Votre bonheur, c’est uniquement votre affaire

L'Etat a de plus en plus de pouvoir : il impose la façon dont nous devons produire, consommer et vivre. Nous sommes les seuls responsables de notre bonheur.
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Votre bonheur, c’est uniquement votre affaire

Publié le 4 octobre 2019
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Par Patrick Aulnas.

À la longue, c’est lassant la politique. Ils veulent tous notre bonheur. Ils agissent pour notre bien. Tous, sans exception.

Quand ils arrivent au pouvoir, évidemment, les choses se compliquent.

Des évènements imprévus surgissent, le contexte international évolue, une récession se profile à l’horizon.
Les promesses électorales s’envolent pour cause de force majeure. On voulait, mais on n’a pas pu. Ce n’est pas notre faute, que voulez-vous, l’avenir ne nous appartient pas totalement.

Mais persévérez, votez pour nous la prochaine fois. Nous sommes très perfectibles.

 

Le bonheur écologique futur

Il y a certes de petites différences entre les programmes des partis politiques, mais une fois au pouvoir, les différences s’estompent rapidement.

Tout ce beau monde gouverne à peu près de la même façon. Fort heureusement, d’ailleurs, parce que si un clampin de la politique se décidait vraiment à faire notre bonheur, vous auriez tout intérêt à émigrer illico presto.

Mais un unanimisme apparaît malgré tout sur un sujet : l’écologie.

Le réchauffement climatique, la transition écologique et solidaire, construire ensemble la société juste et pure de demain, tout cela aujourd’hui est devenu absolument incontestable.

Pas question de discuter, on n’en est plus là. Il s’agit de faire des propositions conformes au dogme.

D’ailleurs, même les enfants doivent s’y mettre et comme les enseignants sont presque à 100 % des croyants de la nouvelle religion, il y a de sérieuses raisons d’être optimiste.

Il suffit de le vouloir et de mettre les moyens nécessaires. Vous n’allez quand même pas chipoter pour quelques petites taxes supplémentaires et des règles plus strictes sur la bonne façon de produire et consommer, c’est-à-dire sur la bonne façon de vivre.

C’est de notre survie dont il s’agit ! Obtempérez ! Le pouvoir politique sait exactement où il va. Faites-lui confiance.

 

Détenir le pouvoir pour faire votre bien

Le consensus général des politiciens concerne aussi la méthode pour parvenir à faire notre bonheur à tous.

C’est très simple : il faut conquérir le pouvoir.

Un conseil : ne pas être trop regardant sur les moyens. Il faut de l’argent, des cadres et des petites mains pour coller les affiches.

Auparavant, l’argent se trouvait assez facilement, mais son origine était secrète ou, plutôt, connue des seuls initiés.

Aujourd’hui, c’est toujours aussi facile, mais il y a cette fichue réglementation du financement de la vie politique. Il ne faut pas se faire pincer lorsqu’on la contourne, ce qui complique un peu la démarche, mais on arrive quand même à s’en sortir, au prix de quelques procès.

Conquérir le pouvoir ? Une expression toute faite et bien commode. En pratique, il s’agit de parvenir à contrôler l’appareil d’État.

Un truc énorme, l’État d’aujourd’hui : des millions de fonctionnaires, un budget de plusieurs centaines de milliards, un quasi-monopole des projets de lois pour l’heureux vainqueur des élections, un pouvoir réglementaire d’une densité folle, un pouvoir de nomination à tous les emplois importants, une capacité de négociation internationale. Et ce n’est là que l’essentiel.

Disposer de tout cela, c’est exercer le pouvoir.

L’exercice du pouvoir : un mot doux, convenable, très universitaire BCBG.
En pratique, il s’agit de détenir une puissance qu’aucun monarque, qu’aucun empereur, qu’aucun tyran n’a jamais rêvé de posséder.

Vous allez dire que j’exagère. Un peu. À peine.

Prenez Hitler ou Staline. Ils disposaient d’une administration à leur botte, d’une police politique, d’une armée. Pas question de se faire remarquer, sinon direction goulag ou camp de concentration. L’arbitraire le plus total régnait.

Mais ces malheureux tyrans n’avaient pas le dixième des informations actuellement stockées dans d’immenses bases de données et traitées automatiquement par de puissants systèmes informatiques. Ils n’avaient pas non plus la communication professionnelle mise au point par des spécialistes, les relais médiatiques, les moyens de transport performants pour parcourir le pays et le monde, les budgets colossaux des administrations.

Bref, si le pouvoir est moins arbitraire, il est plus puissant. Et le pouvoir, c’est toujours le pouvoir, c’est-à-dire un mal nécessaire à consommer avec la plus grande modération.

Mais comme aujourd’hui nous sommes plutôt dans la goinfrerie, il y a lieu de s’inquiéter.

 

Votre bonheur, c’est uniquement votre affaire

Tout cela nous mènerait facilement vers la dépression.

Bonheur offert à tous égalitairement par l’État, puissance sans cesse croissante de cet État, compétition farouche pour le diriger.

Pour oublier la politique, vous n’avez qu’une solution : regarder ailleurs, au moins de temps à autre. Regarder quoi ? C’est très facile : la beauté du monde, celle de la nature et celle créée par l’Homme.

Pour la première, il suffit d’une forêt, d’un parc, d’un jardin, d’arbres, de fleurs et aussi de savoir rêver, ce que font rarement les politiciens.

L’art, avec toute sa diversité, représente la seconde.

Un univers toujours à découvrir. Et puis, bien sûr, il y a l’amour.

Votre bonheur, c’est vous qui le créez.

 

Voir les commentaires (15)

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  • Le bonheur? ne peut pas venir de la politique ,Attendre de l’etat les conditions de son bonheur , c’est croire au père noël!
    C’est une démarche personnelle.
    c’est désirer ce qu’on a deja pour certains , pour moi çà passe par l’analyse de ses besoins réels ,allant de l’indispensable vers le superflu..
    Quand on connait son indispensable on ne travaille juste que pour çà ; et là on retrouve l’indispensable au bonheur .. le temps
    Quand on maîtrise sa consommation , on devient libre .
    Ce n’est pas gagner plus la solution , c’est penser mieux , c’est dépenser mieux.. éviter le crédit qui enchaîne a l’établi quand c’est possible, et éviter le troupeau, éviter les modes , créer son propre environnement , fuir la foule, n’acheter aucun produit qui fait de la pub etc..
    Bref le bonheur ne peut pas etre en ville ,la ville c’est l’esclavage, mais dans les campagnes profondes ou les gens savent se débrouiller là se trouvent les solutions..
    Acheter moins pour vivre plus..Voila la clef.. c’est la maîtrise de la consommation la voie

  • Oui, concentrer ses actions sur sa sphère d’influence et de responsabilité. Je suis triste de voir tous ces jeunes embrigadés, brasser du vent pour des causes sur lesquelles ils n’ont aucune prise alors qu’ils ont leur vie à construire. L’homme a besoin de transcendance d’où le succès de ces illusionnistes. Maintenant, certaines transcendances élèvent et d’autres détruisent leurs adeptes.

    • La politique et la religion suivent le même objectif. Du reste l’on retrouve de la politique à l’origine du Christianisme comme de l’islam(isme). Nous avons en politique Marx et Keynes, et maintenant nous avons Satoshi en plus. C’est vrai que nous avons oublié le temps des téléphones qu’il fallait remonter comme une horloge. Le bonheur d’avoir du silence dans la tête, loin du smart phone et de l’Internet. Des fêtes interminables avec des amis et des bouteilles à gogo. Le bonheur est dans le partage et l’amour. Dans les choses simples où le corps peut parler avec son esprit. Comme marcher en montagne par exemple. Je crois qu’il nous faut une ré-éducation pour vivre simplement. Moi le premier.

    • L’homme a besoin de transcendance comme le transfert du temple solaire… Même combat sinon con.bas que les réchauffistes du CO2.

  • Le bonheur c’est sentir avec tous ses sens. C’est distinguer entre ses besoins et ses désirs , privilégier les premiers, questionner les seconds. Le bonheur c’est se mettre en « mode manuel » et désactiver le « mode auto. ».
    Merci pour ce bel article.

  • Oui, tout cela est bel et bon, et l’on ne doit pas l’oublier. Sans pour autant se désintéresser de l’avenir de la société…

  • Le bonheur c’est d’enfin lire un article comme ça. Bisous à l’auteur. C’est vrai quoi si l’on veut s’améliorer et grandir nôtre âme il ne faut surtout plus regarder la politique. C’est très juste également de pointer du doigt la puissance jamais connue de nos Etats dans l’histoire humaine. Une machine à broyer les individus. Il nous faut trouver la force individuelle et contaminer les autres pour changer les choses. La question est: reste t’il encore de la force chez les gens pour changer les choses ? N’est on pas encore assez loin dans la dépression pour vouloir reconstruire? Je suis curieux de la suite. C’est passionnant!

  • Reste qu’il faudrait laisser vivre les gens : se déplacer, aller chercher à manger, entretenir son jardin (le permis pour tronçonneuse arrivera t’il pour les particuliers ?!).
    L’état ne cesse de vouloir régenter notre vie…hélas jusque dans notre jardin.

    • Non, il n’y aura pas de permis pour tronçonneuse, juste une interdiction.

    • Oui, il faudra remplir les 12 cerfas idoines pour l’utiliser à une heure donnée. N’oubliez pas que les coqs n’ont plus le droit de chanter à la campagne.
      Alors les tronçonneuses…

  • Vous avez raison. Il suffit de savoir ce que l’on aime, comment on veut vivre et acquérir les moyens de réaliser ses souhaits. Ne pas se laisser guider par la publicité, c’est certain ni obéir aveuglément aux injonctions de ceux qui prétendent connaître ce que vous désirez et comment vous l’offrir peu ou prou à vos frais, voire à vos dépens. Les moyens modernes d’information ou d’intoxication, au choix, ont réussi ce tour de force de dégoûter des pantins qui s’affichent sur toutes les scènes du pouvoir.

  • Emerveillé par la Nature et les animaux, pas obsédés par l’ argent, aimant m’ investir pour des causes utiles, sachant apprécier la chance d’ être Français…voici quelques-unes de mes recettes pour être plutôt heureux …

  • En attendant d’être les seuls responsables de notre bonheur, nous somment les seuls responsables de notre malheur 😉

  • Les commentaires sont fermés.

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