Normandie 1944-2019 : une guerre pour la liberté

75 ans du débarquement de Normandie : c’est le désir de liberté qui a guidé les pas des soldats alliés le 6 juin 1944.

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Débarquement en Normandie (Image libre de droits Robert F. Sargent US Army)

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Normandie 1944-2019 : une guerre pour la liberté

Publié le 6 juin 2019
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Par Victor L.1

Il y a tout juste 75 ans, le 6 juin 1944, plus de 150 000 hommes, parfois encore adolescents, débarquaient sur les plages de Normandie. Troupes d’infanteries, aviateurs et parachutistes ont donné leur vie pour défendre un pays qui n’était pas le leur, au nom de la liberté.

C’est bien cette liberté qui a motivé les troupes alliées plutôt qu’un nationalisme, pour ainsi dire une fierté d’être un Américain qui sauverait les peuples autochtones européens comme un Deus ex machina. Lors de son discours du 6 juin 1944, pour motiver ses troupes, le général Eisenhower ne prononçait aucune fois le mot Amérique mais à trois reprises le mot liberté.

Soldats, Marins et Aviateurs des Forces expéditionnaires alliées !

Vous êtes sur le point de vous embarquer pour la Grande Croisade vers laquelle ont tendu tous nos efforts pendant de longs mois. Les yeux du monde sont fixés sur vous. Les espoirs, les prières de tous les peuples épris de liberté vous accompagnent. Avec nos valeureux Alliés et nos frères d’armes des autres fronts, vous détruirez la machine de guerre allemande, vous anéantirez le joug de la tyrannie que les Nazis exercent sur les peuples d’Europe et vous apporterez la sécurité dans le monde libre.

Mais nous sommes en 1944 ! Beaucoup de choses ont changé depuis le triomphe nazi des années 1940-41. Les Nations unies ont infligé de grandes défaites aux Allemands, dans des combats d’homme à homme. Notre offensive aérienne a sérieusement diminué leur capacité à faire la guerre sur terre et dans les airs.

Votre tâche ne sera pas facile. Votre ennemi est bien entraîné, bien équipé et dur au combat. Il luttera sauvagement.

Notre effort de guerre nous a donné une supériorité écrasante en armes et munitions, et a mis à notre disposition d’importantes réserves d’hommes bien entraînés. La fortune de la bataille a tourné ! Les hommes libres du monde marchent ensemble vers la Victoire !

J’ai totalement confiance en votre courage, votre dévouement et votre compétence dans la bataille. Nous n’accepterons que la Victoire totale !

Bonne chance ! Implorons la bénédiction du Tout-Puissant sur cette grande et noble entreprise.

— Général Dwight Eisenhower.

Les forces alliées ont été unies et motivées par les idées des Lumières, elles ont vaincu un ennemi pourtant entraîné et fortement animé par le sentiment caractéristique allemand d’un « honneur de mourir pour sa patrie ». Mais cela n’a pas suffi ; l’ennemi est handicapé par une double idéologie à la fois nationaliste et socialiste au service d’un commandement largement coercitif qui appliquait des stratégies de kamikaze (pas de retraite pour tous) et d’isolement conduisant les soldats allemands à la peur paralysante et à la folie. Toutes ces raisons ont contribué à la capitulation irrémédiable de l’Allemagne le 8 mai 1945.

L’antiaméricanisme constaté en France.

Nous pouvons lire, gravé au cimetière américain de Colleville-sur-Merau, juste en face de la plage d’Omaha Beach, les belles paroles de l’ancien président français René Coty.

Nous n’oublions pas, nous n’oublions jamais, la dette d’infinie gratitude que nous avons contractée envers ceux qui ont tout donné pour notre libération.

Car si les États-Unis sont largement éreintés par la doxa française, pour leur ton moralisateur, pour leur aptitude à formater les moeurs, pour leur arrogant « America first », leur politique extérieure faussement altruiste qui ne sert que leurs intérêts, il n’en demeure pas moins qu’il y a 75 ans 10 000 soldats sont morts sur les plages normandes pour nous, Français, au nom d’une idée aujourd’hui trop souvent négligée par la sphère politique française : la Liberté.

Pour préserver nos libertés fondamentales des soldats se sont battus jusqu’en Asie contre un socialisme qui les bannissait. On peut lire ces paroles émouvantes au mémorial de la guerre de Corée, au-dessus des noms de milliers de soldats américains, morts pour battre l’idéologie liberticide.

Notre pays honore les fils et les filles de ceux qui ont répondu à l’appel pour défendre un pays qu’il ne connaissait pas et des gens qu’ils n’avaient jamais rencontré.

Nonobstant des critiques envers les États-Unis qui sont souvent légitimes, c’est bien une « infinie gratitude », selon les mots de René Coty, que nous devons à nos frères d’outre-Atlantique.

L’anti-américanisme est répandu en France et il est tous azimuts, même si la gauche en use le plus souvent. Les commémorations de ce 6 juin 2019 sont là pour rappeler à ceux qui ont oublié l’importance d’une histoire et le courage des hommes qui sont morts pour préserver nos libertés.

  1. Étudiant en classe préparatoire aux grandes écoles de commerce.
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  • Un peu (volontairement) naïf cet article ; on ne se bat jamais (ou rarement) que pour la liberté ou alors pour sa liberté (sécurité).
    Cela peut se comprendre du point de vue géopolitique, mais l’entrée en guerre des américains ne s’est pas fait spontanément pour défendre des valeurs universelles. On peut leur dire un grand merci quand même, ce que je fais avec sincérité, sans eux qui au monde aurait pu chassé l’occupant nazie aussi rapidement.

    • Oui, tout à fait. Il y a lieu de distinguer les visées des politiciens et le sacifice bien réel des soldats.
      Toute guerre s’appuie sur une propagande de guerre: personne n’accepte les sacrifices d’un conflit sans raisons supérieures (sauf cas de légitime défense).

      De Gaulle avait confié à Peyrefitte en 1964, que Roosevelt, en faisant débarquer ses GIs en France, comptait bien y établir un AMGOT* (Allied Military Government of Occupied Territories).
      « La France a été traitée comme un paillasson. Le débarquement du 6 juin, ça a été l’affaire des Anglo-saxons, d’où la France a été exclue. Ils étaient bien décidés à s’installer en France comme en territoire ennemi! Comme il venait de le faire en Italie et comme ils s’apprêtaient à le faire en Allemagne! Ils avaient préparé leur AMGOT qui devait gouverner souverainement la France à mesure de l’avancée de leurs armées. Ils avaient imprimé leur fausse monnaie qui aurait eu cours forcé. Ils se seraient conduits en pays conquis.»
      En remplaçant rapidement les restes du régime de Vichy par des résistants, de Gaulle aidé par Michel Debré, a affirmé l’autorité de l’Etat français. De justesse.
      (Source: « l’ami américain », Eric Branca)
      Les « amis » américains – les dirigeants, auxquels on ne doit pas assimiler leur peuple – ont contourné le problème par le plan Marshall permettant d’installer massivement et durablement des capitaux américains, l’UE, l’OTAN et toutes sortes d’influences, voire abus de droit…
      Comme disait de Gaulle, les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts.

  • Dans un siecle on y verra sans doute plus clair , cette histoire de debarquement n’est pas tres nette et ressemble plus à une invasion qu’ à une liberation

  • 75 ans après les faits, il y a sans doute moyen de produire des analyses plus fouillées de cette extraordinaire épopée.
    Ecrire que des centaines de milliers de jeunes américains se sont levés d’un seul homme pour sauver la Liberté est sympathique mais bien naïf. Beaucoup d’entre eux ont du se contenter de faire ce qu’on leur avait dit de faire, tant il est vrai qu’on peut faire faire bien des choses à des jeunes gens de 20 ans à peine.
    Le passage sur les soldats allemands est encore plus simpliste. La bataille de Normandie l’illustre parfaitement, où la Whermacht alignait tantôt des supplétifs russes, tantôt des troupes d’élite. Aucun n’a sombré dans la folie, sauf quand les bombardiers US ont attaqué en rase motte, aile dans aile, ce qui fut un avant goût de l’enfer.
    Prétendre que le gouvernement US avait pour objectif de vassaliser l’Europe, en commençant par la France, est tout aussi farfelu. Comment diable le Général de Gaulle aurait-il pu leur résister ? L’Europe entière est dévastée, quand les USA, intacts, sont plus puissants que jamais.
    Mais bon, creuser un peu des sujets aussi passionnants ne doit pas nous empêcher d’honorer les héros qui nous en en effet rendu notre liberté au prix de terribles sacrifices. Honneur aux braves.

  • Avant de mourir pour une cause il serait peut-être préférable et surtout utile dans chercher la raison.?

  • Il ne faut pas confondre le discours « politique » et la réalité. Oui les Américains claironnent partout qu’ils sont venus sauver la France. Or, pas du tout ! Ils sont venus, contraints et forcés, parce que les Russes avançaient sur l’Europe. Ils ont débarqués en France pour passer rapidement en Allemagne et rejoindre les Russes avant que toute l’Europe ne soit russe. Bien sûr, on ne va pas se plaindre, heureusement qu’ils sont venus, et je pense à tous ces soldats qui sont venus se faire tuer et nous ont permis au final de rester Français.
    Ne pas oublier non plus (très bonne émission avant-hier) que les Britanniques étaient les plus nombreux (avec les soldats du Commonwealth) mais comme c’est Eisenhower qui supervisait, on l’a oublié. Ne pas oublier que les Américains ont lancé les forces navales le 4/6 alors qu’une tempête s’annonçait (ils ne l’avaient donc pas détectée ?) et qu’ils ont dû faire faire demi-tour à ces forces, pour repartir le 5. Ne pas oublier que les plages étaient réparties entre les 3 nationalités (Britanniques, Canadiens et Américains) et que sur ces 6 plages, celles d’Omaha a été la plus meurtrière parce que les avions américains qui devaient pilonner l’artillerie de défense allemande sont arrivés après la 1ère vague de barges… alors que les Canadiens et Britanniques ont bien « programmés » leurs escadrilles… ça casse un peu le mythe, l’Histoire l’oublie et puis quelque part c’est normal, mais qu’ils arrêtent de se glorifier.
    Ne pas oublier que Hitler ne croyait pas à l’ouverture du front ouest début juin, car c’était période de tempêtes en mer, et qu’il y avait donc « peu » de troupes allemandes en Normandie à ce moment-là.
    Dommage que je n’ai pas noté le titre de ce documentaire.
    Encore une fois, merci aux soldats, fantassins, aviateurs et tous les autres, d’être venus, mais ne pas oublier que leur but en haut-lieu n’était pas de nous libérer mais d’arrêter les Russes. C’est la bataille de Stalingrad qui a été le tournant de la guerre, car elle a obligé les Alliés à y entrer.
    Enfin, ne pas oublier comme le dit si bien la petite bête, que le but ensuite était d’occuper la France, ce n’est pas pour rien que De Gaulle était écarté. Un article du Point revient sur des événements enterrés : les Américains se sont comportés comme des occupants, bagarres, vols, viols…..
    ça casse le mythe, il faut arrêter de faire de l’angélisme : les remercier parce qu’effectivement c’est bien qu’ils soient venus, glorifier les soldats, mais remercier les Russes aussi… et ne pas oublier qu’ils ne sont pas venus pour défendre la Liberté mais leurs intérêts (par chance ça coïncidait avec les nôtres !)

    • C’est d’ailleurs pour cela qu’ils ne sont arrivés en France qu’en 44. Pourquoi pas en 41 si c’était pour défendre notre liberté ? Merci De Gaulle pour le forcing, et pour les avoir renvoyés chez eux ensuite. Merci à tous les soldats sur le terrain.

    • Votre analyse n’est pas dénuée de bon sens. je vous renvoie à un très bon livre: Le brise-glace. les russes avaient clairement l’intention de mettre la main sur l’Europe, raison pour laquelle ils ont signé le pacte germano-soviétique. L’idée générale était de permettre à Hitler de mettre l’Europe à feu et à sang et de profiter de ce désordre pour entrer en Europe comme dans du beurre. Barbarossa les a pris à contre-pied, mais la stratégie était restée vive. Churchill n’était pas dupe et en a informé les américains qui ont pris conscience du risque. Dés lors combattre les allemands et ouvrir un deuxième front devenaient incontournable. Cela n’ôte en rien du sacrifice consenti par tous les jeunes qui ont mis leur vie en jeu pour sauver notre liberté tant vis à vis du nazisme que vis à vis du communisme.

    • Globalement d’accord. Pour la météo, on a oublié qu’à l’époque on ne savait pas prévoir le temps autrement qu’avec un baromètre. Ce sont les guerres qui ont développé la météo, Sébastopol où la flotte française a été décimée le 14/11/1854 a justifié la création de la météo française confiée à Le Verrier par Napoléon III, et le débarquement a lancé l’analyse météo moderne, celle où on pouvait enfin dire autre chose que « le temps dans la Manche demain sera celui observé sur la frégate météo au point K hier ».

      • La météo, j’avoue que c’était petit de ma part… Merci pour vos détails, il faut noter d’ailleurs que les guerres ont permis beaucoup d’avancées aussi bien techniques que sociales (vote des femmes)

    • Ma famille et ma belle famille ont vécu l’arrivée des soldats US, et ils n’ont jamais décrit bagarres, vols, viols. Ils ont toujours décrit des gens extrêmement gentils et généreux, distribuant leurs caisses de ravitaillement et leurs surplus de vêtements et rendant service le cas échéant avec leurs engins de terrassement qui accompagnaient les troupes.
      Cela ne veut pas dire que de tels faits de violences n’ont pas existé, mais ils ont été, à mon sens, monté en épingles par une certaine pensée « gôchiste » française. Il faut bien taper sur les américains.

      A noter que les soldats allemands ont laissé globalement la même image impeccable juste ternie par les massacres commis par quelques unités de fanatiques pendant la déroute de 1944.

      Par contre, il y aurait à dire sur le comportement de l’armée française d’Afrique en Italie, les crimes de Ciociarie toujours passés sous silence, ou les monstrueux viols collectifs à une échelle peu imaginable de l’armée soviétique en Allemagne.

      • Dans ma famille et belle famille, il n’y a aucune femme battue, donc les rares fois où ça arrive chez les autres, ça doit être monté en épingle. Vous voyez le problème ? Ce n’est pas parce que vous et votre entourage ne l’avez pas vécu que ça n’a pas existé. Les faits de violence en question n’ont pas été monté en épingle, car ils n’ont jamais été évoqué justement.
        Au contraire de chez vous, ma mère l’a vécu (pas de viol heureusement, mais les bagarres, les passes-droits, les privatisations de bistrot, ne plus sortir seule le soir, et j’en passe) et j’ai découvert que c’était arrivé par elle mais j’ai pensé que c’était limité à son village (ne pas généraliser sa propre situation). Mais en lisant l’article dans le Point, j’ai pris conscience que ces témoignages là ont en fait été balayés.
        Mais personne n’a dit que ç’avait été tous les américains, partout en France (sinon bien sûr, ces faits n’auraient pas pu être passés sous silence). Encore une fois, il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur tous les soldats, ni de nier l’importance du rôle du Débarquement, et des américains, dans la fin de la guerre. Il s’agit juste de rappeler que si leur intérêt n’avait pas été d’éviter que les russes ne s’emparent de l’Europe, ils ne seraient pas venus. Si les allemands n’avaient pas été arrêtés à Stalingrad, et que les russes n’avaient pas commencé à marcher sur l’Europe, les américains ne seraient pas venus. Donc les remercier, oui. Les glorifier, non. Et surtout, surtout, ne pas oublier les autres combattants. On ne parle que des américains dans cette commémoration. Mais les Britanniques étaient bien plus nombreux. Et où est Poutine, car sans russes dans la bataille, sans front de l’est meurtrier pour les allemands, pas de débarquement réussi en Normandie.
        Ce qui n’empêche pas de parler de ce que vous citez à la fin de votre commentaire (mais peut-être que les allemands vous diront n’avoir pas connu cela dans leur famille et que donc ce que vous dites est monté en épingle).

  • Cela me fait penser à cet article : https://www.les-crises.fr/la-fabrique-du-cretin-defaite-nazis/

    Cela montre que les alliés occidentaux ont bien réussi leur mission de propagande lors de la deuxième moitié du XXIe siècle. Les commémorations du débarquement de Normandie sont un évènement mondial, mais qu’en est-il des victoires russes sur le front est ?

    • Je suis allée lire l’article que vous avez mis en lien, et je lirai d’autres sources, mais ça me sidère et ne me surprend pas. Les Américains sont très fort en propagande extérieure, au moins autant que les Russes en propagande intérieure ! Mais un tel retournement reste sidérant.

    • Ah ça, bonne question ! Macron est en froid avec Poutine, c’est tout. Mais bon, sans les énormes quantités de matériel US livrées aux héroïques soldats russes, auraient-ils gagné la guerre ? He oui, c’est compliqué l’Histoire et ça se prête mal à des généralisations hâtives ou à des raccourcis faciles.

      • Les quantités de matériel VENDUES. Matériel produit pendant que l’Europe se remettait péniblement de la 1ère guerre, d’où la différence de développement. Bien sûr, c’est compliqué l’Histoire, car sans le sacrifice des millions de russes sur le front de l’est, le Débarquement aurait-il réussi alors que le gros des troupes allemandes serait trouvé en Normandie ? C’est l’histoire actuelle qui se prête à des raccourcis faciles, on n’entend parler que des Américains ou des « Alliés ». Pourtant, si les Américains ont perdu 184 000 hommes en Europe, les Russes eux en ont perdu 11 millions… Est-ce qu’on parle de ces soldats aujourd’hui ?
        Pire : en mai 1945 en France, à la question « quelle est la nation qui a le plus participé à la défaite de l’Allemagne en 1945, 57% citent les Russes et 20% les Américains ; mais à la même question en 2015, les pourcentages sont inversés !
        Oui, c’est compliqué l’Histoire, il faut lutter contre les raccourcis faciles qui la réécrivent.

        • Oh oui c’est compliqué …
          1ère guerre mondiale gagnée tout de même un peu quand les USA ont jeté leur poids dans la bataille …
          Matériel militaire de 39-45 fabriqué tout de même un peu grâce aux indications des ingénieurs français (et pas du tout dans l’entre deux guerres, période pendant laquelle les USA n’ont pas d’industrie de guerre) …
          Pertes russes tout de même un peu dues au purges des années 30 et aux « tactiques » de leurs lamentables successeurs …
          En effet, on parle bien peu de l’héroïsme des soldats russes. Faites comme moi, le 9 mai, arborez le ruban orange et noir de l’ordre de St-Georges. L’inconvénient, c’est de passer pour un suppôt de Poutine, qui a remis cette coutume à l’honneur dans un but sans doute pas uniquement patriotique … Boudiou, la politique aussi c’est compliqué.

          • Les pertes russes que j’ai citées sont celles de la seconde guerre, donc pas des années 30. L’ordre de St-Georges ? Je vais aller voir ça. Suppôt de Poutine : ce qui m’embête désormais dans notre société, c’est que la nuance n’est plus permise. Vous « parlez comme l’extrême-droite », vous êtes « homophobe », « islamophobe » etc. En passant, phobie veut dire peur extrême. Or les gens qui utilisent ces termes veulent dire « détester ». Bref…
            Le France est en déclin sur trop de sujets, nous perdons la finesse de notre vocabulaire, qui aide à la finesse de la pensée, à la précision de la parole, donc du raisonnement. Lorsqu’on ne sait pas s’exprimer avec les mots, on s’exprime avec les poings, c’est hélas très vrai.
            Nos journalistes sont des animateurs, hélas les 1ers à tirer le pays vers le bas, alors qu’ils devraient être des informateurs, des témoins neutres.
            CPEDF (D pour définitivement)…

  • Cet article – enfin cette laborieuse dissertation de collégien alignant surtout des clichés éculés – illustre de manière caricaturale le triomphe du monopole d’une seule vision de cet événement – et, plus généralement, de la Seconde Guerre mondiale – provenant d’une seule source. Les États-Unis ont à peine besoin de soutenir leur propagande : comme souvent, des armées de supplétifs, naïfs ou intéressés, dont les « connaissances » historiques se limitent à avoir vu quelques films et documentaires, tous étasuniens, se chargent de faire leur travail. Et cela commence par ne parler que de quelques périodes de l’Histoire pendant lesquelles les États-Unis ont joué un rôle significatif systématiquement magnifié par la propagande hollywoodienne : sur des milliers d’années d’Histoire, c’est un choix pour le moins orienté, faussé et donc éminemment contestable.

    Entre autres petits détails :
    – comme dans ce texte, il n’y a dans les médias (quasiment) jamais un mot sur les Britanniques et les Canadiens qui représentaient une bonne moitié des effectifs débarqués (sur 3 plages – Gold, Juno et Sword – contre 2 – Omaha et Utah – pour les Étasuniens) ;
    – bien évidemment, règne une quasi-ignorance du rôle majeur joué par l’armée russe qui immobilisa et broya les 3/5 ou les 3/4 des forces terrestres allemandes : ce n’est pas parce Staline fut un immonde dictateur ou que l’on prétend que la Russie actuelle est aussi dangereuse que feu l’URSS qu’on peut se permettre de nier le rôle, l’héroïsme et les souffrances du peuple russe !

    Plus généralement, le peu d’attention que le Français moyen consacre à l’étude de l’Histoire est massivement monopolisé par la contemplation souvent béate du rôle des États-Unis.

    Ainsi, on « oublie » de rappeler qu’ils se sont engraissés d’août 1914 à avril 1917 puis de septembre 1939 à janvier 1942 sur le dos des peuples qui combattaient le IIe puis le IIIe Reich en vendant au prix fort tout ce dont les pays combattants avaient besoin… ce qui n’a pas empêché les États-Unis d’arriver les derniers au combat et de rafler l’essentiel des bénéfices de la victoire à la fin de chacune des 2 guerres mondiales. Je veux bien qu’on fasse un place aux ouvriers de la onzième heure ; mais de là à les laisser usurper la gloire et le profit mérités par les ouvriers de la première heure…

    Faut-il encore rappeler que, pendant la Première guerre mondiale, durant le peu de temps pendant lequel les Étasuniens combattirent effectivement et en nombre significatif les Allemands, il furent massivement équipés de matériel par la France ? Ainsi, l’illustre et talentueux général Patton apprit-il les bases de son métier en matière de blindés en commandant des chars Renault (les célèbres F17).

    Toujours au sujet de la Première guerre mondiale, sait-on que, en dépit de la crise de 1917 (Caporetto…), les Italiens mirent hors de combat plus d’Austro-Allemands que ce que firent les Étasuniens ?

    Tout ceci ne doit évidemment pas empêcher de rendre hommage AUSSI aux combattants étasuniens, notamment ceux de la Seconde guerre mondiale qui surent vite apprendre à se battre en partant de zéro (pas de service militaire). Et on devrait mieux connaître et méditer le souci du gouvernement des États-Unis de former et informer les soldats en leur faisant visionner de très bons films à caractère pédagogique  » Why we fight  » (pourquoi nous combattons) parce que ce gouvernement pensait à juste titre qu’on doit expliquer clairement à des citoyens d’un pays démocratique pourquoi on les envoie risquer leur vie ; à ma connaissance, ceci n’a pas été fait – en tout cas, sur une telle échelle – dans d’autres pays : voilà un épisode historique qui mériterait d’être connu et rappelé.

    • Merci pour toutes ces informations. La « contemplation béate », c’est très bien dit. Il va de soi que tout n’est pas à critiquer dans les méthodes des Etats-Unis, mais la mesure est nécessaire.

      • Il faut aussi prendre conscience que dans les détails, rien ne ressemblait en pratique à ce qu’on en raconte aujourd’hui. La seule conclusion certaine est la leçon que m’a donnée mon grand-père en m’emmenant au cimetière militaire tout proche de chez nous quand j’ai eu l’âge de raison : « Je t’ai amené à Orglandes, ce sont des Allemands, mais les autres nationalités qui sont dans les autres cimetières, c’est pareil. Le seul enseignement, c’est que rien ne devrait justifier ça. »
        Je voudrais aussi citer le dernier paragraphe des mémoires qu’il a laissées, et qui relativise, même pour un libéral convaincu comme moi, le poids que la liberté peut avoir auprès des jeunes appelés à la défendre par les armes :
        Je suis très vieux, j’ai connu deux guerres. A la première, j’ai perdu deux frères, à la seconde j’ai perdu ma femme(*), ma maison a été saccagée(*), ma vie brisée. Entre deux, que de difficultés, que de soucis ! Depuis, la solitude et les regrets. Si l’on me proposait de me retrouver à dix ans, avec la perspective de revivre la vie que j’achèverai heureusement bientôt, je dirais non, cent fois non. Une fois suffit amplement. La balance entre les rares périodes et les fichus quarts d’heures est trop inégale.
        (*) bombardements alliés en Normandie.

        • Me too
          Mon père rafflé et sauvé in extremis, ma mère sous les bombes de Nantes, deux oncles tués. Sans parler de la guerre d’Algerie…
          Non Tramp et autres Macron n’ont pas à faire des jolies discours! Plutot se taire.

        • Oui, parfois je pense aux générations qui ont connu les 2 guerres, aux vies brisées. J’ai eu ces questionnements pour la 1ère fois lorsque j’ai lu « un long dimanche de fiançailles » il y a longtemps.

  • Que ce soit par l’Allemagne Nazie ou par l’Amérique impériale, la France est la grande perdante de cette guerre.

    Dès les premiers jours qui ont suivis l’armistice (et même avant cela), les puissances étrangères se sont partagées ses trésors. Les communistes et les russes se sont accaparés la politique et l’éducation, les États-Unis y ont imposés leur culture et leur inculture, leur guerre (froide) ainsi que leurs produits grossiers et la future Israël se réservera les brevets et le génie scientifique de nos chercheurs pour se les approprier.

    Au delà de tout ça, ce sont les crimes de guerre qui n’émergent qu’aujourd’hui : destructions inutiles de patrimoines millénaires, humiliations des paysans français et surtout, les innombrables viols qui se sont drapés d’un certain romantisme glauque (beaucoup d’entre nous savent ce dont je veux parler).

    Cette intervention militaire ne m’inspire aucune sympathie. Définitivement non. Le choléra n’est pas préférable à la peste. La France a été souillée de part et d’autres. La France n’avait pas d’intérêts dans cette guerre, encore moins d’amis et d’alliés.

    La France ne doit rien à personne.

  • Encore un article affligeant. Savez vous que les soldats américains ont violés plus de femmes françaises en 6 mois que les allemands en 4 d’occupation ? Que les performances des troupes américaines, à l’exception de quelques unités d’élites comme les paras, ont été jugée globalement mauvaises dans les études après guerre ? Que Roosevelt a tout fait pour empêcher la France de reprendre un rôle de premier plan ? Que toutes les études sur la motivation au combat ont montrée que l’idéologie n’y a généralement que peu de place ? etc etc… bref on peine à trouver des choses à garder dans ce texte..

    • Les soldats américains qui débarquent en juin 44 sont en grande partie des néophytes complets, y compris un grand nombre d’officier subalternes. Leurs difficultés sont donc « normales ». Il en va rapidement différemment car, n’ayant pas d’a priori, les soldats américains apprennent vite. De plus ils sont bien nourris et très bien équipés. Quelques mois plus tard, à Bastogne, les Allemands tomberont sur un fameux os et ne pourront que constater les progrès importants réalisés par leur adversaires.
      La question des viols est une tâche indélébile mais la comparer aux exactions des nazis est une honte car ils ont fait bien pire. Hélas, toutes les armées en campagne commettent ces crimes que sont les viols. Il faut vraiment une armée très bien encadrée pour les limiter, ce qui était le cas de la Wehrmacht. L’Armée Rouge a connu les mêmes « problèmes », au point que les opérations militaires en étaient parfois compromises, à la grande fureur des maréchaux soviétiques.

      • Pour ma part, quand je parle des exactions des américains, je ne parle pas des soldats pendant la guerre, mais des troupes restées en France après la guerre. Il faut avoir vécu dans un petit village à une centaine de km de Paris et avoir vécu leur comportement dominateur, réquisitionnant des lieux, violant, (les femmes n’allaient plus seules faire la traite par exemple), volant, se bagarrant. On parle de 1946, 1947 etc, plusieurs années après l’armistice.

    • « Que Roosevelt a tout fait pour empêcher la France de reprendre un rôle de premier plan ? »
      Honnêtement, vu l’état de déliquescence de l’appareil d’état français qui s’est vite soumis aux nazis, je vois mal comment il aurait pu « redonner » une place de premier rôle à la France.
      Seule l’obstination de De Gaulle a fait changer les choses. finalement, ça arrangeait plutôt les américains qui n’avaient plus à gérer le pays jusqu’à la fin du conflit.

  • Vous êtes tous très savant et vos commentaires sont passionnants et me donnent envie de combler mes lacunes. En Histoire je suis une quiche ( oui j entends les rires…pas uniquement en Histoire aéro ! ) , c’est à dire que j’ai le niveau de connaissance d’un bon élève de terminal d’il y a 30 ans, quelques neurones en moins. Donc pas grand chose.
    Ce dont je suis à peu près certain c’est que quelque soit les motivations des EU, il valait lieux être libérer par eux que par les russes.
    Merci.

  • Bel article qui honore l’aptitude au combat pour défendre la liberté. Bravo à cet étudiant de nourrir cette aptitude en lui et d’en rappeler la nécessité.

    L’admiration pour celui qui combat au nom de la liberté ne se discute pas, elle est totale, inconditionnelle ; son apparente naïveté ne résulte pas de l’ignorance mais de la nécessité d’aller à l’essentiel. C’est pourquoi l’auteur de l’article ne salit pas la mémoire des morts en mettant des bémols à sa gratitude. Car il sait que le temps du recueillement n’est pas celui du débat d’historiens mais un temps de grâce hors du temps qui lave l’âme et purifie les intentions.

    Merci à l’auteur d’avoir fait l’offrande de ce rituel de commémoration avec une simplicité très bénéfique tant elle sonne juste.

  • Établir comme cause de la victoire des américains en Normandie, la simple différence entre les systèmes politiques, est un non sens historique.
    La principale cause de la victoire des alliés en Normandie, a été l’écrasante supériorité aérienne, qui a permis un appui feu particulièrement efficace et qui a interdit tout déplacement et ravitaillement de troupes allemandes de jour.
    Circuler de jour sur les routes de Normandie en été 1944 côté allemand,é tait du suicide. Pour peu qu’on aille un peu dans les récits, on trouve le cas d’un général, obligé de sauter 20 fois dans le fossé dans l’espace d’un après midi pour échapper aux mitraillages.
    Cette supériorité comme la disponibilité du ravitaillement (en munition et en carburant) ainsi que la mobilité via la motorisation, n’ont été possible que par l’incroyable puissance industrielle des Etats Unis.
    Quant aux combattants de base, des soldats américains ayant au mieux un peu d’expérience du combat en Afrique du Nord, ne faisaient pas le poids face à des allemands qui avaient connu 3 ans de combats en Russie et plus si ils avaient fait la Pologne et la campagne de France en 1940.

  • Je suis toujours étonné à la lecture de certains commentaires, réagissant à un article de prime abord assez consensuel, qui vont chercher midi à quatorze heures pour nous expliquer que certaines vérités que l’on croyait évidentes ne le sont qu’à moitié et qu’elles doivent être, en tout état de cause, largement relativisées.
    Il n’a pourtant échappé à personne qu’il s’agit du 75ème anniversaire du débarquement des soldats alliés en Normandie et que ce billet le célèbre au regard de l’un des principaux idéaux des lumières : La liberté.
    Il ne s’agit pas d’une analyse historique des causes de la défaite allemande à laquelle les russes, comme chacun le sait, ont contribué de manière essentielle. Les commentaires sur ce point sont donc hors sujet et auraient certainement mérité un zéro pointé.
    Mais puisque nous parlons des russes, revenons à la liberté. Qui aurait souhaité que la France soit libérée des Nazis par l’Armée rouge ?
    Il ne faut pas tout de même pas oublier qu’en 1944, la liberté a totalement disparue de l’Europe continentale partagée entre la peste brune et la peste rouge.
    Si Churchill et le peuple anglais n’avaient pas admirablement résisté et si Roosevelt et les américains n’avaient pas débarqué en Normandie et en Provence, l’Europe serait demeurée sous le joug de l’un ou de l’autre (alternativement ou successivement, l’Europe de l’Est peut en témoigner).
    C’est, en ce sens, que le concept de liberté est essentiel en cette journée du 6 juin 1944 et doit toujours être célébré 75 ans plus tard.
    Et les 150 000 soldats qui ont débarqué sur nos plages ne l’ont certes pas fait pour nos beaux yeux de français mais parce qu’ils savaient au fond d’eux-mêmes que, s’ils ne défendaient pas notre liberté, la leur serait tôt ou tard menacée.
    C’est une telle évidence qu’on a presque honte de le rappeler.
    Au-delà de cette célébration bienvenue de la part d’un étudiant français, l’article aborde la question intéressante de la motivation des soldats et soutient le point de vue que la défense de la liberté n’est pas seulement l’un des buts de guerre des alliés mais doit être aussi être considérée comme un ressort ayant contribué à la victoire.
    Pour prendre l’exemple de l’armée américaine qui constituait le plus gros contingent des Alliés, il est clair que l’expérience et la qualité des soldats US ne pouvait être comparées aux soldats de la Wehrmacht.
    Néanmoins, outre leurs moyens considérables, les troupes américaines, non fanatisées, n’auraient pas fait la différence sans cet idéal de liberté bien exprimé dans le discours du Général Eisenhower.
    L’histoire, tant dans l’antiquité que dans la période moderne, regorge d’exemples où la supériorité de troupes de pays relativement libres a triomphé sur des armés bien entrainées de tyrans.
    S’il est clair que le fanatisme peut emporter des victoires, il s’étiole avec le temps et, une fois son vernis enlevé, il n’en reste rien, à défaut d’idéal universel.
    A l’inverse, ce qui entraine très certainement les défaites est le relativisme qui empêche les hommes de distinguer l’essentiel sous prétexte que tout est critiquable.
    Le même relativisme qui a conduit à la défaite de la France en 1940 où une partie de la population refusait de choisir entre communisme, démocratie ou fascisme.
    Le même relativisme teinté d’anti-américanisme qui empêche toujours certains de reconnaitre 75 ans après la contribution essentielle des Alliés et du débarquement à la liberté dont nous jouissons aujourd’hui.

    • Ne confondez pas les motivations des chefs et celles des simples soldats. Les soldats allemands qui défendaient le 3e Reich n’étaient pas des ennemis de la liberté, et les résistants (dont beaucoup de communistes) et les GI’s des serviteurs de cette liberté. C’étaient pour la très grande majorité de braves gusses, qui n’avaient pas le choix, comme tous les braves gusses de l’époque, qui espéraient survivre et retrouver une vie normale après la guerre. C’est tout.

    • Les commentaires que vous critiquez rappellent juste que ce n’est pas l’idéal de liberté qui a motivé l’entrée des Américains dans la guerre. La guerre a commencé fin 39 et la France a été occupée tout de suite (armistice immédiat scandaleux mais ce n’est pas le sujet) et était occupée depuis. Et aurait pu le rester sans que les Américains n’en soient gênés si les Russes n’avaient pas avancé sur l’Europe. Donc non, ce n’est pas le merveilleux idéal de liberté qui a motivé l’entrée en guerre des Américains.
      Je rappelle bien sûr que je suis contente qu’ils l’aient fait, mais contrairement à vous, je n’oublie pas les Canadiens et les Britanniques. Le relativisme permet aussi de raison garder et de reconnaître que le Débarquement nous a sauvés, sans se fourvoyer sur la raison de ce Débarquement et ainsi éviter de tomber dans l’admiration béate. De la mesure, de la nuance et du discernement.
      Quand au fait que les commentaires aient dévié sur d’autres sujets, pardon de vous avoir perturbé, mais c’est la vie normale d’une discussion, l’article a été le point de départ mais il n’était ensuite plus question de lui.

    • Bonjour libertes,
      J’ai fait mon service militaire et j’ai subi ce genre de discours sur ‘la liberté’ de la part d’officier avec la voix temblotante. Tout cela est minable. Chaque homme politique suivait sa stratégie personnelle en piétinant la vie de la population, Staline, Hithler, Churchil, Roosevelt.
      Ils étaient tous des monstres d’égoisme, sacrifiant tout à leur ambition sans frontiére, surtout en temps de guerre, la période idyllique pour ces tristes sirs.

  • Oui merci, hélas, aux américains. Hélas parce que ce sont les nationalismes des états Européens , devenus fous, qui ont entrainés leurs ruines. Et qui ont poussés certains d’entre eux, dont la France, à demander l’aide des Etats Unis qui, il faut le dire, auraient pu s’abstenir, surtout si le japon ne l’avait pas agressé. L’Allemagne a donc été vaincu, grace à l’intervention militaire des Etats Unis, la France s’est donnée l’illusion qu’elle l’avait gagné, ainsi que la Grande Bretagne. Et pourtant ces trois pays l’ont bel et bien perdu on le sait depuis.
    Notre pays , comme les autres pays Européens, est aujourd’hui un « allié » des Etats unis, dans le monde des affaires ont dirait un partenaire, voire une filiale. Quand vous etes salarié Français d’une grande multinationale américaine vous comprenez très vite ou est votre place en tant que Français ca vous remet les idées en place ….

    • Les USA (hors les iles du pacifique) ont surtout la chance d’être à distance d’un ennemi « sérieux ». Ceci leur permet, lors des deux conflits mondiaux de pouvoir développer sans contrainte de temps, avec un recul que la géographie leur permet, de répondre avec un délai assez important sans crainte…

      Dans la première partie des deux conflits ils ont, en échange d’un appauvrissement des nations Européennes (France et Angleterre essentiellement) n’ayant pas cette chance, servi d’usine d’armement (surtout pour la deuxième guerre mondiale). Et ce pas du tout gratuitement.

      Augmentation des échanges commerciaux, peu de pertes humaines (292.000 mortes/140 millions d’habitants à l’époque pour la WWII alors que la France à elle seule, pour la campagne de 1940 a perdu 150.000 soldats (217 600 lors de toute la guerre pour 41,7 millions d’habitants)

      Dire que le nationalisme en est la cause est vrai pour l’Allemagne pour les deux conflits.
      Pour la France c’est également le cas pour la guerre de 14-18 (Revanche, reconquête de l’Alsace-Lorraine) …mais dire que la France « Nationaliste » (ironie) de 1939 avait envie d’en découdre ??
      C’est bien l’ « esprit de Munich » qui a favorisé la défaite Française de 1940…

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