Le délire « écologique » pollue jusqu’aux jeux vidéo

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Source : https://unsplash.com/photos/TPH3q6202qA

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le délire « écologique » pollue jusqu’aux jeux vidéo

Publié le 28 mai 2019
- A +

Par Dern.

On appellera néo-socialiste toute idéologie dont les problèmes se règlent à coups de gentilles taxes du Bien, d’interdictions citoyennes ou de comités du Peuple Libéré (coucou Daenerys), et l’écologie telle que vue par la Team Progrès entre rigoureusement dans cette catégorie.

 

Ainsi que le dit Alenda Chang, professeur à l’université de Santa Barbara, auteur de Playing Nature : « Pour les générations précédentes, les jeux vidéo sont une sous-culture plus qu’une culture, mais nous sommes entrés dans une ère où ils ont dépassé la littérature, le cinéma ou encore la télévision. Or, comme n’importe quel objet culturel, les jeux nous donnent des indications sur nos avancées, que ce soit sur le rôle des hommes et des femmes dans la société ou sur la visibilité des problèmes écologiques. »

Puisqu’ils le disent, c’est donc rigoureusement indispensable.

La légende Civilization

Civilization, la licence phare des jeux de gestion, vient de subir cette attaque en règle de l’idéologie néo socialiste.

Dans ce jeu, le joueur choisit une civilisation (surprenant) qu’il mène des tréfonds de l’Âge de pierre jusqu’au voyage spatial, en se confrontant ou en s’alliant à d’autres civilisations présentes sur la carte.

Le seul endroit où les pyramides peuvent être aux Suédois : Civilization

 

À son tour, le joueur arbitre entre construire un campus pour y développer ses technologies, produire des ouvriers pour aménager son territoire, lancer une expédition maritime… Les possibilités sont infinies et laissent au joueur toute latitude pour construire la civilisation qu’il souhaite.

Bien trop de latitude aux yeux de la Team Progrès. Il était temps d’y mettre une bonne rasade de propagande contraignante.

Cette propagande a pris la forme d’une nouvelle extension, dont le nom Gathering Storm (la tempête qui s’annonce) laisse présager des heures de bonne tranche de rigolade parfum cotillons.

La fin du monde qui s’annonce

Cette extension se présente sous la forme d’un tableau de catastrophes, dont la fréquence et la gravité augmentent selon le taux de CO2 que vous rejetez dans l’atmosphère. Il est possible de réduire ce taux en emprisonnant le CO2 grâce à une technologie future, ou en remplaçant les centrales à électricité par des éoliennes ou des stations géothermiques. Il est même envisageable ce faisant d’éviter une fonte des glaces trop importante et par conséquent prévenir la submersion d’une partie des zones côtières.

Le volcan a l’air complètement rassurant

En voilà un programme réjouissant et tout à fait crédible ! Si je me chauffe au pétrole, je provoque des tornades et peut-être même la mort des ours polaires, c’est Ruquier et le jeu Civilization qui le disent ! Vite, achetons une Tesla et mangeons de la salade pour sauver la planète, sinon on va (encore) tous mourir !

Ça ne va pas assez loin encore pour le camp du Bien ? Hop ! Le jeu vous permet de voter pour interdire le type de centrale électrique de votre choix : charbon, pétrole ou nucléaire. Comme ça, même les civilisations n’étant pas d’accord sur la réduction du carbone n’auront démocratiquement pas le choix. Un événement du jeu, la compétition internationale, offre même au joueur la possibilité de gagner des points de victoire à celui qui réduira de la manière la plus draconienne possible ses émissions de CO2, le véritable méchant de l’histoire.

La propagande atteint des niveaux délirants dans une licence pourtant originellement connue pour son impartialité politique.

Écologie et manettes

Le monde du jeu vidéo n’en est pas à son coup d’essai pour intégrer l’écologie dans son gameplay (mécanique de jeu). Lors du sommet international de Paris pour la COP 21 en 2015, les lumières qui nous dirigent avaient commandé une série de petits jeux vidéo faits pour des gens ayant décidément beaucoup trop de temps libre.

De petites horreurs compassées et bien emballées avaient vu le jour, telles que ECOP 21, où vous incarnez le président d’une minuscule île voulant convaincre les dirigeants des autres pays à l’urgence de la cause. Un autre jeu pour enfants cette fois-ci était produit en 2009 : Mission Océan, adressé à de jeunes citoyens en passe d’être bien endoctrinés extrêmement divertis. On attend toujours le topic de discussion sur le forum 18/25 portant sur le jeu ECOP21 ; comme on l’a vu pour le jeu vidéo de Nathalie Loiseau, produire un jeu à vue pédagogique ne suffit pas à endoctriner passer un message et sensibiliser en masse, et surtout pas chez le public visé, à savoir les gamers (joueurs) eux-mêmes.

Mécanique apocalyptique

Ceux-ci préfèrent les licences connues et bien développées. Alors plutôt que de leur proposer des jeux pseudo écologiques codés avec les pieds pendant la pause déjeuner, le Camp du Bien s’acharne à faire entrer le message dans les licences appréciées par les joueurs.

Revenons donc à Civilization. Si le but était réellement de sensibiliser aux enjeux écologiques connus et tangibles, d’autres mécaniques de jeu auraient pu être mises en place. Par exemple, les problèmes de pollution de destruction de l’environnement ou de pénurie des ressources sont aujourd’hui incontestés, même par lesdits climatosceptiques, et ce contrairement à la thèse du changement (ex-réchauffement) climatique. On aurait apprécié que le sujet soit traité avec davantage de subtilité : des cases poisson qui fournissent de moins en moins de nourriture, des cités trop denses qui finissent par attaquer les forêts avoisinantes, etc.

La licence qui a par le passé toujours eu l’intelligence de se tenir à l’écart de la politique ne devrait pas choisir à la place du joueur ce qu’il devrait croire ou non, encore moins s’il s’agit d’un dogme contesté et néo-socialisant. Après tout, vous pouvez adopter le dogme terre brûlée ou fascisme, déclarer la guerre sans pénalité à une civilisation sous le prétexte douteux que vous avez suffisamment d’avance technologique sur elle… Rien de très compatible avec le Camp du Bien.

Pop culture écolo

L’écologie n’est pas, et de loin, incompatible avec la pop culture. D’autres œuvres de culture geek en parlent merveilleusement bien, à des années-lumière de cette simplification grotesque disant CO2 = mort des bébés phoques = très méchant qui tue.

On prendra l’exemple de Nausicaa de la vallée du Vent, un des chefs d’œuvre du talentueux Hayao Miyazaki. Dans cette univers de futur lointain, des humains tentent de survivre par différentes stratégies à un environnement hostile, dévasté et pollué que leurs ancêtres ont provoqué.

On pensera aussi au jeu post-apocalyptique Fallout, qui met en garde contre les dangers d’une guerre nucléaire, dans un univers dont la dureté n’a rien à envier à Mad Max.

Pour les enfants des années 80, on se souviendra de Captain Planet qui abordait avec héroïsme et humour les problématiques de disparition des espèces animales et les gestes quotidiens que tous ont adopté depuis.

Il est possible de parler d’écologie via le jeu vidéo, mais se servir du jeu pour imposer des conclusions pseudo scientifiques est une erreur monumentale. Le jeu vidéo n’a pas à servir de support pour une idéologie socialisante en vue de culpabiliser le public des gamers.

Promis, on ne fera jamais de mal aux bébés pandas mignons.

Sur le web

Voir les commentaires (11)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (11)
  • J’attends avec impatience Doom 5, avec son BFG qui lance des fleurs pour tuer le CO2 démoniaque.

    Blague à part, rien d’étonnant à cela, les socialo-coco ont toujours été les maîtres de la propagande, et pour une bonne raison.
    Presque toutes les dictatures depuis 150 ans ont pour origine le socialisme.

    Et il faut reconnaitre qu’ils sont très bons, dernière preuve le résultat de EELV aux européennes chez les jeunes.

    En plus de la propagande, leur autre spécialité est de faire dans l’émotionel, l’affectif voir le romantisme, afin de vérouiller et interdire le débat.

    Bref, ce monde est foutu, et vive le socialisme immortel….

  • Bon ça reste une extension, donc le joueur n’est pas (encore) obligé de réciter un Ave Gaïa pour profiter du jeu de base. En fait on pourrait voir cela comme une tentative un peu cynique de surfer sur la vague de stupidité verdâtre.

  • Civilisation est depuis le premier opus un support de propagande politique : la terre y est modélisée ronde : 😀

    • Cylindrique, plutôt, si vous avez envoyé une galère faire le tour du monde par les pôles vous avez dû vous en rendre compte !

  • À noter tout de même que le réchauffement climatique est déjà présent dans le premier opus, sorti en 1991: https://civilization.fandom.com/wiki/Global_warming_(Civ1)

  • « le premier qui trie pas ses déchets je le goulag. »

    😉

  • Sinon vous pouvez jouer a une vraie licence de jeu de gestion, anno, ou l’opus 1800 sorti ce trimestre vous laisse mettre des usines partout et vous traiter de climato sceptique quand vous êtes parvenu à avoir un développement aux petits oignons. Voir un jeu vous féliciter en vous traiter de CS et voir les péons du jeu râler car il y a trop de pollution, ca fait du bien, on dirait un peu la réalité …

  • C’est quoi ce delire , ce ne sont que des jeux pour s’eclater .y a vraiment des gens pensant faire une vraie simulation transposable dans le monde reel ?

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Jean-Jacques Pluchart[1. Professeur émérite à l’Université Paris I].

Au cours de la pandémie, la France a-t-elle franchi une étape décisive dans le développement de la responsabilité sociale des entreprises ? Le ministère de l’Économie et des Finances a publié un rapport sur « l’investissement à impact » répondant aux Objectifs du Développement Durable fixés en 2015 et à la loi Pacte votée 2019. Il affiche l’ambition de « faire de Paris le premier centre financier mondial de la finance à impact ».

Il a créé avec Paris Europl... Poursuivre la lecture

S’il est bien une chose qui frappe l’opinion publique française avec la violence d’une charge de nitroglycérine, ce sont les révélations de privilèges dont jouiraient ceux qui nous dirigent. Ça ne manque jamais. Jean Castex pris en flagrant délit de masque dans la poche, Jean-Michel Blanquer surpris à Ibiza, Olivier Véran testé positif ou plus anciennement, les costumes sur mesure offerts à un ancien Premier ministre candidat à l’élection présidentielle.

Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais.

Dès qu’une personnalité... Poursuivre la lecture

Extrait de Philippe Nemo, Histoire des idées politiques aux Temps modernes et contemporains, PUF, 2002, p. 779-781.

Si l’on entend par socialisme une doctrine, ou une famille de doctrines, condamnant la propriété privée, prônant la mise en commun des biens, imposant des conduites normées qui restreignent la liberté individuelle, il est clair – et les premiers socialistes ont explicitement revendiqué cette parenté – que le socialisme peut et doit être rapproché des « communautés primitives » ayant précédé l’émergence de l’État et des so... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles