Paris : Cédric Villani se lance à son tour dans « la politique autrement »

Paris, ces élections où tout le monde se bouscule pour faire la même « politique autrement » !

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Paris : Cédric Villani se lance à son tour dans « la politique autrement »

Publié le 7 septembre 2019
- A +

Par Nathalie MP.

Jubilez, électeurs parisiens, la dimension environnementale et climatique de votre ville ne sera pas négligée lors de la course municipale de mars 2020, bien au contraire ! Car voici maintenant que Cédric Villani entre en scène avec l’ambition déclarée de faire de la politique « autrement », se mettre « en mouvement » (et pas « en marche »), bref, être « le premier maire véritablement écologiste de Paris » !

La concurrence sera rude tant la ligne de départ fourmille de casaques vertes. À ce jour, on compte :

  • celle du candidat écolo en titre (EELV) en la personne de David Belliard ;
  • celle de la maire sortante Anne Hidalgo (PS) qui se pose depuis toujours en grande prêtresse mondiale de l’ère urbaine post-COP21 ;
  • celle du candidat dissident du PS Gaspard Gantzer, idéalement épaulé par la compagne du patron des Verts Yannick Jadot et qui rêve de faire disparaître le périph sous les végétaux et les cultures bios ;
  • celle de Danielle Simonnet (FI) qui parle plutôt gratuité des transports et blocage des loyers mais qui n’a pas oublié d’inclure dans son programme le remplacement d’une place de stationnement sur deux par un arbre ;
  • sans oublier celle de Benjamin Griveaux, candidat adoubé par LREM, qui propose la mise en place d’un Conseil parisien de défense écologique constitué d’experts et d’habitants tirés au sort.

Écarté de l’investiture LREM

En ce qui le concerne, Cédric Villani fut écarté de la course au profit de ce dernier lors de la primaire de son parti. Brillant mathématicien, « marcheur » des débuts et député LREM de l’Essonne depuis 2017, il considère qu’en cette affaire, il fut victime de petits calculs politiciens dignes de l’ancien monde que LREM prétendait enterrer et s’est finalement déclaré candidat à la mairie de Paris cette semaine (vidéo, 03′ 19″) :

On pouvait s’y attendre car sa déception de n’être pas investi n’était pas sans rancœur. Même si divers membres de la commission d’investiture assurent la main sur le cœur que le dossier municipal de Griveaux était le mieux ficelé, difficile d’oublier que depuis qu’il est au pouvoir, Emmanuel Macron n’a que trop tendance à placer ses fidèles aux postes clefs, quitte à mettre sur pied tout un simulacre de processus démocratique au sein de LREM. Voir les cas Ferrand, Castaner, Loiseau et maintenant Griveaux.

Ce dernier n’a d’ailleurs pas caché que tout était prévu, calculé et assumé de longue date entre lui et Macron, bien avant que la commission d’investiture ne rende son verdict :

« Je sais exactement ce que l’on va faire et sur quel calendrier, mais ça, c’est entre le Président et moi. […] Tout cela est très réfléchi depuis le début. »

Autrement dit, exactement de quoi mettre en place un sorte d’effet boomerang que le physicien et philosophe des sciences Étienne Klein, qui soutient le mathématicien dans son épopée électorale, appelle le théorème de Villani :

« Quand on prend quelqu’un de très intelligent pour une andouille, la probabilité qu’il s’en rende compte est non nulle. » (vidéo ci-dessus)

Et, pourrait-on ajouter, la probabilité qu’il riposte assez élevée, comme en témoigne indéniablement la déclaration de candidature solo de Villani. Le fait est que Griveaux, rebaptisé non sans raison « le marquis de sa suffisance » par ses anciens camarades du PS, n’a pas lésiné sur les confidences destinées à faire passer ses challengers dans ou hors LREM pour des « abrutis ».

Faire comme les autres

Ainsi, nouvel électron libre du dégagisme et de la « politique autrement » dans un parti qui est parvenu récemment au plus haut sommet du pouvoir en se revendiquant du dégagisme et de la « politique autrement », Cédric Villani se propose de faire exactement comme les autres, mais plus haut, plus fort, plus vrai, plus souriant, plus apaisé, plus tout ce que vous voudrez, pourvu que ce soit dans le registre politique qui domine ce début du XXIe siècle, à savoir le « mieux-disant écologique » et tout ce qui tourne autour des accords de Paris signés lors de la COP21 de décembre 2015.

Madame Hidalgo a naturellement accueilli cette nouvelle candidature avec beaucoup de satisfaction. Il est vrai que sur le papier, il est de beaucoup préférable d’avoir face à soi deux candidats qui feront 12 ou 13 % chacun plutôt qu’un seul qui risque de faire le double. Rappelons que dans les derniers sondages (qui datent de juillet 2019), elle recueillait 24 % des voix quand le candidat LREM, qu’il s’appelle Villani ou Griveaux, obtenait 26 ou 27 %, les partis suivant étant EELV et LR avec 15 à 16 %.

Face à la maire sortante, le parti présidentiel part donc divisé ; c’est évidemment un coup dur, d’autant que la personnalité peu sympathique de Griveaux rendait déjà les choses compliquées quand il était le seul candidat macroniste. Les électeurs proches de LREM décidés à dégager Hidalgo sans aller ni plus à gauche ni plus à droite pourraient fort bien se porter sur Villani dont la personnalité présente nombre de traits plus affables que la morgue un peu laborieuse de Griveaux.

Mais il n’est pas exclu non plus qu’une candidature Villani morde aussi sur l’électorat potentiel d’une Anne Hidalgo affaiblie par l’usure du pouvoir et un bilan controversé. Le mathématicien faisait partie de ses soutiens en 2014 et il professe maintenant un engagement envers les décisions de la COP21 qui ravirait Greta Thunberg. Notons du reste qu’il est membre fondateur du collectif de députés « Accélérons la transition écologique et solidaire » qui a reçu la jeune écologiste à l’Assemblée au mois de juillet dernier, ce qui pourrait lui donner aussi quelques atouts dans l’électorat des écologistes.

Face à une telle éventualité, le PS et EELV refusent de s’inquiéter. Ils préfèrent opposer le fait que Villani est maintenant un macroniste pur jus avec tous les défauts évidents que cela comporte : il ne s’est pas opposé au CETA et il n’a pas voté la sortie du glyphosate. Autant dire que selon eux, sa crédibilité écologique est des plus douteuses.

Macron laisse faire

Mais remarquons que du côté de LREM, les réactions à cette défection restent très modérées. Chacun y va de son petit couplet sur la déception de voir sa famille politique se chamailler mais l’exclusion du dissident n’est pas à l’ordre du jour et le candidat officiel reste convaincu qu’un terrain d’entente et de rassemblement sera trouvé en temps et en heure. Même le président de la République a laissé faire.

D’où question : se pourrait-il que cette candidature solo ne devienne l’occasion qu’attendait LREM, à l’insu de Villani lui-même, pour ratisser plus large sur les terres d’Hidalgo et plus large sur les terres écolos afin d’apporter, au second tour, tout ce qu’il faudrait à Griveaux pour l’emporter sur la maire sortante et qu’il ne pourrait jamais obtenir sur sa seule candidature ?

Villani a certes déclaré au micro de Jean-Jacques Bourdin :

« Je m’engage dans cette course pour aller jusqu’au bout. »

Mais cette déclaration venait après un tel festival de pieuses déclarations du style « Paris, cette ville que j’aime tant et qui m’a tant donné » et d’atermoiements comme « il pourrait y avoir une catastrophe, je pourrais tomber malade » etc. que le doute est non seulement permis, mais pour ainsi dire offert sur un plateau-télé (tout le début de la vidéo) :

Finalement, tout comme l’élection d’Emmanuel Macron s’est réduite à une révolution de palais pour « dégager » la génération Hollande tout en poursuivant peu ou prou la même politique, nul doute que Cédric Villani cherche à son tour à s’affranchir des pesanteurs de l’appareil LREM pour retrouver la fraîcheur initiale du « penser printemps » macronien, tout en s’inscrivant comme tous ses collègues dans le primat de l’écologie.

S’il hésite, ne serait-ce qu’un instant, on peut compter sur Macron pour tenter de retourner la situation à son profit. Difficile, mais pas forcément impossible. Il reste six mois et on a déjà vu des élections « complètement dingues ».

Mais s’il va « jusqu’au bout » comme il a fini, avec grande difficulté, par le dire, le coup sera rude, non seulement pour les projets de LREM à Paris mais pour la cohésion globale du parti présidentiel et toute la suite du quinquennat.

Très intéressantes, ces élections où tout le monde se bouscule pour faire la même « politique autrement »…

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  • C’ est moi ou il a l’ air complètement surpris de sa propre candidature dans la vidéo?? Bon, au moins il ne s’ écoute pas parler çuilà.

  • comment voulez vous qu’on prenne la politique au sérieux quand on assiste a une telle mascarade.. le discours est digne du meilleurs pipotron!
    un exemple?
    « Considérant l’inertie conjoncturelle, il est préférable de prendre en considération la majorité des problématiques de bon sens.Quelle que soit la dualité de la situation de ces derniers temps, il est nécessaire de se préoccuper de la globalité des alternatives envisageables. »
    ha!ha!ha! nom de dieu keskonsmarr

  • Un sacre rigolo ,il me fait penser a Dali …sa candidature n’est evidement pas serieuse et il finira sa campagne en cure de sommeil.
    J’attend avec impatience la surenchère écolo du genre ,on rase Paris pour en faire une foret amazonienne , ,il y a deja des droles d’oiseaux !

    • Ne nous faites pas rêver, ces parasites vous feraient un procés pour concurrence déloyale et raser Paris, ce n’est pas possible, les droles d’oiseaux qui la peuplent ne survivraient pas hors du béton, essayez de faire de la trottinette en forêt, ce doit être aussi épique que casse-gueule

  • un vrai spectacle ! sachons profiter de celui ci ou l’on voit tout ces prétendants se bousculer au fauteuil tant désiré , même si c’est pour faire la même chose , et qui se tirent dans les pattes tout en échangeant sourires mielleux et poignée de mains hypocrites ….un vrai régal ;

  • Si on est un grand mathématicien, comment peut-on décider de lâcher les mathématiques pour la vulgarisation et la politique ? Nostalgie des chahuts et des bizutages ?
    Laurent Schwartz, le mathématicien, avait lui aussi une conscience politique hypertrophiée, et la médaille Fields. Mais au moins, il avait de bonnes excuses dans son histoire personnelle, il avait développé une théorie essentielle aujourd’hui en maths et en physique, et il a merveilleusement enseigné jusqu’à ne plus pouvoir.
    Comment se fait-il qu’on n’ait que les mêmes qualificatifs de « mathématicien » et « Médaille Fields » pour deux personnalités dont l’une est la pire caricature de l’autre ?

    • En ce qui me concerne ça fait longtemps que j’ ai arrêté de croire qu’ un niveau d’ étude, un titre honorifique, une reconnaissance même internationale fait l’ intelligence de quelqu’ un. Ceci étant dit, Macron a attiré vers lui tout à la fois des opportunistes carriéristes de la politique et des gens véritablement près à s’ engager croyant à un renouveau. Villani fait parti de ceux-là sans aucun doute. Sachant qu’ il n’ est pas exclu de Lrem, qu’ il a consulté Dieu Jupiter et son entourage, tout ceci s’ apparente à un Scud lancé contre Griveaux par son propre camps. Comme quoi on peut pratiquer des purges staliniennes avec une relative douceur ( Cf de Rugy) pour éliminer des d’ avances ceux qui un jour trahiront ou feront de l’ ombre. Et coup quitte ou double, perdre la Mairie de Paris ce n’ est peut-être pas si grave vu le bordel qui y règne, et la gagner avec Villani ( non exclu), un vrai choix offert moins clivant pour les parisiens, c’ est fantastique.

      • Oui, certains sont encore convaincu que c’était le dégagisme qui avait porté un ministre à molande jusqu’à l’elysée, c’est à pleurer

      • Ni Villani, ni Griveaux n’ont manifestement la moindre compétence à mettre en avant pour gérer Paris. L’élection se joue ainsi sur les soutiens, les publicités et les oppositions (surtout les oppositions !) que chaque camp peut rassembler par ses gesticulations et ses magouilles stratégiques. Je suis confondu qu’à part les proches des candidats eux-mêmes, il se trouve encore des électeurs pour aller voter.

    • L’époque est aux cancres même brillants. Un coureur de plus dans l’équipe.

  • Charlie Wonka Président !!!
    au moins est il distrayant…

  • Son slogan: Villani, Je compte pour vous, Comptez sur moi !

  • je pense, vu son affiche, que les parisiennes et les parisiens seront heureuses et heureux d’avoir des dirigeantes et dirigeants aussi sympathiques et sympathiques mais elles et ils seront déçues et déçus de les savoir aussi nulles et nuls en français

  • Vllani se présente comme le candidat de la « vraie » écologie.
    Ecoutons son discours alambiqué:
    « Les méthodes d’exécution n’ont pas été à la hauteur [donc les idées étaient bonnes?], et en particulier, on est sur des sujets qu’il faut perfectionner: le suivi, la mise en oeuvre, et on doit s’appuyer sur des faits, des prédictions [les prédictions sont des faits?]. On a le devoir d’aller davantage vers une gestion rationalisée [on a affaire à un mathématicien…] dans laquelle les données, dans laquelle les simulations, qui prennent en compte les flux de voitures, les échanges d’énergie, d’air, de température, de pollution, [le nombre de rats ou de drogués dans la rue?], il faut que tout ça soit pris en compte et qu’on puisse prendre des décisions en connaissance de cause.»
    On l’aura compris: la vraie écologie selon Villani est une écologie qui emprunte les méthodes du GIEC: faire entrer des données dans un programme informatique ad hoc et en déduire une planification… Ça promet!

  • Cette bataille ne concerne que les Parisiens. Mais je suis content qu’elle soit fratricide entre la LREM socialisante, les Verts socialisés et les Socialistes pur jus. Attendons la suite pour pouvoir se délecter du résultat

  • Vu l’effondrement du niveau des candidats, on a le vague pressentiment que c’est la dernière fois qu’un maire est élu à Paris. Cette histoire pourrait bien se terminer par la désignation d’un préfet, les maires des arrondissements étant sommés d’appliquer ses directives autoritaires.

  • Il n’aura pas mon vote, ni d’ailleurs les autres branquignoles cités dans l’article. J’ai rencontré l’oiseau et c’est un pur étatiste : nous sommes des êtres supérieurs et nous devons régner sur la populace, lui dire ce qu’elle doit faire et quoi penser.
    Dans le bon ordre je dirait que c’est un Villain.

    • Savez-vous que Villani est passé par les Young Leaders de la French American Foundation (comme une grande partie de nos politiciens)? Qu’il a commis un rapport pour défendre le très collectiviste Revenu de Base Universel?

  • Je me demande quelle sera la tête du cadavre qu’ils vont lui fourrer dans son placard.

  • Il y a quand même une différence entre des arrivistes décérébrés et un titulaire de la médaille fields.
    Il est vrai que les prix Nobel d’économie sont oubliés dans notre pays face aux experts autoproclamés.

  • Ils vont le faire passer pour le savant Cosinus. Villani n’est pas armé pour résister aux saloperies des ordures qui nous gouvernent.

  • Mais la solution « écologique » et « de gôche » au problème du logement a déjà été trouvée et mise en oeuvre par la « gôche ».
    Qu’est-ce qui pollue ? Les déplacements de ces « salauds… » de Français quand ils vont travailler puisqu’il faut bien nourrir la zélite et les consciences de « gôche » — jeux de mains, jeux de vilains ; travailler avilit ; travailler, c’est déroger. La noblesse se reconnaît précisément à ce qu’elle ne travaille pas.
    Comment réduire les déplacements ? Mais en installant tous les non zélites dans des camps de travail. Ils n’auront donc plus besoin de se déplacer puisqu’ils seront — en permanence — sur le lieu de travail. Et à la place d’encombrer les routes lors des congés,
    des occupations communes de convivialité seront organisées dans les camps, comme des représentations du Soulier de Satin en lituanien afin d’instruire les brutes.
    On pourra qui plus est les ré-éduquer en permanence pour leur faire comprendre au combien ils sont « d’extrême droâte » de vouloir bénéficier des fruits de leur travail et de vivre libres sans « partager » — car « partager », pour un « gôchiste », cela ne signifie pas produire quelque chose entrant dans le partage, cela signifie : « Tu amènes les plats ; j’amène mon appétit ; égalité et fraternité ! » — et si tu refuses de partager _tes_ biens avec ceux qui veulent te les prendre, c’est que tu es un égoïste, un « fasciste », un « extrême droâte » etc.
    Et quand les rues de Paris ne seront plus encombrées par les véhicules de pauvres tentant d’aller bosser, les véhicules des riches, y compris des « flyboards » consommant 200 litres de kérosène aux 100 km, pourront circuler et comme ils seront en faible nombre, il sera possible de démontrer que cela pollue moins que la totalité des véhicules des pauvres.
    CQFD

  • Hidalgo un bilan controversé?
    Un bilan abominable, catastrophique, innommable…
    Paris est devenu un cloaque immonde et totalement insécure, les touriste en revienne au mieux choqués, au pire terrorisés et outrés de tant d’atrocités, la ville pue, les rats pullules, les immondices s’accumulent à même le sol, après minuit votre vie est en danger à chaque coin de rue du 19 éme et pour couronner le tout la dette par habitant des Parisiens a explosée…

  • Les commentaires sont fermés.

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