Légaliser le cannabis diminue le nombre de crimes violents et met les dealers au chômage

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Marijuana Chihuahua Dog by Chris Yarzab (CC BY 2.0)

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Légaliser le cannabis diminue le nombre de crimes violents et met les dealers au chômage

Publié le 20 juin 2019
- A +

Par Daniel J. Mitchell.

La guerre contre la drogue est une mauvaise chose. Non pas que chacun devrait en  consommer, mais plutôt parce que la prohibition nuit davantage à la société qu’elle ne l’améliore.

Plus encore, bien que je sois personnellement contre sa consommation, je défends le principe libertarien selon lequel chaque individu devrait être libre de disposer de son corps comme il l’entend, même pour des choses idiotes.

Les dernières recherches

Pour défendre cela d’un point de vue pragmatique, nous nous appuierons aujourd’hui sur une récente étude tout à faire surprenante, réalisée par Evelina Gavrilova, Takuma Kamada, et Floris Zoutman (respectivement deux économistes et un criminologue), dont voici le résumé :

« Nous étudions les effets des lois autorisant l’usage du cannabis thérapeutique (MMLs) sur la criminalité… À partir de données issues de l’Uniform Crime Reports (U.C.R), nous montrons que l’introduction de ces lois a fait baisser de 12,5 % le nombre de crimes violents (tels que les homicides, agressions et vols) dans les États limitrophes au Mexique. Nous montrons aussi que ces crimes diminuent à mesure qu’on se rapproche de la frontière (dans les comtés situés à moins de 350 km)…

L’analyse des données du Supplementary Homicide Reports (S.H.R) révèle que la diminution de ces crimes peut largement être attribuée à la baisse des meurtres liés à la drogue. Nous apportons les preuves que l’introduction d’une loi en faveur du cannabis thérapeutique dans un État donné permet, tel un effet propagateur, la diminution des crimes dans son État voisin.

Nos résultats corroborent l’idée que l’assouplissement de la réglementation sur le cannabis thérapeutique réduit l’activité des organisations de trafics mexicains dans la zone frontalière. Ces organisations font ainsi face à une concurrence légale, qui entraine ainsi une baisse significative de leurs profits dans l’un des marchés de la drogue les plus lucratifs. »

En un mot comme en cent : dépénalisez l’usage des drogues, et le nombre de crimes diminue.

Voici pour ceux qui souhaitent un exemple pertinent issu de l’analyse économique de l’étude :

« Le diagramme 2 représente le marché du cannabis. Par souci de simplification, nous partirons du postulat que la consommation de cannabis récréatifs et de cannabis thérapeutiques est parfaitement substituable, de sorte que l’offre et la demande des deux substances peuvent être représentées par une même courbe.

La courbe SDTO (Supply Drug Trafficking Organizations) représente la courbe d’offre pour les dealers (DTO), plus le nombre de dealers augmente, plus il y a de cannabis disponible.

S0 représente le nombre de dealers (courbe SDTO) auxquels on ajoute le nombre de producteurs locaux. On considère que ces deux groupes alimentaient déjà les réseaux avant l’application des lois sur le cannabis thérapeutique.

L’autorisation du cannabis thérapeutique permet l’arrivée de nouveaux producteurs locaux, ce qui correspond à la courbe en S1. On assiste à une réduction du prix, une augmentation de la quantité totale de cannabis disponible mais à la diminution des quantités vendues par les dealers.

La surface grisée du schéma correspond à la perte subie par les dealers. »

Ci-dessous, le graphique montre comment la légalisation entraîne des pertes importantes pour les dealers.

On pourrait assimiler la zone grisée en une perte sèche comme lors de la mise en place d’une taxe. Il faut néanmoins garder en tête que les pertes subies par les trafiquants de drogue sont bénéfiques pour la société, à l’inverse des pertes dues à une mauvaise politique fiscale.

L’esprit de la guerre contre la drogue

Après le volet économique, basculons du côté administratif pour saisir l’esprit de la guerre contre la drogue à partir d’un fait réel :

« Si l’État de l’Illinois légalise l’usage récréatif du cannabis, les forces de l’ordre craignent une perte directe d’emplois d’une centaine d’agents, en particulier ceux à quatre pattes… Près de 275 unités cynophiles de police existent dans l’Illinois… Comme de nombreux chiens dans ces unités sont dressés pour ne pas être sociaux, et ce afin d’améliorer leur efficacité de travail, Larner a alors fait remarquer qu’une centaine d’entre eux devront être euthanasiés. »

Oui. Vous avez bien lu. Ceux qui font la guerre à la drogue menacent de tuer leurs chiens si jamais le cannabis est légalisé. (Note : après de sévères critiques, le chef du département de police en question a formellement nié que cela arriverait.)

Pas besoin de dire qu’il s’agit d’une version tordue des manigances du Washington Monument1. Comme cela s’est passé dans le Massachusetts il y a quelques années.

Terminons enfin par un regard malin, et à la fois précis, du système actuel :

 

J’aime particulièrement le dernier cycle, celui qui montre que la violence engendre toujours plus de violence, bien qu’il aurait aussi pu afficher que cela entrainait aussi des profits encore plus grands pour les dealers.

La bonne nouvelle est que nous sommes en train de remporter cette bataille. De plus en plus d’États légalisent, et de plus en plus de personnalités nous soutiennent ( aussi bien des libertariens tels que John Stossel and Gary Johnson, mais aussi des sceptiques classiques comme  Pat RobertsonCory BookerMona CharenJohn McCain, ou encore Branson).

PS : le seul inconvénient lié à la légalisation est qu’elle devient pour les politiciens une nouvelle source de recette fiscale.

Traduction pour Contrepoints de How Marijuana Legalization Reduces Violent Crime and Puts Drug Smugglers out of Work.

Cet article a été publié une première fois en 2018

  1. Washington Monument Ploy, tactique politique consistant à couper les services publics les plus visibles, les plus populaires et/ou les plus utiles tout en ne touchant pas aux services publics les moins importants. Cela afin de faire pression sur le législateur.
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  • ce que je ne comprend pas , c’est les raisons pour lesquelles l’état , toujours fauchés , ne profite pas de ce bizness ouvertement , mais laisse des bandes s’approprier ce marché avec les dégâts que cela fait ;

    • claude henry de chasne
      29 octobre 2018 at 9 h 08 min

      tout simplement parce que c’st l’économie parallèle qui nourrit les quartiers , et ces cons de politiciens de gauche flippent

      • Pas uniquement: Les politiciens savent que celui qui gagne les élection est celui qui a les vieux de son coté. or les vieux crétins qui votent en France; de gauche comme de droite, sont des gens qui sont élevés au mépris et qui pensent que « ces crétins de jeunes feraient mieux de bosser au lieu de fumer des joints. » Avant de se resservir un pastis… Les vieux c_ns sont encore une corps électoral important. Dans 10 ans une bonne partie des vieux c_ons sera (enfin) morte laissant place à une génération tout aussi vieille (et c_ _ _ e mais un peu plus pro canna.

      • Les politiciens de droite flippent autant, sinon plus…

    • parce que c est électoralement pas porteur. L objectif numero 1 d un politicien c est d etre elu et reelu. dire qu on va legaliser (et taxer) la drogue c est s exposer a des attaques en laxisme (des LR ou meme du PS)

      apres vous ajoutez la moyenne d age de nos politiciens. Meme si Macron a pousse un grand nombre d entre eux vers la sortie, le gros de nos deputes (et je parle pas des senateurs) sont des vieux pour qui la drogue c est le diable (et on ne pactise pas avec le diable)

    • Culture de l’excuse, victimisation et réserve de voix aux élections.

  • Les toxicomanes sont libres de disposer de leur corps mais quand ils sont malades, ils n’assument pas leur s responsabilités et demandent à la société de payer les soins. Est-on prêt à le faire ?
    En pratique la délinquance ne va pas diminuer mais se reporter sur d’autres drogues plus nocives pour lesquelles la question de légaliser ou pas va se reposer.
    Quand bien même toutes les drogues seraient légalisées, les trafiquants se reporteront sur d’autre activités illicites.

    • claude henry de chasne
      29 octobre 2018 at 10 h 00 min

      non ils ne demandent rien , c’est la loi qui oblige les assurances sociales a les prendre en charge..
      les français ont choisi les assurances et leur dictature plutôt que la liberté et ses conséquences soit la responsabilité individuelle.
      raison pour laquelle les lobbys des assurances assurances publics ou privés appuient sur les politiques pour poser des interdits qui maximisent leurs profits..
      resultat on vous interdit tout, et on vous manipule pour que vous ayez peur de tout

    • dans l esprit de l auteur, je suis pas sur que la legalisation se limite au canabis. En effet, si la legalisation endigue le crime, pourquoi ne pas legaliser aussi la cocaine ?

      Quant a l argument que la delinquence va se reporter sur d autres drogues, c est loin d etre sur.
      1) les consommateurs de cannabis vont pas subitement prendre le la cociaine ou heroine juste car le cannabis c est legal
      2) la criminalite repond a un marche. si pas de marche, pas d offre (legale ou non)
      3) si on prend l exemple de l alcool, a ma connaissance les bouilleurs de cru sont un production marginale et les alcools de plus de 50 deg (aka plus fort que ce qu on trouve dans le commerce) sont ultra marginaux. Par contre les pays musulman qui ont une prohibition on des consommateurs d eau de cologne ou autre ersatz. Et les USA de la prohibition ont eut Al Capone

      On remarquera d ailleurs que l alcool est legal et qu il ny a pas des alcoolique a tous les coins de la rue. Pourquoi serait il different avec le cannabis ou autres (apres tout la cocaine était disponible légalement dans les annees 20)

      • claude henry de chasne
        29 octobre 2018 at 11 h 16 min

        si on interdit les drogues au nom de la santé il faut aussi interdire l’alcool soyons cohérents
        d’autant que la bataille de la commercialisation des drogues a été perdue

      • Les trafiquants sont d’excellents commerciaux qui savent s’adapter au marché.
        Comme pour les produits de consommation, ils vont promouvoir par une politique d’offre ou de prix des drogues plus dures et plus addictives.
        On observe déjà une progression de la consommation de cocaïne en France.

        • « On observe déjà une progression de la consommation de cocaïne en France. »
          Ce qui démontre le contraire de ce que vous affirmez, puisque le cannabis reste toujours illégal…

        • C’est un argument souvent servi et resservi, mais cela n’a jamais été vérifié dans les autres pays qui ont légalisé le cannabis

          Faisons l’analogie avec une interdiction de l’alcool. Imaginons que tout alcool est prohibé. Vous êtes un amateur de bon vin, vous vous fournissez chez des trafiquants. La législation s’assouplit, le vin devient légal mais pas les alcools forts tels que l’absinthe. Les trafiquants tentent de mettre en place un trafic d’absinthe en cassant les prix. Irez vous en acheter parce qu’il est moins cher ?

    • @clovis +100 la légalisation du tabac n’empêche pas la contrefaçon d’exploser les compteurs .

  • « Être libre de son corps » me pose problème étant assis entre deux chaises : libertarien et catho culturel (non cultuel).
    Liberté de son corps dans une certaine limite. Par contre la liberté d’esprit ne se discute pas, un droit naturel absolu.
    Breaking bad *** sur Netflix

    • @ Homo Orcus
      Le problème a sa solution logique et connue: toute liberté s’accompagne de responsabilité et inversément.

      • C’est sûr, mais le fondement catho c’est que nous ne pouvons disposer librement de notre corps (le suicide par exemple) et je suis assez en accord avec ce principe.

        • Tant que vous n’appliquez vos principes qu’à vous même… Le problème vient quand certains veulent obliger les autres à suivre leurs propres principes (parce que, bien évidemment, ils jugent ces principes supérieurs à ceux des autres 🙂 ).

          • @ cyde
            Ben non! Le Christianisme, façon Benelux, pas Vatican, c’est très libéral, au contraire! Croire ou pas est un libre choix: aucun argument ne peut y être décisif! C’est votre liberté donc votre responsabilité!

    • Hors de question que j’ai une limite sur les droits sur mon corps. Il est à moi, c’est ma propriété la plus précieuse, je suis prêt à tout pour la garder. Je veux être libre de le couper, de le modifier, de le commercer (sans que cela implique sa destruction), de le droguer. Pourquoi je réclame ces droits? Simplement car avoir ces droits ne restreint nullement la liberté des autres. Limiter ces droits revient à imposer une contrainte arbitraire, c’est donc purement idéologique. Et désolé d’en rajouter, mais les religions sont justement un concentré d’idéologie arbitraire.

      • claude henry de chasne
        29 octobre 2018 at 17 h 53 min

        oui a condition de ne pas sortir au contact des autres

      • @ titi
        C’est grotesque: vous ne possédez pas votre corps, vous êtes votre corps comme votre corps est vous: c’est indissociable!
        Maintenant vous vous détruisez comme bon vous semble, c’est votre affaire, pas la mienne! Maintenant la loi française ne pense peut-être pas comme moi!

    • Alors, virer une des deux chaises ! Vous vous sentirez mieux.

  • C’est un peu lisse comme tableau. Dans les zones dépénalisées les dealers baissent leurs prix, oui, mais leur trafic reste florissant car la majorité de leur clientèle préfère payer au moins cher (donc sans les taxes). Et leurs clients bénéficient du nouvel effet d’impunité. Également le transport des stocks illégaux se simplifie en partie pour les trafiquants car la tâche de la police n’est plus de trouver les paquets mais d’identifier les faux documents sans pouvoir s’appuyer sur une expertise du contenu (comme c’est faisable dans la contrefaçon traditionnelle. )

    Dans le reportage dont j’ai oublié le nom, je me souviens du seul désavantage que j’ai retenu qu’avaient les acheteurs à préférer le dealer au magasin officiel, c’était que le circuit officiel offrait une palette de variétés bien plus large, ça reste mince.

    • claude henry de chasne
      29 octobre 2018 at 11 h 17 min

      non parce que si çà devient légal çà sera beaucoup moins cher meme avec les taxes,n plus çà pourrait vider les prisons

      • @ claude henry de chasne
        Et si, en France, on allait interroger les autres pays avant de légiférer comme les Pays-Bas ou le Canada ou ces pays où la consommation de canabis est tolérée si pas légalisée mais le trafic/commerce, toujours poursuivi.
        Le canabis thérapeutique, c’est sans doute irréversible (sous plus ou moins de conditions) mais la morphine l’est depuis longtemps!

      • @claude quel gag et une fois que vous aurez vidé les prisons des dealers , vous pensez qu’ils vont ouvrir une échoppe de vente de drogues et payer leurs impôts comme un honnête boutiquier ?

        • Une partie d’entre eux le fera. Vous pensez que la vie de dealer est un monde idéal ou on croule sous les billets jusqu’à la retraite ?

        • claude henry de chasne
          21 juin 2019 at 3 h 30 min

          ben on aura pas la débourser 150 euros/jour pour les garder en taule deja

    • Il y a quand même la qualité et la sécurité. Comment être sûr d’avoir un bon produit, non coupé, pas dangereux etc. Payer un peu plus cher, mais pour plus de qualité. S’il ne s’agit que de la TVA à 20%, je ne vois pas comment les dealers vont survivre. Si c’est comme le tabac taxé à 400%, alors oui il vont survivre, comme on voit avec la contrebande de tabac.

      • Ne sous-estimez pas les dealers. Ils sont réactifs. Si la mauvaise qualité de leurs produits leur faire perdre des clients, ils mettront très rapidement (et brutalement) de l’ordre dans leur circuit de production pour être concurrentiels. Voire meilleurs que les circuits dit officiels. Ils n’ont pas à s’embarrasser de réglementation du travail, de production « locale » ou « bio » ou « éco-responsable » ni de « circuit court ».
        Qui plus est, les dealers sauront respecter un anonymat de bon aloi alors qu’un circuit « officiel » aura toujours la tentation et la possibilité de tracer sa clientèle.

        • non mais ils doivent produire clandestinement ce qui est un énorme désavantage face à une production légale qui peut faire des économies d’échelles à tous les stades du circuit (production / transport / distribution), qui n’a pas de frais importants de « sécurité » et de « protection ». Comme le dit titi, avec une TVA à 20%, et même à 40, le marché noir n’a aucune chance.

          • Sauf qu’en France on aura une TVA à 20 et une surtaxe « santé et prévention » a 400%, il est possible que ca fasse monter le prix, donc que ca profite de fait aux dealers.

    • Les consommateurs ont cependant à y gagner la certitude d’une meilleure qualité du produit. Et les citoyens celui d’une sécurité améliorée, comme les statistiques le montrent.
      Rien que cela justifie pleinement la légalisation.

  • Je me méfie beaucoup des démonstrations « indiscutables » surtout quand elles sont accompagnées de tableaux. Le plus bel exemple c’est le GIEC et son réchauffement climatique, escroquerie du siècle à l’échelle mondiale.
    Le meilleur exemple d’arnaque intellectuelle de « l’auteur », c’est son dernier diagramme de la prohibition qui nous démontre sans coup férir que les pauvres criminels ne sont obligés à la violence qu’en réponse à la violence initiale des forces de l’ordre.
    Discours déjà rebattu par les gauchistes de tout poil et qui n’a même pas le mérite de la nouveauté.

  • Je lis la thèse, mais ou est l’antithèse ? :))

    • oui, j’attends aussi qu’on m’explique où sera produit le cannabis vendu en France, car si c’est juste pour creusé un peu plus notre déficit commercial, ou pour se retrouver à importer des céréales bofbof, d’autant plus que n’aillant pas le droit de défendre notre propriété, je vois pas ce qui empêchera les gens de se servir directement dans le champs sachant qu’il y a déjà des vols de vendanges ou d’huitres chaque année.

      • Vous n’êtes pas très renseigné pour quelqu’un qui porte des jugements péremtoires:

        « oui, j’attends aussi qu’on m’explique où sera produit le cannabis vendu en France, car si c’est juste pour creusé un peu plus notre déficit commercial, ou pour se retrouver à importer des céréales bofbof »

        Le cannabis c’est de la mauvaise herbe. Ca pousse sur des sols peu fertiles et c’est tres mécanisable. Le hashish est produit de cette manière. Pour l’herbe à fumer il faut des plantes potentes généralement cultivées hors sol et où le prix de l’énergie est une donnée cruciale. La France est donc plutôt bien placée.

        Je note votre mauvaise foi hallucinante: Pourquoi haïssez vous le cannabis? Parce que pour vous, ça représente le déclin? Les racailles, etc…? Vous invoquez tout un tas de prétextes fallacieux, jusqu’à la balance des paiements pour justifier votre irrépressible envie d’opprimer ceux dont le comportement n’est pas conforme à vos canons. Vous essayez de nous pondre des nuisances sociales toutes plus tirées par les cheveux les unes que les autres et bien entendu vous refusez de voir que ce sont des raisonnements qui permettent d’absolument tout interdire, jusqu’au café. Il semble que pour vous, les fumeurs de joints c’est une bande de va nu pieds de gauche à dread locks qui salissent votre paysage. Comme vous ne vous sentez aucun atome crochu avec ces gaziers, vous préférez les persécuter pour que leur différence ne vous remette surtout pas en question.

        Le vol de cannabis n’aura pas lieux comme vous le pensez parce que une fois de plus vous ne savez pas de quoi vous parlez. Si cultiver du cannabis est légal alors n’importe quel crétin peut cultiver. C’est facile et pas cher. Ou alors il faut cultiver en hydroponique (ou aéroponique) et là c’est facile à sécuriser.

        Tout ce que vous dites sur le sujet, absolument tout est foireux. Tout est fondé sur des présupposés fallacieux, de l’ignorance, du superficiel ou le grand favoris des inquisiteurs du cannabis: Le mépris déguisé en bon sens… C’est vraiment bas comme niveau de réflexion. Quelle indigence dans vos raisonnements!

        • justement j’attends qu’on me renseigne, c’est pas moi qui souhaite changé la donne actuelle. On nous sort comme argument que comme on arrive pas à endiguer le trafic de cannabis et les violences qu’il génère, il faut faut légaliser et on essaye de nous faire croire que ça serait pas une défaite.
          Alors oui je serais intéressé que l’on aborde le coté production et industrie, puisque à mon sens le coté économique et le seul argument valable.
          Après les histoires de haine toussa toussa, c’est vous qui insulter de vieux cons les gens contre ou moyen chaud dès le 3ème commentaire …………

          • Il y a plusieurs raisons :
            – la diminution de la violence
            – la liberté individuelle
            – la fiscalité fiscal
            – la faible dangerosité
            – l’intérêt médical (plus R&D)
            Et j’en oublie certainement.

            • @Jan si l’intérêt médical était réel ça fait longtemps que le cannabis serait vendu en pharmacie ! Tout comme les opiacés.

              • jusqu’à peu de temps en arrière on arrivait encore a trouver du sulfate de codeine pur en pharmacie sans ordonnance.

                Hops interdit, encore un marché super libre…
                Ca fait la joie des dealers ce genre de reglementation

          • La fiscalité tout court

      • N’attendez pas qu’une réponse tombe du ciel.
        Implantez votre propre champ et protégez le.

        Vous aurez ainsi votre réponse, et de l’argent en plus.

  • Moi je trouve toujours ça uber comique les libéraux qui veulent légaliser qqchose ie. le coller dans le giron de l’état . C’est tordant . Pourquoi ne proposent il pas une simple dépénalisation ? Je m’interroge …

    • Le libéralisme n’est pas l’absence de régulation. Il s’agit de favoriser la concurrence plutôt que la régulation. Mais l’état gardera toujours un rôle à jouer.

    • Plus étrange encore est le cas des libéraux qui ne veulent pas entendre parler de la dépénalisation…

  • Donc , supprimons tous les interdits et il n’y aura plus de violence..et les dealers vont bosser chez Carrefour……ou ils se rabattent sur un autre produit comme la vente de cravates dans un parapluie ?

  • La petite bête
    20 juin 2019 at 18 h 32 min

    On peut me faire tous les raisonnements qu’on voudra, il faut protéger la jeunesse.
    J’ai vu les dégâts…

    • On aurait interdit le tabac , serais je fumeur aujourd’hui ?
      Non comme si il n’existait pas de bureau de tabac je n’aurai jamais fumer de ma vie…..mais le plus gros dealer de france est …l’etat !

  • et ipso facto les trafiquants se rattraperont sur des drogues avec un taux de thc plus important car l’état ne légalisera que « l’ordinaire »

    non le mieux c’est de faire ingurgiter une partie de la drogue qu’ils transportent aux trafiquants, puisque leur marchandise ce n’est que du bonheur qu’ils n’osent pas prendre. Aidons -les.

  • Je ne crois pas que la légalisation du cannabis (à laquelle je suis favorable) diminuera les crimes violents. Je crains même fort que cela impose la reconversion de dizaines de milliers de délinquants qui vivent du « système » vers des secteurs d’activités criminelle plus graves. Ces dernières années, c’était une grosse inquiétude omniprésente dans les hautes sphères de la Police et de la Justice française.
    Pour ce qui est des stats, on peut leur faire dire n’importe quoi, j’ai une assez bonne expérience de la question.
    Je pense que pour la diminution de la criminalité aux USA, il faut aller voir, d’une part du côté du taux de chômage qui n’a jamais été aussi bas depuis 40 ans, d’autre part, du côté du tarissement de l’immigration illégale, ce qui explique sans doute la baisse de la délinquance lorsqu’on va vers le sud.
    A noter une sérieuse hausse de la délinquance au Canada depuis 3 ans, qui serait en relation directe avec l’afflux d’immigrés illégaux qui ont fuit les USA depuis l’arrivée au pouvoir de Trump.

    • Au moins gagnerait-on des unités d’oeuvre de policiers qu’on pourrait affecter à autre chose, ou mieux, supprimer pour réduire la dépense publique…
      La lutte contre la drogue est coûteuse et surtout inutile, voire contreproductive. Un gosse de maternelle comprendrait vite qu’il faut arrêter les frais. Quel âge a notre PM ?!

  • L’État français est un drôle de zouave ! Il justifie le 80 km/h par l’argument de la sécurité, de façon bien douteuse, faut-il le rappeler…
    Mais quand on lui met sous les yeux les bienfaits, démontrés cette fois-ci, de l’arrêt de la lutte contre les drogues pour la sécurité publique, il fait la fine bouche.

  • דוב קרבי dov kravi
    21 juin 2019 at 11 h 39 min

    À voir le nombre de commentaires, on constate que le sujet passionne.
    Je ne sais si la dépénalisation sera un bien pour la cité et la sécurité.
    Ce que je sais, en revanche — je suis psychiatre et psychanalyste — c’est que le nombre de décompensations psychotiques aiguës va augmenter en de sérieuses proportions.
    Et que d’autres effets secondaires sévères toucheront nombre d’adolescents fort peu structurés (c’est la tendance actuelle).

    • @dov kravi

      Les conséquences de la banalisation de drogues supposées « douces », sont loin d’êtres simplement » récréatives » comme d’aucuns le suggèrent en permanence, et il est appréciable que vous l’ayez utilement rappelé en tant que spécialiste des pathologies mentales habilité à traiter d’un tel sujet.
      Merci pour votre commentaire édifiant…à méditer…….

    • 1. Je suppose que vous parlez du déclenchement de schizophrénie chez l’ado et le jeune adulte… A ce sujet, il semble que la relation de cause à effet soit plus complexe que ce que l’on entend souvent ; d’après certains experts, ce ne serait pas l’usage du cannabis qui déclencherait la schizo, mais chez ces personnes une prédisposition à la schizo qui inciterait à fumer (pour calmer des angoisses ?? )…
      2. Vos craintes sur l’augmentation des problèmes sanitaires reposent sur l’idée que la légalisation du produit augmenterait la consommation globale. Rien n’est moins sûr. Et en outre, les produits mis en vente dans le reseau officiel seraient de bien meilleure qualité et probablement moins chargés en THC que chez le petit dealer du coin…
      3. J’ai, plus généralement, toujours autant de mal avec les réticences basées sur des arguments de santé publique. Le tabac, 70000 morts. L’alcool, 40000… Vente libre. Le cannabis, illégal, combien de morts ?!

      • @Jean Nepafini

        Les arguments de santé publique qui semblent ignorer les effets délétères du tabac et de l’alcool consommés de façon immodérée sont évidemment inacceptables.
        il est pourtant difficile de comparer objectivement les effets des différentes drogues existantes, mais il faut surtout retenir que les frontières entre les drogues dites « douces » et les drogues reconnues « dures » sont ténues si l’on considère que le trafic au niveau international est opaque et difficile à contrôler.
        L’alcool et le tabac peuvent être toxiques,
        mais il est rare de mourir d’une overdose d’alcool dont les effets sont heureusement réversibles dans la plupart des cas.
        il en est de même du tabac dont toute trace est atténuée au niveau des alvéoles pulmonaires après seulement quelques années de sevrage tabagique.
        Rien de tel avec certaines drogues dangereuses toujours plus répandues qui peuvent rendre dépendant à l’occasion d’un unique voyage avec « aller simple » !!!
        il existe bien d’autres moyens naturels de maîtriser son stress et ses angoisses que de s’en remettre à des artifices sensés faire oublier une réalité difficilement supportable.
        Les adolescents qui sont le plus exposés doivent donc faire l’objet de toutes les attentions de la part des adultes dont l’attitude devrait être exemplaire.
        S’il ne saurait question de mener une vie ascétique et monacale ,il est bien certain que l’usage des drogues ne devrait en aucun cas être promu ,car l’épanouissement ne peut être trouvé qu’en veillant sur le maintien d’une bonne santé physique et mentale.

        • 1. La frontière entre drogues douces et drogues dures sera d’autant plus étanche qu’on sortira les premières de la clandestinité

          2. Il est très rare aussi de mourir d’une overdose de cannabis

          En réalité, c’est aujourd’hui assez bien documenté, l’interdiction du cannabis n’a pas grand chose à voir avec la moindre question de santé publique, mais beaucoup plus avec une problématique geo-politique (l’interdiction s’est répandue après la fin des colonies) voire politico-économique (taper « Marihuana tax act » ou encore « Anslinger » sur votre moteur de recherche)…

          • @Jean Nepafini

            C’est exact il est rare de mourir d’une overdose de cannabis,mais quelque soit la drogue considérée se droguer est à mon humble avis une marque de faiblesse et même une sorte de conformisme dans le contexte actuel.
            il n’est évidemment pas question ici de formuler des leçons de morale puisque chacun est parfaitement libre et responsable de ses choix,notamment à l’âge adulte !
            Pour les adolescents la problématique se présente différemment, car c’est bien la fragilité et l’instabilité qui caractérisent la psychologie de l’enfant souvent irresponsable.(Lire à cet égard le commentaire de @vulpin du 22 Juin à 8 heures 48′ qui hélas parle de la drogue en connaissance de cause !!!).
            il était donc nécessaire de souligner prioritairement l’aspect important de la prévention en matière de drogues au sens large, avant d’aborder la problématique essentielle geo-politique voire politico-économique que vous avez évoquée a très JUSTE RAISON,et qui je l’espère pourra faire l’objet d’un prochain article sur CP.
            Je vous remercie pour les références des sites indiqués.

    • « décompensations psychotiques aiguës » vous dites? Alors il faut compenser et le travail est une excellent chose…pas le travail à la chaine bien sûr mais un boulot ou l’on voit le résultat final, ou on touche la matiere, ou on laisse sa patte, Moi c’est la pierre et l’ardoise avec la dimension psychologique d’un toit qui protege dans tous les sens du terme contre les intempéries aussi de la vie

      • @vulpin

        Tout travail est une excellente thérapeutique pour combattre « les décompensations psychotiques aigües »,sous réserve qu’il soit bien vécu.
        Or l’aptitude à travailler relève à l’évidence de l’état de santé, et les drogues qui affaiblissent et détruisent certaines facultés ne favorisent en rien l’épanouissement au travail.On imagine mal en effet comment un artisan couvreur de toiture, ou par exemple un chauffeur routier, pourraient exercer sereinement et en toute sécurité ces types d’activités demandant précision et vigilance.
        il faut bien se rendre à l’évidence : les paradis artificiels ne sont que des artifices masquant les réalités de la vie qu’il est de notre devoir d’affronter sans aucune faiblesse.

        https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/29491-Cannabis-consommation-precoce-favorise-declin-cognitif

        • chauffeur poids lourd bien évidemment mais pour ce qui est de l’ardoise. c’est faisable par exemple en montagne pour restaurer de vieilles cabanes de berger et puis avant de monter sur un toit il faut apprendre la technique.C’est un exemple..vous avez raison pour le déclin cognitif, un de mes enfants en a été victime. Bien sur pour lui tout allait très bien, cool, ce sont ceux qui l’entouraient qui n’étaient pas bien….sauf les résultats scolaires.Donc études foutues. Il revient à la surface du réel maintenant…la dépénalisation est une saloperie

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