La nouvelle guerre froide contre le radicalisme islamiste ne doit pas sacrifier la liberté

Que l’État assure la sécurité de ces citoyens, garantisse la liberté d’expression de tous et cesse de subventionner les islamistes, il aura fait sa partie essentielle dans ce combat.

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La nouvelle guerre froide contre le radicalisme islamiste ne doit pas sacrifier la liberté

Publié le 29 octobre 2019
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Par Daniel Tourre. 

Après des décennies de complaisance et de clientélisme électoral, une partie de la classe politique se réveille en sursaut : une idéologie politico-religieuse profondément anti-libérale et anti-démocratique s’est implantée en France. L’islamisme fait désormais partie du paysage et commence à modeler en profondeur le tissu associatif et bientôt politique de certaines municipalités.

C’est naturellement préoccupant. Les Frères musulmans, par exemple, ne cachent pas leur vision théocratique de la politique et constituent à ce titre des adversaires déterminés de l’ordre libéral. Mohamed Louizi témoigne dans son livre Pourquoi j’ai quitté les frères musulmans et s’explique dans une interview sur Atlantico :

« Dans tous les pays où se trouvent des Frères musulmans, en Orient comme en Occident, le projet islamiste est le même depuis la création de la mouvance par Hassan Al-Banna en 1928. Il s’agit, ni plus ni moins, de rétablir le califat islamique aux frontières historiques, y compris là où l’islam avait une présence en Europe. Ce projet politique a un nom : le projet Tamkine. C’est un plan stratégique visant à atteindre à terme le sommet du pouvoir politique pour que l’islam, tel qu’il est compris par les Frères musulmans et leurs idéologues, domine totalement l’État et la société et impose sa loi religieuse totalitaire, rétrograde et liberticide. »

Cette présence, minoritaire mais loin d’être anecdotique, du salafisme ou des Frères musulmans sur le sol français est sans nul doute l’annonce d’antagonismes politiques âpres dans les prochaines décennies au sein de la société. Elle va nécessiter une attention et une détermination sans faille des amis de la liberté.

Mais face à ces menaces réelles, il va falloir aussi faire attention aux réactions liberticides ou anti-démocratiques d’une partie de la classe politique française. Dans la grande tradition du dirigisme autoritaire à la française, nous passons directement en quelques mois de la case subvention aveugle à la case interdiction, les deux seuls modes d’action que semble parfois pouvoir concevoir la classe politique française face à pratiquement n’importe quel phénomène qu’il soit social ou économique.

Ainsi de Valérie Pécresse à Xavier Bertrand, en passant par Bruno Retailleau, une petite musique anti-démocratique s’est fait entendre au centre droit  :

« Les listes communautaristes (entendre islamistes) doivent être interdites aux prochaines élections. »

L’administration pourrait ainsi interdire aux élections certains partis ou listes sur des critères aussi flous et arbitraires que la radicalité ou le communautarisme. On imagine sans difficulté la dose d’arbitraire administratif nécessaire pour appliquer une telle mesure, sans compter ses multiples contournements possibles et les contre-réactions toutes aussi dangereuses.

Au Rassemblement National, c’est un air anti-liberté de conscience et d’expression qui se fait entendre. Le fameux voile devrait être interdit dans tout l’espace public. Ici aussi on imagine la dose d’arbitraire administratif nécessaire pour appliquer une telle mesure liberticide, sans compter ses multiples contournements possibles et les contre-réactions.

Et cette légèreté liberticide qui est déjà regrettable pour régler un problème économique peut devenir explosive pour un phénomène politico-religieux comme l’islamisme. Car la démocratie comme le libéralisme sont justement des doctrines permettant de faire cohabiter des individus aux objectifs collectifs ou individuels différents tout en permettant l’obéissance de la loi et limitant la violence politique autant que possible. Ce n’est pas au moment où une force aussi dangereuse qu’une identité politico-religieuse refait son apparition en France qu’il faut désactiver ces outils justement indispensables à la paix civile.

La France a pu traverser toute la guerre froide face à la puissance totalitaire soviétique, avec 25% d’électeurs communistes, L’Humanité chaque matin dans les kiosques et une cohorte considérable de journalistes, intellectuels imbéciles, lâches ou salauds savonnant la planche de la démocratie libérale, par aveuglement, cynisme ou conviction. Elle l’a traversé sans jamais interdire les communistes aux élections, sans jamais interdire aux communistes de s’exprimer. Elle l’a traversé au final, justement sans guerre civile. La démocratie libérale, toujours hésitante, maladive, torturée, laissant ses pires ennemis s’exprimer, l’a emporté sur le monstre froid totalitaire qu’était le communisme et sa déclinaison soviétique.

Les différentes pistes pour limiter l’expression des islamistes ou pour empêcher leur positionnement aux élections ne sont pas seulement des atteintes aux droits civiques ou démocratiques qui sont aussi les nôtres, mais ces pistes conduisent à une victimisation qui empêche justement de les affronter à visage découvert, de les laisser exposer leurs thèses, de connaître leurs alliés honteux ou cachés. Sans la présence d’un adversaire visible une lutte politique ressemble vite à un combat surjoué d’un affabulateur contre un fantôme.

Quant au voile, il est un symbole, une expression au contenu ambigu de la piété religieuse à l’affirmation politique ou identitaire, mais c’est une expression publique légitime dans une démocratie libérale. Et bien sûr, comme toute expression publique, elle peut être en retour questionnée, critiquée ou condamnée publiquement.

L’islamisme est une réalité dangereuse pour la liberté et la paix, en France comme d’ailleurs dans de nombreux autres pays. Mais on ne pourra pas faire disparaître les islamistes d’un claquement de doigt légal, quand bien même cette réalité nous apparaît comme une excentricité exotique illégitime en France. Bien avant d’imaginer des mesures arbitraires liberticides ou anti-démocratiques, il s’agit de sortir de la complaisance, du « circulez, il n’y a rien à voir » confortable ou de la résignation face à l’intimidation gauchiste. Un combat culturel et politique doit être mené, il est d’ailleurs déjà en cours, en particulier par des citoyens français de culture musulmane. Que l’État assure la sécurité de ces citoyens, garantisse la liberté d’expression de tous et cesse de subventionner les islamistes, il aura fait sa partie essentielle dans ce combat.

« Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. » est le slogan d’un des pires ennemis de la liberté de l’époque moderne : Saint-Just en 1793. Ce n’est pas par hasard. Sur ce sujet, comme sur d’autres, on peut lui préférer l’injonction de Victor Hugo :  « Sauvons la liberté, la liberté sauve le reste. »

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  • Très bon article de Daniel comme toujours. La France arrive 71 à l’index freedom et justement elle est plus proche du monstre froid communiste qu’autre chose. J’en suis même à me demander si cela ne serait pas mieux avec les frères trucs. Ou aussi pire mais dans un autre style. Peut on cumuler ? Le communisme est il compatible avec leur machin ?

  • Bonjour,
    Comme d’habitude en France, les politiques ne font pas confiance à la société pour gérer ce genre de pb et ne voient que des solutions top- down, venant de Paris, du chef, avec une réponse législative (un pb, une loi).
    Le port du voile relève du rôle du maire (loi 1905), en cas de troubles à l’ordre publique, donc ex post.
    Pour l’interdiction des listes communautaire, tjs la même vision parisianocentré, liberticide . alors que la solution viens d’une constitution robuste, libérale, et non la V° qui est un coup d’état permanent comme chacun le sait. Je Chirac à été élu avec 19% des votes au 1° tour.
    Laissons tout le monde s’exprimer, et même participer au pouvoir, chacun pourra juger sur pièce.

    • Le problème est que, pour l’instant, il faut faire avec la Constitution telle qu’elle est.

    • Vous écrivez « laissons tout le monde s’exprimer » mais alors il va falloir revoir de fond en comble les Ayatollahs du PAF français et la présidente décident et censurent dès que le sujet n’est de la bienpensantes de Goooooooooche! Hurler la liberté de penser pour charlie hebdo et au scandale quand c’est zemour qui intervient à de quoi désemparer plus d’un. Egalement, l’attaque de la mosquée de Bordeau est un scandale indescriptible pour certains mais que des chrétiens même en France sont assassiné par des frères islamistes, et là ce n’est plus qu’un un fait divers

  • Il faudrait surtout que nos dirigeants cessent d’être tétanisés par l’accusation d’islamophobie. Arme redoutable, avec la victimisation, pour prendre subrepticement le pouvoir.

    • @La petite bête :
      Exact. « Islamophobe » est un mot qui renforce le politiquement correct en instaurant une confusion entre, grosso modo, [n°1] quelqu’un qui rejete les idées rétrogrades véhiculées par l’islam, [n°2] quelqu’un qui ne considére pas les musulmans comme étant des êtres humains à part entière, [n°3] quelqu’un qui agresse physiquement les musulmans.

      Personnellement, étant un athée, je suis « Islamophobe » dans le sens [n°1], mais du fait que je suis libéral, je ne suis pas « Islamophobe » dans le sens [n°2] & [n°3] .

      • non Vous n’êtes pas athée !!!!

      • De fait, « phobie » ne veut pas dire « haine », c’est une dénaturation du sens du mot, propre des régimes totalitaires, ce à quoi notre régime progressiste aspire.
        A partir de là, seulement le sens [1] a un quelconque rapport avec la choucroute, les autres étant des interprétations à l’emporte pièce.
        Oui, j’ai peur de l’influence délétère que l’islam élevé en règle de vie peut avoir sur la société et ses membres. Ce qui ne veut aucunement dire que je méprise ses pratiquants et encore moins que j’aie des envies de violence.

  • L’interdiction du voile est tout à fait possible, sans arbitraire. Par exemple, le pantalon a bien été interdit aux femmes, et en été, des communes interdisent le maillot de bain en centre ville. On ne se promène pas dans la rue habillé comme on veut, il existe des règles destinées à assurer la bienséance, et la tranquillité publique.

  • Islam sucks!
    alors je comprends bien que les politiques de gauche lorgnent sur un électorat fragilisé!
    C’est aux musulmans eux meme de faire le ménage!

    • Vous pouvez attendre longtemps.

      • Certes ça risque pas d’arriver, auquel cas, il faut qu’ils assument alors d’être discriminés/surveillés/contenus/expulsés…

    • Ils ne le feront jamais. Car pour eux, ces personnes « ne représentent pas les musulmans », ou « ne sont pas de vrais musulmans », etc.
      Le bon argument de victime qui ne veut pas prendre ses responsabilités. Le système religieux permet justement ce genre de mouvement, n’ayant pas de leader (comme le Pape pour le christianisme).
      Et n’oubliez pas que l’Islam est à la base un prétexte pour le maintien de l’ordre dans les pays conquis par le Prophète 😉

      • la france n’est pas une terre d’islam , point

      • @maniaco
        Bonjour,
        « Le système religieux permet justement ce genre de mouvement, n’ayant pas de leader (comme le Pape pour le christianisme). »
        Le leader dans l’Islam est le calife qui concentre les rôles d’empereur, de pape et de quasi prophète.

    • « les politiques de gauche lorgnent sur un électorat fragilisé » : c’est bien là tout le problème, plus la vieille haine anticléricale qui leur fera préférer l’Islam à la religion chrétienne.

  •  » S’il y a un Dieu, l’athéisme doit lui sembler une insulte moindre que la religion.  »

    Jules et Edmond Huot de Goncourt

    • @Leipreachan

      S’il y a un Dieu, l’athéisme serait alors la plus stupide des croyances, et il ne serait donc pas étonnant que celle-ci ne fasse pas la différence entre les religions qui insultent Dieu et celles qui lui plaisent…

  • Déjà, « islamisme » est un terme vieilli, aujourd’hui le terme que l’on devrait utiliser pour désigner la religion de Mahomet est « islam ».

    Puis, la France n’a jamais interdit le communisme, mais peut-on dire que le résultat fut brillant? La France n’a jamais été autant socialiste et les grands partis français n’ont plus grand chose de libéral… Le socialisme a gagné la guerre, pas sous la forme « communisme », mais sous la forme amie, le « progressisme », et ce, grâce à la propagande communiste soutenue par l’URSS.

    La liberté d’expression n’est plus une réalité en France: beaucoup se font condamner pour leur propos. Jamais des communistes qui prônent la destruction du système ou des musulmans qui prônent l’islamisation de la France, mais des gens d’extrême-droite qui tentent de le dénoncer… Là aussi, c’est un échec retentissant.

    La conclusion s’impose d’elle-même: je pense que la liberté d’expression est un droit, mais qu’autoriser un ennemi déclaré à faire sa propagande sur notre territoire et à utiliser toutes les libertés possibles pour asservir le pays est un suicide. On n’est plus dans une logique de liberté, mais dans une logique de guerre. La France a perdu la guerre contre le socialisme, elle est en train de perdre la guerre contre l’islam.

    Un mouvement qui prône clairement une destruction de la liberté dans le pays devrait être complètement interdit, pour justement préserver la liberté. C’est ici clairement de la légitime défense, au même titre que vous avez le droit d’empêcher quelqu’un de venir crier devant votre porte qu’il va vous détruire.

    Si les libéraux continuent de promouvoir l’islam en France, ils achèveront complètement leur suicide, car il n’y aura plus que deux vainqueurs totalitaires possibles: soit la charia, soit le national-socialisme.

    • J’essayais de dire la même chose en plus court et l’on me colle un -1 😉 m’en fous c’est sûrement un troll. Je suis bien d’accord avec vous. Je crois hélas que nous n’avons plus les moyens de nous défendre. Notre économie est en ruine et n’est pas gérée depuis 40 ans. Nos élus nous attaquent continuellement sur nos comportements et nos déviances. L’islam n’est clairement pas dans leurs petites fiches car ils sont trop occupés à nous foutre la misère. Je ne vois qu’une seule issue possible. C’est un socialisme communisme avec une culture musulmane forte en sur couche idéologique. Et si ça dérange je n’y peux rien. Je crois qu’il faudra partir ou subir sans broncher. Ce que nous faisons déjà de toute façon.

      • @nobilis l’une des plus grande tare de certains français est l’ignorance et même jusqu’au sommet de l’état. car en fin de compte s’il suffisait d’être diplômé de ceci de cela pour être pertinent ….et il y aurais beaucoup moins de trole qui écrivent sans connaitre rien des sujets sur lesquels ils écrivent.
        Chateaubriand disait » soyez avar de votre mépris tant nombreux sont les nécessiteux »
        cordialement

      • il n’y a pas que l’économie qui est en ruine, il y a le patrimoine (notamment spirituel), l’éducation, la justice, la sécurité, la démographie (le plus profond),… L’Islam progresse tranquillement là-dessus et sur le progressisme nihiliste, seule occupation de ceux qui nous gouvernent.

    • Interdire que des propos subversifs soient tenus d’accord avec vous, du reste les lois existantes sont en principe suffisantes pour cela, à condition que les politiques (et les juges) aient le courage de les appliquer, ce qui est à mon sens le premier problème.
      Cela dit vous ne pourrez empêcher que des gens, au nom de leur croyance religieuse, se voilent les cheveux ou la tête (ou pour d’autres, qu’ils portent la kippa ou une croix). C’est comme pour le nazisme : on sait que quelques nostalgiques du IIIème Reich existent, qu’ils se rassemblent parfois, et pourtant les pouvoirs publics ne les mettent pas en taule ; en revanche, leurs écrits et leurs paroles sont sous surveillance, de sorte que tout ce qui serait appel à la subversion ou au meurtre ne puisse s’exprimer. faire la même chose vis à vis de l’islam, peu ou prou, serait à mon sens la meilleure solution, permettant à la fois de contenir la menace et de respecter les libertés publiques.
      PS : je n’ai pas vu que l’auteur promeut l’islam. Cela dit vous avez raison sur le distinguo islamisme-islam : il n’a pas lieu d’être.

      • @ Jacques B.

        Le problème n’est pas de se voiler ou de porter un signe religieux.

        Le problème, c’est que l’islam est une religion qui demande à ses fidèles de conquérir pour s’imposer dans le monde entier. C’est le jihad, pilier de l’islam, la guerre sainte. C’est un commandement dans leurs textes saints qu’on ne peut modifier, c’est dans l’exemple de vie de Mahomet qu’on ne peut plus changer, c’est dans toute l’Histoire de l’islam, ce l’est encore aujourd’hui dès lors que l’islam devient une forte minorité dans un pays, la guerre civile menace.

        Le même problème s’appliquait dans une moindre mesure à la doctrine socialiste: les socialistes prônaient la révolution mondiale, le rejet du système et de la culture du pays, l’utilisation de la grève comme outil politique, etc.

        De ce fait, de tels mouvements dépassent la liberté d’expression, ils transforment leurs militants en ennemis du pays et leur action en une insurrection, qui devrait être combattue militairement, au même titre qu’une invasion.

        Voilà pourquoi il n’est pas étonnant de voir les socialistes s’allier avec les musulmans. Ils ont pourtant tout qui devrait les opposer: les socialistes sont athées, féministes, pro-homosexuels, égalitaristes, alors que l’islam impose la prière à Allah, réduit la femme à un objet, condamne l’homosexualité à mort, et réduit à un statut de soumis les non-musulmans. Mais leur point commun, c’est qu’ils veulent imposer un ordre nouveau, liberticide, par la force, ou par la ruse.

        Accepter cette situation au nom de la liberté, c’est se suicider, et c’est ce que fait l’auteur de l’article.

        Il y a une très grosse différence entre manifester son opposition à une politique donnée et entre vouloir renverser l’ordre établi par la violence. La première doit être autorisée au nom de la liberté d’expression, la seconde doit être combattue au nom de la sécurité intérieure.

        • « leur point commun, c’est qu’ils veulent imposer un ordre nouveau, liberticide, par la force, ou par la ruse. »


          @schelten :
          C’est libéral de répondre à la force (violence agressive) par la force (violence défensive)

          C’est libéral de répondre à la « ruse » (fraude/violation de contrat) par la force (violence défensive)

          Ce n’est pas libéral de répondre à la « ruse » (persuasion) par la force (violence agressive)

          Il faut répondre à la « ruse » (persuasion) par la « ruse » (persuasion) .

          • @ commando

            Ce qui est libéral, c’est de répondre de sorte à garantir la sécurité du citoyen, en restant dans le respect du droit naturel. Un individu a le droit d’avoir une justice qui soit sans équivoque (sous peine d’arbitraire), cela ne laisse aucun place à la ruse comme réponse appropriée.

            Une secte, religion, organisation, association ou parti politique qui prône sans ambiguïté la guerre sainte ou la révolution armée ne devrait jamais être autorisé. De même, un criminel qui n’exprime aucun regret sur ses actes ne devrait jamais être relâché.

            Les propos tenus dans Mein Kampf auraient dû suffire pour rendre Hitler inéligible et lui interdire toute association centrée sur cette idéologie. Par contre, il n’aurait pas été correct de mettre Hitler en prison ou à l’amende, à cause de Mein Kampf, ni même d’interdire la publication du livre. C’est l’association sur la base des principes de ce livre qui est une menace pour la sécurité du pays, pas l’ouvrage en lui-même.

            On est dans la même situation avec le Coran: le Coran n’a pas à être interdit ou censuré, les gens ont le droit de le lire et d’y croire, mais ils ne devraient pas avoir le droit de faire une association sur la base des principes du Coran, puisque ces principes prônent clairement la guerre sainte contre nos pays.

            Interdire cette association ne poserait pas grand problème aux musulmans modérés puisqu’ils sont de toute manière peu pratiquants. Par contre, cela permettrait de combattre les musulmans pratiquants, qui sont les vrais promoteurs du terrorisme.

            • Il serait pourtant intéressant qu’au cours de procès, des promoteurs ce l’islam soient appelés pour s’expliquer. Que celui qui prétend s’exonérer de la notion de crime puisse préciser si c’est la religion qui justifié ses actes, ou un prêcheur. Dès lors les précautions s’appuieraient sur une « jurisprudence ».

              • @ yrokwa

                Ce n’est pas une question de prêcheur, mais du fonctionnement de base de cette religion.

                Mahomet, fondateur de l’islam, était un homme de guerre qui a pratiqué le jihad toute sa vie, a traité les femmes comme des objets, a tué et massacré sans pitié, a imposé l’islam par la force. A l’inverse, les fondateurs des autres grandes religions, le Christ, Jacob/Israël, Bouddha ou Krishna, étaient des hommes pacifiques, qui n’ont fait qu’avoir un parcours mystique.

                Le Coran, base fondatrice de l’islam est considéré comme révélation directe d’Allah, un musulman ne peut donc pas le remettre en question. A l’inverse, la Bible juive et chrétienne est considérée comme un ouvrage humain sous inspiration divine, cela laisse une très grande marge de manœuvre pour interpréter les textes, voir même les rejeter.

                Ces deux particularités de l’islam font qu’il n’est pas réformable et qu’il ne sera jamais compatible avec les autres grandes religions. L’islam n’accepte de discuter avec les autres religions que là où il est en infériorité et dans le but de s’imposer par la ruse. Là où il est en supériorité, il n’y a pas discussion, mais persécution.

                • Ici le plus grand danger est le côté irréfragable du Coran puisqu’écrit de Dieu lui-même. C’est bien ce qui fige les musulmans modérés.
                  Mais cette vérité ne serait-elle pas l’une des plus grande fake-news de l’histoire et qui devrait obliger les musulmans à un mouvement schismatique pour s’affranchir de ce mirage venu du désert?

                • Je n’entend pas nier les textes ni l’histoire de l’islam. Cependant il semble qu’il existe des « modérés » qui en tire une vision plus apaisée. Aussi il me semble que l’islam n’est que le prétexte, il n’est pas la cause. Il rassemble bon nombre de « cinglés » motivé par le pouvoir, et souvent la frustration. De l’autre côté (les modérés), il me semble qu’ils entretiennent une « perfection » qui rend le prétexte plus « vertueux ». (exemple car je ne suis pas sur d’être clair : le « sage » constate : je ne peux dessiner Dieu, car je ne sais me le représenter. « L’ambitieux » fait de ce constat une interdiction). Aussi je pense salutaire d’obliger les justifications pour qu’apparaisse un orgueil partagé par les deux tendances.

                  • @ marc2728 & @ yrokwa

                    Bien sûr que le Coran est un grand fake, entre ses nombreuses contradictions, ses débilités et ses mauvais plagiats de la Bible, il ne faut pas l’étudier très longtemps pour le constater. Si Mahomet n’avait pas été un chef militaire de premier ordre, le Coran serait retombé dans l’oubli, au même titre que de nombreux autres livres mystiques du même genre.

                    Et le problème c’est que le schisme à ce niveau n’est pas une option: rejeter Mahomet et le Coran, c’est rejeter l’islam.

                    Les musulmans modérés sont des gens peu pratiquants qui ne connaissent pas leur religion et en ont une idée faussée (quand on leur dit que Mahomet était un chef militaire ou que des sourates appellent au meurtre ou à battre des femmes, ils le nient, alors que ce sont des faits), ou des théologiens qui tordent les textes jusqu’à les rendre présentables aux occidentaux et aux musulmans modérés. Les musulmans radicaux les laissent faire, non parce qu’ils adhèrent à leur discours (qui ne tient pas la route), mais parce qu’il sert leur cause.

                    Théologiquement, il n’y a pas d’issue, et si nous ne faisons rien, nous finirons comme l’Empire byzantin.

                    • Pas d’issue, Ok et c’est le problème. Plutôt que deux catégories, modérés VS fanatiques, je dirais passifs VS actifs avec actif divisé en modéré et fanatique ; obligé ces deux derniers à s’expliquer et à se rejeter l’un l’autre pourrait convaincre les passifs de tourner le dos aux orgueilleux bigots.

                    • @ yrokwa

                      On ne peut pas obliger des gens à s’expliquer, car ce serait aller à l’encontre de leur droit naturel. La seule chose que l’on puisse faire, c’est considérer que l’islam est une organisation insurrectionnelle, et qu’elle doit être interdite au nom de la sécurité du territoire. Avec le Coran, la vie de Mahomet, les zones de non-droit, les discours des musulmans radicaux, les attentats, les persécutions des pays musulmans contre les chrétiens, le dossier est suffisamment chargé pour ne pas être dans l’arbitraire.

                      Les pays musulmans râleront, mais ce sera l’occasion de leur rappeler que si eux-mêmes persécutent les chrétiens et ferment des Eglises, c’est qu’eux-même considèrent que l’islam n’est pas compatible avec la culture judéo-chrétienne.

        • @schelten

          « les socialistes sont athées, féministes,… »

          Les socialistes sont opportunistes. Ensuite qu’ils se mentent à eux-mêmes ou qu’ils soient hypocrites, c’est autre chose.

    • Fondamentalement, l’islam est un socialisme, il en a tous les attributs.
      Figure historique originelle incarnant le dogme : Marx ou Mahomet.
      Texte fondateur irréfragable : le Capital ou le Coran.
      Prééminence du dogme sur le débat. Police de la pensée déviante / hérétique
      Obligation de l’autocritique ou du jihad intérieur.
      Apartheid social : les croyants et les khouffars, le prolétariat et les bourgeois.
      Spoliation fiscale des peuples non élus ; dhimmis / bourgeois
      Génocide ou rééducation des mécréants, goulags, quartiers réservés.
      Interdits culturels (arts dégénérés)
      Dictature du groupe élu : le prolétariat ou l’oumma.
      Inféodations du groupe à l’individu.
      Déni des droits naturels de l’individu : propriété, liberté, sûreté, résistance à l’oppression et personnalité.
      Subordination des lois naturelles à la volonté divine.
      Système politique prétendant réglementer tous les aspects de la vie.
      Le vêtement rituel : le bleu de travail ou la veste à col Mao et la burqua ou le voile ou le burquini.
      Science officielle : voir le Lyssenkisme, le réchauffement d’origine anthropique, les théologiens savants de l’islam.
      etc, etc.
      Ce qui explique la récupération des musulmans par la gauche qui espère la convergence des luttes : la gauche ne voit pas qu’elle sera la première sacrifiée par les islamistes. Notamment les idiots utiles de la France insoumise.
      L’islam comme le socialisme et la démocratie sont incompatibles. C’est pourquoi les deux premiers doivent être combattus sans relâche pour que survive la troisième.

    • @schelten

      « Si les libéraux continuent de promouvoir l’islam en France… »

      De quels libéraux parlez-vous ?

      • De certains libéraux sur ce site qui publient des articles relativement complaisants vis-à-vis de l’islam, voir même pro-islamique.

        Par exemple, prôner comme le fait cet article un quasi laisser-faire est un suicide, car on a fait cela avec le communisme et le socialisme a gagné.

  • La liberté est une arme contre tous les fondamentalismes et extrémismes… de quelque obédience que ce soit!

  • Oui il n’y a plus rien qui peut empêcher le développement de ce mouvement. Car nous n’avons plus les fondamentaux pour nous protéger. Mais cela peut dégénérer en violence sur notre sol. Car j’ai l’impression qu’il y a de plus en plus de gens qui résistent et refusent d’être dilué dans cette nouvelle dictature.

  • Les communistes avaient tout de même l’URSS pour les soutenir. La résistance est venue de la conviction puissante des élites de l’époque (l’anti-communisme était une valeur forte jusqu’à la SFIO) plutôt que d’un manque de moyens financiers.
    Au sujet des liste islamiques, il me semble avantageux de les avoir clairement en face, plutôt que disséminés dans tous les partis et jouant d’une influence perverse, chantages affectifs à l’islamophobie. Mais peut-être qu’on aura les deux.

  • Garantir la liberté de présentation des listes communautaires islamiques serait peut être avantageux, mais certes risqué. En effet, les résultats électoraux successifs mettraient les aveugles devant le fait accompli avec peut-être l’espérance d’une prise de conscience quant à la gravité de la situation sur le territoire.
    Cela permettrait ensuite d’avoir une estimation approchée et officielle, même si elle est connue au fond, de la démographie musulmane et de sa répartition géographique – les statistiques ethniques étant interdites…
    Dans l’immédiat, Dieu merci, l’islam n’a pas la capacité d’occuper le pouvoir suprême. Mais il l’aura tôt ou tard à ce rythme. C’est pourquoi la prise de conscience doit s’effectuer en lui permettant de s’exprimer politiquement.

    Quant à la question du voile, c’est un faux problème dans la mesure où c’est un problème lié l’islam encore une fois.
    De mon point de vue ce n’est pas un problème de laïcité mais un problème avec l’islam. Le voile des bonnes sœurs ne suscite pas de craintes ou de peurs aux dernières nouvelles.
    La France est certes l’un des pays les plus athée du monde, mais la lutte contre l’islam avec la laïcité mais une victime collatérale: le catholicisme, ou ce qu’il en reste.

  • La France a traversé la guerre froide avec les communistes à 25% (et surtout avec tous les mécanismes sociaux mis en place par les communistes dès ’45) et le résultat est celui décrit par Gorbatchev : malgré la chute de l’URSS, il reste encore un bastion communiste en Europe, et c’est la France.
    Je ne crois pas qu’il faille se réjouir tant que ça, la plupart des soucis auxquels notre société se confronte aujourd’hui viennent de cette ambiguïté d’un communisme jamais condamné, toujours faisant la pluie et le beau de temps de point de vue intellectuel (combien ont préféré « avoir tort avec Sartre, plutôt qu’avoir raison avec Aron » ?).

    Mettre en avant le mot de Saint-Just c’est bien, mais ce n’est pas pour autant qu’il faille faire l’exact inverse, c’est-à-dire se taire devant l’inacceptable.

    • Une grande partie des Français aiment le communisme. C’est dans notre culture de nous diminuer physiquement et psychologiquement. De nous appauvrir pour ne pas subir le vol de l’état ou les regards de travers. La question du jour était peut on digérer l’islam dans notre système économique et social. Et la réponse est non. Car c’est même incompatible avec le communisme…c’est dire !

      • @Nobilis
        Bonjour,
        Je pense que ceux qui aiment le communisme aiment surtout avoir l’avantage de la supériorité morale qu’apporte le social-communisme : redistribution de la richesse, réduction des inégalités sociales/économiques etc…, ou les combattre, solidarité (forcée) « monopole du coeur »…

  • Très bon article. Nos politiciens pondent des lois, toujours plus de lois, mais ne les appliquent pas.
    Qu’ils appliquent les lois et les délinquants fortement islamisés qui font régner la terreur dans les « quartiers » seront mis hors d’état de nuire ; les imams prêcheurs de la charia, expulsés ou mis à l’ombre ; les ouvrages islamistes appelant ouvertement à la subversion, interdits et leurs auteurs traduits en justice ; la liberté d’expression retrouvée, la critique de cette idéologie liberticide qu’est l’islam à nouveau permise ; et plus généralement, le politiquement correct jeté aux orties ; mais aussi, le droit à la légitime défense restauré ; etc. bref, le rapport de force inversé entre citoyens attachés à la démocratie et acteurs de l’islam conquérant.
    Bien sûr, quelques lois doivent être changées, telles celles permettant à tout clandestin (donc hors la loi) de bénéficier de tas d’aides et services publics, ce qui est pure folie.
    Mais globalement, l’application des lois existantes devrait largement suffire pour nous débarrasser de 90% des problèmes causés par l’islam conquérant et liberticide, comme elles ont permis de contenir la menace du communisme durant la guerre froide.

  • « Quant au voile, il est un symbole, … »

    Non. Au contraire. Mais pour ce sujet, c’est une facilité qui revient systématiquement dans les écrits des libéraux : Ils ne comprennent pas l’orthopraxie, et font la confusion entre expression individuelle et geste mimétique.

    • @amike
      Bonjour,
      Le voile est une marque d’oppression, qui sert à mesurer comment se répand l’Islam. En Iran et dans d’autres contées islamiques les femmes se battent pour ne plus le porter, en risquant quelques années de prison.
      Quand les villes ouccpées par Daesh étaient libérées, les femmes enlevaient leurs burkas et y mettaient le feu.
      Le voile et la burka sont des symboles d’oppression.

      • … en risquant quelques années de prison et des coups de bâtons.

      • @STF
        Bonsoir,
        Pourquoi symbole ? C’est carrément un vêtement oppressif ! Rien d’abstrait la-dedans. Et l’auteur se place du point de vu de celle qui le porte.

        Contrairement à l’article, je persiste à dire qu’il y a une différence entre exprimer le signe de sa foi – ce qui est individuel. Et montrer ou répéter – et surtout imposer aux autres – la bonne pratique de la religion de la communauté.

    • Le problème du voile est que ce n’est pas qu’un attribut religieux, mais qu’il a été érigé en symbole d’une volonté de domination politique. Que les femmes qui le portent en soient conscientes ou pas.

      Une difficulté supplémentaire est chaque musulman n’est pas notre ennemi, beaucoup sont heureusement bien intégrés. Mais l’ennemi qui est en cause est l’islam politique qui profite d’une libéralité vis-à-vis des religions bien plus inspirée par les Anglo-Saxons que par la laïcité française; cet islam conquérant instrumentalise un certain nombre de musulmanes, parfois à leurs corps défendant, pour montrer qu’il étend son influence.

      En temps de guerre, quand on laisse l’ennemi défiler avec ses chars, c’est qu’on a déjà perdu.

  • J’aime beaucoup cet article, les mots sont justes, il n’y a pas de confusions.
    Les remèdes/stratégies proposés sont les mêmes que ce qui a été prôné pour lutter contre le FN ancienne version.
    (Et perso, la dernière critique sur la phrase de Saint-Just m’a fait sourire car un contributeur ici l’a utilisée contre moi il y a quelques mois :-))

    • les mêmes que ce???? qui à été ??? ceux qui ont « été ….!.

      • j’ai réécrit 4x la phrase pour arriver à ce mauvais résultat.. oui.. je n’arrivais pas à faire une belle phrase.
        Vous écrivez « qui à été » ? Il faut l’auxiliaire « avoir », sans l’accent.

    • « ce qui a été prôné pour lutter contre le FN »
      Avec le succès qu’on connaît. Un parti passé d’une cabine téléphonique au statut de premier parti de France.
      Vous cherchez donc l’installation du califat en France le plus rapidement possible. Pourquoi cela ne m’étonne pas ?

      • FN premier parti de France ? Avec moins de 15 villes FN ? Avec 32 parlementaires sur 577 ? Si vous le dites…
        Je ne sais pas où vous lisez que je souhaite l’installation d’un califat. En fait, je ne sais même pas ce que vous voulez dire… Mais ce que je sais, c’est que vous me cherchez continuellement des poux. Allez jouer ailleurs svp, j’essaye de débattre sérieusement.

        • Par le vote populaire, absolument. Vérifié à de nombreuses reprises.
          Ce qui a été prôné pour lutter contre le FN a été le déni systématique de la réalité.
          Mais vous ne voulez pas débattre autour de ce genre de sujet, vu que c’est votre pratique habituelle.

          • Par le vote populaire, vérifié à de nombreuses reprises, avec comme résultat moins de 15 villes FN sur 34 968 communes et 32 parlementaires sur 577, (mais premier parti d’un poil de carotte vs LREM aux européennes), le FN n’est pas le premier parti de France. Peut-être avez-vous des chiffres d’une réalité alternative.
            Votre phrase sur « ce qui a été prôné contre le FN » comme étant déni systématique de la réalité : pouvez-vous expliquer ? Je ne comprends pas le sens.
            Moi qui refuse de débattre ? Lol.

            • Pour des dizaines d’années (et ça continue), le « combat » contre le FN a été de nier toutes les évidences que ce parti pouvait énoncer (vous voulez vraiment une liste ? les exemples foisonnent). Ce qui a eu comme résultat de décrédibiliser l’ensemble de la classe politique. Et, cerise sur le gâteau, de nous retrouver avec un narcissique immature aux manettes. Chapeau les artistes.

              Quant à vos chiffres, moi je parle du nombre de voix, pas des « résultats ». A partir des élections régionales 2015, le FN a eu le plus grand nombre de voix au premier tour. C’est là un très fort exemple de déni de réalité (de votre part), si vous en cherchiez vraiment.

              • Je suis bien d’accord avec vous sur un point : une idée ou un avis FN est automatiquement catalogué comme mauvais, et c’est bien dommage, c’est un souci du jeu politique et des petits esprits. (Comme ceux qui me mettent -1 juste parce que c’est moi, mais chuuut).
                Oooh, les « résultats » entre guillemets ? Ils ne vous arrangent pas ? Les règles de la démocratie vous dérangent ? La France a un système à deux tours, cela a des avantages et des inconvénients.
                Aucun déni de réalité. Tous les partis jouent selon les mêmes règles.

                • Quand on fait un classement de la popularité des partis, on regarde combien de gens leur donnent leurs votes. C’est le sens de la formule « vote populaire », ça me semblait très clair.
                  Je ne fais pas de jugement de valeur par rapport à cette situation, ce n’est pas le sujet, je constate des faits. Que cela ne fasse plus réfléchir personne, ça ne m’étonne guère…
                  Quant au système électoral que le monde nous envie et que personne ne veut copier (comme la sécu, par exemple), il a juste permis de verrouiller l’accès au pouvoir à une caste très restreinte, encore une façon de faire monter le FN/RN. Et source de la majorité des problèmes auxquels se confronte la France aujourd’hui, car la caste au pouvoir se croit inamovible (et elle a d’un certain point de vue raison).

  • A mon sens, vouloir établir une analogie entre communisme et islamisme n’a pas de sens, les deux phénomènes n’étant pas de même nature à la base.

    Le communisme s’est diffusé progressivement au sein de la population à travers une propagande idéologique et intellectuelle active pendant tout le XXe siècle. Votre grand-père, votre frère ou votre cousin pouvait être communiste/étatiste/socialiste… Mais le socle culturel initial restait commun, les liens sociologiques ou familiaux restaient préservés, ou du moins la tension restait tolérable.

    A l’inverse, l’islam s’est installé dans le pays à travers la migration de populations issues d’autres horizons civilisationnels, avec un socle culturel totalement étranger à l’Histoire et aux coutumes du pays et sans aucun lien sociologique avec la population initiale.

    La question ne relève donc plus d’un débat théorique entre société libérale d’un côté, ou société contrôlée par un état central planificateur de l’autre. Ce match s’est déjà soldé par une victoire socialiste, on le constate chaque jour.

    Déplacer le curseur vers plus ou moins de liberté individuelle ne résoudra plus rien je crois. Il faut admettre que la question centrale des décennies à venir est celle de la cohabitation de communautés hétéroclites sur un territoire administré par un état socialiste. La communauté autochtone, vieillissante et démographiquement atone et les communautés « allogènes », dont la plupart apportent l’islam dans leurs bagages.

    Pour finir, je dirais que le terme d’islamisme est une étiquette purement occidentale. La distinction entre islam et islamisme n’a pas de sens. L’islamisme, tel qu’il est décrit par les occidentaux, est une composante inévitable de l’islam, et n’a pas de traduction en arabe. La preuve, il y a des « islamistes » actifs même dans les pays qui appliquent la charia : Pakistan, Arabie Saoudite etc… il faudra donc faire avec, et en France aussi…

    • Oui c’est ma conclusion aussi. Perso j’aime les femmes en bikinis, le cochon et le vin. Je m’en tamponne du ramadan et du voile. Sur la route les voilées sont les pires. Just fact. Je crois que la France peut parfois être surprenante. Je crois qu’aujourd’hui ces conneries vont trop loin.

      • « Perso j’aime les femmes en bikinis, le cochon et le vin. Je m’en tamponne du ramadan et du voile. »

        @Nobilis : Si vous allez au Brésil, vous trouverez beaucoup d’endroits où on croise des femmes en bikinis et où on déguste du bon cochon et du bon vin. Mais parfois il y aura aussi un grand risque que vous vous fassiez agresser, voler, escroquer, par des voyous.

        Si au contraire vous allez à Dubaï, ou dans certains quartiers musulmans de Singapour ou dans le quartier iranien de Los Angeles, vous entendrez parler du ramadan et vous croisez des femmes voilées, mais le risque que vous vous faissiez agresser par des voyous sera beaucoup plus faible.

        Morale de l’histoire : un libéral digne de ce nom est quelqu’un qui comprend que les débats du genre : « saucisson-pinard VS hallal », « bikinis VS voile intégral », « carême VS ramadan », ne sont pas des débats aussi importants qu’on pourrait le croire. Pour un libéral le plus important c’est de vivre dans un endroit où il y a peu de voyous, peu d’agressions, peu de violence, voire pas de violence du tout, et non pas de vivre dans un pays où tout le monde a exactement les mêmes goûts que lui sur tous les sujets, s’habille exactement comme lui, mange exactement comme lui, se comporte exactement comme lui, etc…

        • @ commando

          Vous ne pouvez pas comparer un pays énorme à quelques quartiers ou une ville Etat comme Dubaï. Comparez plutôt le Brésil à la Turquie, et Dubaï au Liechtenstein.

          Et pour un libéral, le plus important est de vivre dans un pays libre, même si ce pays était bien plus dangereux qu’une dictature. Car vous ne risquez pas grand chose non plus en Corée du Nord, si vous êtes bien vu de Kim…

          • « pour un libéral, le plus important est de vivre dans un pays libre »

            @schelten : Je suis d’accord. Mon précédent message comportait un passage expliquant la même chose, cependant j’ai préféré l’effacer pour que le message ne soit pas trop long. Visiblement j’aurais mieux fait de le garder… Le voici :
            « pour un libéral le seul débat vraiment crucial, c’est : libéralisme VS étatisme, c’est-à-dire liberté de s’exprimer VS interdiction de s’exprimer, liberté de s’associer avec qui on veut VS interdiction de discriminer des gens qu’on juge indésirables, liberté de garder l’argent qu’on gagne à la sueur de notre front VS obligation de financer des assistés, Marché libre VS réglementations excessives (35h, salaire minimum, quasi impossibilité de licencier, etc…) »

        • Comme je le disais (Pour un libéral le plus important c’est de vivre dans un endroit où il y a peu de voyous, peu d’agressions, peu de violence, voire pas de violence du tout, et non pas de vivre dans un pays où tout le monde a exactement les mêmes goûts que lui ) je m’en tamponne du paradis des autres. A la limite le Brésil alors car je pourrais y trouver de la vie. La liberté c’est aussi de pouvoir profiter de la vie. Un « pseudo » paradis comme Singapour ou Dubai n’offrent pas réellement de liberté individuelle. L’économie n’est pas le seul but pour un libéral qui se respecte 😉 et je préfèrerais un retournement de situation en France pour continuer à y vivre comme j’en ai l’habitude. On verra bien. Inch allah comme on dit désormais 🙂

    • « Il faut admettre que la question centrale des décennies à venir est celle de la cohabitation de communautés hétéroclites sur un territoire administré par un état socialiste. »

      @Makto : En gros, vous voulez que les libéraux se résignent à vivre dans un État plus ou moins socialiste, mais qu’ils ne se résignent pas à vivre dans un État islamiste. Vous ne comprennez pas qu’une tyrannie, qu’elle soit rouge socialiste ou verte islamiste, n’en demeure pas moins une tyrannie. Vous ne comprenez pas que si les libéraux capitulent face à l’État socialiste la lutte contre l’État islamiste est déjà perdue.

      • Bah oui: cpef. Je ne vois pas comment ou qui peut nous sauver de cette misère. Fillon a été crucifié à cause de ça. Macron nous fait du en même temps (l’embrouille). Entre poudre de perlimpinpin et les branquignolles ce pays est foutu. Techniquement les libéraux ne sont pas adaptés pour sauver un pays. L’on est trop loin dans la merde. Si l’on faisait une action l’ensemble de la population (musulmans compris) tomberaient sur le pouvoir en place. Que restera-t-il comme solution ?

        • @ Nobilis

          A partir du moment où la gauche a décidé de s’associer aux islamistes, la seule issue est d’unir la droite sur un programme conservateur-populiste-libéral. C’est ce qu’ont fait Trump, Bolsonaro, Johnson ou Blocher (en Suisse). En gros, il faudrait convaincre le RN d’avoir un programme économique libéral (mais sans trop en parler) et de remplacer Marine Le Pen par un nationaliste libéral.

    • @ Makto

      La cohabitation avec un Etat socialiste, c’est que vous lui versez plus de 50% de ce que vous gagnez. La cohabitation avec un Etat musulman, c’est que vous soyez musulman et soumis à la charia.

      Mais bon, rien de nouveau, il y a moins de 100 ans, la collaboration était aussi le système choisi par une bonne partie des Français… Curieusement, les films qui en parlent depuis ne leur donne pas tant le beau rôle…

      • On paye déjà un taxe cachée pour payer les produits alall. Plus il existe des associations (religieuses) payées avec nos impôts. Donc nous payons déjà le socialisme plus l’islamisation de la France. En avant marche…pleine vapeur !

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