Et maintenant, LREM fait dans le jeu vidéo !

Capture d'écran du jeu vidéo

Encore une tentative miraculeuse du gouvernement qui tente de faire « djeunz », cette fois avec un jeu vidéo.

Par Dern.

Il faut croire que le retentissant échec du passage du gouvernement sur la plateforme twitch ne lui a pas servi de leçon. Il était donc urgent de récidiver en faisant plus ringard, plus gênant, plus prodigieux.

Et on peut dire qu’il a été à la hauteur grandiositude du challenge ! Quoi de mieux pour que le monde entier sache qu’on est un vieux, niveau expert en ringardise que de pondre… un jeu vidéo immonde et vide !

Car oui, pour booster la campagne électorale de Nathalie Loiseau, candidate LaREM déjà bien enlisée dans des petits scandales croquignolets, les JAM (jeunes avec Macron) n’ont rien trouvé de plus saugrenu que de réaliser un jeu vidéo dépeignant Nathalie allant affronter des insectes aux visages de Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Donald Trump, pour récupérer les étoiles du drapeau européen. (Des prix Nobel tentent encore de déterminer pourquoi Donald Trump a été ajouté à cette oeuvre postpostpostmoderne.)

Le principe d’un jeu vidéo

Le jeu se veut une reprise du concept de Mario, qu’on appelle 2D scroll. Dans ce type de jeu, outre l’intrigue, il n’y a principalement que quatre éléments à prendre en compte en termes de contenu :

  • les objets de restauration de vie (cœurs, pommes, etc.)
  • les power-up, qui donnent un pouvoir supplémentaire temporaire
  • les collectibles qui donnent le score
  • les ennemis

Verdict : aucun objet ne restaure la vie ; il n’y a pas de power-up ; les collectibles sont des fruits (est-ce une manière subtile de réitérer la campagne des cinq fruits et légumes par jour ? À ce stade, c’est l’indigestion qui nous guette) ; et le pire en dernier, les ennemis sont des insectes.

Des insectes.

Non seulement le jeu n’a aucun aspect pédagogique, mais en plus il trouve le moyen de faire ressembler ses adversaires politiques à de gros frelons.

Quel est le message ?

Faire un jeu pour faire un jeu ne sert strictement à rien. Il est indispensable que le support serve à porter un message, avec de préférence un contenu plus subtil que « les méchants ne sont pas très gentils ». Cela peut fonctionner dans un Mario, mais pas sur un jeu dont le but reste en premier lieu politique. Ils ont confondu le support et le message : faire un jeu vidéo ne fait pas de vous quelqu’un de jeune, de la même manière que passer à la télé ne dit pas de vous que vous êtes cool.

Cela reviendrait au même de faire un clip de campagne épileptique à montrer des toilettes publiques en gros plan, puis enchaîner sur un avion au décollage, pour finir sur un victorieux « votez pour nous, on sait filmer ! » plein de suffisance, un demi sourire satisfait aux lèvres.

Producteur allemand

On peut au moins leur laisser le souci de la cohérence : dans une démarche très européenne et républicaine, le contrat de développement a échu à une société allemande, AdAsGame, qui aura tout de même pris deux mois pour accoucher de ce mort-né.

On se demande combien d’argent gratuit de l’État aura servi à mettre au monde cette insulte au bon goût et au monde du jeu vidéo dans son ensemble, étant donné que les JAM refusent de divulguer toute information sur le sujet. Quand on se souvient du site de Ségolène Royal qui avait coûté 41 860 euros à monter, on a de quoi frémir.

Jeu vidéo tendance PCF

Il semblerait que Nathalie Loiseau ait cependant lancé une mode, puisque le Parti communiste français, jamais à court d’une trouvaille pour prouver son retard dans toutes les disciplines, a relancé de sa propre création, dans laquelle la candidate Marie-Hélène Bourlard a pour mission… d’ « écrabouiller des patrons », ce qui est littéralement le nom de son jeu.

 

« Quand Nathalie Loiseau, tête de liste LREM aux élections européennes, s’en prend à la gauche, le PCF avec Marie-Hélène Bourlard s’attaque aux véritables dangers qui détruisent l’Europe : les fachos, les financiers, les lobbyistes », précise le PCF. On leur laissera ça qu’au moins, il expose clairement ses ennemis et ne les remplace pas par de grotesques insectes.

En espérant que cela amène à une forme de réflexion : quand vos idées plaisent au PCF, il est temps de se poser des questions, Nathalie.

Chers membres de la classe politique, écharpez-vous dans les couloirs de l’Assemblée, mais de grâce, laissez le monde du jeu vidéo hors de votre champ. Vous ne le comprenez pas, et cela vous dessert.

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