Non, Amazon ne paiera jamais d’impôt !

… car seuls les hommes paient des impôts !

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Non, Amazon ne paiera jamais d’impôt !

Publié le 5 août 2019
- A +

Par Philippe Lacoude.

Dans mon dernier billet, j’ai affirmé, sans l’expliquer, que « le taux optimal de l’impôt sur les sociétés est de zéro ». Cela n’est pas même idéologique. C’est une remarque de bon sens.

Une entreprise est un contrat entre ses actionnaires. C’est aussi un contrat entre ces derniers et les dirigeants. Ce sont aussi des centaines de contrats entre ces dirigeants et les employés (fournisseurs de travail), des contrats avec les autres fournisseurs, des contrats avec les clients, des contrats avec les financiers, et des contrats avec chaque détenteur de titres sans droit de vote en assemblée générale (comme les warrants, les bons à court terme, les obligations convertibles, les effets de commerce escomptés, etc.).

L’entreprise est un nœud complexe de contrats.

L’impôt sur les sociétés est une chimère

Lorsqu’un tiers s’ingère au milieu de ces contrats, – comme le fisc avec un impôt sur les sociétés, une T.V.A. ou une taxe Bruno Le Maire sur le chiffre d’affaires des entreprises américaines du secteur de la technologie – absolument personne ne peut dire qui paiera cette taxe.

La seule chose qui soit certaine à propos de l’incidence de l’impôt, c’est que les entreprises ne paient jamais d’impôt comme l’explique fort bien Pascal Salin. Car un nœud de contrats ne paie jamais d’impôt. Seuls les hommes paient des impôts.

Les gauchistes qui veulent toujours « remettre l’humain au cœur de l’économie » devraient l’écrire en lettres d’or dans un endroit bien visible. Et la conclusion de tout cela est évidemment que l’impôt sur les sociétés est payé en partie sous forme de salaires plus faibles, en partie sous forme de capital moins rentable, en partie sous forme de jetons de présence plus faibles, et en partie sous forme de prix plus bas pour les fournisseurs et plus haut pour les clients, le tout – et c’est ça qui est important – sans que personne ne puisse dire pour sûr dans quelles proportions !

Les effets sont toujours inattendus comme nous l’a si brillamment rappelé cette semaine l’homme dont « l’intelligence est un obstacle (sic !) ». Ce n’est donc pas surprenant qu’Amazon ne paie pas la « taxe Amazon ». Ce ne sont jamais les abeilles qui paient les taxes sur le miel !

La simple observation montre que l’incidence fiscale dépend toujours in fine de la structure des prix relatifs et de la forme des courbes de demande et d’offre, elles-mêmes le produit de millions de décisions humaines et changeantes. Penser qu’Amazon va payer une « taxe Amazon » est une « présomption fatale » pour emprunter la célèbre expression du prix Nobel d’économie Friedrich von Hayek. Une présomption qui ne peut naître que dans la brume épaisse et poussiéreuse qui stagne entre les deux oreilles des énarques de Bercy…

Alors bien sûr, on peut, comme Murray Rothbard dans Power and Market (p. 110), remarquer que « no tax can be shifted forward », c’est-à-dire qu’aucune taxe ne peut être répercutée sur le consommateur et que toute taxe est en dernière analyse une taxe sur un (ou plusieurs) facteur(s) de production. En ce sens, lorsqu’Amazon répercute intégralement les 3 % de taxe sur le chiffre d’affaires sur ses partenaires, la société américaine réduit probablement son chiffre d’affaires à moyen terme. Quelqu’un paiera, mais pas forcément les partenaires d’Amazon.

On peut aussi remarquer que si la Bordurie décide de nommer un de ses impôts « l’impôt sur les entreprises Syldaves de haute technologie », dans un système de changes flottants, celui-ci sera payé par les Bordures. Ce sont les Américains qui paient les taxes américaines. Et ce sont les Français qui paient les taxes françaises ! Alors les actionnaires d’Amazon, s’ils exigeaient un rendement des capitaux propres de 27,47 % sur les douze derniers mois, ne vont pas soudainement changer leurs désidératas et ce ne sont donc probablement pas eux qui paieront la taxe Amazon…

Il n’y a pas plus opaque que le paiement effectif de l’impôt sur les sociétés parce qu’il n’y a pas plus incertain dans le monde déjà complexe des finances publiques que l’allocation finale de cet impôt à travers les distorsions de prix relatifs qu’il induit.

Je passe sur le fait qu’on ne sait même pas vraiment quel est le taux effectif de l’impôt sur les sociétés pour les entreprises du secteur des hautes technologies. Lors, devant ce détestable état de fait, la conclusion s’impose à l’économiste que l’impôt sur les sociétés devrait avoir un taux nul si l’impôt doit être transparent et minimiser les distorsions de prix relatifs.

Le taux optimal est de… zéro !

Cela est d’autant plus vrai qu’en France, le taux record de l’impôt sur les sociétés est le produit de la défiance envers l’entreprise. L’État auquel les contribuables font face est le reflet de leur code moral et le taux de l’impôt sur les sociétés atteste d’un naufrage éthique de tout le pays.

Personne n’a le courage de dire à madame Michu que des taxes plus élevées supposément imposées aux riches (ici des Américains) ne proviendront pas de leurs dépenses de consommation, mais de leur investissement en capital ; que ces taxes signifieront moins d’investissement, c’est-à-dire moins de production, moins d’emplois, des prix plus élevés pour des biens plus rares ; et qu’il y aura longtemps qu’elle sera dans la disette quand Jeff Bezos réduira finalement son train de vie…

À supposer qu’il y ait vraiment besoin de lever des impôts – « muh roads », « et la police ? », « et l’école des tinanfans ! », et toussa – l’impôt sur les sociétés devrait être redistribué sur l’impôt sur les dividendes, l’impôt sur les coupons obligataires, l’impôt sur les revenus du travail, etc.

En théorie. Car en pratique, en France, les impôts sont tellement élevés et les taux tellement au-dessus de celui qui maximiserait les recettes – courbe de Laffer oblige ! – qu’il n’y aurait pas lieu de remplacer l’impôt sur les sociétés s’il venait – par miracle ! – à disparaître. À ce titre, la taxe qui devait prétendument rapporter 400 millions cette année, puis 450 millions en 2020, 550 millions en 2021 et 650 millions en 2022 – selon les estimations loufoques de Bercy ! – ne rapportera pas ces montants dans un pays où les taxes n’entrent jamais comme prévu dans les caisses du Trésor Public. Comme les autres merveilles fiscales récentes, on peut prédire des recettes dérisoires.

Bref, bis repetita, le taux optimal de l’impôt sur les sociétés est de zéro !

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  • Réchauffement oblige, plus le niveau de leur connerie monte, plus la fonte de leur intelligence glacée accélère.
    On se souviendra de le Maire comme un exemple en la matière.

  • Rappel : le chiffre d’affaires d’Amazon est uniquement le total des frais de vente ( 10.7% ou 13% du prix de vente )
    Une différence de moins d’un demi pour cent sur les prix de vente passera sans doute inaperçu et devrait être sans effet sur les ventes : un impôt invisible payé par les consommateurs français, donc, sans aucun effet pour Amazon ( sauf la micro-différence payée par les actionnaires d’Amazon, entre +3%, mode de calcul de la taxe appliqué par A, et 3%x1.03 appliqué par Bercy, soit un peu moins d’un dixième de pourcent : cocorico, ça c’est de l’efficacité punitive pour cette vilaine-entreprise-qui-ne paie-pas-assez-d’impôts-en-France ! )

    • Bonsoir, j’arrive ! J’y connais rien en économie, mais je rapplique quand-même !
      1/ Amazon profite non seulement de l’extraterritorialité des lois US, mais peut-être aussi de la quasi-impossibilité de faire valoir ses droits devants les tribunaux US… surtout pour un état. Si Amazon était une entreprise de notre chère Europe… autre son de violon sûrement. Voyez Verstagher, elle y arrivé bien, elle.
      2/ Carlos Ghosn est susceptible de ne pas avoir assez payé ses impôts personnels. En tant que dirigeant, il risque de casquer dur. Mais, il aurait pu aussi casquer pour fraude fiscale opérée pour son entreprise. Tiens, circulez, rien à voir.

    • Re- Amazon est bien une personne morale (même les américains connaissent ça non ?), et à ce titre elle doit payer ses impôts pour la protection juridique et sociale qu’un état lui accorde… ou alors renoncer à vendre dans cet état si elle refuse le statut de personne morale dans cet état. Mais, le droit anglo-saxon semble privilégier ce refus… !

  • Oui mais Amazon paiera plus que ceux echappant a cette taxe ,donc on requilibre….c’est pas forcément le montant de la taxe le plus important mais qui ne la paiera pas….3% pour Amazon c’est un avantage commercial de 3% pour les concurents… Pour qu’une taxe soit efficace il faut des gagnants et des perdants ….pour qu’en fait tout le monde y perde l’injustice ,le crime ne paie pas……lemaire a sans doute été contacte et mange des langoustes avec nos champions francais ha ha ha

  • Augmenter la TVA et diminuer les charges fiscales et sociales pour redynamiser l’économie française en arrêtant le matraquage des boutiques avec des taxes à n’en plus finir, cela pourrait reconcurrencer le commerce en ligne!

    • Je ne pense pas ,l’interet du commerce en ligne est son catalogue de produits pas le fait de ne pas a se deplacer…toujours obligatoire pour les fringues ou les chaussures par exemple ..on achete pas non plus de la lessive ou du pain en vpc

      • En France peut être, là où je vis, je peux passer ma commande au supermarché du coin par Internet, livré à la maison.

        Ceci étant dit, je plussoie malgré tout votre remarque du catalogue, qui est la raison principale pour laquelle je vais prioritairement sur Amazon.

      • on peut quasi tout acheter en vpc. Viande livrée à domicile ? allez sur comme-à-la-boucherie.com. Du poisson ? O-poisson.fr
        De la lessive ? ben ça se fait aussi.
        Ya encore mieux (ou pire) : les boutons Dash de Amazon. C’était (ça a été arrêté cette année) de boutons dédiés à certains produits et que vous fixiez à votre mur. Une simple pression et hop, ajouté à votre liste de commande Amazon. Ils en ont écoulés des millions. Principalement aux USA.
        https://www.stuffi.fr/deja-150-boutons-amazon-dash/
        (perso, je ne commande plus sur Amazon car ils sont extrêmement envahissants entre autres)

  • Si on donne un bon revolver pour se suicider à Bruno Le Maire ou tout autre politicard du gouvernement Macron, il se rateront en tirant une balle 15 centimètres au dessus de leur crâne, en plein dans leur complexe de supériorité.
    Quand à Mélenchon ou consort, la balle entrera dans une oreille pour en ressortir par l’autre sans rien rencontrer entre.
    Pour le reste, pas de problème. Les Français tremblent en écoutant les nouvelles et mettent un peu moins d’eau dans leur Pastis pour appliquer le plan sécheresse.

  • Seules les hommes paient des impôts, mais l’argent ne rentrant que par les caisses, ceux sur les entreprises sont bien payés in fine par les clients.
    C’est la concurrence qui fait que les consommateurs vont chercher à optimiser leurs dépenses en changeant de fournisseur, alors que les actionnaires et salariés vont chercher à optimiser leurs profits en changeant d’entreprise.
    Ensuite, l’impôt sur les sociétés est globalement identique pour toutes les entreprises et va donc agir sur la compétitivité globale du pays concerné (avec effectivement un taux optimal à zéro), alors qu’un impôt sur les services numériques va impacter le chiffre d’affaires de ces services au profit des autres formes de distribution, ce qui implique donc seulement un retour en arrière au niveau de la distribution dans le pays concerné.

  • On appelle ça comment ? Du populisme capitaliste ?
    Je peux donc faire un parallèle : l’impôt des personnes n’est jamais payé par les gens mais par les salaires donc les sociétés !! C’est stupide hein ? Oui, en effet.

    • Etre salarié n’est pas un état naturel majoritaire, donc le parallèle tombe à plat.

      • 19 millions des 30 millions de personnes constituant la population active française est employée dans le privé.
        Donc mon parallèle (provocateur et imparfait) n’est pas à plat.
        Bien à vous.

        • Plus un bon nombre de personnes employées par l’Etat qui paie ainsi la « taxe » qui a lui même initié. Merci pour votre démonstration qui prouve la débilité des gouvernants et de votre raisonnement.

        • @ Amahuit :
          Les différents moyens d’obtenir des revenus :
          – les revenus du travail (salarié, indépendant, …),
          – les revenus du capital (intérêts, dividendes, …),
          – les revenus issus des héritages et dons volontaires,
          – les revenus issus des prélèvements obligatoires et légaux,
          – les revenus issus des prélèvements illégaux (vols).

        • @ Amahuit :
          Ça c’était pour les personnes physiques.
          Pour les entreprises, il n’y a qu’un seul moyen : leurs clients.

          • Faux.
            Une entreprise effectue des placements, possède des parts dans d’autres sociétés, fait de « l’optimisation fiscale », essaye de choper tous les incitants fiscaux, toutes les réductions d’impôts pour investissements écolos, prime au premier emploi, etc.
            Et puis c’est normal qu’une entreprise ne dépende quasi que de ses clients, puisque c’est une entreprise justement.
            Mais une entreprise ne peut développer son activité sans employés formés (éducation nationale, ça coûte), sans infrastructures de transport, sans sécurité, sans stabilité politique, etc.

            • oui au prix ou sont factures ces « services » on comprend pourquoi nos entreprises vont ailleurs

            • Il faut que vous compreniez (je sais c’est dur pour vous) qu’une entreprise ou une société comme son nom l’indique ce sont des hommes et des femmes, actionnaires et employés. Pas un truc venu de la planète Mars ou un système électronique.
              Et ce sont les hommes et les femmes qui paient pour la formation, pour les infrastructures, la sécurité et qui organise la stabilité politique.
              Donc, les hommes et les femmes contribuent :
              1) Pour travailler
              2) Sur le fruit de leur travail (1+2)
              3) Sur leur consommation (1+2+3)
              4) Sur leur héritage (1+2+3+4)
              5) Sur l’habitat (1+2+3+4+5)
              6) etc…
              Le 1 est de loin le plus stupide puisqu’il conditionne 2,3,4,5,etc.
              Plus 1 est élevé et plus 2,3,4,5,etc. seront faibles.
              L’Etat, c’est le parent qui prendrait 33% du biberon de son bébé, puis 33% des repas de son enfant et qui s’étonnerait que devenu adulte, sa progéniture ne soit pas assez forte pour lui payer une bonne retraite.

              • Merci pour cette explication claire et limpide. Vous êtes qui si intelligent, pouvez-vous me dire à quel moment, ou comment j’ai dit ou sous-entendu que les impôts étaient à un niveau raisonnable ? Que l’Etat avait entièrement raison ?
                Je suis sûr que vous trouverez plus facilement que moi, parce que perso, même en sachant pertinemment ce que j’ai écrit, je ne trouve pas trace de cela.

    • les salaires sont une charge pour les entreprises, elles ne peuvent rien « payer » avec…c’est effectivement un raisonnement stupide…

    • Oui, en effet c’est stupide, parce que « salaire » implique « entreprise ».
      Pas ou moins d’entreprise implique pas ou moins de salaire, mais toujours autant de « personne ».

    • Allez-y, poussez un peu plus votre exemple.

      Le salaire est payé par les sociétés car elles vendent des produits/services à d’autres personnes / entreprises. Et ces derniers peuvent se les payer grâce à leur propre vente / salaire.
      Vous venez de redécouvrir… le commerce ! Bravo !

    • Plus un parceque c’est vrai a un bemol ,ce ne sont pas les salaries ou entreprises mais le travail qui paie les taxes pour alimenter nos princes peu laborieux si on y regarde de près…lemaire, il se lave qu’un fois par an quand le parfum qu’on lui offre change , il ne sent jamais la sueur.

    • Quand les taxes augmentent les salaires ne suivent pas forcément, me semble-t-il (surtout en masse salariale, incluant les dégraissages possibles.). Les employés pourront tenter d’obtenir plus de patacas, mais leur pouvoir de négo sera indépendant de leur taxation.

      • @Pangzi
        Bonjour,
        Les salaires ne suivent pas les taxes : les taxes augmentent plus que les salaires. C’est le cas pour le SMIC : entre 1997 et 2017 le SMIC a augmenté de 48% ; les taxes, elles, ont augmenté de 54%.

        • Ah merci c’est toujours bien quand les faits corroborent la théorie.

          • Si vous aimez les faits, il faut alors comprendre que selon ce que dit STF, le SMIC net a alors diminué depuis 1997. Ce qui ne correspond pas du tout avec ce que je trouve par-ci par-là. D’après l’Institut Montaigne, le SMIC net a fortement progressé depuis 30 ans (ce qui est un problème d’ailleurs)
            https://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2015/03/05/le-cout-des-bas-salaires-cause-principale-du-chomage-en-france.html

            • Donc, pensez-vous que l’augmentation des taxes entraînerait l’aug. des salaires, et par quel mécanisme? La négo salariale?

              • Non je ne pense pas du tout cela. Avez-vous pensé que je pensais cela ? Comment avez-vous pensé que je pensais cela ? Que dois-je penser que vous ayez pensé que j’avais pensé cela ?

                • Parce qu’il existe des arguments intelligents pour affirmer que les taxes sur les entreprises se trouvent répercutées sur les personnes, en particulier les consommateurs. A contrario il n’y a pas d’arguments intelligents établissant la relation inverse. Mais votre post original établit une fausse équivalence entre les deux propositions.
                  Je vous fais un dessin?

                  • Ma « fausse équivalence » n’est pas dans ce sens, vous avez mal lu. J’ai écrit que, en poussant le raisonnement, les taxes des personnes ne sont pas payés par les gens mais par les sociétés au travers des salaires.
                    Donc il est impossible, que + taxe = + salaire.
                    Quoique… en écrivant ça, je me dis que pas forcément mais ce serait un jeu à somme nulle. Le salaire net ne serait pas impacté et donc ça ne change rien.
                    Par contre, – taxe = – salaire, c’est tout à fait possible. Puisque l’entreprise n’a aucune raison d’augmenter les salaires, mais toutes les raisons d’augmenter son profit, il peut garder ses sousous. ET vu que les taxes sont moins élevées, il y a moins de répercussions sur les consommateurs donc les prix baissent ou n’augmentent pas donc aucune raison de donner plus d’argent aux employés qui n’en ont pas besoin vu le prix des produits.
                    Je suis bien d’accord avec vous si vous dites que trop de taxes handicapent les hausses salariales, et que moins de taxes les facilitent. Mais je maintiens que strictement aucune entreprise n’a l’envie, l’objectif d’augmenter les salaires, taxes faibles ou fortes. (non, je ne veux pas obliger les entreprises blabla)

                    • D’accord avec la conclusion. Une entreprise n’augmentera ses charges (salaires inclus) que si le marché le lui impose (elle ne peut recruter ou retenir ses salariés) ou si elle en attend une augmentation de productivité.
                      OK , si vous n’avez pas fait volontairement de fausse équivalence , quoique j’aie du mal à comprendre le côté ironique du post original. Vous indiqueriez plutôt un raisonnement cyclique où l’argent circule d’un acteur à l’autre (pas seulement au travers des salaires dans ce cas, aussi dividendes, etc.) Le point auquel l’on taxe serait sans importance, seule l’intensité de la ponction compterait (?)
                      On pourrait ergoter, que les entreprises sont plus « volatiles » que les particuliers: les gens ne sont pas obligés d’investir alors que les individus citoyens d’un pays sont plus « prisonniers » (l’expatriation étant difficile pour le grand nombre, et contingente à acceptation par un autre pays) Merci pour la discussion en tout cas.

  • moi j’achète tout sur amazon…
    vous croyez que si on augmente les taxe sur cette entreprise je vais me déplacer en cente vile pour payer un parcmètre , un embouteillage a la clef , quand c’est pas une prune?
    ben non
    ils peuvent toujours claquer du bec

  • Mr Le Maire est un génie de l’économie.
    Réussir à faire payer la taxe Gafa par les consommateurs français c’est fort, très fort.
    Ce champion et ses prédécesseurs savent -ils qu’une taxe, une hausse quelconque, une pénalité etc…. infligée aux entreprises se répercutera de toutes les manières, d’une façon ou d’une autre aux consommateurs ?
    Merci Mr Le Maire !

    • Quand on vote pour des génies comme nos énarques: Hollande, Royal, Macron , Le Maire, etc… il faut s’attendre à des conneries et une baisse de notre niveau de vie!

    • Le maire le sait très bien, tout le « génie » des politiques c’est de parvenir à taxer le plus de gens possible en leur faisant croire que c’est en fait d’autres qui paient.

    • A Bercy on ne pense jamais au coup d’après, lequel coup d’après amorce de nouvelles réflexions taxatoires pour contrecarrer ses effets… jamais en ligne avec la prévision initiale.

  • Il faut vite avertir Bruno qu’il est de gauche et de plus en plus

    • De gauche…il s’en fout , il est au deuxieme etage porte droite de son immeuble cossu entoure de gens qui le comprennent mieux que toi…

  • De cet article émane un extraordinaire bon sens dont Le Maire ferait bien de commencer à s’inspirer et s’en faire la courroie de transmission dans l’actuelle équipe gouvernementale qui n’a rien à envier à la précédente équipe, particulièrement au regard de son archaïsme.
    Le Maire, comme Sapin en son temps, le nez dans le guidon, ne voit même plus la route.

    • Lemaire ne s’intéresse qu’a napoleon et sapin gere sa foret ..leurs emplois sont uniquement nouriciers …parlons plutot des gens qui travaillent dans un ministere pas des touristes…

  • Voilà qui est nouveau: les riches (Américains) Vénézuéliens vont payer l’impôt Amazon !

    • @Etienne Maillet
      Bonjour,
      Les vénézuéliens n’ont déjà pas de quoi se permettre d’acheter de la nourriture quand elle est disponible, alors la taxe Amazon ils s’en tamponnent.
      A part votre confusion, à dessein, du terme « américains » qui signifie :
      – les habitants du continent américain ;
      – les habitants des Etats-Unis d’Amérique ;
      votre commentaire n’apporte rien, même pas de drôle.

  • Amazon devrait vendre des petits pots de vaseline « Bercy pour cette taxe ».

  • Je suis d’accord avec les grandes lignes de l’article mais avec seulement une remarque au passage : la taxe sur les produits chinois ne visent pas faire payer les chinois mais à rendre les produits chinois moins compétitifs face aux produits américains. En d’autres termes, ça entraîne un surcoût en effet pour les consommateurs américains mais ça leur fait acheter américain.
    Que fait-il préférer : des produits pas chers importés de Chine et achetés par des chômeurs américains ou bien des produits plus chers fabriqués par ces même américains ?
    Le travailleur américain ne sort pas gagnant à court terme de l’équation mais à long terme, ça contribue à lui garder son travail. Un chômeur ne gagnant rien n’a pas de pouvoir d’achat.

    • Sauf que non, il faut pousser le raisonnement au bout pour comprendre la stupidité des tarifs douaniers, quest-ce qu’il se passerait par exemple si les chinois vendaient des produits à un prix de zero (ou très proche)?
      les americains auraient donc des produits gratuits,
      vous allez difficilement pouvoir argumenter que quand on reçoit des cadeaux on s’appauvri.
      De fait les tarifs douanier appauvrissent les gens en appauvrissant les échanges économiques.

  • « Seuls les hommes paient des impôts. »

    Oui et non. Les entreprises ne paient pas d’impôts, ce sont leurs propriétaires qui les paient.
    Le propriétaire peut être une personne physique (comme vous et moi) ou une personne morale, autrement dit une société. Une société a la personnalité juridique, ce qui la fait traiter à divers égards, notamment vis à vis du fisc, comme une personne physique.
    Une société est elle-même composée de personnes physiques ou morales. Au final, on ne retrouve que les premières. Ce sont elles qui supportent l’incidence de l’impôt sur les sociétés. Avec le défaut de cet impôt par rapport à l’impôt sur le revenu de ne pas être personnalisé (il ne tient pas compte des autres revenus, des charges de famille,…).

  • L’Etat se moque bien de savoir qui in fine paye l’impôt. Que ce soit l’actionnaire d’Amazon ou son client, ça lui en touche une sans bouger l’autre…
    Il lui faut du pognon pour donner à bouger au Leviathan. Et dans le cas présent, faire un peu de gesticulation politique ne peut pas faire de mal pour rehausser l’image d’un gouvefortsent accusé d’être fort avec les faibles et faible avec les forts…

  • * En définitive, depuis 1945 les Etats UE ( de nombreuses mauvaises langues diront que cette UE a été fondée par la CIA et l’ACUE ) ont toujours baissé pavillon devant l’hégémonisme US. Climat, commerce, nucléaire iranien, Trump n’en fait qu’à sa tête. La suprématie militaire américaine lui permet d’imposer ses règles aux entreprises et aux États étrangers… et l’UE et nos dirigeants FR ne nous protègent en rien (ex: affaire Alstom, CETA…) : https://www.herodote.net/Textes/USA-hegemonie.pdf
    * Montebourg s’en mêle et souhaite que les Français puissent jouir d’1 véto économique sur des décisions majeures : * https://www.youtube.com/watch?v=W7OY8TeglnM&feature=share&fbclid=IwAR3_kg9jq7Y_i4BBmZGhNx44TpgiWPXAUB16j4xOfnNo217ziSjhL8N7qcI
    * j’ajouterais que l’on est tombé de Charybde en Scylla depuis en France : intéressante Conférence sur les pratique des usa contre les entreprises , guerre économique expliqué avec A. Montebourg, A. Laïdi et l’ex dirigeant de Alstom, F. Pierucci : https://www.facebook.com/julien.pierisnard.9/videos/529899440882439/UzpfSTEwMDAxNTg3MTYzMDk0NzoyMzQyODIyNjE1Nzk1ODQw/

  • Je préfère payer Amazon pour les services qu’il me donne, que l’Etat pour les services qu’il ne me donne pas ou qu’il me donne mal.

  • Les commentaires sont fermés.

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