Sarkozy a-t-il tué la droite ?

La sortie du dernier livre de Nicolas Sarlozy est l’occasion de faire un point sur sa politique.

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Nicolas Sarkozy arrives at the european Summit in brussels 2012 by Stefan de Vries(CC BY-ND 2.0)

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Sarkozy a-t-il tué la droite ?

Publié le 30 juin 2019
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Par Jean-Baptiste Noé.

En 2007, Nicolas Sarkozy a été élu sur des promesses de sécurité, de défense du travail et de salubrité économique. Il a ainsi réussi à coaguler les voix des droites autour de sa personne et à siphonner les voix du Front national. N’ayant pas tenu ses promesses, non seulement son électorat s’est détourné de lui, mais il a surtout profondément abîmé et détruit l’image de la droite, qui après le désastreux mandat de Jacques Chirac a une nouvelle fois montré qu’elle n’appliquait pas au pouvoir les bonnes idées qu’elle pouvait avoir dans l’opposition. C’est lui qui est responsable de la faillite actuelle de ce courant politique et de sa déshérence intellectuelle.

Dans son nouveau livre, Passions, Nicolas Sarkozy s’arrête à l’année 2007, c’est-à-dire à sa victoire. On attend avec impatience la suite. Sarkozy est en effet l’homme des défaites. Durant son quinquennat, hormis les élections européennes de 2009, la droite a perdu toutes les élections locales. En 2012, il s’est fait battre par l’incompétent François Hollande et, en 2016, il a été très sévèrement battu aux primaires de la droite, c’est-à-dire par son propre électorat. C’est un perdant, qui a détruit sa famille politique.

Élu à droite, gouverne à gauche

En 2007, il a été élu sur une promesse de rupture. En réalité, il a poursuivi les demi-réformes du chiraquisme. La seule rupture qui a eu lieu est celle qu’il a opérée avec son électorat.

Élu sur un programme de droite, il s’est empressé de s’ouvrir à la gauche, faisant dire à l’époque à son fidèle Patrick Devedjian : « Je suis pour aller très loin dans l’ouverture, y compris jusqu’aux sarkozystes. » Il a été élu sur la promesse de « passer le karcher ».

Mais Brice Hortefeux est l’un des ministres de l’Intérieur qui a le plus naturalisé, et la violence et l’insécurité n’ont cessé de croître. Il a été élu sur la promesse de revaloriser le travail : les impôts n’ont cessé d’augmenter, le Code du travail a poursuivi sa cure d’obésité, les dépenses publiques se sont envolées. La crise de 2008 a bon dos. Alors qu’elle aurait dû être l’occasion de rompre une fois pour toutes avec le keynésianisme, Sarkozy a créé un grand emprunt et fait tourner la dette et la dépense publique.

Comme le faisait justement remarquer Emmanuelle Mignon, sa conseillère, le gouvernement d’Emmanuel Macron est plus à droite que celui de Nicolas Sarkozy. Il est donc logique que l’électorat de droite aille désormais vers lui.

Alors que tous les sondages le donnaient perdant, il a préféré se représenter en 2012, plutôt que de laisser son Premier ministre concourir. Se faisant, il a ouvert la porte à François Hollande. Puis il a savonné la planche de François Fillon en soutenant en sous-main Jean-François Copé lors de l’élection pour la présidence de l’UMP, s’assurant ainsi la possibilité d’un retour.  Ce qu’il a fait une fois que Copé ne lui était plus nécessaire.

Faire enfin

La plus grande charge contre Nicolas Sarkozy est venue de François Fillon. Non pas lors de sa phrase à Sablé-sur-Sarthe en août 2016 (« Qui imaginerait le Général de Gaulle mis en examen ? ») qui ne lui était pas destinée, mais dans son livre Faire et dans son slogan « Faire enfin, faire vraiment. »

François Fillon avait compris que la droite avait perdu toute crédibilité parce qu’elle n’avait pas fait les réformes nécessaires. Il lui fallait donc non seulement proposer des mesures justes, mais aussi convaincre l’électorat que lui, une fois au pouvoir, allait réellement faire. Raison pour laquelle il proposa d’organiser des référendums pour trancher les réformes importantes.

Implicitement, c’était dire que Nicolas Sarkozy n’avait pas fait. En effet, les principales mesures réformatrices de son quinquennat avaient été menées par François Fillon, souvent contre la volonté première de Nicolas Sarkozy. Il ne pouvait donc pas laisser son ancien Premier ministre remporter la présidentielle, d’où les coups bas tout au long de la campagne.

En douze ans, la droite a perdu ses idées et sa crédibilité. Le keynésianisme économique mêlé au laxisme sécuritaire l’ont décrédibilisé à la fois chez les entrepreneurs et dans les couches populaires. Certains ne retiennent que le Sarkozy de 2007, oubliant que celui-ci a ouvert la voie à la défaite intellectuelle et morale de sa famille politique. À la droite, il faut donc aujourd’hui rompre avec le chiraco-sarkozysme, c’est-à-dire en finir avec l’étatisme et, une fois au pouvoir, appliquer réellement les réformes promises durant la campagne.

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  • ce qui reviens à se dire qu’ils sont bien tous pareils ; ils font des promesses pour se faire élire , ils oublient bien vite de les tenir ;

  • c’est aller un peu vite en besogne..certes sarkosy n’a pas tenu ses promesses mais la crise des subprime n’est pas porté a son crédit
    il a néanmoins du la gérer…
    Le probleme c’est la ligne politique de feu le RPR , qui a arrosé un maximum a gauche pour etre élu
    C’est tout LR qui a merdé , députes et ministres inclus
    les ralliements vers la gauche sont la pour le prouver..
    la droite libérale maintenant c’est Marion marechal , personne d’autre
    alors soit un mouvement massif s’opère ou bien c’est la mort comme le PS

    • Les subprime et la crise auraient été une excellente ocasion de faire accepter des mesures difficiles à proposer avant . Il est totalement illusoire de croire que quelque chose a été réglé . Il est souhaitable que l’état de mort clinique soit prononcé, ce sera la seule façon pour que nos « soces de droite » puissent empêcher la naissance d’une droite libérale dans laquelle aucun d’entre eux ne se reconnaitra mais que tous essaieront de tuer de l’intérieur .

    • Sarkozy a eut la chance d avoir la crise des Subprimes. Ca lui a donne une excuse pour son Echec

      Sarkozy aavit ete elu AVANT la crise et n avait rien fait de majeur avant celle ci. Une fois la crise arrivee, rien ne le forcait a agir comme il l a fait. Il aurait tres bien pu expliquer aux banques par ex que le capitalisme c est pas demander a maman Etat un pret quand ca va mal. Il aurait pu soit les laisser couler, soit leur demander de trouver des actionnaires prives, soit pour les plus etatistes entrer au capital

  • Je partage totalement cette analyse. La droite est malade de ses chefs : Chirac le crypto rad soc et puis Sarko le fossoyeur.

    • Chirac je le retiens surtout pour son aptitude à ne rien faire, c’est peut être pour ça que les français (enfin pas tous hein) l’aimaient bien.

  • Sarko c’est juste un nain avec un énorme complexe d’infériorité , normal qu’il se soit jeté sur la politique ..

  • C’est surtout Fillon qui a tué la droite.
    Sans son affaire, la droite serait largement majoritaire, avec un programme nettement plus dur que l’actuel Macron, qui a profité par défaut de l’opportunité

    • La droite n’auraient elle pas tué Fillon ?

      Enfin, je dis la droite…

      Pour moi, il y a :
      la gauche classique
      la gauche en marche
      la gauche à rolex
      la gauche à préférence nationale

      La droite ?
      quelques douleurs fantômes dans la partie inerte de ce pays hémiplégique.

      • excusez moi , mais il n’existe que 2 gauches (puisque le ps ne semble pas décidé a abandonner ce terme avec lequel il n’a plus grand chose a voir….) donc d’une part la gauche PRO-CAPITALISTE et d’autre part la gauche ANTI-CAPITALISTE , toutes autres tentatives d’explications sont au mieux du vent et au pire du camouflage et de l’usurpation volontaire !

    • Vous pourriez dire « son affaire » s’il s’était agi d’un cas exceptionnel et que ce qu’on lui a reproché n’étaitpas avant tout une faute morale . Combien d’autres dans son cas en essayant de ne pas oublier qu’il n’y avait rien d’illégal dans ce qui lui était reproché . Le tribunal médiatique a fait le reste, comme lorsque certains assimilent l’optimisation fiscale à de la fraude .

    • Allons Francis vous êtes bien naïf. Qui a balancé Fillon à votre avis? Et croyez vous que quiconque a les fesses propres à ce niveau ? Et vous mêmes n allez pas me dire que votre vie est sans faille zéro défaut. La vérité est que Sarko n a pas voulu que son numéro 2 lui passe devant . Ça nous a valu Hollande et puis Macron. Sarko porte une lourde très lourde responsabilité.

      • @Val: « Qui a balancé Fillon… »
        Ah bon, Sarkozy aurait eu l’oreille des juges du PNF qui auraient décidé de foncer dans la combine ?
        Non, il est plus simple et logique de chercher plutôt du coté de l’état profond. Cf livre bienvenue place beauvau.

        • Les gens qui savaient que Fillon employait fictivement sa femme ne devaient pas etre legion.
          Et je doute que Fillon s en soit vante a des ennemis politiques

          Il est clair que la fuite vient des « amis » de Fillon

      • Fillon aurait été honnête, il n’y aurait rien eu à balancer. En plus, il s’est renseigné auprès de Sarko dixit le canard enchainé pour voir comment éviter les ennuis judiciaires. Forcément quand on veut représenter l’ordre ça le fait pas.

        • En politique politicienne (celle qui sévit depuis des années), quand on veut éliminer quelqu’un, on trouve toujours. Et s’il est blanchi des années après, pas grave.
          Le tort de Fillon, c’est peut-être, sachant qu’il n’avait rien rien d’illégal, de penser que ce genre de mésaventure ne lui arriverait pas. Et aussi d’avoir sous-estimé la capacité de nuisance de certains de ses « amis »…

  • La droite n’a toujours pas compris qu’elle n’aura jamais son brevet de compatibilité socialiste.

  • C’est Sarkozy qui a appelé Kouchner au Gouvernement. Et c’est ce même Kouchner qui a »magouillé » ses comptes à Monaco. Sarkozy a donné à la Gauche l’ocasion de découvrir la naïveté et la,stupidité de la Droite dirigée par ce type.

  • La droite renaitra le jour où elle cessera de vouloir l’approbation de la gauche et remettra la liberté au centre de son programme . Eparpiller le code du travail façon puzzle, supprimer les ministères non régaliens, réformer la justice en mettant les petits juges rouges dans l’impossibilité de nuire, remettre l’impôt à sa place et supprimer le statut de fonctionnaire et tous les comités Theodule qui servent, d’une manière inacceptable à recaser tous ceux dont les électeurs ne veulent plus, supprimer tutes les subventions injustifiées etc… Autant dire une révolution qu’elle aura plus de mal à faire accepter aux cadres du parti qu’à ses électeurs

  • Cependant mon ventre se souvient qu’en 2008, en pleine vraie crise, le président en charge m’a évité de faire la queue pour récupérer mon avoir à la banque. Pas grand monde à ma connaissance dans le pays et en Europe se bousculait au portillon
    du savoir faire et de la détermination. Cet événement majeur généralement bien gommé, n’en demeure pas moins une circonstance à mettre dans les jugements entiers.

    • En 2008? La crise a commencé en 09/07? Il fallait être bien peu clairvoyant pour n’avoir pas laissé en banque que le minimum indispensable pour assurer le fonctionnement des comptes . Ce qui nous a évité le pire, ce n’est pas Sarko, c’est le fait qu’en France le taux variable est rare . Les seuls qui ont trouvé le moyen de perdre de l’argent sont ceux qui ont fait mumuse avec l’argent public, pour la plupart des élus locaux .

    • Sarkozy n a fait que reculer pour mieux sauter. Les problemes existant a l epoque sont toujours la (en pire grace aux QE)

      Sarkozy a peut etre sauves vos economies (et encore, rien ne prouve que votre banque aurait fait faillite) mais a hypothequé le pays et demain vos economies ou celes de vos enfants partiront en fumee (la fuite en avant de la BCE ne durera pas eternellement)

  • Les gens de droite attendent d’un parti de droite qu’il fasse la politique de Fillon. Il avait compris.
    C’est pourquoi il fallait absolument l’abattre.

    • Fillon, ce keynésien honteux ?

    • La politique de Fillon n’allait pas assez loin pour être réellement efficace, elle présentait cependant l’avantage de recréer un contexte ou les élections se jouaient sur 2 visions au lieu de l’eau tiède où le programme passe après les choses sans importance . Il y a ce qui doit être fait et peu m’importe que étiquette de celui qui le fait

  • Si le constat sur la présidence Sarkozy est juste, celui sur Fillon me semble erroné :
    Fillon a été le premier-ministre sans interruption de Sarkozy : il en partage donc tout le bilan. Il n’a manifesté aucun désaccord, c’est-à-dire démissionné (sans doute parce que la soupe est bonne ?).
    Il a été élu à la primaire grâce à la manif pour tous, et le soutien du trocadéro émanait également de cet électorat.
    Et il a trahi lui aussi : son premier geste après sa défaite au premier tour a été d’appeler à voter Macron : conclusion logique et pitoyable de quelqu’un sans conviction, sans consistance.

  • Etonnant de lire une énième charge sur Sarkozy, sans rappeler sa mise à mort décrétée le soir même de son élection, par tout un ensemble bien orchestré des forces qui tiennent le pouvoir depuis des lustres dans notre jolie « République ».
    Pourquoi ne pas indiquer que le premier gouvernement nommé par ce « nain » (selon certains commentateurs avisés du monde du cirque politique) n’était le candidat de personne… comme un certain Trump.
    Nommer 5 énarques sur un gouvernement de 15 ministres, était le crime de lèse majesté, qui ne lui aura jamais été pardonné.
    Tous les rouages de notre République publique, se sont évidemment grippés et les procès d’intention multipliés.
    Étonnant de penser que ce premier président mis sur écoute, et cerné par des juges protégeant nos libertés en édifiant un « mur des cons », n’ait eu que des adversaires.
    Étonnant de voir comment -par le jeu de pouvoirs souterrains- il fut éliminé dans une primaire, totalement non républicaine si l’on se réfère à la modification des règles élargies du vote désignant Fillon et Juppé comme finalistes, d’un parti qui lui était acquis.
    Étonnant enfin de ne jamais lire que ce Président, n’était ni invité chez les amis du Cercle Bilderberg, tout en étant le seul candidat à la dernière présidentielle à n’avoir été défendre sa cause chez les frères… pour être logé à bonne enseigne.
    Un réquisitoire de trop en somme, tant il y a matière à dénoncer notre deep state, french version, ou un banquier calamiteux se flatte de travailler plus, quand le peuple de France, floué, se rend compte qu’il gagne de moins en moins.

    • eh alors, en quoi tout cela exonère-t-il monsieur Sarkozy de ses actes ?

      • Étonnant de vous voir poser cette question, peut-être me suis-je mal fait comprendre.
        Pour un homme ayant -au premier soir- les pieds et poings liés, quand ses successeurs ont eu les mains totalement libres, il n’a guère à rougir du bilan de ses actes, sauf à croire, comme de bons supporters, que depuis son départ la France soit devenue championne du monde.

  • Non, Mr Noé, le Président Sarkozy n’a aucunement démérité pendant son quinquennat.
    Nous avons connu alors une période de sécurité (combien d’attentats ?) et des actions ont été entreprises pour redresser l’économie et l’emploi : les heures supplémentaires défiscalisées, le statut d’auto-entrepreneur pour encourager l’initiative personnelle, le projet du Grand Paris,…
    L’image internationale de la France s’est considérablement améliorée (le duo avec Mme Merkel – Merkozy, l’amitié du président Obama,…).
    Ce sont les médias, inquiets de sa compétence, qui ont mené pendant cinq ans une campagne de dénigrement systématique, de censure et de désinformation contre lui. C’est vrai, il avait traité hâtivement un pauvre c…, et alors ?
    Les Français ont malgré tout voté à 48,36% pour lui en 2012. En 2017, c’est l’imbécilité d’une primaire ouverte portes béantes à la cinquième colonne cégétiste qui l’a évincé ; pendant que les médias passaient sous silence les emplois fictifs de la mairie de Bordeaux. Ses conversations téléphoniques privées ont été piratées et remises aux juges d’extrême-gauche du syndicat de la magistrature pour le salir à tout prix.
    Mr Fillon ou le président Chirac sont-ils sans reproches, eux ? Ne parlons pas d’anciens banquiers…
    « Qui imaginerait le Général de Gaulle mis en examen ? » : un érudit en Histoire comme vous n’a-t-il pas relevé cet anachronisme patent ? Comparer la Justice Française des années 60 avec celle d’aujourd’hui… Quelle hérésie !
    Les Français, intoxiqués par la cabbale incessante des médias de gauche, ont voté pour n’importe-qui-sauf-Sarkozy et ils sont depuis lors très logiquement englués dans le grand n’importe quoi ! Quant à la Droite, elle s’est tellement autodétruite par ses divisions internes qu’elle a été abandonnée par tous ses talents et n’existe plus. De profundis, Gallia.

    • rien que pour la destruction de la Lybie et toutes ses conséquences, Nicolas Sarkozy devrait être en prison (ainsi que tous les chefs politiques et militaires de cet épisode).

      Des actions positives pour l’économie, au début oui, mais elles ont été systématiquement renversées à la fin du quinquennat (le plus emblématique a été la fiscalité sur la plus-value immobilière).

      Quand on fait l’inverse de ce pour quoi on a été élu, il ne faut pas s’étonner d’être viré.

      • desolé çà c’est une decision de l’ONU et du conseil de securité

      • @breizh: La destruction libyenne est venue durant la présidence Hollande, non ? Par contre, on peut lui reprocher son avis sur la Syrie. Alors que la passation de pouvoir en Libye était déjà mal engagée (Kadhafi & fils !), avec un état peu solide et des tiraillements entre tribus, le renversement du gouvernement syrien était un véritable appel à une guerre régionale avec l’intervention de tous les voisins.

      • Trahison du référendum de 2005 aussi
        Et réintégration dans le commandement de l’OTAN.

  • l auteur ereinte Sarkozy (de facon justifiee) mais curieusement tresse des lauriers a son premier ministre pendant 5 ans…
    un peu contradictoire non ?

    Si Fillon n etait fondamentalement pas d accord avec la politique menee par Sarkozy, pourquoi n a t il pas demissionné ?
    Pourquoi a t il fait un caca nerveux quand il etait question de le remplacer par Borloo comme premier ministre ?

  • N.S bien qu’il ait sa part de responsabilité, il a fait bien des erreurs mais n’est pas le seul responsable, il a gagné en 2007 parce qu’il a fait un rassemblement façon patchwork avec les centres, gauche, droit et surtout mou … pour en faire l’UMP ou chacun y a trouvé son compte.  Il a ouvert son gouvernement à des personnalités perfides et ingrates de gauche. Son quinquennat n’a pas été aussi prometteur qu’attendu, Il n’a pas tout réussi mais a dû faire face et gérer la crise en 2008, résister à la vindicte permanente d’une gauche et d’une presse déchaînée, jusqu’en 2012 nous connaissons la suite. L’ UMP est devenu LR En 2017. Le patchwork n’a pas tenu. Après la mise à mort de F.F au lieu de se ressouder, faire bloc, resserrer les liens en fait si fragiles que tout est parti en vrille. Certains se sont reniés, détournées et vite précipités vers le vainqueur l’herbe étant tout à coup plus abondante pour leur gamelle. Certains sont restés pour torpiller de l’intérieur et s’enfuir ensuite Juppé, Raffarin et cie, d’autres sont restés pour faire des crocs en jambes Pécresse, Bertrand, Estrosi et consort. Le parti LR mord la poussière parce qu’ il a surtout manqué de courage, est devenu un parti de gamelards, de fourbes médiocres infidèles où leur seule conviction est celle de leurs intérêts. Ils ont profité et se sont servis du parti qui les a nourris pendant des lustres lorsque le temps était au beau fixe pour le renier et le fuir dès la première bourrasque. Ils semblent ne pas avoir compris que le coup de semonce sévère envoyé par les électeurs de droite est adressé à tous les fossoyeurs du parti, il y en a beaucoup trop. Ce qui se passe actuellement montre bien que la France et son peuple ne sont pas la priorité des élus capables de changer de camp à la moindre occasion. Ce qui a détruit la droite LR avant tout ce sont ses divisions, ses querelles d’ego, ambitions carriéristes, combats de chefs incapables de faire leur auto-critique se défaussant tjrs sur les uns ou les autres (ex. VP et autres). Ils sont tous responsables de sa déchéance. Mais aussi parce que trop frileuse , timorée, faisant des promesses de droite mais lorgnant toujours sur sa gauche qui prend un malin plaisir à la culpabiliser sur tout. Devenue inaudible, elle s’est fait dépasser par le RN sur la droite et Macron débauchant les uns, les autres soucieux de leur gamelle, occupe à présent la place au centre et à gauche.
    Beaucoup se réjouissent que LR soit moribond. Mais les électeurs de droite ne le sont pas pour autant. Commence pour LR une longue traversée du désert avec des fidèles qui resteront quelque soit le successeur de LW . La refonte totale de l’organigramme LR est prioritaire dans une période d’apaisement mais la donne a complètement changé et la situation de notre pays aussi. Si les mentalités de changent pas qu’ils n’ont plus rien à dire, ni à entendre, ni projets solide pour notre pays à proposer, en mal de hauts profils et de grandes idées, LR disparaîtra et les médias se chargerons d’écrire son épitaphe en l’enterrant.
    D’ici là espérons qu’une jeune relève dynamique et surtout fidèle dans ses convictions verra le jour. Car dans tout ça la grande perdante c’est la démocratie et la France.

  • Sa fenêtre de tir c’était les 100 premiers jours(théorie maintes fois vérifiée) dans la foulée de la victoire tout était possible, après quoiqu’il se passe c’était foutu.

  • hé bé !!!…si elle s’en tiens au résultat des idées émises ici la droite n’est pas prete d’étre  » remontée « … les 2 idées- force de ce débat : untel a t’il fait bien ou pas bien ou cherché la peau de l’autre ? et  » la droite n’aurait pas du faire une politique de gauche » sont tristement insuffisantes pour remonter la baraque…les causes de cette DECREDIBILITE STRUCTURELLE sont bien au dela …..bonne chance !

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