Le football européen, champion du libéralisme économique !

Après le libéralisme économique, c’est au tour de la géopolitique du football européen de bouger et se sont les grands clubs qui en sont les acteurs majeurs. (vidéo)

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Le football européen, champion du libéralisme économique !

Publié le 19 septembre 2019
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Un article de l’Écho des arènes

Avec la reprise de la Ligue des Champions, la plus grande compétition européenne de clubs au monde, le football européen reprend ses droits et sa place de choix dans les médias sportifs. Avec sa ribambelle de joueurs stars et les clubs historiques, la « Champions League » est la vitrine d’un football européen véritable champion du libéralisme économique.

Cette croissance économique intéresse au plus haut point les grands clubs, qui depuis des années (G14 et maintenant l’ECA : l’Association Européenne des Clubs) font leur lobbying afin de tirer toujours plus de profits de cette lucrative compétition gérée actuellement par l’UEFA. Mais dans quelques temps, elle pourrait laisser place à un « super championnat paneuropéen » entre ces plus grands clubs se partageant donc entre eux les juteux contrats de droits TV ou autres sponsoring, sortant par la même occasion de leur championnat domestique.

Dès lors,

  • comment comprendre l’arrivée du Fair Play financier ?
  • pourquoi a émergé une élite des clubs européens captant les mannes financière de la « Champions League » ?
  • comment les changements de compétitions ont été pilotés par l’Association Européenne des Clubs au sein même de l’UEFA ?
  • comment la menace d’une compétition parallèle de type « ligue fermée Américaine » a été brandi par les plus grands clubs ?
  • est-ce que l’UEFA peut faire quelque chose pour garder la main ?
  • l’avenir de la Ligue des Champions : ira t on dans les prochaines années vers une ligue privée presque ouverte ?
  • combien d’équipes formeront ce « super championnat » européen ?

… autant de questions auxquelles répond Philippe Broda (Enseignant chercheur à l’école Novancia Business School – Spécialiste des problématiques du Sport Business) dans notre vidéo.

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  • Une super ligue fermée réservée aux clubs les plus riches ce n’est pas vraiment du libéralisme économique même si les résultats sportifs sont en grande partie liées à la richesse. Cela ressemble au corporatisme. Cependant c’est clair qu’on se dirige vers ce super championnat européen.

    • Un championnat européen en ligue fermée revient à limiter la diversité du spectacle. Ca ressemble à un cinéma qui diffuserait toujours le même film. Pas sûr que les fans de foot suivront sur le long terme.

      Instaurer une ligue fermée favoriserait l’apparition de concurrents à l’UEFA qui n’a pas le monopole du foot professionnel. On peut anticiper que les championnats nationaux relégués en seconde division européenne quitteraient l’UEFA pour créer une association européenne concurrente les mettant plus en valeur.

      Enfin, il y a la question de l’équilibre de la représentation des pays européens dans la ligue fermée. Alors, un club par pays ? Mais ça existe déjà. On réinvente le championnat d’Europe des nations.

  • Les gens réclament l’égalité des conditions et votent pour des gouvernements socialistes, mais ils se passionnent pour la liberté, la concurrence, bref le libéralisme dans le sport. Ils sont choqués par la réussite d’un entrepreneur qui s’enrichit, mais acceptent l’enrichissement d’un sportif de haut niveau. Pourtant le premier enrichit aussi toute la société, ce qui n’est pas le cas du second.

    • Ils se passionnent pour ceux qui battent les autres, et laissent bien volontiers les collectivités publiques mettre subventions et moyens à la disposition des clubs, me semble-t-il. J’aimerais une comparaison de ce que les clubs paient au fisc, en net, par rapport à une entreprise standard de chiffre d’affaires comparable mais sans relation avec le football.

    • Peut être tout simplement parce que la vie d’un sportif célèbre et riche, ou d’un chanteur, etc.., fait plus rêver que la vie d’un entrepreneur qui réussit. Il y a une charge émotionnelle pour les premiers, plus intinctive, et de l’admiration intellectuelle, plus réfléchie, pour le second. En outre l’entrepreneur a des salariés nombreux, ce qui est moins le cas d’un sportif ou chanteur, par conséquent il sera moins perçu comme un « exploiteur », sa richesse étant le fruit de son seul travail.

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