Maintenant, on peut porter plainte contre les arbres

Magic Tree By: Daniel Schiersner - CC BY 2.0

Pourrai-je dorénavant porter plainte contre un arbre si l’une de ses branches tombe sur ma tête ?

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Le 5 avril dernier a été proclamée, lors d’un Colloque à l’Assemblée nationale, une Déclaration des droits de l’arbre dont l’objectif principal est « l’adoption d’une loi reconnaissant l’arbre comme être sensible ». L’article premier de cette Déclaration précise que :

L’arbre est un être vivant fixe qui, dans des proportions comparables, occupe deux milieux distincts, l’atmosphère et le sol.

La terreur écologiste prend des proportions de plus en plus dangereuses. En invoquant la défense de la planète, elle menace en réalité l’être humain. Après le droit des animaux, voici celui des arbres. Le simple bon sens dirait que le droit ne peut s’appliquer qu’à des personnes. Il est évident que si c’est un devoir de protéger les animaux et la nature, on ne peut leur accorder des droits comme on le fait pour les êtres humains !

Quel serait ce droit ? Qui s’en occupera et comment pourra-t-il être appliqué ? Les écologistes et leurs soutiens ne réalisent pas la portée de leurs actes. Un arbre n’est pas un enfant ! Par ailleurs, n’allons-nous pas assister à la dénaturation du droit des hommes et à des scénarios cocasses et grotesques à la fois ? Pourrai-je dorénavant porter plainte contre un arbre si l’une de ses branches tombe sur ma tête ? Et si cette branche, voire l’arbre entier, tombe sur l’arbre voisin et le détruit ? Sera-t-il arrêté ou coupé ? Comment mettra-t-on un chêne en garde à vue ?

Qui est responsable ?

Pour le droit des animaux, les mêmes questions se posent. Si un chien me mord, c’est lui qui sera responsable, pas son maître. Mais si un chat tue une souris ou un oiseau, comment faire ? Ne faudra-t-il pas l’arrêter au nom du droit des souris et des oiseaux ? Et qui se soucie des droits des poissons, que l’on éventre sans état d’âme parce qu’ils ne crient pas ? De celui des huîtres, avalées vivantes ? Ou même de celui des poireaux et des carottes, que l’on arrache sans vergogne à leur terre nourricière ?

D’ailleurs, on pourrait discuter à l’infini de cet encouragement que l’on observe parfois à fabriquer des enfants à la commande, qui se soucie davantage du désir obsessionnel des parents que des droits des enfants à naître. Un sujet que les khmers verts et les progressistes trouveraient probablement incongru…

L’écologisme devient de plus en plus totalitaire et met en réalité l’homme en danger. À force de culpabiliser l’humanité, de mépriser l’individu et ses capacités d’innovation, les écologistes nous ramènent aux plus sombres périodes de l’Histoire. Ils semblent vouloir mettre en pratique l’un des célèbres aphorismes de Cioran selon lequel « Après tant de conquêtes et de performances de toute sorte, l’homme commence à se démoder ». (Écartèlement)

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