Les énergies renouvelables, un secteur aux contours trop flous

Le secteur des énergies renouvelables englobe des réalités très diverses, aux effets parfois contradictoires.

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Les énergies renouvelables, un secteur aux contours trop flous

Publié le 10 février 2019
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Par Hervé Dumez1 et Sandra Reno2.
Un article de The Conversation

La COP24 en Pologne a déçu et inquiété, apparaissant bien loin de la gravité des enjeux climatiques. Le mouvement des Gilets jaunes illustre de son côté combien la fiscalité sur l’énergie est politiquement et socialement sensible.

La transition énergétique dans laquelle sont engagées nos sociétés est pourtant indispensable. Il s’agit de sortir des énergies carbonées (pétrole, gaz, charbon) ou présentant de forts risques de catastrophes (nucléaire) pour aller vers des énergies renouvelables.

Mais qu’entend-on exactement par « énergies renouvelables » ? Le secteur englobe en effet des réalités très diverses, aux effets parfois contradictoires.

Une multiplicité de définitions des énergies renouvelables

Dès que l’on cherche à établir ce que recouvre exactement l’expression « énergies renouvelables », on bute sur une multiplicité de définitions.

Dans ses statuts, L’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) les définit par exemple ainsi :

« Toute forme d’énergie produite à partir de sources renouvelables et de manière durable. »

Dans une telle définition, le bois constitue donc une énergie renouvelable. Encore faut-il qu’il soit exploité de manière durable, ce qui n’est pas forcément le cas. Plus problématique encore, le bois peut constituer une énergie carbonée, puisque l’exploitation de cette ressource s’accompagne nécessairement d’émissions de gaz à effet de serre, réduisant le pouvoir « capteur de CO2 » des arbres de la forêt ainsi exploitée. Cela va donc à l’encontre des objectifs fixés dans le cadre de la transition énergétique, en l’occurrence la réduction des émissions de carbone.

De son côté, l’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER) désigne comme « renouvelables » les énergies qui :

« […] n’engendrent pas ou peu de déchets ou d’émissions polluantes, participent à la lutte contre l’effet de serre et les rejets de CO2 dans l’atmosphère, facilitent la gestion raisonnée des ressources locales, génèrent des emplois ».

Le nucléaire émet peu de CO2 et fournit un grand nombre d’emplois locaux : faut-il alors le placer dans la catégorie des énergies renouvelables ?

Les impacts environnementaux

Greenpeace a introduit un nouvel aspect dans la définition de ces énergies : la dimension catastrophique (liée en partie à leur dimension locale). Celle-ci est incomparablement plus faible pour les renouvelables que pour les fossiles – on pense ici aux incendies de plates-formes pétrolières offshore par exemple – ou dans le nucléaire.

Nouveau cas problématique, celui de l’hydroélectricité ; car la construction de barrages modifie profondément – voire détruit – les écosystèmes locaux, pose des questions aux scientifiques quant à son impact sur la biodiversité. Certains estiment donc que cette forme d’énergie, même si elle repose sur l’eau qui apparaît comme un facteur renouvelable, doit être limitée dans la taille de ses exploitations, voire être exclue de la liste.

Un problème de nature similaire se pose avec la méthanisation, qui recouvre des aspects tant favorables que défavorables pour l’environnement, puisqu’il s’agit d’une production d’énergie à partir de ressources renouvelables (les intrants étant composés de déchets organiques, agricoles ou issus de l’industrie alimentaire). Si elle permet la valorisation des déchets et la réduction des émissions, la méthanisation reste un procédé délicat, et l’installation ainsi que les aires de stockage des intrants et des digestats (c’est-à-dire ce qui reste une fois le processus achevé) doivent être éloignés des sources d’eau potable et des habitations.

D’un acteur à l’autre, la liste des énergies renouvelables pourra ainsi considérablement varier, à mesure qu’elle intégrera, ou non, l’hydroélectricité, le bois, la méthanisation et, surtout, le nucléaire. Et cela sans que l’on dispose de critères parfaitement clairs pour opérer ou non l’inclusion ou l’exclusion.

Énergies renouvelables : des acteurs et des technologies hétérogènes

On peut donc douter de l’existence d’un secteur des renouvelables aux frontières bien définies.

Cette hétérogénéité en rejoint une autre, interne. Prenons, par exemple, le solaire qui se divise entre thermique (qui consiste à utiliser la chaleur du soleil pour réchauffer directement l’eau ou un gaz, ou pour produire indirectement de l’électricité par la condensation que l’échauffement du liquide ou du gaz provoque) et photovoltaïque (qui consiste à transformer les rayons du soleil en électricité grâce à des cellules composées d’un minerai spécial, majoritairement du silicium), et dont les technologies et les acteurs sont très différents. Il en va de même, à un degré moindre, des différences entre éolien terrestre et marin.

De plus, la taille des acteurs économiques impliqués dans ce secteur varie elle aussi fortement. On y trouve de grands groupes industriels internationaux (comme EDF-énergies nouvelles ou Vestas) et des PME (bureaux d’études, firmes de services, petits installateurs de panneaux solaires, etc.).

Les problèmes d’acceptabilité sociale créent une autre forme d’hétérogénéité entre énergies renouvelables. Ils se posent surtout pour l’hydraulique, pour des raisons de biodiversité, et pour l’éolien (onshore comme offshore), notamment en raison de la protection des paysages et des effets possibles sur la faune, qu’elle soit aérienne ou marine.

Un nouveau mix énergétique, mais lequel ?

C’est dans ce contexte aux contours flous que les États doivent faire des choix en matière de transition énergétique.

La difficulté tient ici à ce que l’on connaît l’état de départ dont on veut se sortir – à savoir les énergies carbonées et à terme, probablement, le nucléaire – sans savoir vers quoi l’on se dirige exactement. Il s’agit d’élaborer un nouveau « mix énergétique » pour faire face aux défis du changement climatique.

En janvier 2019, le nucléaire représente ainsi plus de 70 % de la production d’électricité, l’hydraulique 12 %, le gaz (énergie fossile et importée) 10 %, contre environ 5 % pour l’éolien, le solaire, et les bioénergies, selon les chiffres publiés en direct par RTE. Engagé dans une transition écologique, notamment avec la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) du 18 août 2015, le gouvernement français cherche à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la consommation énergétique, et notamment la consommation d’énergies fossiles, et à lutter contre la précarité énergétique.

Concernant le mix énergétique, ces objectifs sont certes chiffrés : la part des énergies renouvelables doit atteindre 23 % en 2020 et 32 % en 2030, et celle du nucléaire, dont la position dans le mix et l’avenir sont toujours sujet à débat, à 50 % d’ici 2025.

Mais ce nouveau mix énergétique poserait plusieurs problèmes. D’une part, on ne sait pas comment ces besoins seront couverts, et notamment par quelles sources d’énergies renouvelables et dans quelle proportion. L’incertitude porte, d’autre part, sur les conséquences industrielles de cette transition. En effet, il n’existe plus de constructeur industriel français dans le secteur (les entreprises françaises font seulement de l’installation et de l’exploitation). Le soutien public en faveur d’une meilleure intégration des énergies renouvelables dans le mix énergétique s’opère donc au prix d’un déficit de la balance commerciale.

Enfin, le développement de l’autoconsommation en électricité fait émerger de nouveaux acteurs : les ménages, les quartiers, les collectivités locales, qui deviennent des producteurs-consommateurs.

Les États doivent donc composer avec de multiples composantes. La France présente de ce point de vue une originalité : s’est constitué depuis 1993 un Syndicat des énergies renouvelables (SER) sans qu’il soit possible de dire si ce syndicat « représente » le secteur ou si le secteur existe parce qu’un syndicat le constitue !

On retrouve au sein de cette structure la même diversité avec de multiples filières (bioénergies, énergie éolienne, solaire, du sous-sol, hydroélectricité, énergies marines renouvelables), chacune d’entre elles étant subdivisées en sous-secteurs. Certaines sont entrées dans le syndicat puis ont repris leur indépendance, comme l’éolien pour lequel il existe désormais une organisation syndicale indépendante, France Énergie Éolienne.

Une transition incertaine

Le développement d’une filière industrielle ne s’est pour le moment pas vraiment réalisé. En effet, les objectifs environnementaux de réduction des émissions de CO2 ont plaidé pour un développement des renouvelables tout en encourageant un maintien fort du nucléaire dans le mix énergétique hexagonal et la Chine s’est assurée un quasi-monopole sur les panneaux photovoltaïques.

Les politiques énergétiques locales se développent quant à elles à un rythme très modéré : en atteste le « cas d’école » de la ville de Loos-en-Gohelle, engagée dans un projet de ville durable depuis 2001. Cette évolution laborieuse des pratiques s’explique probablement par la lente évolution du cadre juridique, l’autoconsommation collective demeurant par exemple à ce jour très encadrée en France.

Organiser la transition énergétique suppose donc aujourd’hui de faire converger plusieurs logiques : la politique énergétique nationale, la défense de l’environnement et une politique industrielle territoriale associant l’État et les acteurs économiques. En pratique, cette convergence reste hautement problématique pour les énergies renouvelables en France.

La transition est un jeu collectif dont l’État est un élément important, mais sans doute pas le pilote au sens fort. Elle s’opérera plutôt sur la base d’une négociation entre les différents joueurs de cette transition définissant ensemble un cadre juridique novateur, créatif et réactif face aux évolutions en cours.

Sur le web-Article publié sous licence Creative Commons

  1. Professeur à l’École polytechnique, directeur du Centre de recherche en gestion (École polytechnique) et de l’Institut interdisciplinaire de l’innovation, président de la Société Française de Management, École Polytechnique.
  2. Doctorante et chargée d’enseignement en sciences de gestion, École Polytechnique.
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  • C’est très clair au contraire …. pomper le contribuable!

    • il est assez vicieux d’introduire le concept de durabilité, il permet de geler les situations et d’empêcher le développement..car il n’est pas possible de produire »plus » d’une énergie renouvelable sans porter davantage atteinte à l’environnement ( à technologie donnée certes)..
      greenpeace l’a bien compris en ajoutant un paramètre catastrophe qui sinon permettrait à des écologistes radicaux de contester aussi l’usage du bois ou des eoliennes, et il y en a .

      au bout du bout des verts il y a les antihumains…un peu plus haut on a greenpeace qui veut les tenir..parce que « il faut préserver la biodiversité  » en mentant aux gens et prétendant que préserver la biodiversité est possible sans conséquence sur les humains…. plus haut vous arrivez dans les gens qui pensent que la biodiversité passe après les gens…

      chez les greenpeace vous avez tout une gamme de gens qui vont débattre de choses comme le nombre d’humain possible sur terre et leur niveau de vie…

  • « Le mouvement des Gilets jaunes illustre de son côté combien la fiscalité sur l’énergie est politiquement et socialement sensible. »
    Euphémisme: c’est politiquement idiot (un pays qui surtaxe l’énergie se tire une balle dans le genou) et socialement inacceptable.

    La transition énergétique dans laquelle sont engagées nos sociétés est pourtant indispensable. Affirmation discutable: le lien CO2 climat est invalidé par les faits, les réserves d’énergies fossiles sont loin d’être épuisées. Et quand bien même, en quoi des politiciens épris d’idéologie dans leur bureau seraient-ils à même de planifier des évolutions alors que le marché fera faire une transition beaucoup moins brutale le moment venu?
    Quant au nucléaire… il serait beaucoup plus logique d’être mort de trouille en prenant sa voiture le matin que d’avoir peur d’une catastrophe nucléaire…

    • pour bien faire il faudrait mettre une TVA zero sur l’électricité nucléaire

    • Ben c’est un article écolo. Si vous cherchez les « à peu près », les c… ou les contradictions dans l’article …

      • c’est un article factuel. Quand je l’ai ouvert, j’ai craint de tomber sur un énième délire anti-écolo ou un procès à charge contre le changement climatique. Eh ben non… pour une fois, c’est un article neutre et informatif. Je sais que les gens ici ne sont pas du tout ouvert sur les idées autres que les leurs, mais là, vous abusez..

        • un article factuel qui commence à dire qu’il n’existe pas vraiment de définition des termes employés dans le débat..

          ça reste le problème de l’ecologie elle ne peut pas être raisonnable..elle est par essence arbitraire et alors chacun a sa vision de l’écologie.. imaginez donc que quelqu’un propose un communisme raisonnable…

          je vous en prie commencez par m’expliquer ce qu’est une énergie renouvelable.. concept qui d’ailleurs cache le vrai problème qui est en réalité comment produire de l’énergie sans avoir d’impact sur l’environnement..

          refuser les fossile et être pro eolienne est l’a priori du raisonnement, ce n’est pas la conclusion d’une réflexion se demandant comment fournir au mieux à une population l’énergie qu’ elle désire.

          il faut donc enfumer les gens…dissimuler sur les limitations actuelles des renouvelable par rapport aux fossiles.. typiquement parler aux gens de l’intérêt de l’usage de la biomasse pour leur faire perdre de vue que la production de biomasse n’est pas comparable en quantité au fossile!!!

          • vous comprenez…les écologistes ne veulent pas dire aux gens vous allez devoir diminuer votre consommation significativement. il ne veulent pas dire que la réalité économique est une multiplication du prix de l’énergie par 2 ou 3 et donc des choix dramatiques à faire…baisser le chauffage ET ne pas partie en vacances ET bosser plus d’heures..parce que l’énergie est quasiment la véritable monnaie, elle est partout ..

          • Il existe un certain consensus sur la définition des ER, comme c’est expliqué dans l’article, et il est donc nécessaire de le clarifier en introduction de n’importe quelle étude ou rapport sur le sujet; ça n’invalide en rien leur existence ou leur pertinence.
            L’écologie ne peut pas être raisonnable ? Par essence arbitraire ? Euh… c’est un avis euh.. bref.. c’est votre avis, je ne vois pas sur quoi vous le fondez. (et je note que vous placez habilement la comparaison avec le communisme. Les libertariens font un petit concours ? Vous gagnez des points quand vous la placez ?)
            Les énergies renouvelables ont pour vocation de REDUIRE l’impact sur l’environnement, pas de le supprimer, ou aussi en transferant ou transformant l’impact pour l’utiliser (comme faire de la cogén).
            Le fossile est limité et polluant, quand vous aurez un baril à 350 dollars à cause des coûts d’extraction, vous allez sans doute vous découvrir une âme de partisan du renouvelable.
            La conclusion de la réflexion, menée par des gens en général compétent, qui ne sont pas d’accord sur tout bien-sûr (ya bien des débats entre les gens qui font du développement durable, du renouvelable, les écolos, les extrêmistes, les simples personnes qui veulent réduire leur impact etc.. faut pas voir tout ça comme un bloc. Ça vous facilite la vie et simplifie votre réflexion, mais ce n’est pas la réalité), la conclusion donc est de fournir de l’énergie à une population qui en désire certes, mais pas comme on donne des bonbons à un gamin qui pleurent pour en avoir. Il faut être raisonnable.

            • Ben si, ça invalide leur existence. Totalement.

              Quand les énergies fossiles sont trop chères, plus personne ne peut se payer des gadgets écolos improductifs comme les éoliennes.

              • vous êtes une perle…
                Pouvez-vous, en toute rationalité, expliquer votre propos ? Parce que là, ce que vous dites est un peu trop absurde pour moi.

    • On est en train d’oublier ( un peu vite) que le carbone a été et est indispensable dans l’émergence et le développement de la vie sur terre car il a permis le stockage de l’énergie solaire sous forme organique ( végétaux puis hydrocarbures – pétrole, gaz, hydrates de méthane etc..) et que des mécanismes que l’homme ne maîtrise absolument pas ont permis la régulation du climat au cours des millénaires, même s’il a pu y avoir des variations importantes des températures et des gaz de l’atmosphère. Que l’homme se préoccupe des sources d’énergie du futur, c’est un comportement prudent, mais qu’il décide sans aucune certitude de tout miser brusquement sur le renouvelable, sauf à découvrir rapidement le moyen de capter et stocker l’énergie solaire avec un rendement d’au moins 75%, c’est du suicide.

      • @ C2MR
        C’est évidemment le challenge des énergies renouvelables qui défie la science et la technologie: le stockage de l’énergie électrique.
        Pour l’énergie d’origine hydraulique, c’est déjà en pratique: quand la consommation diminue, rien n’empêche de repomper l’eau en amont.
        Sinon, avec le nombre de gens qui doivent chercher, partout sur la planète, la façon d’améliorer la « batterie » de façon fiable et économiquement raisonnable, ils finiront bien par trouver quelque chose!
        Et une énergie renouvelable tient au seul fait que la source d’énergie est accessible à tout le monde et généreusement distribuée, encore faut-il la collecter et la maîtriser et ça, ce n’est pas gratuit.

        • Compenser une dizaine de jours de non production d’électricité nécessiterait de construire environ 900Km2 de STEP…
          Quand on voit le foin des 34ha de Sivens, je crains qu’il ne faille en effet trouver d’autres formes de stockage 😉

  • « Le mouvement des Gilets jaunes illustre de son côté combien la fiscalité sur l’énergie est politiquement et socialement sensible. »

    L’art d’évoquer un problème et de botter en touche dans une même phrase !

    On pourait dire aussi :
    – la catastrophe Vénézuélienne, les Kmers Rouges et la Corée du Nord illustrent de leur côté combien le progressisme et la planification sont politiquement et socialement sensible. »

    • l »écologie est l’idée que l’humanité puisse heureuse et prospère vivre sans dégrader l’environnement ..
      tout le monde adhère.. comme à l’idée d’avoir le beurre et l’argent du beurre..
      bon passons au coté pratique cela implique que tous les aspects de la vie seront régis par leur aspect écologique et notamment que l’augmentation du niveau de vie et de la population est, toute chose par ailleurs, interdit..

      donc les gens ne seront pas libres mais heureux et avec un niveau de vie jugé « décent »…décent n’ayant qu’un sens collectif.. qui en général aboutit à égal aux autres..

      si vous souhaitez être libre, si vous estimez que vous voulez améliorer votre niveau de vie par exemple votre longévité, l’ecologie n’est pas pour vous…

      • @ jacques lemiere
        C’est pourquoi il faut distinguer « écologie » ensemble des connaissances « du milieu, de l’environnement au sens le plus large, des conditions de vie »
        et l’écologisme, mouvement idéologique et politique cherchant de moins en moins confusément à imposer un pouvoir sur les personnes au nom de leurs « valeurs »(?) à eux.
        L’écologie qui favorise votre qualité de vie et d’environnement, est évidemment appréciable et bien comprise et adoptée de plus en plus par la population.
        L’écologisme convainc bien moins facilement!

  • Ce constat montre l’incohérence de la démarche sous la pression des écologistes têtus conjuguée au mercantilisme des affairistes s’engouffrant dans ce inepties de l’état.
    Le dernier paragraphe de cet article est très explicite de ce qu’on n’est pas près d’y voir clair tel qu’on est parti !

    • On dirait du Macron!

    • L’article assène des affirmations estampillées vérités indiscutables. C’est ce que les écolos appellent un article factuel.

      Ce qui m’horripile n’est pas les choix de société que font les écolos ou les socialistes. Un choix majoritaire doit être respecté – à condition que cela soit réellement un choix et non une manipulation. Ce qui n’est pas acceptable c’est la façon de nier les problèmes qui rendent infaisables le socialisme ou la transition énergétique. Car il s’agit bien la de (dangereuses) manipulations.

  • L’urbanisation est toutes ces conséquences, les liens de plus en plus importants entre la vie sociale et les besoins des personnes notamment en « Energie », font que même si des énergies renouvelables intermittentes sont les bienvenue dans un mix énergétique, (a la condition absolue qu’elles soient bon marché, une évidence qu’il est toujours bon de rappeler), les besoins en Energie notamment électrique du futur devront être instantanés. La recharge d’une bagnole ou d’un smartphone ne pourra pas attendre.
    Quand on a compris ça , on peut passer a l’étape suivante.

  • Et comme toujours on oublit l’essentiel, l’énergie humaine. Sans elle ,toutes les autres sources d’énergie n’existent pas…et c’est bien dommage car quand le travail de l’homme vaudra zéro…

    • euh c’est le contraire qui s’est produit , le travail de l’homme est devenu de plus en plus valorisé…

      • Alors là je demande a voir l

        Mais supposons que cela soit vrai ,dans ce cas là on n’a aucune raison de se préoccuper de la transition énergétique augmentant le coût de l’énergie ,de la promotion du bio faisant exploser le panier de la ménagère ni du prix du logement

      • valorisé, mais chez de moins en moins de monde…
        Il y aura ceux qui savent faire marcher la « machine », et ceux qui ne servent à rien… et qui représenteront 99% des mammifères bipèdes de cette planète…

  • Subtil ! Introduire la dimension catastrophe par l’incendie d’une plate-forme pétrolière, et non par les ruptures de barrages genre Malpasset…

  • Non, la transition énergétique n’est pas indispensable, surtout en France! Arrêtez d’inonder les Français de mensonges et de tenter de leur faire payer à force de taxes et d’impôts des idioties, pour ne pas dire plus parce que je suis polie et que mon père m’a toujours dit que le mot de Cambronne dans la bouche d’une femme, à l’époque d’une fille, n’était ni convenable ni acceptable !

    • Ah, un commentaire pertinent ! rien que cette phrase est largement sujette à discussion !!! La mettre comme postulat décrédibilise tout le reste.
      Comme la suivante qui prétend décrire la « transition énergétique »: « Il s’agit de sortir des énergies carbonées (pétrole, gaz, charbon) ou présentant de forts risques de catastrophes (nucléaire) pour aller vers des énergies renouvelables. »

      • Les seules catastrophes qui sont certaines (même pas un fort risque) sont le communisme et l’écologie politique.

        • Ca fait une seule…
          Ce sont deux noms différents pour la même chose … de la remballe comme on dit dans la barbaque de supermarché 🙂

      • Le but « ni carbone ni atome » est asséné comme un postulat car il est illogique et que si on devait le discuter l’escroquerie aparaîtrait au grand jour : on ne peut pas accuser le CO2 de la fin du monde ET exclure l’énergie atomique du débat.

        Quand donc va-t’on enfin dénoncer ce foutage de gueule !

    • Un petit bémol tout de même.
      La transition énergétique n’est pas nécessaire pour la partie électrique.
      Mais compte-tenu des 60 milliards d’euros de déficit de notre balance commerciale en achat de fossile pour nous chauffer et rouler, une transitions/transformation/évolution (you name it) est indispensable, sinon on va juste couler avec le bateau…
      Il nous est impossible de maintenir un tel déficit sans nous faire mettre sous tutelle généralisée à la manière d’une république bananière caribéenne que nous semblons vouloir devenir…

      • Et si on exploitait ce que nous avons dans notre sous-sol comme hydrocarbures, cela améliorerait notre balance des paiements !

      • D’autres pays importent plus d’énergie fossile et ne sont pourtant pas en déficit.
        Le problème est le manque de création de richesse et d’exportations. Plutôt que de réduire les importations d’énergies fossiles au profit d’une transition énergétique coûteuse et instable plombant encore plus la production de richesse, débarrassons notre économie de tous les feins collectivistes et étatiques qui la plombent. Une fois cela fait, le coût de l’énergie fossile importée ne sera plus un problème.

  • Ce qui est curieux, c’est que cet article ne dit pas un mot sur l’intermittence aléatoire de l’éolien et l’intermittence du solaire qui dépend des heures de la journée (en étant à production nulle la nuit) . Il faudrait distinguer les énergies pilotables et les énergies intermittentes. Sont pilotables le thermique à flamme, l’hydraulique, le nucléaire, les agroénergies. Le problème de l’intermittence, c’est qu’elle est souvent en inadéquation avec la demande, et souvent fatale, notamment en hiver, à l’heure de pointe du soir, avec un anticyclone froid sur l’Europe de l’Ouest, donc avec absence de vent. La fourniture d’électricité pilotable compétitive, a permis le développement de nos sociétés occidentales. L »éolien et le solaire, c’est une régression qui va à l’encontre du développement de notre pays.

  • @Hervé Dumez1 et Sandra Reno
    Votre analyse des renouvelables est intéressante, mais elle présente deux lacunes majeures :
    – comme Greenpeace vous caractérisez le nucléaire comme présentant un « risque important de catastrophe ». Or c’est totalement faux : en confondant danger et risque, vous véhiculez une peur qui n’est basée sur aucun critère rationnel. Le nucléaire est dangereux certes, comme toutes les énergies de masse, mais le risque est le plus faible qui soit pour ce qui concerne les centrales construites en France. Il est environ de 1 accident par million d’années, accident dont les conséquences seraient limitées aux installations sans impact sur les populations, vu les améliorations apportées au design initial d’origine américaine.
    Le charbon par ex présente un risque important (environ 4000 décès par cancer et par an en UE) et l’hydraulique a déjà tué lors de l’effacement de barrages. Ne parlons pas de la circulation automobile que personne ne songe à limiter, et pourtant cette activité est bien plus risquée que la production d’électricité par l’énergie nucléaire.
    – vous évoquez les paramètres à prendre en compte pour le choix d’un mix optimal : économique, environnemental, social… Il manque le principal : la faisabilité technique. Car toutes les lois des hommes (comme la LTECV) ne pourront modifier les lois de la physique, par ex. la loi de Kirchhoff. Viser un taux élevé (disons supérieur à 40 %) d’énergies renouvelables intermittentes comme le solaire PV ou l’éolien n’est simplement pas possible tant qu’on n’aura pas mis au point industriellement un procédé de stockage de masse de l’électricité, et sauf rupture technologique majeure, ce n’est pas demain la veille.
    Il faut donc conserver un taux important d’énergie pilotables dans le mix : hydraulique de lac, charbon ou nucléaire.
    Nous ne sommes pas en Norvège, donc l’hydraulique plafonnera à 15 %.
    Le charbon n’est plus de mise avec ses émissions polluantes.
    Il reste le nucléaire, mais l’idéologie et les calculs partisans font qu’en France on n’ose pas conclure de cette manière.

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