Trop de dettes et pas assez de gens pour les payer

Le rythme de création de dettes dépasse celui de la croissance économique et la démographie diminue la faculté future de remboursement.

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Trop de dettes et pas assez de gens pour les payer

Publié le 14 mars 2019
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Par Jim Rickards.

Dans une précédente chronique, j’indiquais que la démographie était une composante essentielle mais oubliée de la croissance.

Le graphique ci-dessous montre l’évolution de cette variable, la plus déterminante de toutes. Il retrace la baisse du taux de fertilité, aux États-Unis et dans le monde, depuis 1950.

Le taux mondial de fertilité a baissé de 5 enfants par femme en 1950 à 2,5 enfants en 2015. Le taux américain a baissé d’un pic de 3,6 enfants par femme en 1959 à 1,9 enfant en 2015.

Ces deux tendances, mondiale et américaine, poursuivent leur baisse. Le seuil de renouvellement, au sein des économies développées telles que les États-Unis, est d’environ 2,1 enfants par femme. Au niveau mondial, le seuil de renouvellement est d’environ 2,33 enfants par femme.

Les États-Unis et le monde ne font pas assez d’enfants pour remplacer ceux qui sont en vie à l’heure actuelle. Si l’on extrapole cette tendance, le genre humain s’éteindra non en raison de maladies ou de catastrophes naturelles mais simplement parce qu’il aura cessé de faire des enfants.

Certes, ce problème de déclin de la population est très ironique, après tout le tapage des années 1960 et 1970 autour de l’explosion démographique.

Un livre hystérique, La Bombe P, de Paul Ehrlich, professeur à Stamford, et d’Anne Ehrlich, son épouse, prévoyait une famine de masse d’ici les années 1980, en raison de la surpopulation.

À présent, les populations diminuent, ce qui donne lieu à des problèmes se situant à l’opposé de ce qu’Ehrlich avait prédit à tort. L’histoire de ce livre doit servir de leçon, aujourd’hui, face à de semblables avertissements apocalyptiques.

Qu’est-ce que cette tendance démographique a à voir avec la croissance économique ? Réponse : tout.

Généralement, les économistes, responsables politiques et analystes définissent ainsi le PIB : il est égal à la somme des dépenses de Consommation (C), d’Investissement (I), Gouvernementales (G) et aux EXportations moins les IMportations (X – M).

Donc, le PIB = C + I + DP + (X – M). Chacune de ces composantes comprend d’innombrables sous-composantes communiquées en permanence par les services de l’État, et dont les analystes se servent pour établir des prévisions.

Pourtant, il existe une formule encore plus simple pour parvenir au même résultat. Elle prend en compte le nombre de personnes qui travaillent, multiplié par la productivité moyenne par travailleur. Autrement dit, un économiste pose la question suivante : « combien de personnes travaillent-elles et quelle est leur productivité ? ». Si la productivité demeure constante et la main-d’œuvre diminue, alors le PIB diminue. C’est aussi simple que cela.

La productivité et l’innovation ralentiraient

Est-ce que la productivité va nous sauver ? Les données ne sont pas encourageantes. La productivité baisse depuis ces dernières années pour des raisons que les économistes ne comprennent pas totalement. La meilleure explication est un manque d’innovation, en partie dû à la diminution des dépenses de recherche & développement et (plus spéculatif) à une diminution des inventions d’équipements réduisant la main-d’œuvre.

L’expansion historique de la productivité, de 1870 à 1970, est facile à expliquer. Les avancées majeures intervenues à ses tout débuts (1870 à 1920) sont notamment l’eau courante dans les maisons, les réseaux de distribution d’eau et les systèmes d’égouts, l’eau chaude, le téléphone, l’ampoule électrique, le réseau de distribution de l’électricité, le moteur à combustion interne et les routes pavées.

Quelque chose d’aussi banal que l’eau courante dans les maisons a libéré les femmes de la corvée consistant à passer des heures à aller chercher de l’eau au puits et la transporter dans la maison pour cuisiner, nettoyer, faire la lessive et se laver.

La phase suivante, entre 1920 et 1970, a vu naître quelques nouvelles inventions : télévision, avions à réaction, réfrigérateurs ; mais c’est également à cette époque que l’adoption de ces équipements s’est développée et que les innovations existantes ont été améliorées. L’arrivée de l’électricité dans les zones rurales, dans les années 1930, a permis un usage répandu des téléphones et des ampoules électriques déjà inventés, etc.

Il y a eu une dernière poussée d’innovation de 1994 à 2004, avec l’adoption générale d’internet (World Wide Web), mais c’est tout. Pour l’essentiel, l’ère des innovations et des adoptions marquantes a pris fin en 1970. Presque toutes les améliorations réalisées depuis ont été marginales ou superficielles.

L’économiste Robert J. Gordon expose en détail cette hypothèse, avec une montagne de preuves à l’appui, dans un livre magistral paru en 2016 : The Rise and Fall of American Growth (Grandeur et décadence de la croissance américaine, non disponible en français).

Les détracteurs de Gordon invoquent des merveilles telles que l’iPhone, les agences de voyage en ligne, Amazon, et bien d’autres choses caractérisant le confort des consommateurs au XXIe siècle. Gordon le reconnaît volontiers mais souligne que bon nombre des applications technologiques sont destinées aux loisirs et non aux activités économiques.

Lorsque vous parlez dans votre iPhone, il n’y a aucune différence, en réalité, avec le téléphone fixe des années 1950. Peut-être parlez-vous depuis la plage, et non de votre bureau, mais cette conversation en soi n’a pas évolué en termes de productivité. C’est la même conversation téléphonique qui se déroule, mais face à un panorama plus agréable, peut-être.

Il est important de souligner que Gordon n’affirme pas que les gains de productivité sont révolus, mais simplement qu’ils ont ralenti. La productivité, ce que les économistes nomment la productivité multifactorielle, progresse encore mais à un rythme bien plus lent.

De 1920 à 1970, la productivité multifactorielle a progressé de 1,89 % par an. De 2004 à 2014, elle a progressé de 0,40 %, soit moins d’un quart du taux de progression enregistré auparavant.

Bref, l’amélioration bien réelle du temps de loisir n’est pas la même chose que l’amélioration de la production, qui progresse lentement.

Voilà qui nous ramène à notre définition à deux facteurs de la croissance économique : la population et la productivité. Si la croissance de la population se situe au-dessous du seuil de renouvellement et que la croissance de la productivité est inférieure à 1 %, alors la croissance économique réelle va s’orienter au-dessous de -1 %.

Dans le même temps, la dette nominale va progresser de 6 à 8 % par an, selon les projections du gouvernement, au cours des dix ans à venir. Or si la dette progresse de 6 % et que l’économie réelle s’oriente vers une croissance de 1 %, alors la seule façon d’éviter une faillite nationale, c’est l’inflation.

Une croissance réelle de 1 %, associée à 6 % d’inflation, boosterait la croissance nominale à 7 %, suffisamment pour réduire le ratio dette/PIB. Mais il y a un problème : si l’inflation passe à 6 %, les taux d’intérêt vont passer à 7 %, voire plus, ce qui augmente la dette de près de 1 500 milliards de dollars par an, soit bien au-delà des projections actuelles (0,070 x 21 000 milliards de dollars, soit= 1 470 milliards de dollars).

Autrement dit, l’inflation est une stratégie perdante car la dette est déjà trop élevée.

Les investisseurs voient arriver le problème.

Les faibles gains de productivité, la démographie, et le niveau d’endettement élevé constituent un mélange néfaste. L’inflation peut éventuellement acheter du temps, mais ce n’est pas une solution. Les seules solutions sont le défaut de paiement sur la dette, une austérité extrême, ou bien les deux.

Ceux qui voyagent entre New York et Los Angeles savent que le trajet est plus long d’est en ouest, en raison des vents dominants et du jet stream, qui soufflent d’ouest en est.

Les vols vers l’ouest doivent affronter ces vents contraires, mais ces mêmes vents propulsent les vols à destination de l’est. La différence varie. Parfois des vents légers accélèrent le trajet vers l’ouest. Parfois des vents puissants raccourcissent le trajet vers l’est. Mais ce qu’il faut retenir, c’est qu’il y a toujours une différence de vitesse car les vents sont toujours présents.

C’est une bonne manière de comprendre l’effet de la démographie sur la croissance. De nombreux autres facteurs ont des effets positifs ou négatifs sur le rendement économique. La démographie n’est pas le seul déterminant, et à court terme, il se peut qu’elle n’ait aucun effet du tout. Mais elle est toujours là, soufflant sans relâche.

La croissance économique est un trajet en direction de l’ouest, et la démographie représente les vents contraires qui ne disparaissent pas. La démographie neutralise l’inflation et fait surgir le spectre de la déflation. La croissance est ralentie alors que la création de dettes persiste. C’est la catastrophe assurée. Les investisseurs ne doivent jamais l’oublier.

______

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  • vu la croissance de la population mondiale , il faudrait installer un controle des naissances plutôt que des primes a la fecondité

    • Et bien entendu on a vu dans l’histoire le succès extraordinaire de ces contrôles…ou pas

      • Dettes ? à cause de la politicaille au pouvoir depuis des décennies et certainement pas du fait des citoyens ! A chaque million d’€uros de dépassement d’un quelconque budget de dépense de l’état un député et un sénateur devraient être tiré au sort et viré avec pertes et fracas ! (peut-être même un président de région)

      • en chine çà a marché

  • avant , les femmes avaient des enfants because la pilule n’existaient pas ; plus tard , elles avaient des enfants pour fonder une famille ; maintenant on leur demande de faire des gosses pour payer les dettes de ceux qui ont tranquillement claqué l’argent qu’ils n’avaient pas …..le bel avenir que l’on prépare à ces enfants là ….

    • Je n’ai pas l’impression que les enfants d’aujourd’hui travaillent plus que ceux d’hier ..donc , vive la dette ,peut être qu’un jour ils n’auront pas besoin de bosser !

    • il y a aussi des femmes qui font des enfants juste pour vivre des aides de l’Etat et elle sont largement contribué à fausser les stats sur la natalité en France.

    • @ véra
      Relisez la fin de l’article: l’auteur y avoue son ignorance de l’avenir, clairement, et on est tous dans le cas!
      Donc pas de panique!
      On ne peut pas supprimer l’inflation tant qu’il y a de la production. Par contre, comme depuis très longtemps, on sait d’avance que prêter de l’argent à long terme, à l’état (par sécurité), cet argent vous sera donc remboursé mais pas à sa valeur d’il y a 30 ans! C’est aussi de l’inflation!

      Si vous entrez dans une banque et devenez client, soyez sûr que vous allez nourrir le banquier (il est là pour ça), l’inverse ne sera pas forcément vrai!

  • Je peux confirmer concrètement ce que dit l’auteur sur le cas des gains de productivité apportée par l’informatique. Au début, dans les années 60-70, le simple fait d’automatiser la production de factures ou de bulletins de paie en les imprimant en masse a produit des gains de productivité considérable pour les entreprises.
    Il y a eu ensuite de nombreuses innovations (stockage de masse et diffusion rapide de l’information par exemple) mais les gains de productivité, incontestables, ont été de plus en plus faibles. Aujourd’hui la transformation digitale des entreprises et des organisations apporte toujours des gains de productivité mais sans commune mesure avec ce qu’ils étaient au début de l’informatisation de la société.
    Sauf en ce qui concerne l’état, pour lequel l’informatisation n’a en rien amélioré la productivité.

    • Tout à fait j’ai parfois même l’impression que l’informatisation ralentit la productivité, le temps d’émission d’une facture lors d’achat de matériel peut-être hallucinant (erreur de stock, saisie, imprimante lente..), le temps passé aux caisses de supermarché (code barre illisible), circulation automobile dense (qu’a apporté le gps), etc.

    • Gain de productivité par suppression d’emplois .,et création de nouveaux emplois…chez les fonctionnaires et assimilés.
      Ça n’a pas vraiment fonctionne pour l’industrie francaise qui a préféré se délocaliser.
      Donc tirez en des conséquences comme la productivité n’a aucun intérêt réelle pour un pays..a quoi cela sert il d’être les meilleurs en France ? A rien . Et pour une bonne raison ,une entreprise est avant tout des hommes et des idées quand il n’y plus d’hommes et que ceux ci sont surexploités il n’y plus de place pour les idées.

  • Avec la stupide transition énergétique qui nous fait dépenser des milliards dans d’inefficaces Moulins à vent et panneaux solaires au détriment d’efficaces centrales nucléaires ou à charbon, c’est sur que nous sommes en train de perdre beaucoup de productivité et d’argent.

    • Ce n’est pas perdu pour tout le monde, les banquiers se régalent.

      • La mauvaise allocation du capital reste une mauvaise allocation memes si certains « engrangent » au passage.
        Il y a un manque d’investissement , un manque de recherche et développement et une surtaxassions qui génère aussi de la mauvaise allocation de capitaux .
        La surtaxassions démobilise ceux qui voudraient travailler plus(comme dirait l’autre) ou investir plus ;
        Les taux manipulés et les QE nuisent à une visibilité des bons investissements ce qui n’aide pas « l’avion »…

      • @ reactitude
        Ouais! Faut nuancer!
        Si une banque est en crise, la banque centrale va l’aider! Vous pas!
        Ne soyons pas naïfs!

  • Tant qu’il y aura des prêteurs….donc de l’argent inutilisé….rien a voir avec le nombre de gens de chaque camp..quoique si les emprunteurs disparaissent ,les’preteurs seront très très mal dans leur peau , bah ils feront des dons…comme quoi un prêt n’a absolument pas besoin d’être remboursé si la démographie est négative….sauf pour un banquier….et oui ,eux, ont besoin d’un maximum de gens , c’est leur job d’avoir une commission a chaque transaction et vive le bayboom ou l’immigration massive….

  •  » C »est la catastrophe assurée »; Oui, c’est uNE catastrophe. Mais il y en a UNE pire: vouloir remédier à ce problème, en faisant entrer dans nos sociétés occidentales, comme l’a fait Madame Merkel, des migrants potentiellement innombrables, venus d’autres cultures inassimilables. La démographie allemande étant, comme beaucoup savent, notoirement insuffisante. Là, c’est la GRANDE CATASTROPHE assurée.

  • Pas de soucis !
    Continuons de creuser.
    Les migrants arrivent pour rembourser.
    Y a des cons qui le croient,
    A plus de 70 ans ,cette croyance est la connerie la plus monstrueuse que j’ai rencontré.

  • Je pense que Ehrlich de Stanford (pas Stamford!) avait raison sur le fond sinon sur le scenario et qu’on s’en apercevra un peu plus tard que prévu, au prix fort.
    Je pense aussi que l’auteur ignore le paramètre PIB/habitant bien plus intéressant que le PIB tout court. Cela devient consternant de lire toujours et partout qu’il faut absolument augmenter la population pour augmenter le PIB (et financer les retraites? exponentielles de l’excédent démographique).

  • Est ce que la productivité baisse d’avantage à cause de la démographie ou plutôt de la rapacité de l’État?
    J’avoue que j’ai une petite idée…

    • La collectivisation progressive des économies occidentales, au nom de l’égalitarisme, de la guerre contre le terrorisme ou du RCA par exemple (mais n’importe quelle justification pseudo morale fera l’affaire), est effectivement une explication beaucoup plus robuste que la démographie pour expliquer l’affaiblissement tendanciel de la croissance. La stagnation séculaire est une hypothèse économique inopérante, sans fondement.

  • L’article exploite l’hypothèse de la stagnation séculaire pour démontrer que l’écart productivité / endettement va provoquer une inflation gigantesque. Conclusion (l’objet de l’article) : dépêchez-vous d’acheter de l’or !

  • Article de bon sens, mais le PIRE n’est pas sûr..
    Une solutions consisterait à ce que les individus dans les pays développés – à défaut d’augmentation de productivité- augmentent le % de leur temps d’existence dédié à une activité marchande / professionnelle.
    Il faudrait passer de 7,5 % de temps travaillé (1400 H /40 ans = 56.000 H divisé par 24hX365x85ans soit 745.000 H = 7,5% … à 10 % par exemple.
    Nos grands parents dédiaient entre 20 et 25 % selon les pays et professions.
    C’est tout à fait faisable, mais hélas inacceptable pour la génération « Loisirs.com ».

    • « 24hX365x85ans » je vois bien des gens de 85 ans travailler encore 10 % de leur temps comme vous le proposez… Vous allez vous faire des copains chez les nombreux retraites qui lisent l article

      Sur le fond, on peut demander en effet un effort aux actifs d aujourd hui en les faisant travailler plus mais il faut etre juste et demander aux retraités d en faire un aussi (pitié ne me sortez pas les gens qui ont travaillé 60 h par semaine… la semaine de 40 h et 4 semaines de conge paye ca date de 1968 !)

      • Il est économiquement insoutenable de bénéficier de plus de 20, 30 ou 40 ans de retraites par répartition improductives. Un tel système détruit trop de capital pour financer une consommation immédiate, obérant tout espoir d’une croissance future. Dans un système par répartition, si l’espérance de vie augmente à 120 ans, il faudra travailler (cotiser) jusqu’à 90 ans au moins.

        Pour que la retraite devienne productive, il convient de renoncer à la répartition pour passer à la capitalisation pleine et entière, dès le premier euro cotisé. Dans un système de retraite par capitalisation, le retraité demeure productif jusqu’à son dernier souffle, et même au-delà, en léguant son capital productif à ses héritiers. Par suite, l’âge de départ à la retraite n’a plus aucune importance et ne dépend plus que des choix individuels.

    • Votre calcul est un peu partisan, un temps plein en France c’est 1607h/an. Multiplié par 42ans de durée légale (et non 40)=> 64280h.
      C’est vrai qu’on pourrait améliorer un peu le ratio heures travaillées/heures totales dans une vie.
      Personnellement je suis bien au dessus de 35h/semaine, mais je ne gagne pas ma vie à travailler à la chaine pour le SMIC non plus.
      Je comprends que les gens ayant un boulot inintéressant, voire qui sont exploités n’aient pas envie d’en faire plus.

      • Un boulot intéressant est un choix personnel. Tout travail devient intéressant dès lors qu’on y met de la passion, notamment la passion du travail bien fait.

  • Pas mal d erreur dans l article

    1) la population ne baisse PAS. En 1960 il y avait 3.5 milliards d habitants. on est a presque 8 (soit plus du double en 50 ans). Le taux de natalite en dessous du seuil de remplacement est une chose qui arrive uniquement chez les pays developpes (au mieux 25 % de la population). On peut rajouter la chine mais la c est a cause d une politique coercitive de l Etat (qui a d ailleurs ete en partie levee)

    2) si on se base sur la population mondiale, il y a encore des fabuleux gisement de productivite (par ex en afrique)

    3) l equation de base de l auteur oublie un Detail: le chomage. a quoi ca sert d avoir plein de gens dans la force de l age si vous avez pas d activite pour eux (la encore cf afrique). Dans les pays developpes c est meme encore pire car ces personnes non seulement ne produisent rien mais en plus coutent : il a fallu les former (ecole), il faut leur donner un minimum (RSA) et si ce n est pas assez ils risquent de basculer dans la criminalité ou faire des emeutes.

    Historiquement le seul avantage d avoir une population nombreuse, c etait que ca permettait d avoir de nombreux soldats. On ne peut pas comprendre l epopee de Napoleon sans savoir qu a l epoque la France etait le pays le plus peuplee d europe. Comme maintenant on ne peut plus envahir et piller le voisin (c est de toute facon plus rentable avec l armement moderne) avoir une politique lapiniste ne sert strictement a rien de positif

    • @ cdg
      Avant d’attaquer l’article, disons qu’il dit, en fait, que la croissance démographique faiblit: donc la population mondiale croît moins vite! Ce n’est pas un drame puisque l’espérance de vie augmente! Alors oui, il faut gagner-travailler plus longtemps, d’où l’âge de la retraite à 67 ans au lieu de 65.
      Ce n’est pas grave si les ingénieurs, ordinateurs et robots font le travail à la place de femmes et d’hommes!
      (En Afrique, croyez bien que les « chômeurs » continuent à manger et à gagner!)
      « a quoi ca sert d avoir plein de gens dans la force de l age si vous avez pas d activite pour eux (la encore cf afrique) » Non, en Afrique, on se débrouille! C’est en France qu’on attend les allocations (9 % de chômage).

      • En Afrique, on va chez un « frère » et on vit à ses crochets. C’est seulement un peu plus « artisanal » que de passer par l’état pour le même résultat.

        Ce qui me gène dans l’article, c’est que je soupçonne des arrières-pensées. Nataliste (aux US on n’est pas à l’abri de motivations religieuses) ? Ou catastrophiste (c’est très à la mode) ? Ou propagandiste (Achetez de l’or) ?

        Pourtant, il suffit de peu de choses pour provoquer la croissance permettant de rembourser la dette : donner confiance aux entrepreneurs et aux employés en cessant de leur faire les poches, de leur mettre des bâtons dans les roues et de les stigmatiser parce que leur activité détruirait les cafards et qu’il serait amoral de gagner de l’argent plutôt que toucher une aide de l’état.

    • Pas si vite cdg ! L’article est une projection tendancielle, il n’y a pas d’interprétation me semble t-il. Parler d’erreur est donc un peu prématuré.

      Je trouve le sujet intéressant à mon petit niveau. Une grande majorité d’humains dispose maintenant des 2 premières poussées d’innovations. Il n’est donc pas surprenant que la progression de la productivité soit ralentie et l’Afrique ne bouversera pas la tendance car elle ne part pas de zéro et ne représente qu’1/5 de la population.

  • @cdg: soit ! Comptons ensemble:

    10% x 745.000h = 74.500 h /vie pro ./. 45 ans = 1655 H/an /52 sem – 5 = 47 = 35 heures… Je comprends que pour vous ( les français): c’est l’enfer!
    Pourtant, quand j’ai commencé en 1971 .. nous étions à 48 h/sem X 48 sem = 2.300 heures/an.
    Curieusement, nous avons survécu.
    La productivité est aussi liée aux couts horaires et à la rapidité de l’amortissement de machines coûteuses. Il y a un impact énorme entre : actuellement aux 35 h .. 1400 H/an ou 2000 H/an .
    Les chiffres sont cruels.

  • L’idée que la démographie serait la manière dont on rembourse ses dettes est mise en échec par l’Allemagne, par exemple. https://www.contrepoints.org/2018/10/19/328002-pendant-que-la-france-sendette-lallemagne-se-desendette
    Il y a dans cet article une conception simpliste, qui affirme aussi que plus d’individus signifierait plus de bonnes idées et de progrès, qui mériterait un peu plus de validation…

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