Les deux Gilets jaunes ou le double échec du socialisme

Les Gilets jaunes ont pris deux visages qui révèlent le double échec du socialisme. Dans leur format initial de révolte fiscale, ils en soulignent l’échec économique ; dans leur format récupéré par les collectivistes, ils en soulignent l’échec social.

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Gilets Jaunes By: Laurent Bourrelly - CC BY 2.0

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Les deux Gilets jaunes ou le double échec du socialisme

Publié le 19 février 2019
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Par Nathalie MP.

Comme il semble loin ce temps où des Français rassemblés par la symbolique du Gilet jaune obligatoire dans les voitures décidaient de descendre dans la rue pour s’opposer à la hausse des taxes sur les carburants ! Comme il semble loin ce temps où ils se retrouvaient nombreux à brandir des pancartes stigmatisant à juste titre la France comme le pays « champion du monde des taxes » !

Du ras-le-bol fiscal de départ, les doléances sont passées ensuite aux fins de mois difficiles et au chômage qui nous colle à la peau, mais elles ne disent qu’une chose : comment se fait-il que la prospérité française soit à ce point asthénique alors qu’on parle du pays où la redistribution est plus élevée et plus radicale que partout ailleurs ?

Ne perdons pas de vue cette première leçon : la révolte initiale des Gilets jaunes signe l’échec de notre modèle social fondé sur la dépense publique et la redistribution. Il signe l’échec de Keynes, ou, pour être plus exact, l’échec de tous ceux qui trouvent pratique de se réclamer doctement de Keynes pour accéder au pouvoir et s’y maintenir en promettant « toujours plus » à leur clientèle électorale.

On pouvait alors espérer que notre État-providence intouchable et tout le « volontarisme » politique qui l’accompagne apparaîtraient enfin au grand jour pour ce qu’ils sont réellement, c’est-à-dire une redoutable machine à créer de la pauvreté et du chômage à force d’impôts toujours plus élevés, redistribués dans une dépense publique tout aussi débridée, faussement solidaire, idéologique, insoutenable et inefficace.

Contre la pression fiscale

C’est à ce moment-là que les libéraux, percevant les doutes et les questionnements d’une opinion publique ébranlée, ont accueilli la colère des Gilets jaunes comme une occasion de faire passer quelques idées sur les avantages qu’il y aurait à enclencher un mouvement liant la baisse de la pression fiscale à la baisse des dépenses publiques, c’est-à-dire l’exact inverse de ce qui se pratique en France depuis plus de quarante ans sans résultat.

Rien d’extraordinaire en vérité : cela s’est déjà fait dans de nombreux pays – aux Pays-Bas par exemple – avec un franc succès entraînant non seulement une nouvelle prospérité économique, mais également un regain de liberté et responsabilité individuelles.

Mais les libéraux sont quelques-uns tandis que les adeptes de la dépense publique financée par l’impôt sont nombreux et répandus à profusion dans tous les partis politiques organisés. Quel politicien se priverait d’un outil qui lui permet de passer pour un grand défenseur de l’égalité et de la justice sociale tout en lui donnant la vertigineuse possibilité de façonner la société selon les « fins sociales » qu’il juge désirables ?

Du reste, de la France insoumise au Rassemblement national, il existe fifty shades of Keynes dont Emmanuel Macron lui-même exprime une tonalité particulière. Mais pour ses principaux opposants, il passe pour un tiède, voire pour un libéral. N’a-t-il pas dévitalisé l’ISF et mis fin au statut des cheminots, ce totem emblématique du service public et de la solidarité nationale ? J’ai souligné à de multiples reprises combien le macronisme n’avait rien d’un libéralisme (ici et ici, notamment) mais pour ses opposants les plus virulents, c’est encore trop.

La récupération anti-Macron

C’est pourquoi, très rapidement, tous les anti-Macron façon Mélenchon, Le Pen et leurs petits clones dispersés se sont empressés de récupérer à fond l’aspect « révolte » des Gilets jaunes tout en oubliant allègrement qu’au départ elle était « fiscale ». Affaiblir Macron, oh oui ! Commencer à vouloir réduire la dépense publique et la redistribution, certainement pas !

Les revendications sont alors devenues de plus en plus « vénézuéliennes »,  les riches ont été désignés comme les responsables des difficultés des moins riches et l’idée que la justice sociale ne serait accomplie qu’en les taxant plus a fait son chemin dans les esprits.

Totalement coincé sur le plan budgétaire et soucieux de reprendre l’initiative, le gouvernement a lui aussi saisi la balle au bond : il est à proposer une nouvelle taxe presque chaque jour. On peut ajouter que totalement coincé idéologiquement, il en est même à remettre sur la table la fiscalité sur les carburants qu’il avait annulée en décembre dernier pour tenter de calmer la grogne.

Parallèlement à cette récupération doctrinale du mouvement à travers l’exacerbation des jalousies et des ressentiments, les cortèges dans lesquels on voit défiler chaque samedi des personnes portant le fameux gilet jaune (dont rien ne dit que ce sont les mêmes que celles qui défilaient en novembre) ont attiré de plus en plus de casseurs et ont donné lieu à de plus en plus de slogans haineux.

Jusqu’à arriver aux insultes innommables que le philosophe et académicien français Alain Finkielkraut a dû endurer alors qu’il croisait par hasard un rassemblement de Gilets jaunes lors de l’acte 14 du mouvement qui se déroulait avant-hier (samedi 16 février 2019). Reconnu par certains manifestants, il a été immédiatement hué et pris à partie violemment (vidéo ci-dessous, 01′ 25″) :

Libération a donné un verbatim de l’altercation à partir des deux vidéos disponibles. Petit résumé :

Barre-toi, sale sioniste de merde – La France elle est à nous – Le peuple va te punir – Palestine ! – Nous sommes le peuple français – Rentre chez toi en Israël – Rentre chez toi – Ici c’est la rue !

On note à l’évidence que la présence de Finkielkraut, qui est juif et soutient l’existence d’Israël, fait ressortir la question palestinienne, laquelle n’est pas un marqueur des Gilets jaunes, en tout cas pas de ceux qui se sont soulevés à l’origine contre la hausse des carburants.

Récupération par les extrêmes

Mais on note également d’autres postures qui témoignent de façon tout aussi évidente combien les Gilets jaunes ont été récupérés par les extrêmes. « La France, elle est à nous » est typique d’un discours d’extrême-droite tandis que « Le peuple va te punir » et « Ici, c’est la rue«  font irrésistiblement penser aux diatribes d’un Mélenchon.

Plus fondamentalement, au-delà de l’aspect antisioniste, on observe dans ces quelques mots proférés avec une haine indescriptible que la redistribution organisée en faveur de tel ou tel groupe de personnes (les femmes, les jeunes, les chômeurs, les pauvres, etc.), très loin de réaliser la moindre « justice sociale », crée au contraire une concurrence ravageuse entre les différents groupes susceptibles d’avoir accès à la manne étatique et les dresse violemment les uns contre les autres.

Dans ce système où il n’est nullement question d’encourager la création de richesse, les ressources disponibles sont considérées comme limitées. Améliorer le sort des uns ne peut donc passer que par une dégradation du sort des autres. Dès lors, chacun est poussé à se voir comme le « vrai peuple » qui a droit à tout tandis que les autres n’ont droit à rien et sont priés de quitter le terrain.

En l’occurrence, les riches, mais aussi les Juifs qui combinent souvent la faute inexpiable d’être riches et quasi-étrangers (« Rentre chez toi en Israël ») deviennent les coupables faciles des malheurs du vrai peuple. Éradiquons le faux peuple, éradiquons les ennemis du peuple, et les lendemains chanteront. Une ritournelle délétère connue.

C’est ainsi que l’on peut dire que les Gilets jaunes ont pris tour à tour deux visages qui révèlent l’un après l’autre le double échec du socialisme. Dans leur format initial de révolte fiscale, ils en soulignent l’échec économique ; dans leur format récupéré par les collectivistes, ils en soulignent l’échec social. À l’opposé de la justice sociale et du vivre ensemble dont pourtant il se targue sans cesse, on observe grandeur nature et sous nos yeux que le socialisme conduit à la fois au marasme économique et à l’affrontement civil.

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  • brillant! Cet article est clair et précis merci..
    reste que dans le champ des possibles , ni les uns ni les autres ne proposent une situation viable. Y compris les forcenés de la taxe!
    L’écroulement de l’idéologie socialiste a révélé l’extraordinaire faiblesse de l’etat..
    en effet, il s’avère que le « toujours plus » des uns se voit confronté au beaucoup moins des autres .et c’est une tendance lourde.
    Non les français n’ont pas besoin de toujours plus de services publics, ils ont besoin de services accessibles , compétents, et conforme a leurs besoins.. le service public a échoué dans ce domaine, il s’avère cher,et nul!
    les 50% de la population qui vit aux crochets des aides et subventions vont devoir comprendre que plus de taxes ce n’est plus possible, que plus de dettes ce n’est plus possible!
    Nous allons donc entrer dans une crise a la grecque qui va forcer
    l’etat a la purge.. ceci ne fait aucun doute, et ce quel que soient les politiques en place..
    Accrochez vous çà va secouer

  • il vaut mieux avoir des riches , quasi étrangers mais qui sont Français et travaillent , paient leurs impôts , leurs taxes , etc que des quasi étrangers ou des Français qui vivent de l’argent des autres ;

    • L’avantage, aux yeux de certains, des riches quasi-étrangers, c’est de pouvoir les expulser et confisquer leurs biens dans la manoeuvre.

  • Article intéressant dans l’ensemble.
    Les libéraux ont en effet des arguments à faire valoir. Pourtant rien n’est fait. La plupart reste à débattre dans les salons.
    Les gauchistes/étatistes ont au moins pour eux de faire du terrain. Ils vont au charbon. Mobilisés et mobilisables.
    Les libéraux ne s’organisent pas, ne se présentent pas. Ils ont des carrières dans le privé qui souffriraient d’une ambition politique. Je m’inclus dans la critique.
    Charles Gave (un des rares libéraux assumés qui montent au créneau), que j’apprécie beaucoup, adoube Dupont Aignan pour les Européennes. Choix surprenant. J’aimerais en savoir plus sur ce qui l’a conduit à soutenir cette personnalité.

    • les politiques en font trop…et pour remédier à ça..en font plus ..

    • Une (bonne ? ) partie des libéraux français sont à la droite de l’échiquier politique. Ce sont des « libéraux conservateurs » (un oxymore pour Friedman comme pour moi). Et on le constate souvent dans les commentaires ici, ils se retrouvent particulièrement dans le refus de l’immigration.
      Dupont Aignan coche à peu pres toutes les cases de ce liberalisme-là : anti-bureaucratie bruxelloise (voire anti-euro), anti-immigration, anti-socialiste, pro-economie de marché, très conservateur…
      N’est-ce pas là aussi le portrait de Gave ?

      • Le vrai oxymore, c’est de parler de Friedman et d’anti-immigration… Car Friedman, comme tout libéral, n’est pas contre l’immigration (Charles Gave non plus, d’ailleurs), mais contre celle organisée par un Etat-providence. Celle subie par la plupart des pays occidentaux, en gros, financée par le con-tribuable 🙂

        • C’est faux. Les propos de Friedman sont régulièrement déformés par ceux qui veulent restreindre les libertés de circulation.
          Cet article de Contrepoints l’explique très bien : https://www.contrepoints.org/2018/10/08/327055-milton-friedman-condamnerait-la-politique-anti-immigration-de-donald-trump

          • Qu’est-ce qui est faux ? Je vous conseille d’écouter Friedman lui-même dans « Free to Choose ».
            Il explique très bien que le financement des immigrés et surtout de leur accueil par le pays d’accueil fausse la donne. Cela n’a plus grand chose à avoir avec une quelconque liberté et ça ne correspond en rien à l’immigration libre qui a forgé l’Amérique.
            Vous êtes d’ailleurs intervenu de manière très active sous l’article que vous citez pour soutenir les mêmes thèses fausses qui ne correspondent en rien au point de vue de Friedman (et d’un libéral honnête, plus généralement).

            • « Je vous conseille d’écouter Friedman lui-même dans « Free to Choose ». »

              Je suis un Friedmanien depuis plus de 25 ans. J’ai un diplôme d’économie monétaire. Je connais son œuvre sur le bout des doigts. Les petits nationalistes dans votre genre qui veulent faire dire l’inverse de ce qu’il a dit, j’en ai raz-le-bol.

              Le propos de Friedman n’a jamais été de défendre une restriction des libertés des migrants. Il a simplement voulu montrer malicieusement comment l’application d’une politique social-démocrate qui se dit progressiste aboutit exactement à l’inverse de ce qu’elle prétend être.

              • Les arguments d’autorité, ça a toujours très bien marché. Mais pas pour longtemps.
                Vouloir faire dire à Friedman le contraire de ce qu’il dit (qui est d’ailleurs cité dans un commentaire sous l’article que vous avez posté, citation reprise malheureusement – ou pas, d’ailleurs – directement en anglais), vous êtes vraiment gonflé. Bien sûr qu’il n’est pas contre la liberté des « migrants » (pourquoi ce mot, en fait ? ce n’est pas le terme employé par Friedman, hein !), mais il est tout aussi contre la liberté des pouvoirs publics de fausser le marché. Tant que vous n’avez pas enlevé ce biais, il n’y a pas mille solutions pour corriger. Je vous remets une toute petite partie, pour que vous arrêtez de faire dire n’importe quoi à Friedman :
                There’s a sense in which free immigration, in the same sense as we had it before 1914 is not possible today. Why not? Because it is one thing to have free immigration to jobs. It is another thing to have free immigration to welfare. And you cannot have both.
                Quant à vos appréciations sur ma personne et mes convictions, vous pouvez vous les garder.

                • A durru :

                  mais mais mais … lisez donc ce que Friedman écrit avec votre plume : il n’est pas contre l’immigration libre, il dit simplement qu’avec un état providence, ce n’est pas possible. Le vrai problème pour Friedman n’est donc pas l’immigration libre, mais tout simplement l’état providence …

                  • Je vous mets la suite, je vois que vous avez la flemme de chercher vous-même :
                    « If you have a welfare state, if you have a state in which every resident is promises a certain minimal level of income, or a minimum level of subsistence, regardless of whether he works or not, produces it or not. Then it really is an impossible thing. […] If you come under circumstances where each person is entitled to a pro-rata share of the pot, to take an extreme example, or even to a low level of the pie, than the effect of that situation is that free immigration, would mean a reduction of everybody to the same, uniform level. »
                    Le vrai problème pour tout individu normalement constitué est de s’adapter aux réalités.
                    Vous préférez quoi ? La pauvreté, ou l’arrêt de l’immigration (légale) ?

                    • Ah la bonne vieille technique du cherry picking !

                      Il faut lire le propos de Friedman dans son intégralité pour comprendre qu’il s’agit d’une critique de la social-démocratie. Exprimée simplement, la démonstration est la suivante : les sociaux démocrates prétendent être progressistes, mais les conditions de financement de l’Etat-providence les conduisent à limiter l’immigration.

                      Il faut vraiment ne rien connaitre à la pensée de cet auteur pour croire qu’il prônerait ici un maintien de l’Etat-providence en l’état au détriment de la défense des libertés individuelles.

                    • Mais qui parle de « prôner le maintien d’un Etat-providence » ? Certainement pas moi, et encore moins Friedman. Ce que Friedman dit et que vous refusez d’accepter, c’est que cet Etat-providence existe et que, tant qu’on ne peut pas lui imposer les règles de fonctionnement, il faut s’adapter et faire des choix en conséquence.
                      Vous choisissez donc la pauvreté ? Comme un bon socialiste…

                    • « cet Etat-providence existe (…) il faut s’adapter et faire des choix en conséquence. »

                      Ah, ah ! C’est la meilleure celle-là. Friedman expliquerait donc qu’il faut prendre l’Etat-providence pour un acquis, ne surtout pas y toucher, et s’y adapter…
                      Vous montrez une nouvelle fois que vous n’entendez rien à cet auteur : la lutte contre l’Etat-providence a été le combat de sa vie.

                      « Comme un bon socialiste »
                      Le socialiste est celui qui préfère conserver l’Etat-providence en l’état, quitte à restreindre les libertés individuelles. C’est la démonstration de Friedman.

                    • Est-ce que le mot « adapter » vous est connu ?
                      Bien sûr qu’on lutte contre l’Etat-providence. Mais en attendant, il existe. On fait quoi ? On fait semblant de l’ignorer, comme vous le prêchez ? Ou on regarde quelles en sont les conséquences, comme Friedman ?

                    • Oui, je connais le terme « adapter ». Et un libéral ne considère jamais l’Etat-providence comme une donnée à laquelle il faudrait s’adapter.

                      Et oui, Friedman a passé sa vie à expliquer les conséquences désastreuses de l’Etat-providence. Mais pas pour le conserver ou s’y « adapter », justement.

                      On fait quoi ? On lutte contre. Et on ne prône pas de sacrifier des libertés individuelles.

                      Vous ne savez pas comment faire pour lutter contre l’Etat-providence ? Lisez cet ouvrage pour vous instruire : https://www.amazon.fr/Capitalisme-liberté-Milton-Friedman/dp/2081358859

                    • Et vous « luttez » comment ? En participant à l’appauvrissement et à la mise en dépendance de larges pans de la population ? Vous croyez que si la France arrive plus vite au niveau du Venezuela, la transition vers le libéralisme sera plus aisée ?

              • On ne peut pas réduire le libéralisme à un but politique qui serait la défense des libertés publiques effectuée par un Etat socialiste au frais de la princesse.

                A ce tarif là, je revendique la liberté d’aller manger du boeuf de Kobé tous les dimanche à Kyoto avec vol A/R en first.

                La seule question (économique) est : qui paie quoi et dans quel but. Ceci dit, oui les nationalistes instrumentalisent la pensée libérale. Mais tout le monde le fait.

                • « On ne peut pas réduire le libéralisme à un but politique qui serait la défense des libertés publiques effectuée par un Etat socialiste au frais de la princesse. »

                  Heu… bah oui, bien évidemment. Et c’est d’ailleurs l’essence du propos de Friedman dans cette fameuse vidéo, comme je le rappelais ci-dessus, mais que les nationalistes interprètent de travers.

                • « oui les nationalistes instrumentalisent la pensée libérale. Mais tout le monde le fait. »

                  Sauf que les propos de Friedman sont détournés par les nationalistes pour laisser croire qu’il existerait des arguments libéraux en faveur d’une restriction de l’immigration, or c’est faux.
                  Le propos de Friedman est au contraire de démontrer qu’il existe des arguments sociaux-démocrates en faveur d’une restriction de l’immigration : la préservation de leur Etat-providence.

                  • Friedman fait la distinction qu vous ignorez totalement entre immigration légale et illégale. Entre financement et non-financement.

          • Trump tente de sauver son pays. Avec l’immigration incontrôlée, la victoire des tarés démoncrats est assurée et c’est la fin du monde libre.

      • Dupont Gnangnan pour le libéralisme? Trop drôle.

        Il est pour le retour en Franc afin d’avoir le contrôle d’une monnaie nationale pour faire joujou.

    • Vous oubliez de signaler que NDA est tout aussi étatiste que les autres.
      L’argumentation de M. Gave tourne autour d’une citation de Burke :
      “Quand les hommes sans scrupules se regroupent, les hommes d’honneurs doivent s’unir sinon ils tomberont un à un; un sacrifice impitoyable dans une lutte méprisable“.
      Et il considère que NDA est un homme d’honneur. Ce n’est pas pour son libéralisme qu’il a choisi de se rallier : https://institutdeslibertes.org/france-france-reponds-a-ma-triste-querelle/

    • À propos de Charles Gave qui a choisi de rejoindre le parti anti-libéral Debout la France :

      Charles Gave a été libéral et a défendu les idées libérales pendant de nombreuses années. Mais ce n’est plus le cas.

      Aujourd’hui, il défend régulièrement dans ses prises de position (interviews, articles…) des idées opposées à celles défendues par les libéraux. Par exemple :

      – Il a écrit un article avec des calculs fantaisistes sur le taux de fécondité des immigrés pour nous expliquer que si on laisse faire on aura droit à un repeuplement de la France par des arabes et qu’il est urgent de fermer les frontières. Est-ce libéral ça ?

      – Je l’ai entendu expliquer qu’il n’est possible d’imaginer la défense des libertés individuelles que dans le cadre d’une culture judéo-chrétienne. Est-ce libéral ça ?

      – Il a régulièrement remis en cause la liberté de culte pour ceux qui ont la mauvaise idée de ne pas partager ses choix cultuels ? Est-ce libéral ça ?

      – Il ne s’oppose pas uniquement à l’UE pour ses dérives technocratique, mais aussi parce qu’il estime que la France doit pouvoir retrouver sa souveraineté monétaire afin de pouvoir bidouiller des politiques monétaires sur le plan national ? Est-ce libéral ça ?

      – Je l’ai également entendu expliquer que c’est le rôle de l’État d’organiser l’aménagement du territoire ? Est-ce libéral ça ?

      Je crois qu’il ne reste pas grand-chose de libéral chez Gave. Il fait le choix de NDA ? Ça ne me semble pas être de l’entrisme, mais sa nouvelle ligne idéologique : droitière et anti-libérale.

      • Mr. Gave tient depuis quelques temps des propos qui me font bondir. Il lui faut bien prêter allégeance aux étatistes qui l’ont accueilli pour les élections. Il finira avec des belles cornes comme ces libéraux qui se sont acoquinés avec Bayrou et Borloo, ce dernier ayant demandé leur éviction.

      • Le fait que vous ne comprenez pas (ou ne voulez pas comprendre, je ne peux pas le savoir) les explications que Charles Gave donne ne les rend pas moins sérieuses ou « libérales ».
        Rien que l’exemple des taux de fécondité est un gros pavé dans votre jardin. Il n’y a strictement rien de fantaisiste là-dedans, ce sont des chiffres. C’est un peu comme l’article d’hier sur la loi que de Rugy veut faire voter à l’AN : les tendances démographiques sont assez stables et prédictibles, sauf catastrophe imprévisible.
        Pour les autres, vous faites comme pour l’immigration : la question n’est pas d’accepter ou pas telle ou telle pratique, mais avec quel argent. Si les gens veulent avoir un certain modèle de société, pourquoi ne pas la mettre en place chez eux, pourquoi venir ici et changer cette société, et avec les ressources des natifs en plus, qui ne semblent pas vraiment d’accord ?
        Dans le libéralisme, vous avez complètement oublié le côté responsabilité individuelle. Celle collective est le propre du socialisme, ne vous en déplaise.

        • C’est celaaaaa oui, tout cela est très crédible.
          Votre propagande grossière commence à se voir, hein…
          Ce sera quoi l’étape suivante : nous expliquer que Dupont-Aignan est un phare du libéralisme, raison pour laquelle Gave le rejoint…?

          • « Vous oubliez de signaler que NDA est tout aussi étatiste que les autres. »
            J’avais commencé mon intervention avec ça. Mais je vois que vous avez beaucoup de mal à lire ce qui ne vous arrange pas.

            • Tout cela est très crédible.
              Gave serait toujours autant libéral… mais intègrerait l’un des partis les plus étatistes.
              Il n’y aurait aucune accointance entre les propos illibéraux que Gave et sa fille répandent sur internet et le programme ouvertement anti-libéral de Dupont-Aignan…
              Ben voyons…

              Curieusement, le journal l’Opinion, le seul quotidien papier libéral, dénonce également aujourd’hui ce honteux ralliement de Gave à un parti de droite anti-libéral… Mais j’imagine qu’à l’Opinion, on ne comprend rien au libéralisme non plus…

              • Auriez-vous des citations des « propos illibéraux que Gave et sa fille répandent sur internet » ?
                Les raisons de ce ralliement n’ont pas grand chose à voir avec le libéralisme, personne n’a essayé de faire croire le contraire. On peut apprécier ou non cette action, mais il serait préférable de venir avec des arguments et pas avec des navrantes accusations d’antisémitisme qui décrédibilisent tout l’ensemble, comme l’Opinion a cru opportun de le faire.

              • L’Opinion est un torche cul totalitaire pro vaccins.

      • Pour ce qui est de la liberté de culte, je ne crois pas l’avoir lu ou entendu une seule fois la remettre en question. Ce qu’il dit est bien plus simple. Par exemple :
        « Qu’ils forment des partis, qu’ils se présentent aux élections et qu’ils proposent comme programme de changer les principes constitutifs de nos sociétés, voilà qui serait acceptable.
        Essayer de nous faire changer par la terreur n’est simplement pas envisageable. »

      • Ce n’est peut être pas « libéral » mais c’est une question de simple SURVIE.

    • D’un autre côté, à l’époque de Madelin on disait « le libéralisme en france c’est 5% des voix »

      Aujourd’hui ça doit être 0.5%, normal dans ces conditions qu’ils ne s’organisent pas face aux légions de socialio communistes

      • Ca dépend. Le « libéralisme » à la Fillon doit représenter à peu pres 20 % . Mais on n’a pas voté pour Fillon parce qu’on est libéral, mais parce qu’on est un conservateur de droite.
        Le libéralisme à la Alternative libérale doit toujours représenter environ 5 % , mais ce parti n’existe plus en tant que tel. Aujourd’hui, à ma connaissance, il n’existe plus d’offre politique libérale.
        Et comme les libéraux ne sont pas prêts à descendre dans la rue tous les samedis pour devenir visibles, ça risque pas de le faire.

        • « Mais on n’a pas voté pour Fillon parce qu’on est libéral, mais parce qu’on est un conservateur de droite. »
          Qu’est-ce qui vous permet de l’affirmer?
          Ayant participé à un modeste niveau à tout le travail qui a accompagné pendant des mois l’élaboration du programme Fillon, et ayant lu des centaines de contributions sur internet, je me permets d’affirmer que la tendance libérale était bel et bien représentée

  •  » La France elle est à nous » proféré par un abruti connu pour son islamisme radical, je ne vois pas ce que l’ extrême droite vient faire là dedans. Je verrai plutôt derrière cela la grande idée de l’ Oumma.

  • Mouais. La dernière partie de l’article est sujet à caution : sur une vidéo, le gus qui affirme « le peuple va te punir » dit juste avant « Dieu va te punir » et l’individu à ses côtés, tout aussi virulent, porte un keffieh. L’un des deux a été identifié : c’est un salafiste connu des services de police. Dès lors, mêler Le Pen, Mélenchon voire Keynes ou les Gilets jaunes, à ça ressemble fortement à une tentative de récup totalement hors de propos.

    • Merci pour ces précisions Jean Quille.
      Ceci dit, les quelques nervis qui continuent de manifester avec un gilet jaunes ont de plus en plus de mal à se faire comprendre.
      De là les débordements que l’on voit, largement filmés et commenté par les médias au service de l’état!
      Une pause s’impose afin que ce mouvement des gilets jaunes – que je soutiens dans sa version première – puisse prendre du recul et se redéfinir calmement sans l’aide des brebis galeuses (salafistes, « black blocs », casseurs & cie en mal de violence ). . . car de nouvelles tendances macronistes vont prochainement voir le jour et risquent d’être encore plus insoutenables que l’augmentation des carburants ou le passage aux 80 km/h !!

    • Les officines de gauche ont de très belles clientèles, haineuses et envieuses à souhait. Elles sont à l’image de ceux qui les représentent.

  • tout faux…il y a 43% que l’etat ne « gère » pas..et c’est assez pour le que le néolibéralisme fasse son oeuvre de destruction et de ruine de la société française.

    • Vous avez raison, d’ailleurs les 40 dernières années de gestion anti-libérale, étatiste et tout simplement socialiste ont prouvées leur efficacité.

      La france est maintenant un pays rayonnant culturelement et économiquement.

      Ha… en fait non…

    • Je n’ai pas su interpreter un sous entendu humoristique à votre propos. Cependant pour la gestion de l’Etat, il a fait ses preuves avec 57 % de dépenses publiques financées par la dette 2.300 Mrds et des déficits chroniques depuis 1974. Il lui reste donc 43 % à coloniser mais alors se posera la question de qui va produire les richesses, risquer son épargne et donc entreprendre ?

    • A lemière : en fait, dans le calcul du PIB, on intégre les dépenses de l’état, ce qui est une hérésire mathématique.

      Techniquement, en France, l’état gère 100 % du PIB des sociétés de plus de 1 salariés (sauf institutions financières).

      Et le néo libéralisme, cela n’existe pas … mais bon, expliquez nous comment le néolibéralisme ruine la France ? où le voyez vous ???

  • « La France, elle est à nous » serait typique d’un discours d’extrême-droite.

    Pour sûr, celui qui la prononce est typique. Mais visiblement pas de l’extrême droite, à moins de faire le poirier pour regarder l’image.

    • Exact, et « la République, c’est MOI » comme disait l’autre ab……

    • Contrôler la rue est typique des fascistes de droite et de gauche.

      • Certes, de même que l’antisémitisme décomplexé est également partagé par les deux extrêmes.

        Mais il faut arrêter de tortiller du fion. L’auteur nous balance ici sa désignation de l’extrême droite alors que le mec qui prononce l’insulte est un digne représentant de l’Islam de base, de l’Islam du quotidien des banlieues. Cette phrase dans article est une fake news caractérisée, conforme à la pensée inique, une tentative éhontée de brouillard de la pensée conforme au padamalgam et au vivrensembe. Dommage que Contrepoints s’abaisse au niveau des idioties habituelles qu’on entend en boucle sur LCI ou BFM.

        Il faut sans cesse rappeler qu’Hitler était socialiste et que l’un de ses alliés dévoués était le mufti de Jérusalem Al-Husseini, à l’origine du mouvement palestinien. Voilà ce qu’il faut savoir pour recadrer le contexte de l’attaque contre Finkielkraut.

        Tout ceci n’a évidemment rien à voir avec les premiers GJ qui réclamaient moins de taxes, moins d’Etat. A qui profite le crime ?

  • « La France, elle est à nous » est typique d’un discours d’extrême-droite.
    Il faudrait sortir, de temps en temps. C’est aussi et surtout le discours des Musulmans intégristes.

  • Le danger de ce mouvement pour Macron et sa clique était que, appuyé sur la classe moyenne, il était transverse aussi bien politiquement que socialement. Et le danger de cette unité a éte très bien perçu, nous n’avons pas affaire à des idiots.
    La stratégie face à cela a été de diviser le mouvement et d’en ramener une partie dans le giron de l’Etat redistributeur, à défaut de celui du gouvernement (les accointances de certains promoteurs de listes LREM aux européennes interrogent…).

    C’est donc très habilement que le gouvernement a joué sur la violence d’une part (en laissant inervenir les casseurs) et la « gauchisation » en infiltrant les rangs des GJ ou en exploitant cette infiltration. L’un d’eux témoigne: « Dans ma ville, au sein de certains GJ, il y a une main mise sur la modération et l’organisation de certaines AG de GJ qui ont lieu régulièrement. Une confiscation de la parole, dotée de quelques tabous comme la dette ou l’immigration. Des syndiqués ou militants d’extrême gauche, type antifas et compagnie, qui ont coupé court à toute discussion… »

    Le tout appuyé par les médias: peur de la violence, peur du gauchisme, rien de tel pour affoler la classe moyenne. Quelques sondages en prime et le tour est joué.
    Cependant aucun problème n’est résolu.

    • J’ai assisté à deux réunions organisées par deux mairies différentes où les représentants élus du conseil municipal organisait les questions prévues dans les quatre kit du gouvernement et le débat comme entendu entre E. Macron et son premier ministre n’avait pas lieu d’être. Je me suis d’ailleurs fait remettre à « ma » place pour avoir demandé le débat qui n’a pas eu lieu … démocratie vous-dites ?

  • Bonjour
    Avant de discuter de l’argent des autres, ou dit autrement combien vous me devez sur ce que vous gagner et réciproquement ? Je vous renvois à la notion de riches qui pourrait être définie par le dernier décile des hauts revenus des plus aisés (les 10%) défini par la DGFiP soit les revenus supérieurs à 47.030 € par an. S’il s’agit des 1 % (le centile des plus riches) vise les revenus supérieurs à 118.491 €. On ne vit que de revenus et pas du capital (ceci est une notion de socialiste, encore…)

  • Le mouvement des GJ se transforme en pagaille (c’était prévisible). Les media jubilent (Ca l’était encore plus).

    Est-ce que cela résout quoi que ce soit ?

    Faire des millions de frustrés qui espéraient qu’on allait prendre en compte leurs revendications plus ou moins loufoques … Qui va en profiter ? Mélanchon, Le Pen ?

    Et maintenant regardez bien braves gens : Macron va marcher sur les braises sans se brûler ! Ou Pas ?

    • Macron est fichu, donc, marcher sur des braises ou pas, il est déjà grillé, donc . . . le vrai problème est qu’aucun politique ne sort du lot actuellement et les solution alternatives , elles n’existent pas .

      • Pas besoin d’un politique qui sort du lot pour convoquer des élections législatives. C’est la seule façon d’en sortir par le haut, pour le moment.

    • le gogol masqué de la vidéo est un black block (antifa et antisémite)
      il a trouvé un compère avec une barbe teintée au hénné, ce qui est caractéristique des islamistes radicaux abreuvés aux allocs…
      On est très loin des revendications initiales… pour le plus grand plaisir des médias et du pouvoir, qui peuvent enfin décrédibiliser le mouvement (regardez comme ils ont sauté sur l’occase pour accuser l’extreme droite et partir sur un élan national contre l’antisémitisme)
      c est gonflé de voir un gauchiste lutter contre l’antisémitisme quand ce sont ses ouailles qui en sont les représentants!!

  • «La France, elle est à nous» est clairement un marqueur des migrants et autres islamistes, en aucune façon un slogan d’extrême droite, à part cela (mais qui a son importance) très bon article. Après l’effondrement du socialisme, aurons nous Eltsine pu Poutine?
    Je préférerais le second, car sous peu, il faudra«aller chercher les islamistes jusqu’au fond des chiottes» ou perdre notre liberté pour plusieurs siècles

    • Tout d’accord avec vous democit, sauf ma petite nuance sur le slogan, mais elle est mineure. J’espère Poutine, mais que n’a t-il pris, lui aussi, lorsqu’il a osé s’en prendre aux Tchétchènes. Jusqu’à ce qu’on découvre qu’ils sont des terroristes islamistes… Il a au moins défendu son « art de vivre », quoiqu’on en pense vu de l’extérieur. Maintenant, c’est pour les rohingas qu’il faut militer… tous ces noms différents pour cacher l’invasion musulmane, partout. Comment un même peuple peut-il être autant rejeté, partout ? Aucune conclusion à en tirer par les bien-pensants ?

      •  » Jusqu’à ce qu’on découvre qu’ils sont des terroristes islamistes…  »

        Et Kadyrov que Poutine a mis à la tête de la Tchétchénie; c’est un quoi d’après vous?

        • Un islamiste pas-terroriste.

          •  » Un islamiste pas-terroriste.  »

            La frontière entre les deux est plus que poreuse. C’est justement ce genre d’individu extrémiste qui cultive le terreaux pour les djihadistes et autres apprentis terroristes. Je vois que le fameux terme  » on vous le dit, padamalgam  » c’est selon comme ça arrange.

            • Si Poutine y a trouvé un avantage, il doit avoir eu ses raisons. Cela ne nous concerne pas directement, les Russes par contre, bien plus. Je ne connais pas suffisamment la situation sur place pour m’avancer.

      •  » Comment un même peuple peut-il être autant rejeté, partout ?  »

        Les musulmans ne font pas partie d’un même peuple. A moins que pour vous un arabe, un perse, un ouïghours ou un pachtoune c’est du pareil au même.

        • Une même religion en effet, j’ai écrit trop vite. Mais c’est un détail, le fond reste : comment se fait-il que ce soit toujours les mêmes, où qu’ils soient, qui se fassent rejeter ? Ce qui n’enlève rien au fait que la plupart bien sûr ne se font pas rejeter, j’anticipe le padamalgame.

  • « La France, elle est à nous » a été hurlé par un islamiste en non un individu appartenant à l’extrême-droite.

  • Article passionnant, merci.
    J’ai une réserve sur l’expression « la France elle est à nous » qui rejoint « on est ici chez nous ». Je pense que ces expressions sont utilisées par les 2 extrêmes. Pour l’extrême-droite, cela signifie : « les étrangers qui ne veulent pas s’assimiler, dehors ! » et pour les islamistes, c’est la reprise de la prophétie du 1er président algérien à savoir que la France sera conquise grâce aux ventres féconds des femmes algériennes. Donc les islamistes, se sentant de plus en plus autorisés à imposer leurs dogmes, reprennent ces expressions, merci la tolérance sur le voile, la suppression du porc dans les cantines, des crèches dans les lieux publics etc.
    Selon Jean Quille, les libéraux surtout sur Contrepoints sont des conservateurs parce qu’opposés à l’immigration… non non, demandez aux commentateurs de Contrepoints s’ils sont opposés à l’immigration suisse, canadienne, allemande, etc. Il y a immigration et immigration. Une immigration de peuplement, d’invasion, dans le but de s’approprier un pays pour tirer profit des « richesses » produites par le passé, doit effectivement être combattue. Mais ce que je dis-là n’est pas politiquement correct, n’est-ce pas.

    • Je crois que c’est encore plus simple : les Français sont opposés au financement de l’immigration. Qu’on enlève toutes les aides diverses et variées, est-ce qu’ils vont venir toujours aussi nombreux, qui pour un petit regroupement, qui pour des allocs faciles, etc ?

      • Vous avez raisons,les états n’ont pas à modifier, par des actions par essence néfastes, la fabrique sociale; c’est de l’ingénierie sociale et cela a toujours été rejeté par les libéraux, que ce soit dans le passé le kulkakisme, le lyssenckisme de Jossip Wissarionowitch ou le racisme du régime ns ecc.
        En maintenant des niveaux de liberté économique extrêmement bas en Afrique et au Moyen-Orient -voire en y organisant des conflits!- près de soixante ans après les décolonisations et des systèmes d’état providence chez eux, les dirigeants européens pratiquent -vollente- une politique qui a pour but d’augmenter la dépendance de l’état des populations européennes ainsi transformées, avec commme corollaire le renforcement du pouvoir desdits états sur ces popultaions, but ultime de toute manoeuvre politique, ce qu’un libéral ne devrait jamais oublier.
        Pour le reste, un libéral est évidemment en faveur d’une liberté d’établissement total, dans le monde entier et les opinions qu’il entretient sur sur le choix des personnes avec lesquelles il va dîner en ville/prier/ va à l’école/se marie ecc. font entièrement partie de sa vie privée. Note: tout ceci seulement si l’on vit dans une société de libertés…
        Ni mélangisme! Ni nationalisme!

      •  » Qu’on enlève toutes les aides diverses et variées, est-ce qu’ils vont venir toujours aussi nombreux, qui pour un petit regroupement, qui pour des allocs faciles, etc ?  »

        Vous n’avez pas forcement tort; mais c’est loin d’être une évidence de croire que les immigrants arrivant en France chercheraient forcement le  » généreux  » système sociale français au lieu de vouloir Travailler. La  » jungle  » de Calais en est la preuve. Pourquoi tout ces migrants veulent-ils aller en Angleterre bien moins généreuse que la France avec tout les risques qui en découles pour passer la frontière en vivant en plus comme des clodos dans l’attente d’une opportunité pour partir alors qu’ils pourraient se contenter de vivre au frais de la princesse puisque selon vous l’état français serait trop généreux avec les immigrés fraîchement arrivés?

        • Parce que ceux qui cherchent l’Angleterre ne sont pas les mêmes que ceux qui cherchent la France.
          Il n’est pas question d’être « trop » généreux. Et surtout, ne pas regarder seulement le court terme et analyser la situation de façon relative, pas absolue (ce qui est « peu » pour la France peut être considéré « beaucoup » ailleurs).
          Il faut toujours commencer par se poser les bonnes questions. Pourquoi les immigrants actuels viennent-ils en France ? Pour travailler ? Regardez les statistiques, vous allez constater que ce n’est que très partiellement vrai.

          Est-ce que les Etats-Unis étaient « généreux » avec les immigrants qui y allaient au XIXème ? Pas trop, et pourtant ils y allaient. Ceux qui veulent travailler seront toujours les bienvenus, le fait de ne pas leur mettre à disposition des aides diverses et variées dès leur arrivée ne devrait pas les empêcher de venir. Mais croyez-vous que la France serait parmi les destinations favorites de ceux qui veulent travailler ? Calais semble témoigner du contraire.

      • Oui Durru, je ne suis pas allée au bout de mon raisonnement qui était : l’immigrant qui arrive en s’assumant, s’insérant et produisant est le bienvenu.

    • « Selon Jean Quille, les libéraux surtout sur Contrepoints sont des conservateurs parce qu’opposés à l’immigration… »
      Non, pas « parce que ». Vous m’avez mal lu.

      • On l’observe « parce que » :
        « Et on le constate souvent dans les commentaires ici, ils se retrouvent particulièrement dans le refus de l’immigration. »
        Vous avez oublié d’ajouter « d’assistanat ». Immigration d’assistanat. Je croyais, naïvement, que les libéraux ne sont pas censés accepter l’assistanat, et encore moins l’encourager.

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