Management : tenir compte de son « intelligence émotionnelle »

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Brains by Melody Joy Kramer(CC BY-NC-ND 2.0)

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Management : tenir compte de son « intelligence émotionnelle »

Publié le 2 novembre 2019
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Par Alain Goetzmann.

Depuis 1983, Howard Gardner, psychologue du développement aux États-Unis et professeur à Harvard, approfondit sa théorie des intelligences multiples. Il en distingue aujourd’hui huit qui constituent autant de facettes de l’intelligence – prise au sens large – d’un individu.

L’intelligence, toujours indispensable à la réussite

Il est donc étonnant d’entendre, toujours et encore, certains leaders prétendre que le secret de leur réussite, serait dû à un QI élevé et des études prestigieuses.

S’il est bien sûr nécessaire d’être « intelligent » pour atteindre des objectifs ambitieux, le quotient intellectuel, sa détermination et ses résultats, selon la définition traditionnelle, sont aujourd’hui fortement contestés par de nombreux chercheurs.

Plusieurs formes d’intelligence

Les travaux d’Howard Gardner tendent à prouver que ce qu’on définit habituellement comme l’intelligence est, en fait, une synthèse de plusieurs formes d’intelligence : l’intelligence linguistique, logico-mathématique, spatiale, musicale, physique, sociale ou émotionnelle, intra-personnelle et plus récemment, naturaliste.

Ces intelligences multiples n’ont plus pour objectif de rendre les individus capables de répondre à différents tests mais de leur permettre de résoudre des problèmes de la vie courante et de produire des biens et des services de valeur.

L’intelligence émotionnelle

Daniel Goleman, diplômé de Harvard et docteur en psychologie clinique et développement personnel, a approfondi le concept d’intelligence émotionnelle. Il la définit comme la capacité d’identifier ses émotions, de les comprendre, de les contrôler et de les ajuster en fonction des circonstances.

En management, c’est un outil puissant qui permet de bien faire avancer les organisations. Être doté d’intelligence émotionnelle, naturellement, ou par un travail régulier sur soi, donne des résultats étonnants dans la conduite des hommes.

En effet, la connaissance, qui était autrefois l’apanage de ceux qui avaient fait de longues études, n’est plus une caractéristique distinctive à l’heure d’Internet où tout un chacun trouve les réponses à n’importe quelle interrogation. Par contre, vous pouvez toujours chercher sur Google, vous n’y trouverez jamais les forces et faiblesses émotionnelles de vos collaborateurs.

Maîtriser ses forces et faiblesses émotionnelles

C’est pourquoi la clé d’un bon management des hommes, aujourd’hui, repose sur la capacité du chef d’entreprise à connaître et à maîtriser ses propres forces et faiblesses émotionnelles. Il pourra ainsi composer avec celles de son entourage et maintenir à un niveau élevé la motivation indispensable à l’action dans la durée.

Cela implique de manifester de l’empathie, de s’enquérir de son état, de le complimenter, de lui rendre service afin qu’il réussisse mieux et se sente mieux. Pour assurer son leadership, toutes les intelligences du dirigeant doivent être mobilisées mais un effort tout particulier sera consenti dans le développement de son intelligence émotionnelle.

Plus aucune entreprise n’est dirigée aujourd’hui à la mode militaire des années cinquante. Lorsqu’on veut obtenir quelque chose, il faut donner des explications : pourquoi, pourquoi faire, vers quel objectif final.

Ce travail sur soi est donc devenu aujourd’hui une nécessité pour pouvoir amener les autres à se dépasser.

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  • « C’est pourquoi la clé d’un bon management des hommes, aujourd’hui sur la capacité du chef d’entreprise à connaître et à maîtriser ses propres forces et faiblesses émotionnelles »

    Voilà quelqu’un qui a redécouvert la roue!

    • claude henry de chasne
      2 novembre 2019 at 7 h 15 min

      oui depuis les année 70 on a bien compris (dans les sociétés américaines bien sur) que le ‘management » avait besoin d’outils permettant de dégager de la motivation dans les équipes.. par l’implication du manager dans les objectifs de tous..
      Mais bon pas la la SNCF ou a l’EN çà c’est sur.. va y avoir des choses a découvrir ha!ha!

  • Merci à Alain Goetzmann pour cet article synthétique qui incite à la réflexion et à la méditation.
    Le métier de chef d’entreprise, à quelque niveau qu’il soit, nécessite beaucoup d’implication personnelle, une grande capacité d’écoute et d’analyse, le tout, accompagné d’une disponibilité d’esprit permettant de savoir faire preuve d’humilité et d’autocritique.

  • « Intelligence émotionnelle »
    Dehors, merci d’être venu.
    (et au passage de se contrebranler des 2000 années de pensées logiques)

    • Est-ce que se préoccuper des problèmes émotionnels des gens dans le cadre de l’entreprise (ou pas) est utile ? surement
      Est-ce que l’emotion à quelque chose à voir avec l’intelligence ?
      Absolument rien.

  • Les commentaires sont fermés.

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