Bastiat défenseur infatigable du libre-échange (vidéo)

Le philosophe Damien Theillier explique en 6 minutes les origines de la défense du libre-échange économique par Frédéric Bastiat.

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Frédéric Bastiat (image libre de droits)

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Bastiat défenseur infatigable du libre-échange (vidéo)

Publié le 2 novembre 2019
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Par Ferghane Azihari.
Un cours de l’école de la Liberté

Les lois céréalières constituaient une série de mesures destinées à entraver le commerce de céréales entre le Royaume-Uni et l’étranger. Comme toutes les mesures protectionnistes, elles ont eu pour conséquence de limiter artificiellement l’abondance des marchandises visées.

Il s’agissait à l’époque de protéger les privilèges de l’aristocratie foncière qui avait tout intérêt à élever les barrières pour assujettir la population britannique à ses monopoles commerciaux. Les effets de ces mesures furent terribles.

Les effets terribles des monopoles commerciaux

Ces monopoles ont naturellement rendu les grains beaucoup plus chers. Ils ont impacté d’importantes industries comme celle du pain, plongeant ainsi les classes populaires dans des difficultés insolubles pour satisfaire un besoin vital comme celui de se nourrir.

C’est dans ce contexte qu’un industriel britannique du nom de Richard Cobden entreprit dès 1838 de mener une vaste campagne pour demander l’abolition du protectionnisme agricole et l’ouverture unilatérale du Royaume-Uni au libre-échange : c’est la naissance de l’Anti-Corn Law League.

Frédéric Bastiat apprit l’existence de ce mouvement en 1843 qui l’influença profondément pour le restant de ses jours. Émerveillé par le succès de ce mouvement politique, il tenta d’importer sa lutte sur le territoire français, notamment en publiant son ouvrage Cobden et la Ligue, ou l’agitation anglaise pour la liberté des échanges.

Les bienfaits du libre-échange

Encore aujourd’hui, le libre-échange est au centre de toutes les controverses médiatiques en dépit du large consensus qui caractérise le monde académique sur ses bienfaits.

En étendant la libre division du travail au-delà des frontières nationales, le libre-échange permet aux consommateurs de jouir d’une plus grande concurrence pour satisfaire leurs besoins au moindre coût.

Par le jeu des avantages comparatifs, il encourage une meilleure spécialisation des industries et accroît la productivité de chacun. Le libre-échange favorise donc la production globale de richesses et la réduction de la pauvreté. C’est effectivement ce qui est attesté depuis plusieurs décennies dans les pays qui adoptent une plus grande ouverture vis-à-vis du commerce international.

 

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  • Une erreur dans le discours : le traité de libre-échange Cobden-Chevalier s, Napoléon III l’a signé en 1860, date de son entrée en application.

  • Désolé, mauvais envoi… L’erreur dans la vidéo tient à la date de la mort de Bastiat, 1850, pas 1866. Le traité Cobden-Chevalier, traité de libre-échange entre la France et l’Angleterre, date lui de 1860. Il ne s’agit nullement d’un traité signé « après la mort de Bastiat en 1866 », comme il est dit après la cinquième minute.

  • La France n’est pas simplement le pays de la monarchie absolue et de la centralisation jacobine ; elle est aussi l’un des principaux berceaux de la philosophie libérale et compte nombre d’auteurs majeurs qui ont œuvré à penser les conditions de la liberté. Retrouvez la note de M.Perrier à ce sujet sur notre site Fondapol. goo.gl/APNx7J

  • Et si Bastiat avait raison à son epoque et tout faux a notre époque ?

  • Je trouve que les gens sont trop souvent manichéens sur cette question. Donald Trump est en train de montrer que c’est le pragmatisme qui importe.
    Les Britanniques ont été confrontés à des monopoles, lesquels évidemment faussaient la concurrence. Et ils ont donc décidé d’ouvrir tout grand leurs frontières, unilatéralement, pour résoudre le problème. Évidemment, dans leur cas et dans d’autres cela peut fonctionner, mais :
    1- désolé si cela peut paraître cynique, mais nous n’avons pas, en tant que Français (ou Britanniques, ou Américains, ou…) à nous préoccuper de développer d’autres pays que le nôtre. Notre énergie et notre préoccupation doit être D’ABORD la réussite de notre pays.
    2- en ouvrant unilatéralement nos frontières aux produits étrangers (par la suppression de tout droit de douane), nous mettons nos entrepreneurs en concurrence avec ceux d’autres pays dont certains, par exemple, admettent le travail des enfants. Seule solution donc pour résister à cette concurrence : autoriser le travail des enfants. (et ceci, même si notre économie, au niveau national, est libérale)
    3- à terme, si tous les pays suppriment tout droit de douane, il subsiste, très concrètement, dans beaucoup de pays, des aides directes ou indirectes à l’économie, qui sont autant de facteurs de concurrence déloyale entre pays. Comment résoudre ce problème, sinon en mettant en place un gouvernement mondial qui harmonise la politique économique sur la Terre entière ?
    4- le libre-échange tel qu’il a souvent été conçu, et mis en place (imposé ? du coup, quel lien avec la liberté ?) a abouti, au-delà du libre échange de marchandises, au libre échange des capitaux et au « libre échange », ou à la libre circulation des hommes, conséquence logique de ce qui précède. On voit donc bien que le libre échange tel que pensé et mis en place conduit quasi automatiquement à la suppression de toute frontière physique, donc peu à peu à la dilution et au terme du processus, à la suppression des Nations elles-mêmes ; avec les problèmes que cela pose, car l’homme n’est pas qu’un homo economicus, et l’augmentation globale du niveau de vie sur Terre ne conduit pas automatiquement les gens à devenir meilleurs : elle n’efface pas les pulsions de vol, d’oppression, de criminalité. Ce n’est pas un hasard si cette telle façon de voir les choses, très matérialiste, est une des bases du socialisme.
    5- et quand bien même un libre échange généralisé fonctionnait (et il fonctionne peu ou prou, pour l’instant, même si une certaine invasion migratoire commence à poser problème), nous voyons bien que cela ne fait/ferait que repousser le problème : les monopoles sont en train de se mettre en place au niveau mondial (avec l’aide de politiciens aussi corrompus que rompus au capitalisme de connivence), et… retour à la case départ.

    Jusqu’à ce qu’on me prouve le contraire, je suis donc pour une approche beaucoup plus pragmatique, comme par exemple celle adoptée par D.J. Trump ; lequel Trump est plutôt un libéral dans l’âme, ce qu’il prouve au plan intérieur ; et un homme qui sait que ses concitoyens lui ont confié le mandat d’améliorer LEUR situation en premier lieu, non – à la différence des Démocrates – celle du monde entier.

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