: c’est bonnet vert et vert bonnet, et quelle que soit la coloration politique de l’écofacho, rouges ou bruns ce sont TOUS des ennemis de la liberté et la dignité humaine.

    Vu le curriculum de l’auteur, très orienté vers les women’s studies et la « déconstruction » des théories de l’alt-right américaine, son propos est forcément orienté politiquement, et de là à supposer que cet article cherche, tactique de gauche habituelle, à attribuer tous les méfaits de l’écofachisme à la droite, il n’y a qu’un pas que je franchis sans trop d’hésitation.

  • Une belle page de négationnisme cet article. Dire que si J M Le Pen n’avait pas eu de fille la France se porterait a merveille ! Heureusement le nombre de gens qui gobent encore ces tissus de conneries idéologiques diminue lentement.

  • Cet extrémisme s’observe aux USA mais en Europe ce que l’on observe majoritairement c’est un écostalinisme à prédominance anti-blancs.

  • « Si les tendances actuelles se maintiennent, l’avenir sera marqué par une intensification du réchauffement planétaire et des phénomènes météorologiques extrêmes. Il y aura une augmentation du nombre de réfugiés climatiques, souvent à la recherche d’un répit dans le nord du globe. »

    Haha, l’habituelle propagande réchauffiste… (soupir)

    À part ça, sans doute qu’il existe un courant écofasciste. Mais la menace que représente le fascisme écolo-progressiste, très en vogue non seulement en Europe mais aussi aux USA, est bien plus grave, bien plus tangible. D’autant plus quand ce fascisme s’allie au fascisme islamiste…

    • Étonnez vous de ce qui se prépare à la Convention Citoyenne Pour le Climat (CCPC), tout bien organisé par l’Etat français avec 150 tirés au sort qui croient ferment nous imposer un autre monde, sera-ce fasciste, trotskiste, staliniste ou autre dirigisme fortement habillé de taxes et d’interdictions. Ce n’est plus dormez braves gens, mais tremblez mauvais gens

  • Les manifestants « voyous » et « sauvageons » qui se sont « amusés » face aux forces de l’ordre dans les manifestations d’écologistes étaient à mon avis très loin d’être des nationalistes…
    Ou comment encore accusé l’homme blanc cisgenre hétérosexuel de tous les maux de la Terre ! Article sans intérêt.

  • Un article d’une féministe de gauche politiquement correcte! Pas étonnant qu’elle s’en prenne à l’extrême droite; alors que les écolo-fascistes sont presque tous des gauchistes!

  • Je ne comprend pas ce que cet article fait sur Contrepoint?

    • La liberté d’expression d’une part ! Et puis tout ce qui s’oppose aux libertés à sa place sur CP d’autre part ! Bon il semblerait que ce ne soit pas l’avis de tous les lecteurs.

  • Article totalement hors-sol.
    L’écofascisme « suprématiste » doit représenter 0,001% du mouvement à tout casser.
    Quelques dizaines de milliers d’individus (survivalistes US) à la natalité en berne dans une écrasante marée humaine de centaines de gauchistes de tous pays.
    Pour le reste il naît 1 million de gens sur le continent africain tous les 24 jours et les dépistages de la drépanocytose montre que 39% des naissances en France en 2016 étaient probablement issues de populations de ce continent.
    Libération affirmait la même année que ces statistiques, seul indice du changement de population qui était repris par « la droite », continueraient à être publiées le prochain rapport étant « attendu pour 2018 ».
    En 2018, l’AFDPHE qui les publiait a été fermée.

    • corrections: « centaines de millions » évidemment, avec quelques centaines de gauchistes uniquement la France ne serait pas foutue.

  • L’auteur tente un assemblage mais même en tirant des liens par les cheveux, il n’arrive pas à montrer l’existence d’un courant de pensée cohérent.
    En lisant le titre, je pensais que l’auteur allait parler des pratiques d’une part non-négligeables des mouvements écologistes. Entre les interdictions de s’exprimer pour les personnes ayant une opinion différente, la censure et le lynchage dès qu’une personne en vue se permet une opinion hétérodoxe à leurs yeux, les agressions physiques et les saccages de commerces comme les boucheries, on assiste de plus en plus à la montée d’un fascisme vert dont les pratiques sont bien plus répandues et inquiétantes que les faits isolés (de déséquilibrés la plupart du temps) qu’essaye de relier cet auteur.

  • « l’invasion hispanique du Texas », ou le racisme imbécile. Les hispaniques sont des blancs, descendants des conquérants espagnols du Mexique, comme les « Wasp » (white Anglo-Saxon protestant) sont les descendants de premiers colons anglais. Le mépris des wasps pour les hispanique est en grand partie basée sur le fait que les hispaniques sont majoritairement catholiques, ce qui pour ces protestants puritains, fiers jusqu’à l’arrogance de leurs origines, est le comble de l’abomination.

    • En l’occurrence, surtout une triste caricature tellement éloignée des perversion réelle de l’individu qu’elle en dit long sur celle qui la professe.

      Allez lire le portrait du « suprémaciste blanc », celui qui voulait « diviser l’Amérique en une confédération de territoires avec au moins un territoire pour chaque race » (vachement le discours d’un suprémaciste, n’est ce pas ?), entre autres joyeusetés totalement progressistes, ce qu’évidemment l’auteure, vu son background, ne tient pas à rappeler…
      https://www.dreuz.info/2019/08/04/pendant-que-les-medias-blament-trump-pour-la-tuerie-del-paso-les-vrais-journalistes-decouvrent-que-lauteur-est-un-gauchiste/

    • En réalité, à notre époque ce sont les différences culturelles qui dérangent les gens parce qu’elles impactent directement leur porte-monnaie ou/et leur sécurité.
      Par exemple, le Mexique qui n’a jamais connu de conflit depuis son indépendance exporte sa pauvreté et sa criminalité aux USA depuis 200 ans alors qu’il n’a fallu que 60 ans à la Corée du Sud rasée par la guerre pour atteindre comparativement le même PIB que la France.
      La Corée du Sud est maintenant un pays ultra moderne qui exporte des cerveaux plutôt que de la pauvreté et de la criminalité.
      .
      Le « mépris » est donc dirigé vers des cultures qui semblent incapables de gérer correctement un pays voir un quartier. C’est surtout la gauche, celle qui fuit d’ailleurs ces quartiers, qui y colle l’explication imbécile de « racisme » parce que c’est une tactique électorale gagnante.
      .
      L’auteur est une socialiste féministe militante à l’université du Michigan bien connue pour son « progressisme inclusif », elle hait les « white male » et va chercher très, très loin quelques rares cas de cinglés qui ont vaguement inclut quelques lignes d’écologie à la mode dans leur interminables discours foireux pour nier la masse écrasante qu’est l’écofascistes de gauche.

      • @Guillaume P.
        Bonjour,
        « C’est surtout la gauche, celle qui fuit d’ailleurs ces quartiers, qui y colle l’explication imbécile de « racisme » parce que c’est une tactique électorale gagnante. »
        Parfaitement illustré par Michelle Obama qui parlait de « fuite des blancs » (white flight) dans les quartiers occupés par des blancs, sûrs, paisibles, avec de meilleures écoles -ce qu’elle et son mari ont cherché à trouver en quittant leur quartier de Chicago- blancs, qui, au fur et à mesure que des noirs (ce sont ses mots puisqu’elle parlait des noirs dans des quartiers blancs) arrivaient dans ces quartiers, les blancs les fuyaient en abandonnant ceux qui y restaient avec le « bordel » et qu’ils n’arrivaient pas gérer. C’est beau de reprocher aux blancs de faire la même chose que ce que son mari et elle ont fait pour les mêmes raisons. M. et Mme Obama ne vivent pas dans un de ces quartiers qu’ils ont autrefois quitté.

        « On pourrait aussi ajouter que les habitants d’un pays sont parfaitement fondés à refuser d’être envahis par des CLANDESTINS, »
        Il a fallu qu’un ancien directeur de l’I.C.E, créé par Obama avec les installations montrées comme des « camps de concentration », explique à des élus lors d’audience (dont la députée d’un district de N-Y Alexandra Ocasio-Cortez) que franchir la frontière sans papier est illégal et qu’il y un processus légal pour le faire, ainsi qu’un autre pour demander une régularisation de situation.

    • @ Berliner :

      « Les hispaniques sont des blancs, descendants des conquérants espagnols du Mexique »

      Ils sont aussi voire surtout descendants des Amérindiens présents dans la région avant l’arrivée des Espagnols.
      Au-delà de cet aspect, c’est surtout le côté « culturel » et comportemental qui gêne les Américains, avant le côté religieux (pas mal d’Américains cathos aussi, vous semblez l’oublier). Certains commencent à parler de narco-État pour le Mexique, ce qui en dit long sur l’ambiance qui y règne – on pourrait aussi parler du taux d’homicides très important dans ce pays, bien plus élevé qu’aux USA alors que le port d’armes y est bien plus réglementé…
      On pourrait aussi ajouter que les habitants d’un pays sont parfaitement fondés à refuser d’être envahis par des CLANDESTINS, des gens qui franchissent la frontière illégalement, et qui dès lors sont très mal partis dans la vie dans leur pays « d’adoption », vous ne croyez pas ?

      Bref, il y a des tas de raisons autres que le soi-disant mépris des WASP pour les cathos qui interviennent, et que vous passez soigneusement – réflexe gauchiste classique – sous silence.

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