4 questions essentielles que les Gilets jaunes doivent se poser

Ceux qui vous ont promis la liberté avec la démocratie directe vous ont trompés.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

4 questions essentielles que les Gilets jaunes doivent se poser

Publié le 6 février 2019
- A +

Par Patrick Aulnas.

Votre colère et votre courage ont étonné. Vous n’étiez pas attendus, vous vous êtes imposés. Mais pourquoi solliciter sans cesse les politiciens ? Pourquoi vous, femmes et hommes libres de France, réduisez-vous à ce point votre liberté sans même en avoir conscience ?

Démocratie représentative ou démocratie directe ? Croyez-vous vraiment que le problème soit là ? Même si vous êtes entendus, les référendums resteront rares et ne résoudront rien. Ils ne changeront pas l’accaparement par l’État du produit de votre travail à un niveau jamais atteint dans l’histoire de l’humanité.

L’État confisque votre liberté sur la moitié de votre richesse

J’emploie le mot État au sens large : l’ensemble des institutions publiques nationales, locales, sociales.

L’État n’est pas une divinité qui apporte des bienfaits. Il est simplement une structure gérée par des politiciens avides de pouvoir. Plus vous les sollicitez, plus ils accumulent de pouvoir et moins vous êtes libres. Il s’agit là d’une constante du gouvernement des hommes depuis des millénaires et la France n’y échappe pas.

N’oubliez pas que l’État est la seule structure disposant de la violence légitime. En lui demandant toujours plus, vous augmentez le champ de la coercition et vous réduisez le champ de la liberté.

Aujourd’hui en France, les représentants politiques élus décident de l’affectation de 56 % du produit intérieur brut. Cela signifie que sur plus de la moitié du produit de votre travail, votre liberté se résume à élire des représentants qui décideront des dépenses à votre place. Sur plus de la moitié de ce que vous produisez par vos efforts quotidiens, vous n’avez aucun pouvoir individuel de décision. Ce sont les politiciens qui prennent des décisions collectives en votre nom.

L’État ne donne que ce qu’il prend

L’État ne peut donner que ce qu’il prend. En lui demandant toujours plus, vous vous privez d’une partie du produit de votre travail. Car ce que vous donne l’État par ses dépenses, vous l’avez payé par les impôts et cotisations obligatoires, qu’ils soient à votre charge ou fictivement à la charge des entreprises. Et le jeu des politiciens depuis plus d’un demi-siècle a été constant : répondre oui aux demandes du peuple pour disposer d’un pouvoir financier croissant. Ils ont donc sans cesse augmenté impôts et cotisations pour se prévaloir devant les électeurs de réalisations diverses.

Mais leur malignité a été plus loin. Craignant l’impopularité, ils n’ont pas eu le courage politique d’augmenter les impôts et cotisations à la hauteur des dépenses publiques et ils vous ont endetté pour des décennies. Ils se prévalent devant vous, électeurs, de multiples réalisations financées par des dettes décidées par eux mais qui sont les vôtres. Vous avez sur les épaules 2300 milliards d’€ de dette publique.

La démocratie directe vous divisera et favorisera les politiciens

En disposant chaque année de 56 % de tout ce que produit le pays, les politiciens ont accumulé un pouvoir gigantesque.

Croyez-vous vraiment que des référendums à répétition changeront cette situation ? Ils consisteront évidemment à demander encore et toujours plus à l’État. Le oui l’emportera presque toujours si les politiciens promettent que l’État donnera davantage : augmenter les dépenses par l’endettement par exemple, voire même réduire les impôts tout en augmentant les dépenses. Les députés des deux Républiques précédentes avaient déjà fortement tendance à utiliser de façon irresponsable une telle démagogie. Imaginez alors le délire médiatique des tribuns dans les campagnes référendaires ! Ils promettront n’importe quoi pour gagner l’élection.

Servitude volontaire ou liberté ?

Vous êtes d’abord et avant tout des femmes et des hommes libres. Votre liberté vous permet d’agir sans le relais de la politique dans de nombreux domaines. Nul ne songe à retirer à l’État ses prérogatives régaliennes : justice, police, diplomatie, armée, infrastructures routières, etc. Mais pour le reste, faut-il toujours abandonner notre liberté individuelle au profit des politiciens ? N’est-il pas infantile de quémander des avantages auprès de l’autorité publique ?

Ceux qui vous ont promis la liberté avec la démocratie directe vous ont trompés. La question fondamentale est ailleurs. Faut-il plus d’État, donc plus d’impôts et de dépenses publiques ? Ou faut-il moins d’État, donc plus de liberté individuelle ?

Vous êtes à la croisée des chemins. Vous pouvez emprunter la route de la servitude en n’étant que les solliciteurs des politiciens. Vous pouvez choisir celle de la liberté en devenant les acteurs de votre destin.

Voir les commentaires (167)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (167)
  • splendide, magnifique….
    pourquoi ne le diffusez pas plus largement ?
    Ici, vous ne trouverez que majoritairement des gens déjà convaincus.
    Ce texte est suffisamment simple pour provoquer au moins un début de réflexion dans la tête de la plupart des français honnêtes ( au sens ouvert car indécis).
    Je suis convaincu que cela peut faire la différence entre une victoire et la défaite.

  • « Démocratie représentative ou démocratie directe ? Croyez_vous vraiment que le problème soit là ? » Eh bien oui je crois que le problème est là car nos gouvernants sont devenus une caste qui ne représente plus qu’eux mêmes et ces gouvernants font des lois qui les avantagent eux d’abord. Le peuple n’est là que pour travailler et leur fournir de quoi s’en mettre plein les poches.

    • Ces gouvernants dont vous parlez sont les représentants de ces électeurs auxquels vous pensez qu’il suffirait de donner le pouvoir pour changer les choses. « Représentants », ça veut dire qu’ils ont les mêmes défauts et les mêmes incompétences, qu’ils sont représentatifs en un mot. Et vous prétendez qu’ils ne le seraient pas, et qu’il faudrait trouver un meilleur moyen que le peuple, censé être lui franc de l’incompétence, de la vénalité, du manque de vision, de l’égocentrisme, etc., fasse triompher ses vices au lieu de ceux de ses représentants ? Ce sont les mêmes !
      Il aura suffi, pour ramener les GJ de révoltés contre une surcharge d’impôts à de vrais croyants dans la démocratie directe salvatrice de la France, de son économie, de sa dette, de ses règlements, de ses charges, etc., de proposer de faire passer les impôts un peu plus sur ceux qui ont réussi, et de monter le taux de prélèvements obligatoires d’un point, la dette de deux points de PIB, et de baisser la croissance d’un point aussi.
      « Le meilleur argument contre la démocratie est un entretien de cinq minutes avec un électeur moyen. » Churchill ne disait pas « démocratie directe », mais ça va de soi aussi…

      • « Les promesses n’engagent que ceux qui les croient. »

      • @ MichelO
        Comme souvent, votre réflexion qui part bien, dans le fond et dans la forme, de cet article, conduit à une réflexion frappée au coin de la logique et du bon sens.
        On peut donc se demander si il est équitable de sacraliser les citoyens parfaits face à leurs « élites »(?) forcément condamnables!
        Existerait-il une démagogie libérale?

    • aux dernières nouvelles, ils sont élus…
      le problème est que les idées socialistes sont populaires.. macron est impopulaire malgré le fait qu’il veuille préserver le système…pas parce qu’il veut le foutre en l’air..mais à un moment ya pu de sous…

  • demander toujours plus à l’état…..même pas besoin de demander , macron propose que l’état rémunère certains journalistes dans les rédactions ( lci , bfm , tf1…..) , sans parler de toutes ces associations qui lui courent après depuis le lancement du  » fumeux grand débat « , bref tout le monde veut du fric et je gage que beaucoup obtiendront gain de cause ….c’est pas cher , c’est l’état qui paie……

    • Macron propose que l’Etat rémunère des journalistes (je veux dire, d’autres que ceux déjà rémunérés par l’ex ORTF, Radio France et France Télévision en tête) ? Mais… ça correspond à une vraie demande ! Discutez un peu, bon nombre de français sont viscéralement convaincus que les entreprises, c’est le mal qui presse les gens comme des citrons et que la seule solution passe par l’État sauveur, par définition désintéressé… d’où les propositions débiles de nationaliser les banques (comme si ça n’avait pas été fait il y a 35 ans…), les assurances, etc.
      Comme dirait l’autre… ce pays est foutu !

    • ils donnent meme la prime d’activité aux fonctionnaires qui eux ne risquent pas d’être chômeurs.

  • Rentre chez toi, foule ignorante, maître Aulnas a parlé. « Même si tu es entendue, les référendums ne résoudront rien ». Point. C’est comme ça. ‘Ils consisteront évidemment à demander encore et toujours plus à l’Etat (ne pas oublier la Majuscule, c’est le Prophète qui Parle) ».
    40 ans qu’on laisse aller, et bien sûr l’état n’a pas grossi.. Continuons à laisser aller, l’état est si raisonnable…

  • M. Aulnas est égal à lui même, comme toujours.
    Bien sûr, la solution n’est pas la démocratie directe. Bien sûr, la démocratie directe est pire que la démocratie représentative, on le voit de suite lorsqu’on fait une rapide comparaison entre le paradis français de la démocratie représentative et l’enfer suisse de la démocratie directe. C’est pas moi, c’est Jupiter lui-même qui l’a expliqué, donc M. Aulnas n’a aucune raison de ne pas le croire.
    Et, évidemment, c’est la marmotte qui emballe le chocolat dans du papier alu (on le voit en Suisse).

    Il n’a jamais pensé, M. Aulnas, biberonné comme il l’a été à l’argent de l’Etat toute sa vie, que les gens pourraient faire à l’Etat la demande inverse, celle de Pompidou, « arrêtez d’emmerder les Français ! » D’ailleurs, il ignore depuis le début que c’était ça la toute première revendication des gilets jaunes.
    Il n’a jamais envisagé que la démocratie représentative actuellement en place n’aboutira jamais à un tel résultat, exactement parce que les politiques (les « représentants ») vivent par définition d’argent public.
    Il ne comprend toujours rien M. Aulnas. Ou alors il comprend, mais il essaie, avec ses faibles moyens, de nous hypnotiser et nous faire croire qu’il faut toujours laisser la politique aux politiques et prendre nos libertés de poules libres et désarmées dans un poulailler libre géré par des renards libres.

    • Mr Aulnas est heureux que l’état lui ponctionne sa grosse retraite d’agrégé de l’éducation nationale !! Mr Aulnas aime provoquer en disant qu’il admire le chefaillon Macron que tout le monde déteste ici ! Contrepoint lui donne la parole (et donne donc la parole à LREM), qu’ils aillent plus loin donc en donnant la parole au RN !

      • Effectivement, ça serait dans l’ordre des choses, ils sont tout aussi libéraux les uns que les autres 😉

      • Il est clair qu’un site libéral devrait interdire à ceux qui ne le sont pas assez de s’exprimer. On pourrait même envisager, pour favoriser le libéralisme, de mettre dans des camps ceux qui ne sont pas assez libéraux : après tout, c’est cohérent avec ce qu’ils défendent…

      • Je serais ravi qu’un intervenant RN, FI, ou autre, vienne nous exposer sa vision de la liberté.
        Comme je suis ravi de lire les articles de monsieur Aulnas, qui est pourtant bien plus modéré que moi.

    • Contrairement à Durru, je ne sais pas ce que M. Aulnas a compris ou n’a pas compris. Mais une chose est certaine : le sujet de cet article est « plus d’État ou moins d’État ». L’auteur propose la seconde solution aux GJ. Rien de plus libéral.
      Quant aux insinuations à caractère personnel, elles n’honorent pas son auteur.

      • Le sujet de cet article est « laissez tomber le référendum ».
        Quant aux « insinuations à caractère personnel », je vous invite simplement à lire les articles que M. Aulnas publie régulièrement sur Contrepoints depuis l’avènement de Jupiter. Vous comprendrez mieux.

      •  » L’auteur propose la seconde solution aux GJ.  » Sauf qu’il ne dit absolument rien sur la façon d’y parvenir. A part que ce n’est pas par le biais du RIC. Mais il précise que la classe politique en place oeuvre toujours pour accroître son périmètre. Bref, voeux pieux et autocontradiction. Ce qui est logique puisque la seule conclusion serait que l’équipe au pouvoir aggrave les choses, et que M. Aulnas refuse manifestement, par a priori, une telle conclusion.

        • La liberté n’a pas besoin d’être fournie avec un kit clé en mains.

          • La liberté a besoin d’un cadre légal où s’exercer, ce qui est de moins en moins le cas en France. Il ne s’agit pas de réclamer un kit, mais de constater au moins le verrouillage actuel. On est dans le yaka privé de moyens de faire, là.

    • +1

      Au commencement, le mouvement n’était pas politique et n’était même pas dirigé contre Macron. Au pire contre le PM et ses fixettes routières. La surcharge de taxes étant l’oeuvre de Sarko et Hollande.

      Macron s’est attiré l’oprobe, les revendications contre sa personne et les revendications sociales par son attitude et peut-être volontairement pour décridibiliser le mouvement.

      En fait, le problème est plus constitutionel que social. Mais la bonne solution pour éteindre l’incendie serait des élections (législatives ou présidentielles) puis revoir la constitution.

      • Des élections avec les mêmes parasites qui ecument depuis quarante ans, c’est sûr que ça va bien se passer.

        • Personne ne vous empêche de vous présenter.

          • Arpenter le trottoir avec des talons aiguilles et des bas resille n’est pas le genre de la maison.

            • Pourquoi se plaindre, alors, si vous laissez les clés de la maison à des inconnus ?

              • C’est peut-être qu’on préfère encore un inconnu à quelqu’un dont on connait les limites ?

                • Les quatre derniers commentaires montrent que ni durru, ni Théo31, ni MichelO ne se sont engagés dans un mandat électif. Je dirai sobrement que s’ils en avaient fait l’expérience, ils ne tiendraient pas des propos aussi naïfs.

                  • Vous n’en savez rien. Vous feriez mieux de vous occuper de vos affaires.

                    • @ durru
                      J’ai réagi à vos réponses à Théo316 car elles sont emblématiques de la culpabilisation d’une population rendue responsable de son malheur au lieu que soit mis en cause le système corrompu qui la parasite. Soit vous ignorez cette corruption et cette ignorance vous rend naïf, soit vous n’êtes pas naïf et vos réponses cavalières à Théo316 ne sont pas acceptables car elles manquent de loyauté.

                    • @Virgin
                      Soit, option que vous écartez, car vous me connaissez, bien sûr, je sais un peu ce que c’est de mettre les mains dans le cambouis, affronter cette corruption (avec tous les désavantages personnels que cela implique), et ne pas seulement s’apitoyer sur son sort en simple spectateur. Merci.

                  • Je suis d’accord avec vous (évidemment parce que je sais en ce qui me concerne 🙂 ), sauf peut-être que le mot « naïf » n’est probablement pas le plus juste, mais un meilleur qualificatif ne me vient pas à l’esprit pour la « naïveté consciente et assumée » dont je crois faire preuve.

                    • @ MichelO
                      Savoir faire preuve de « naïveté consciente et assumée » n’est pas à la portée du premier « naïf » venu. La rigueur aimable de votre réponse témoigne d’une exigence éthique redoutable. Il s’agit là d’une véritable arme anti-corruption. J’essaierai de m’en souvenir. Merci pour l’élégance de cette leçon.

                    • Merci. La naïveté consciente et assumée est d’ailleurs plutôt un atout pour les travaux scientifiques, et pour le reste, elle vaut son lot d’hostilité, mais aussi d’amitiés indéfectibles, donc je n’ai pas tant de mérite que cela…

    • Le problème, c’est que l’usage du référendum suppose une population éduquée et capable d’esprit critique. Ce qui n’est pas le cas actuellement en France…
      Ce qui veut dire que la thèse de monsieur Aulnas, qui est que quand des politiques promettront aux français de raser gratis ils applaudiront et en redemanderont. Il suffit d’écouter quelques secondes les gens très intelligent qui expliquent très doctement que tous les maux du pays viennent de la loi « Pompidou Giscard Rothschild de 1973 » qui empêchent l’État de faire tourner la planche à billets lui-même…
      Je ne peux pas m’empêcher d’être d’accord avec lui…

      • C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui, ne vous en déplaise. Je ne vois absolument pas pourquoi le référendum serait pire.
        Au contraire, les gens vont se sentir directement responsables des décisions qui seront prises et ne se défausseront plus derrière leurs « représentants ».
        Qui plus est, dans le cas d’un référendum il y aura un débat où toutes les opinions (la vôtre, la mienne, etc.) pourront être exprimées et, encore mieux, entendues. L’esprit critique ne tombe pas du ciel, il doit se former et il n’y a rien de mieux que la pratique pour ça. Je ne dis pas que tout sera parfait, mais vous ne pouvez pas nier qu’on peut difficilement faire pire qu’aujourd’hui.

        • « Les gens vont se sentir directement responsables… »
          « toutes les opinions pourront être exprimées, et encore mieux, entendues »
          N’est-ce pas vous qui quelques lignes plus haut rappelez que les promesses n’engagent que ceux qui les croient ? A ce niveau de naïveté, ça reste des promesses, mais il est confondant que vous puissiez penser que nous y croirions…

          • De quelles « promesses » parlez vous ?
            Qui vous empêchera de vous exprimer, si le but sera de prendre une décision sur un sujet précis, pas de déléguer à un tiers le droit de prendre les décisions à notre place ?
            Je ne comprends strictement rien à votre charabia, désolé…

            • Je parle de la promesse que les gens se sentiraient soudain responsables, de la promesse que les opinions seront miraculeusement entendues et donc, implicitement, approuvées ou réfutées pour ce qu’elles sont et non pour qui les exprime, etc.
              Si vous ne comprenez pas mon « charabia », après tous les échanges que nous avons sur ce site, comment espérer qu’un RIC conduirait l’électeur lambda à faire l’effort de comprendre les questions et les enjeux, qui seront forcément du charabia par rapport à ses opinions préconçues sur le sujet ?
              Quant à ne pas déléguer à un tiers le droit de prendre les décisions à ma place, le déléguer de préférence à 20 millions de gens que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam et qui à 99.99% sont moins bien informés tant de la nature du problème que des conséquences réelles des choix qui me concernent au premier chef, dois-je vraiment vous expliquer pourquoi je n’y crois pas ?

              • Comment pouvez vous croire que quelqu’un confiné à se parler à lui-même pourrait mieux comprendre la situation ou mieux exprimer ses opinions ?
                Il ne s’agit pas d’une « promesse », au mieux c’est une « possibilité ». Et je ne vois pas pourquoi vous considérez que les autres sont certainement des abrutis incapables, tous les autres sauf vous. Qu’en savez vous ?
                Vous ne voulez pas déléguer le pouvoir décisionnaire à 20 millions (pourquoi 20, je n’en sais rien, il y a environ 47 millions ayant le droit de vote, mais passons). Mais vous acceptez tranquillou de déléguer ce pouvoir à une oligarchie qui, si elle est peut-être mieux informée, elle est certainement moins bien intentionnée. Sans oublier que ce sont les mêmes 47 millions (ou 20, si vous préférez) qui vont décider (avec vous) de qui seront ces « représentants ». Par ailleurs, qu’est-ce qui est plus facile à manipuler ? Un avis explicite sur un sujet précis, ou un choix unique sur des sujets très variés, façon auberge espagnole ?
                Choisissez donc la société dans laquelle vous voulez vivre, mais je vous garantis que ce n’est pas la France. Ni un autre pays de taille raisonnable. Les humains ne sont pas tous des génies, mais ils ne sont pas tous des imbéciles non plus. Il y a de tout et vous pourriez apprendre de tout un chacun, si vous n’étiez pas obnubilé par votre complexe de supériorité.
                Ou alors mettez en place une bonne dictature comme on aime, mais assurez vous d’être du côté du manche, parce que vous pouvez être certain que, peu importe le sujet, vous n’aurez pas l’unanimité.

                En fait, je vais vous dire : ce qui m’énerve à chaque fois que je vous lis à ce sujet, c’est la proximité idéologique entre vous et Macron (et Aulnas, d’ailleurs, vu qu’on échange sous son article). Vous dites : « moi je sais, les autres sont des imbéciles incultes qui n’ont pas la capacité de comprendre la complexité des problèmes ». Certes, vous n’avez pas les mêmes idées, mais vous avez la même approche d’autrui.

                • Bien sûr que je ne considère pas que les autres sont des abrutis incapables, individuellement ! Mais collectivement, les autres — parce que moi je ne me mêle effectivement pas aux soviets — deviennent beaucoup trop facilement, dès qu’ils sont plus de quatre, des bandes de c..s, comme disait Brassens. Cela ne veut pas dire que je pense que je sois supérieur à quiconque, cela veut dire que j’ai constaté que chaque individu peut bien m’être supérieur, et j’en connais qui le sont dans tous les domaines, et pas qu’un peu, et ça navre mais j’essaie de faire bonne figure, il suffit qu’ils se réclament d’un groupe pour devenir médiocres. Quand ces individus me traitent de médiocre, j’encaisse et je tente ensuite de m’améliorer, mais quand je traite un groupe de médiocres, ils répondent systématiquement « Qui es-tu pour prétendre ça ? Il y a des qualités en chacun de nous. » et ne font pas la moindre auto-investigation.
                  Non, je ne veux pas déléguer le pouvoir à une foule. La foule se retourne systématiquement contre ceux qui n’en font pas partie, puis contre les faibles en son sein. Si vous avez des exemples historiques du contraire, je vous écoute, mais je pense en avoir suffisamment de mon côté de ce que j’avance pour réfuter vos arguments.
                  Et j’ajouterais une chose : ceux qui ont raison quand ils vous disent « moi je sais », les Einstein et autres, ils existent bien mais sont ultra-rares. Ceux qui ont raison quand ils disent « moi je sais que tu ne sais pas », ils sont beaucoup moins rares et tout aussi respectables. Si vous écartez ces derniers, vous écartez les premiers, et vous abandonnez toute chance de progrès. Le doute est toujours raisonnable sur la vérité, il est toujours stupide sur la fausseté.

                  • Rien que le gouvernement, quelques dizaines de personnes, c’est beaucoup plus que quatre. Et même si on le réduit comme un bon libéral le souhaiterait, ça serait toujours plus de quatre.
                    C’est la société humaine qui est comme ça, il n’y a rien à faire.
                    La question n’est pas de savoir si une solution est bonne ou pas dans l’absolu, seulement si elle est meilleure qu’une autre ou pas.

                    Aujourd’hui déjà des individus sans scrupules se sont arrogés le droit de parler (et surtout de décider) au nom de tous, et ils ont tous les outils en main pour garder ce pouvoir.
                    Ceux qui sont descendus dans la rue pour leur contester ce pouvoir discrétionnaire sont nombreux, ils sont donc forcément une foule, il n’y a rien à dire là-dessus, c’est à la fois leur force (le nombre) et leur faiblesse. Seulement, lorsqu’on est dans l’isoloir, le mot le dit, on est « isolé », chacun pour soi, devant sa propre conscience seulement.

                    Et prendre une décision individuelle, en son âme et conscience, n’a pas grand chose à voir avec le fait de choisir un « champion » pour nous représenter sur la totalité des sujets d’intérêt général. Qu’on puisse se tromper ? Mais bien sûr. Qu’on puisse être influencé ? Également. Mais on ne parle plus de foules, là.
                    Mélanger le cri de la rue et le vote individualisé n’a pas beaucoup de sens. Aussi parce que, notamment en France et depuis bien longtemps, les bruits qu’on entend n’ont plus vraiment de rapport avec les avis individuels des gens. Les derniers mois nous le montrent avec force.

                    • Dans une boite privée, ça marche très bien, sans passer par l’isoloir. L’isoloir est le lieu où l’électeur peut impunément décider de diriger la vie de la minorité à son profit, et il ne s’en prive pas. Et pour le reste, il suit la voix de la foule, relayée par les médias. Regardez les doléances exprimées dans les débats, ne me dites pas que les électeurs feraient passer le contraire. Si vous avez un minimum de culture économique, pour comprendre les mécanismes qui règlent les marchés là où ça marche, ne me dites pas que l’électeur moyen dispose du même minimum et s’en sert pour faire ses choix !
                      75% des électeurs sont pour le rétablissement de l’ISF. 75% sont pour le maintien de la taxe d’habitation pour les 20% dont ils ne font pas partie. Le fait que notre système amène des incapables malintentionnés au pouvoir n’a rien à voir, le système « démocratique » où le pouvoir est donné à ceux qui n’ont montré aucune capacité pour l’exercer ne vaut pas mieux. Savoir s’il est bien pire ou pas est une question spécieuse. L’important est que n’importe qui, aie-t-il fait l’ENA ou soit-il une coalition d’électeurs de base, n’est pas apte au pouvoir. Il faut sélectionner autrement ceux qui le sont, et ça passe forcément par la reconnaissance que certains sont plus aptes que d’autres, et ces autres parfois complétement inaptes.

                    • Et voilà, la naturel revient au galop. L’individu ou la foule, c’est la même chose. Mépris absolu.
                      Vous ne savez absolument rien de ce que les électeurs feraient et, pour être sûr de ne pas vous tromper, vous refusez l’expérience. Trop facile.

                    • Pas de mépris, de la responsabilité ! Si j’ai établi que l’expérience peut trop facilement conduire à une catastrophe, je ne la tente pas, et je désapprouve ceux qui veulent à toute force la tenter, et qui pour le faire m’attaquent sur ma personne plutôt que sur mes élaborations.
                      Mais je vous concède que je comprends qu’à ce stade, face à ceux qui s’opposent à la déduction scientifique, à ces gueux qui travestissent les propos pour exciter des sots comme écrivait Kipling, on en vienne comme Galilée à l’injure — Il répondait que la géométrie servait principalement à peser, à mesurer et à compter ; à peser les ignorans, à mesurer les sots, et à compter les uns et les autres — (D’Alembert). Avec une certitude logique et scientifique, même plus modeste que celle de la mécanique terrestre qu’avait Galilée, traiter ses opposants d’ignorants et de sots ne serait pas du mépris, mais proche de la simple description naturaliste… Pourtant, j’essaie de m’y refuser, j’argumente avec vous, comme si vous étiez un camarade et non un juge du tribunal ecclésiastique. S’il y a du mépris, je ne pense pas qu’il soit de mon côté !

                • Ce qui m’énerve le plus chez vous, c’est votre manière de réécrire à votre idée ce que sont censés penser et être vos interlocuteurs.

                  • « à 99.99% sont moins bien informés tant de la nature du problème que des conséquences réelles des choix qui me concernent au premier chef »
                    « Et vous prétendez qu’ils ne le seraient pas, et qu’il faudrait trouver un meilleur moyen que le peuple, censé être lui franc de l’incompétence, de la vénalité, du manque de vision, de l’égocentrisme, etc., fasse triompher ses vices au lieu de ceux de ses représentants ? Ce sont les mêmes ! »
                    « un moyen pour les GJ de ne pas répondre, de vendre du vent, et de faire durer un mouvement d’idiots utiles au service de la CGT, des casseurs, des assistés, des étatistes, des imposeurs, etc »

                    C’est vrai ça, je réécris… Surtout la première citation, qui est l’exact contraire de ce que j’ai pu comprendre.

                    • Donc vous affirmez que les 20 millions de votes qui font la majorité sur 47 millions moins les abstentions plancher correspondent pour une part significative à des gens mieux informés que moi des problèmes et des choix qui me concernent personnellement. Vous aussi, vous savez mieux que moi ce qui me concerne, je suppose…

                    • C’est le 99.99% qui saute aux yeux. Y’a de la marge entre 20 millions et 2000…
                      Et peut-être que les choix en question concernent également d’autres que vous, non ?

                    • Moi je me préoccupe de ne pas emm… ceux qui ne font pas partie des 2000 avec les conséquences de mes choix. Mais 2000 me paraît effectivement une évaluation correcte…

                    • « Bien sûr que je ne considère pas que les autres sont des abrutis incapables, individuellement ! »
                      « 2000 me paraît effectivement une évaluation correcte »
                      Donc, si je comprends bien, vous considérez qu’il y a bien 2000 individus dans ce pays qui méritent votre respect. Et vous m’accusez d’interpréter et tout et tout.
                      C’est dommage, vous n’avez pas l’air si dépourvu de bon sens que ça…

                  • Ah, sinon, je me limite à lire ce que les gens écrivent (« vous dites »), je ne prétends pas savoir ce qu’ils pensent ou sont…

                  • Ce qui m’énerve le plus chez vous, c’est votre manière de réécrire à votre idée ce que sont censés penser et être vos interlocuteurs.
                    Tiens, j’ai l’impression de me répéter… Les 2000 personnes dont je parle sont celles qui connaissent assez les détails de ma situation personnelle et ont suffisamment de bon sens et d’empathie pour en tenir compte dans leurs choix. La distinction d’avec les autres n’a rien à voir avec les « inférieurs » ou « supérieurs » dans quelque domaine que ce soit.

                    • Désolé pour le mauvais placement, c’était ma réponse à « 6 fév. 20h35 ».

                    • « Moi je me préoccupe de ne pas emm… ceux qui ne font pas partie des 2000 avec les conséquences de mes choix. »
                      Sous-entendu : les autres ne le font pas. Qu’en savez vous ? Ou alors, s’ils le font également, où est le problème ?
                      Restez dans votre tour d’ivoire…
                      P.S. Je répète, je ne m’occupe pas de ce que les gens « pensent » ou « sont ». Je ne me base que sur ce qu’ils écrivent ou disent. Si vous ne voyez vraiment pas la différence…

                    • Il n’y a pas de sous-entendu. Point.

                    • Alors pourquoi vous vous inquiétez des choix des autres, tout en précisant que vous tenez compte des autres lorsque vous faites vos choix ? Si vous ne considérez pas les autres comme des nuisibles par définition, vous n’avez pas à vous inquiéter, vu qu’ils vont avoir la même approche que vous, c’est à dire de se soucier d’autrui. Vous êtes à fond dans les contradictions, désolé.

                    • « vous n’avez pas à vous inquiéter, vu qu’ils vont avoir la même approche que vous, c’est à dire de se soucier d’autrui. »
                      Vous parlez des lecteurs de Contrepoints, ou du corps électoral, là ? Einstein aurait eu des doutes sur votre santé mentale : « la folie, c’est de faire encore et encore la même chose et de s’attendre à des résultats différents« .

    • Je suis tout à fait pour la démocratie directe.
      Après les suisses ont majoritairement rejeté l’idée d’un smic et de 6 semaines de congés payés.
      Pas sûr que les français fassent de même ?

  • pourquoi le référendum d’initiative populaire devrait il être rare ?
    en suisse, c’est tous les trimestres qu’il y a des consultations du peuple. plusieurs questions posées, chacune à son échelon administratif pertinent.
    ça peut aller d’un seul village reculé dans une vallée (actuellement, le car postal passe 2 fois par jour dans le village, voulez-vous qu’il passe 4 fois par jour pour une somme de tant par an ?), à un district (voulez-vous la construction d’une nouvelle piscine pour un budget de tant ?), d’un canton (êtes-vous d’accord avec la baisse de 1
    % du taux de fiscalité des entreprises dans le canton ?) à la confédération (êtes-vous d’accord pour l’adhésion de la suisse à la communauté européenne ?)

    • Rare, non, mais local, oui. Outre la culture bien supérieure de l’électeur suisse, il y a la question de la subsidiarité, du cantonnement des problèmes si j’ose employer ce terme. Les GJ et les autres veulent toujours que leurs problèmes soient traités et résolus à l’échelle nationale, ils vont même à Bruxelles pour que l’Europe enjoigne à la France ce qui n’aurait pas la majorité localement. Ca révèle surtout que la principale préoccupation des Suisses est de mieux diriger leur propre existence, et celle des Français de mieux diriger celle de tous ceux qu’ils peuvent atteindre, quitte à ce que la leur reste médiocre.

      • Vous ne savez rien de ce que « les GJ et les autres veulent ». Si on leur donnait la parole, on le saurait.
        Bien sûr qu’il faut de la subsidiarité, mais mettre en place le référendum comme mécanisme démocratique ne peut se faire au niveau de chaque commune, vous en conviendrez. Ce qui est demandé « à l’échelle nationale » est exactement l’acceptation de cette ouverture, rien d’autre. Une fois cela mis en place, on en reparlera, de ce que veulent les uns et les autres.
        Ce n’est pas parce que la CGT s’est mise à s’habiller en gilets jaunes que les GJ sont tous des CGT-istes.

        • « Si on leur donnait la parole »
          La prendraient-ils, ou resteraient-ils confortablement réfugiés dans l’ambiguïté ? Il ne me semble pas avoir vu de prise de parole de GJ sur Contrepoints, dont je doute pourtant qu’il la leur refuse ! Le RIC serait le seul moyen de faire émerger questions et débats utiles, et d’obtenir des réponses qui iraient dans le sens de l’intérêt général ? En attendant, ces questions devraient rester secrètes ? Plus ça va, et plus le RIC m’apparait comme un moyen pour les GJ de ne pas répondre, de vendre du vent, et de faire durer un mouvement d’idiots utiles au service de la CGT, des casseurs, des assistés, des étatistes, des imposeurs, etc. Ah oui, il y a la bonne excuse d’avoir individuellement les mains propres ! On n’améliore pas la situation avec de bonnes excuses et des promesses naïves.

          • Quelle meilleure « prise de parole » qu’un vote exprimé sur un sujet précis ?

            • Ca s’appelle une réponse dilatoire, pas une prise de parole…

              • Vous n’arrivez toujours pas à faire la différence entre la majorité silencieuse et les minorités bruyantes qui font la pluie et le beau temps dans le paysage médiatique.

                • Vous confondez majorité dans le silence, et majorité dans les idées. Or c’est à vous qu’incombe la charge de la preuve qu’un vote irait contre les sondages à 75%.

                  • Voilà la preuve par l’exemple que la propagande du gouvernement et des médias à propos de l’ISF a porté ses fruits.
                    Parce qu’on rabâche partout qu’il faut rétablir l’ISF, et encore plus parce que Macron a dit qu’il ne reviendra pas là-dessus, on a réussi à faire croire à tous les froussards de droite que l’affaire est entendue, que l’ISF sera le premier sujet de référendum et qu’il sera forcément validé.
                    Jamais ne vous serait venu à l’esprit que les choses ne sont peut-être pas si nettes que ça.
                    Je vous rappelle une seule chose : en 2005, à part Fabius, tous les cols blancs, toutes les médias militaient pour le « oui » au référendum. Sans surprise, au début de la campagne il y avait une majorité confortable pour le « oui ». Et pourtant, à la fin… Bref, vous n’en savez rien, et personne n’en sait rien en fait. Sauf qu’il y en a qui ont leurs certitudes.

                    • Mais je m’en fous que l’ISF soit ou non la question d’un RIC ! Ce qui me préoccupe, c’est la différence entre le réfutable et le non-réfutable, le fait que vous ne pouvez pas réfuter que le RIC pourrait bien conduire, selon toute probabilité, à des choix catastrophiques. Vous me répondez non pas avec une réfutation, ou au moins une démonstration que mon estimation de la probabilité serait exagérée, mais avec un vocabulaire qui sème les plus grands doutes sur votre analyse : « faire croire à tous les froussards de droite » !
                      Rien que cela soutient sans équivoque mon propos. Les votants aux RICs se détermineraient bien sur des slogans de ce genre, et non sur les conséquences effectives, qu’ils ignorent manifestement comme vous, des choix qu’ils feraient.

                    • Ce que vous voyez aujourd’hui de vos propres yeux ne vous suffit pas pour vous rendre compte qu’il y a quelque chose qui cloche ? Le scénario décrit dans « La Grève » (sauf l’existence d’un John Galt) devient plus proche de la réalité chaque jour qui passe, mais ça ne vous suffit pas.
                      Le fait que tous les pays qui ont de la démocratie directe se portent mieux que la France, ça ne veut rien dire ?
                      Vous vous entêtez encore à croire que la réalité est acceptable, même si vous avez des preuves irréfutables que non, tandis que vous refusez une option sur vos seules impressions qui ne sont basées sur aucun fait, juste sur de l’imaginaire.

                      Quant à la tentation destructrice que vous prêtez à vos concitoyens (mais pas vous, bien sûr), il n’y a qu’à regarder certains des pays de l’Europe de l’Est, qui ont récemment connu des périodes de perte sévère d’autorité (notamment la Roumanie) sans que cela ne débouche sur des crimes de masse, ni des destructions dignes de l’Etat Islamique.
                      Ce que vous citez ne soutient en rien votre propos, c’est même tout le contraire, pas la peine de vous faire un dessein.
                      Et encore une fois, il n’y a que vous qui SAVEZ, vous êtes ignoble et aussi, désolé de vous le dire, un véritable IYI. Vous ne comprenez rien, mais vous croyez tout savoir. Et vous prenez les autres pour des cons, dans le plus pur style macroniste.
                      Posez vous une seule question : pourquoi Macron et ses comparses sont arrivés à un tel niveau de détestation dans la population ? Lorsque vous aurez une réponse raisonnable à cette question, vous saurez pourquoi j’ai ces réactions à vos interventions sur le sujet de la capacité des Français a comprendre, choisir, faire.
                      Je crois que je vais arrêter de vous importuner, je vois que c’est complètement inutile.

                    • Les pays qui se comportent mieux que la France ont souvent la démocratie directe. Et tout indique que le lien n’a d’éventuelle causalité que dans ce sens là !

                    • Et de plus, on se demande si à part m’insulter, vous avez un objectif d’analyse… Dois-je vraiment répondre, lisez-vous seulement ce que j’écris, ou y cherchez-vous simplement des mots épars et des sous-entendus inexistants pour attiser votre haine ?
                      Une dernière fois : Oui, il y a énormément à dire contre les dirigeants actuels. Non, les GJ et en particulier le RIC n’ont aucune raison objective de ne pas faire aussi mal, voire pire encore, donc tant qu’ils n’auront pas montré un minimum de compréhension des mécanismes et des risques économiques, il faut considérer qu’ils ne valent pas mieux que ceux qu’ils dénoncent. La voie pour eux est simple : montrer qu’ils ont conscience de leur ignorance et de leurs faiblesses, et s’attacher à les éradiquer au plus vite. Qu’ils ne le fassent pas les rendrait éminemment suspects…

                    • Voilà ma dernière réponse.
                      Vous me rappelez, vous, la citation d’Einstein sur la folie. Et ce que vous voulez, c’est de rester sur le même modèle de pouvoir et de prise de décisions (ah oui, les « notables locaux » c’est carrément collector), parce que « les GJ » (kézako ? quel rapport ?) n’auraient pas fait leurs preuves. Je n’ai pas de mots pour répondre…

                      Vous insistez sur le fait que vous avez analysé la situation et vous êtes arrivé à la conclusion que, « le RIC pourrait bien conduire, selon toute probabilité, à des choix catastrophiques ». Sur la base de quels faits ? Aucun, juste votre imaginaire. Mais c’est bien sûr aux autres de démontrer que votre imaginaire serait défaillant…

                      Par contre, le réel, ce qu’on vit aujourd’hui, ça vous va sans problème. Vous êtes content avec le chemin que ce pays est en train de prendre ? Loi renseignement, loi fake news, loi anti-casseurs, interdiction de l’anonymat sur internet, etc, etc. Oui ? Grand bien vous fasse. Pas moi.

                      Vous avez peur du changement, quel qu’il soit, pas du RIC, qui n’est qu’un outil. Au moins vous avez compris ça, c’est un outil pour enlever le pouvoir absolu des mains de la caste qui le détient, rien de plus. Mais cela vous semble accessoire, donc inutile, voire dangereux.
                      Voilà, c’est à peu près tout. Je me promets de ne plus vous répondre sur ce sujet.

                    • Sur la base de quels faits ?
                      Les risques ne s’évaluent pas sur la base de faits individuels particuliers, mais d’analyses de mesures, de causalités, de statistiques, et de discernement et de compréhension. La capacité à les évaluer se mesure à la survie de ceux qui y sont exposés suivant qu’ils suivent ou non les prescriptions qu’on élabore. Ce qu’ils sont libres ou non de faire, mais il est ensuite facile, avec un track-record flatteur, de convaincre ceux qui ont conscience d’être exposés. C’est comme ça que ça marche dans le privé, pour les entreprises.
                      Encore une fois, un fait isolé ne peut qu’invalider une théorie, jamais la valider. Quand on a une certaine culture scientifique et un certain sens de responsabilité vis-à-vis des risques, on ne propose pas des expériences à niveau de risque exorbitant en prétendant que ce serait aux faits de les réfuter parce que nul ne serait plus expert qu’un autre pour le faire.
                      Le « nul n’est plus expert qu’un autre » est l’un des fondements du communisme, et l’un des facteurs qui l’ont le plus sûrement conduit à sa chute…

                    • Sauf que là on parle de société, pas de sciences exactes. Ce que vous semblez ignorer. Il y a un gouffre entre la théorie (ce que vous avez « établi ») et la pratique (ce qui arrive dans le monde réel). Vos « modèles » en sociétés privées ne valent rien en socialie. Et ça se voit que vous n’avez strictement aucune compétence dans ce domaine précis, ce qui rend vos « certitudes » pour le moins amusantes. Bon, là j’arrête pour de vrai.

                    • Quand on maîtrise les probabilités, il n’y a aucun gouffre. La preuve, les compagnies d’assurance se portent très bien, et ça n’est pas par hasard

                    • Parce que les compagnies d’assurances assurent des biens privés, pas des comportements sociaux… ??? Les situations d’exception ne sont même pas assurées, d’ailleurs…

                    • La gestion des risques ne fait intervenir que des théories scientifiques, pas des modèles comportementaux. Les sorties de modèle ou les mesures qu’on rentre dans la théorie, c’est l’affaire du client, pas de l’assureur. Et d’ailleurs, en l’occurrence, il n’y a pas de modèle… Il y a juste une probabilité de ruine de l’économie française, que vous pouvez contester si vous avez de bonnes raisons de croire que je la surestime, mais si c’est avec l’argument que la science et sa logique ne s’appliquent pas quand on est dans le domaine social, ça n’est pas sérieux. Même si l’économie dépend de l’expérimentation et de la constatation, on peut y évaluer des risques. Mais vous croyez peut-être que je me préoccupe de mes biens personnels plutôt que de la faillite quasi-certaine, avec le RIC, de l’économie du pays…
                      Et votre opinion sur mes capacités m’importe peu, elle ne me fera pas perdre les amis que je me suis faits parmi les grands spécialistes du risque, et elle ne fera pas disparaître les résultats, en vies et en biens préservés et en dépenses évitées, auxquels j’ai modestement contribué… Ca me fait même beaucoup de bien de rire un peu.

                    • Ce qui est amusant, c’est qu’un gars comme Taleb, qui vit de la gestion des risques et des statistiques, semble avoir des avis complètement contraires aux vôtres. Sur le fonctionnement d’une société, sur la France… entre autres.
                      Mais bon, je suis certain qu’il n’y croit pas, c’est juste pour vendre ses bouquins.
                      C’est sûr, en tout cas, qu’une faillite assurée est un meilleur choix qu’un risque important de faillite. Au moins on sait où on va.

                    • Eh bien, Taleb et moi sommes d’accord sur suffisamment de choses, et depuis suffisamment de décennies, pour que le plus probable soit que vous ayez mal lu au moins l’un de nous deux.

                • La majorité silencieuse, c’est bien celle des sondages, non ? Celle qui a voté à 77% pour le retour de l’isf ? Donc oui, la majorité silencieuse demandera le retour de l’isf dans les tous premiers RIC. Ce sondage (et ce n’est pas le 1er) prouve que le RIC est une très bonne chose en Suisse où les gens ont eu une bonne culture économique et serait un désastre en France. Quelle réponse à cette même question en Suisse ?

                  • Elle n’a pas « voté », justement. Le référendum de 2005 aussi était écrit d’avance, n’est-ce pas ? Mais pas le jour du vote…
                    Arrêtez de vous faire des films, les Français ne sont pas si prévisibles que ça.

                    • Il y avait 77%/23% avant le référendum de 2005 ?

                    • Personne de sensé ne joue sa prospérité sur le renversement d’un sondage. Et moi j’ai des chiffres IFOP pour 2004 qui sont OUI 18%, NON 15%, Incertain 58%, Abstention 9%.
                      Ce ne sont pas des probabilités de gain, ce sont des risques, et on ne défend pas une option avec un risque à 70 ou 80% auprès de gens qui ne le mesurent pas, et encore moins auprès de gens qui le mesurent !

                    • https://fr.wikipedia.org/wiki/Sondages_fran%C3%A7ais_sur_le_r%C3%A9f%C3%A9rendum_du_29_mai_2005
                      Le 23-24/02, trois mois avant le vote : 66% oui, 34% non (et 36% indécis).
                      Regardez plutôt la forme des questions qui sont posées. Vous serez (très) souvent surpris. Comme dans le sondage où les gens montraient qu’ils sont, de fait, plutôt pour une flat tax que pour un impôt progressif. Les sondages sont faits pour créer une tendance, pas pour la rendre. Surtout au début.
                      A ce point, c’est de la naïveté inconsciente, désolé…
                      Et vous jouez donc votre « prospérité » ? Vous êtes donc contre le RIC parce que vous étiez soumis à l’ISF et vous avez peur qu’il revienne ? C’est la meilleure, honnêtement. « Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre. »

                    • 66% oui, 34% non, et 36% indécis, ça fait 136%, sans parler de ceux qui avaient l’intention de s’abstenir. Et oui, je regarde quelle question est posée, à combien de gens, etc. Je suis un statisticien, et vu la manière dont vous prétendez me donner des leçons, je doute que vous ayez cette culture, sinon vous m’auriez compris.
                      Enfin, oui, ma prospérité est en jeu, parce qu’elle est la conséquence, au moins en partie, de celle de l’économie française. Mais ne vous inquiétez pas pour moi, jusqu’ici j’ai bien mieux tiré mon épingle du jeu que la plupart, et je ne vois pas pourquoi ça ne continuerait pas. Simplement, ça ne console que moyennement de perdre moins que beaucoup d’autres, même si plus je vous lis, et plus je pense qu’ils l’auront bien cherché.

                    • La présence au vote a été en dessous des 70%, donc entre temps il n’y a eu même pas 6% qui se sont décidés de voter. Le choix du vote, par contre, a beaucoup bougé dans les trois derniers mois, après être resté à peu près stable presque six mois (une variation de 34% à 54%, une broutille).
                      Mais bon, ça veut rien dire tout ça. La seule chose qui compte, c’est le 77%, n’est-ce pas ?
                      Quant à moi, je sais que, si je vis assez longtemps, je vais finir par contempler un champ de ruines, alors être riche ou pas à ce moment là, comment dire, c’est plus qu’accessoire…

                    • Ah oui, avez-vous une idée du nombre d’indécis / abstentionnistes sur le fameux sondage à 77%, pour mettre en perspective ? Et de la question exacte ? Juste pour la comparaison…

                    • Celui-là, non, mais pour le précédent c’était 43 très favorables, 27 plutôt favorables, 19 plutôt opposés, 11 très opposés. Maintenant, si vous devez investir ou immigrer en France pour un gros projet économique, que vous étiez rassuré par la suppression de l’ISF, c’est fini, vous ne prenez pas le risque. Même si vous aviez de bonnes raisons de penser que l’ISF lui-même ne serait pas rétabli, vous ne prendrez pas le risque qu’autre chose vienne à la place. L’ISF faisait chaque année entre 0.5 et 1 point de croissance en moins, suivant les estimations, pour 3M€ de recettes fiscales en plus. La seule menace qu’une telle stupidité ou une autre passe dans un RIC, si sa probabilité n’est pas ramenée sous les disons 5%, conduira les investisseurs à aller ailleurs. Donc un manque à gagner de 1 point de croissance ou plus, et un pays sans prospérité, où il est pas très agréable de vivre même quand on parvient à sauvegarder sa situation personnelle. Pourquoi seuls quelques économistes, et encore pas tous, voient-ils cela ?

                    • Economistes ou pas, tous ceux qui sont biberonnés à l’argent public pensent tous de la même façon, il n’y a strictement aucun risque de voir une idée qui dépasse d’un seul millimètre. Ou alors, il se prend les foudres de tous ses comparses et plus personne n’entend parler de lui.
                      Tout ça est réglé depuis bien longtemps. [A votre avis, qu’est-ce qui a pu faire tomber Fillon ? Sa petite phrase sur De Gaulle, à l’intention de Sarko, ou sa promesse de mettre les hauts fonctionnaires au pas ?]

                      Pour revenir à nos moutons (sondages), c’est pour ça que j’ai évoqué le référendum sur le TCE. Parce qu’au départ, on entendait un seul discours, partout. Les gens ne savaient pas trop de quoi il s’agit, ni ce que ça veut dire, et ils répondaient comme on l’attendait de leur part. Avec l’ISF, c’est pareil, on a tellement répété que ça fait partie de « l’exception française », que plu personne ne se rappelle que ça n’existait pas avant Mitterrand.
                      Vous croyez que c’est la peur de l’ISF qui tient les investisseurs loin de la France ? Les changements de législation toutes les 24h, le code du travail imbitable, la justice aléatoire, les grèves à répétition, l’intervention de l’Etat pour un oui ou pour un non, plus plein d’autres arguments similaires doivent peser au moins autant que ce tout petit détail.

                      Et un dernier « détail » : si le référendum serait une si bonne affaire pour le pouvoir, car il permettrait de valider n’importe quelle imbécilité, pourquoi rechignent-ils autant à l’accepter ? Ne serait-ce exactement ce niveau trop important d’incertitude ?

                    • Je n’ai pas dit que ces économistes « pensent », j’ai dit qu’ils « voient ». L’économie est un domaine, une science, où tout découle des résultats de ce qu’on observe. La question de si ils ont reçu un jour ou l’autre des fonds ou une éducation fournie par l’état est parfaitement hors-sujet, la seule question qui se pose est s’ils rendent fidèlement compte de ce qu’ils observent, et si la part objective et la part subjective sont bien distinctes dans leur discours.
                      Pour l’ISF, qu’on le veuille ou non, c’est la variable observable du système qui représente le mieux la volonté, ou pas, du pays de faire primer l’efficacité pragmatique économique sur les sentiments envieux anti-riches. C’est sur cette volonté que vous êtes et que nous sommes jugés, pas sur l’introduction effective de l’ISF dans un RIC, ni sur le résultat éventuel de ce RIC à moins qu’il ne soit prévisible et fortement révélateur de cette volonté, comme il le serait en Suisse.
                      Les autres instabilités fiscales, et leur persistance ou non, se mesurent aisément en généralisant le contexte sur l’ISF. La France a brièvement eu l’atout de montrer que le temps de l’instabilité et de l’arbitraire fiscal serait passé, les GJ et Macron se sont objectivement rejoints il y a 3 mois pour affirmer haut et fort qu’il n’en était rien, au moins pour le moment. L’officialisation du RIC serait la garantie que l’instabilité se perpétuera éternellement.
                      Y a-t-il besoin d’autre argument pour le laisser tomber et s’attacher à construire un système fiscal simple et peu contraignant ? La simplicité et l’absence de contraintes idiotes ne tombent pas du ciel, mais ce sont les piliers de la justice tant réclamée par nos franchouillards sociaux.

                    • Vous insistez sur le terrain que je m’étais promis de quitter…
                      Non, les GJ et Macron ne se sont pas « rejoint », Macron n’a jamais quitté la route tracée par ses prédécesseurs. On a tendance à l’oublier, mais c’est la TAXE sur les carburants décidée par Macron et son équipe qui a déclenché tout le bazar. Mélanger coupables et victimes n’est pas très honnête intellectuellement.
                      Quant au RIC, je crois qu’il y a d’autres (notamment Dubaïtâtif, Duglandin ou STF) qui ont maintes fois expliqué, probablement beaucoup mieux que moi, ce que cela représente. Vous dites vous même que « la simplicité et l’absence de contraintes idiotes ne tombent pas du ciel », mais vous ne voulez pas accepter l’évidence que cela ne va jamais être mis en place par ceux qui en vivent, de la complexité actuellement en place.
                      Ce n’est pas le RIC qui risque d’amener de l’incertitude, il n’y a qu’à regarder les déclarations des Macron, Philippe, Le Maire ou Darmanin, qui se contredisent et/ou reviennent sur leurs propos, et ce, bien avant que le sujet du RIC soit même évoqué. Et si on va plus loin dans le passé, on peut se rappeler la fièvre taxatoire des gouvernements précédents, dont certains des sus-nommés ne sont pas étrangers. Quant à dire que pour l’investisseur lambda l’ISF serait LE symbole, laissez moi rire. Il doit même pas faire la première page de la liste de leurs soucis… On se préoccupe plus d’incertitudes lorsqu’on a dès le début des pertes sèches.

                      Deux mots sur les « économistes ». Vous croyez toujours à l’honnêteté intellectuelle de ceux qui vivent d’argent public ? Leur seul but est de s’assurer une position bien au chaud. Vous disiez avoir lu Taleb, ça ne se voit pas (du tout).

                    • Vous vous obstinez à imaginer que le monde serait binaire, et qu’il suffirait de s’opposer à Macron pour devenir respectable et inattaquable. A chaque fois qu’on vous attaque sur l’incapacité des GJ à construire quoi que ce soit de viable, stable et rationnel, vous répondez en affirmant que le macronisme non plus n’est ni viable, ni stable ni rationnel. Quand on vous demande de donner des signes que le RIC pourrait résoudre des problèmes, vous dites que tout montre que la situation actuelle crée des problèmes. Quand on vous dit qu’avant d’investir, on se préoccupe de comment l’état viendra se servir sur votre capital investi, vous rigolez. Taleb (qui a fréquenté 3 universités publiques sur les 4 de sa formation, dont 2 en France) est un économiste et un statisticien, et il dit que si on ne met pas sa peau en jeu, on n’est pas digne d’être écouté. Vous en concluez qu’il suffit de mettre sa peau en jeu, puisque nos gouvernants ne le font pas, pour être digne d’être écouté.
                      J’imagine qu’en 17, vous auriez approuvé tous ceux dont le but était de renverser un tsar incapable et autoritaire, et conspué tous ceux qui vous auraient affirmé que la suite ne serait pas un chemin bordé de roses en les accusant, contre toute évidence, de ne pas être assez anti-tsaristes…

                    • Nous n’avons pas les mêmes références, c’est clair.
                      Vous mettez bien plus de valeur sur ce qui n’existe pas, moi sur ce qui existe.
                      « Les GJ » ne veut rien dire, vous vous entêtez à ne pas vouloir comprendre. C’est une lame de fond, une manifestation de désespoir de gens très différents. Ils ne peuvent pas se constituer en quoi que ce soit, la simple tentative est vouée à l’échec dès le départ. Leur force est le nombre. La constitution de chapelles va enlever cette seule force. C’est exactement ce que le gouvernement essaie, avec l’aide pas du tout désintéressée de tous ces gauchistes bien en vue.
                      Les réalités qu’on vous présente (les pays où la démocratie directe fonctionne, par exemple), si elles ne vous conviennent pas, vous les écartez sans apporter aucun argument du monde réel. Sans parler de toutes les tracasseries du quotidien, que H16 rapporte très régulièrement, et qui impactent certainement d’une manière bien plus directe la volonté d’investir en France que des lubies style ISF.

                      Quant à Taleb, je parlais explicitement de vos « économistes ». Ils ne sont pas fiables, point. Il n’y a aucune question supplémentaire à se poser, il faut simplement les ignorer. Je n’ai rien dit d’autre, c’est vous qui brodez autour pour me faire dire ce que je n’ai jamais envisagé.
                      Pour ce qui est de mise en jeu de sa peau ici en France, regardez simplement le nombre de blessés depuis le début du mouvement, je ne sais pas ce que vous voulez de plus.
                      Mais bon, les arguments sont recevables seulement quand vous donnez votre accord. Je ne sais même pas pourquoi je continue à vous répondre sur ce sujet, c’est un dialogue de sourds…

        • je suis assez d’accord avec MichelO sur ce coup..un référendum nationale en FRance ne veut pas dire grand chose selon la question posée..un référendum par région ou par commune serait bien plus cohérent et représentatif de celles et ceux qui sont touché par la question elle-même..

  • Le parallèle entre la demande de justice sociale/fiscale/toujours plus et la croissance de l’état est juste. Demander c’est se soumettre

  • Je ne lis plus les billets de Patrick Aulnas, seulement les commentaires et mon avis est conforté.

    • Vous avez tort de ne pas les lire, il y a toujours un point pour rebondir… Le ton de cet article est un peu moins virulent qu’à l’ordinaire à l’égard du peuple, Aulnas fait des efforts (comme Macron) pour se rapprocher des prolos mais à mon avis ça ne va pas durer longtemps car « chasser le naturel il revient au galop ».

  • Supprimons les élections, ce sera plus simple. Si le citoyens, après un débat, ne sont pas capables de décider, autant leur enlever le droit de vote

  • Excellent article. Voulons-nous plus ou moins d’Etat? Plus disent les socialistes; moins disent les libéraux.

  • « Démocratie représentative ou démocratie directe ? Croyez-vous vraiment que le problème soit là ? ». Oui la question est là, et la réponse est dans la modification du système de représentativité des élus. Nous sommes actuellement dans le système de représentativité fondée sur le « mandat représentatif pur et simple ». Au cours, notamment, de 4 ou 5 dernières décennies, il a été répété aux Français, en matière de politique, et cela « ad nauseum », que « les promesses (électorales du candidat pour lequel ils votent) n’engagent que ceux d’entre eux qui y croient ». Ainsi, avec le système du « mandat représentatif pur et simple », une fois élus, les (ex) candidats oublient très vite leurs promesses et s’allient de façon surprenante avec des « collègues » appartenant à un autre camp dont la ligne politique était plus ou moins différente de la leur. Cela s’appelle « mariage de la carpe et du lapin », « magouille », « copinage » et « tromperie » : leurs électeurs se voient littéralement régulièrement et honteusement cocufiés par les élus dépourvus de toute « morale politique ». Il faut modifier la Constitution et prévoir désormais le système de la représentation fondée sue le « mandat impératif » où l’élu rend des comptes et est constamment contrôlé dans ce qu’il fait par ses électeurs. S’il a besoin c’est-à-dire nécessité de s’écarter de l’une ou, peut être de deux de ses promesses de campagne, pour une raison ou une autre (cela peut arriver et cela arrive nécessairement puisque les « choses » ne sont jamais figées) il doit se référer à ses électeurs pour leur demander leur accord…. ou pas. S’il ne le fait pas ou s’il passe outre de l’avis formellement exprimé de ses électeurs, il serait ipso facto démissionné de son mandat ! Il pourra toujours y avoir « magouille », « copinage » et « tromperie », mais ce ne sera jamais qu’à la marge : « l’oeil de la démocratie » sera vigilant et veillera. Tout le temps que ce système de « mandat impératif » ne sera pas mis en place, il n’existera en France qu’une « démocratie de pacotille » dans laquelle les élus se joueront des électeurs, c’est d’ailleurs ce qui, en grande partie, explique et justifie l’ire des gilets jaunes, mais pas qu’eux !

  • « Vous êtes à la croisée des chemins. Vous pouvez emprunter la route de la servitude en n’étant que les solliciteurs des politiciens. Vous pouvez choisir celle de la liberté en devenant les acteurs de votre destin. »

    L’auteur de l’article se moque du monde : harcelés de prélèvements obligatoires et de réglementations vexatoires, les hommes d’action (quand ils n’ont pas sombré dans une vile prédation) sont essorés, dégoûtés, ulcérés d’être en permanence mis en échec par une bureaucratie imbécile qui multiplie les obstacles. L’État pris dans son sens large se comporte comme une puissance étrangère ennemie dont le seul objectif est d’exercer sur la population une prédation maximale. Cet État jette l’argent par les fenêtres avec un sadisme pathologique depuis des décennies.

    Dans ces conditions, pour un quémandeur, se transformer en homme d’action (par un choix présenté comme facile : « il suffit de traverser la rue », je suppose) est mission impossible. Oser le rendre responsable de son impuissance et l’appâter avec une carotte pour l’inciter à courir alors que tout est fait pour qu’elle soit impossible à atteindre, c’est tenter de le gruger encore et encore.

    Le voile d’illusions agité par l’auteur de l’article pour inciter à l’effort ne parvient plus à dissimuler la réalité sordide du prédateur féroce qu’est devenu un État désespérément cupide. Les quémandeurs ne marchent plus, ils sont revenus de leurs illusions : ils savent (parfois confusément et c’est leur inconscient qui sait) que, dans l’enfer fiscal et réglementaire qu’est devenu la France, il ne leur sert à rien de travailler pour atteindre des objectifs motivants car leurs efforts seront toujours ruinés. Ils savent que la richesse qu’ils auront réussi à créer sera toujours dilapidée par cette masse informe d’irresponsabilités que sont devenus des pouvoirs publics qui ne savent plus ce qu’ils font avec trop d’argent extorqué sans raisons.

    S’il y a des quémandeurs, c’est parce que l’État encourage cette mentalité ; cela résulte d’une corruption car quémander n’est pas naturel. Ce qui est naturel, c’est l’action, or le régime politique en vigueur vise à l’empêcher et la guerre est ouverte entre l’État et la population.

  • Je suis bien sûr d’accord avec les titres des pavés 1, 2, 4. Et avec une grande part de leurs contenus.
    Mais le trois est une pétition de principe qui ne s’appuie sur rien.
    Notamment : « Croyez-vous vraiment que des référendums à répétition changeront cette situation ? Ils consisteront évidemment à demander encore et toujours plus à l’État. » Cette « évidence » est éminemment contestable ; sauf si on réduit les GJ aux CGT-istes qui les récupèrent depuis quelques semaines. Vous savez, ceux-là même qui refusaient absolument de s’y mêler en octobre et novembre, rejetant ces poujadistes qui parlaient autonomie et subsidiarité !
    .
    Et puis surtout, vous postulez que le referendum ne donnera pas plus de pouvoir aux citoyens et renforcera l’Etat central. OK… Mais du coup que proposez-vous pour en sortir ? Que ces mêmes politiciens qui renforcent constamment l’Etat central soient touchés d’une illumination et changent de politique ? Vous rendez-vous compte du grotesque des implications de vos propos ? « Prenez votre autonomie » dites-vous aux GJ. Justement, ils voudraient bien ! Mais comment puisque toujours plus de lois, normes, et taxes, les en empêchent ?

    • déséolé mais force est de constater que les gilets jaunes avec des revendications cohérentes ou libérales ont quitté le mouvement depuis un moment déjà..celles et ceux qui restent malheureusement sont ceux qui demandent encore plus d’aides de l’Etat et voeulent voir ses champs d’action grandir encore, c’est bien pour ça que les chiffres diminuent chaque samedi…les 1res gilets jaunes ont bien compris que Macron noie le poisson avec ses débats et qu’il n,’y a rien à espérer de libéral (surtout moins d’Etat et de taxes) de ce gouvernement

  • « Croyez-vous vraiment que des référendums à répétition changeront cette situation ? Ils consisteront évidemment à demander encore et toujours plus à l’État. Le oui l’emportera presque toujours si les politiciens promettent que l’État donnera davantage : augmenter les dépenses par l’endettement par exemple, voire même réduire les impôts tout en augmentant les dépenses. »

    en 1969 et en 2005, le peuple n’a pas voté comme le voulait l’Etat ! Et vu le nombre de référendums à cette période, ce n’est pas négligeable !

    je ne sais pas si la situation changera, mais au moins, on aura demandé l’avis au peuple : c’est toujours cela de pris sur la situation actuelle.

    Mais bon, peut-on demander à un fonctionnaire de comprendre ceux qui le paient avec leurs impôts ???

  • « Démocratie représentative ou démocratie directe ? Croyez-vous vraiment que le problème soit là ? »

    Oui ! Absolument oui !
    Ajoutons deux choses.
    La première est que notre démocratie représentative n’en a que le nom.
    La deuxième est qu’il est méprisant de croire que le peuple, si on lui demande son avis, si on lui accorde la responsabilité de décider périodiquement par lui même, se contentera de réclamer plus de sous (pour lui) et/ou plus d’impôt (pour les autres).

  • La médiocratie directe est vraisemblablement pire que la médiocratie représentative surtout quand il n’y a plus de Constitution pour en limiter les effets pervers ni d’instruction suffisamment élaborée pour instiller un minimum d’esprit critique dans la population.

  • Violence légale, pas légitime. Sinon, il y aurait une commémoration officielle du génocide en Vendée.

  • Cet article (comme tant d’autres actuellement) révèle la peur panique qui règne à propos de la systématisation du principe référendaire. C’est évidemment la démonstration qu’il s’agit du débat essentiel de notre époque. Tout autre débat politique est sans intérêt et n’existe que pour détourner l’attention des Français de l’essentiel.

    L’arbitrage est simple. On sait par expérience que le système purement représentatif conduit à la hausse inexorable des dépenses et du poids de l’Etat. Mais on ne sait rien à propos de la démocratie directe puisqu’elle n’a pas encore été tentée. Au pire, la démocratie directe ne changera rien à la dérive insupportable de l’Etat obèse actuellement alimentée par la démocratie représentative. Au mieux, elle inversera le processus néfaste.

    Similaire au pari de Pascal, le pari de la démocratie directe est plus que rentable, surtout dans une France déjà tellement écrasée d’impôts et de réglementations qu’elle n’a plus rien à perdre.

    • « Au pire, la démocratie directe ne changera rien »
      Ca fait 30 ans que chaque président est élu sur le principe qu’au pire, il ne fera que continuer sur la même ligne d’inepties que son prédécesseur et que le rythme de décadence se contentera de se maintenir sans vraiment accélérer. Si tout allait bien, ou à peu près, une telle stratégie serait défendable et même appropriée. Mais là, nous allons dans le mur, et il est urgent de mettre en place quelque chose qui ait de bonnes chances d’interrompre la course folle, quand bien même si ça tournait mal nous nous écraserions alors contre le mur un chouïa plus tôt.

    • @Cavaignac, oui vous avez raison, il y a une peur panique du RIC, c’est pourquoi Aulnas adopte un ton beaucoup plus doux cette fois pour s’adresser aux GJ. Bientôt, sous l’emprise de la panique il va complètement retourner sa veste.

  • L’auteur dit tout simplement que tant que le citoyen n’a pas retrouvé un minimum de liberté, le référendum est prématuré.
    Si ce dernier fonctionne très bien en Suisse, c’est juste parce que les citoyens sont économiquement et politiquement plus libres !

    Rendez vous compte, ils peuvent payer jusqu’à 100’000 chf en liquide !
    Comment est ce possible que la confédération survive en permettant à tant de fraudeurs de disposer de leur argent à leur guise ?

    • C’est le serpent qui se mord la queue. Comment retrouver la liberté si on enlève tous les moyens de l’acquérir, la liberté financière tout d’abord ?

      • Justement, la liberté doit se conquérir * de (très) haute lutte !

        Le reste suivra, inéluctablement…

        * J ai failli écrire reconquérir, mais encore eusse t’il fallu que nous l’eussions un jour…

      • Leipreachan, est-ce à dire que, ne croyant pas à la possibilité de liberté, ni par la classe politique actuelle (et je vous comprends), ni par le RIC (dont vous doutez que même mis en place, il ait cet effet), il faudrait « lutter » ? Mais dans un cadre extra-légal donc ? Vous attendez une guerre civile ? Pas de procès d’intention, mais vraie question.

        • Je ne comprend pas; il me semble avoir écrit que mon combat est pour la liberté !
          Pourquoi me battrais je sans y croire ?
          Quand au RIC, posez les questions aux poules qui vivent en dehors du poulailler industriel, les autres ne réclameront que l’augmentation du débit de la vis à granulés…
          Ainsi libérons les citoyens et demandons ensuite par RIC comment profiter de cette liberté dont ils ignoraient jusqu’à l’existence.

  • On peut constater que toute intervention étatique ne peut qu’être nuisible.
    Ainsi, l’intervention étatique de la rédaction de Contrepoints en vue de réguler l’expression de ses différents intervenants par un système de notation, a niqué la section commentaire.
    Je proposerais bien un référendum sur le sujet, mais ça va être la foire d’empoigne.

  • Visiblement CONTREPOINTS aime beaucoup Aulnas pour le nombre de réactions qu’il déclenche.

    Ces idées ne sont que provocations sur un site dit « libéral »,
    mais peu importe il fait tourner le bouzin…et ce n’est pas le seul ces derniers temps, loin de là…

    Je lui adresse une citation:

    Le socialisme ne dure que jusqu’à ce que se termine l’argent des autres.

    Margaret Thatcher

    • Je crois simplement que la rédaction de Contrepoints est moins primaire que l’intervenant moyen du forum.

      • Plus en accord avec vos idées, vous voulez dire 😉

        • Je suis bien d’accord avec le « primaire », le seul bémol est que je qualifierais ainsi les interventions et que je laisserais le bénéfice du doute aux intervenants eux-mêmes. Je leur adresse moi-aussi une citation :
          Réfutez les messages, vous en prendre aux messagers ne fait que semer le doute sur votre capacité à le faire.

          • C’est le désavantage d’être trop élitiste, on finit par considérer trop de monde « primaire » ?

            • C’est bien la peine d’avoir passé des heures à expliquer que « trop de monde » ne signifiait pas « trop d’individus » !

              • Parce que les intervenants ici agissent en meute / foule également ?

                • En tout cas, il y en a au moins un avec une idée fixe. Il faut quand même le faire de transformer une défense des individus, même quand il pourrait leur arriver de laisser échapper une réaction primaire, en accusation d’élitisme envers cette défense !

                  • « Défense des individus », quand vous accusez à tout bout de champ les « autres » des pires défauts ?
                    Allez, bonne continuation…

      • ou est ce mr AULNAS qui est trop subtil ou trop intelligent pour les lecteurs de contrepoints.. 😉

  • Moi je le trouve très bien, cet article. La France n’a pas besoin de démocratie directe, qui sera une manipulation bordèlique, mais que les députés fassent leur boulot, et représentent le peuple, plutôt que leurs partis. Eg, si les députés avaient fait leur boulot, les 80km/h ne seraient pas passés, 70 ou 80% de la population étant opposée à cette mesure.
    Je crois vraiment qu’on a pas besoin de tout révolutionner dans ce pays, mais de trouver une personnalité providentielle qui a des couilles.

    • C’est bien parce que les députés ne font pas leur boulot qu’il y a besoin de démocratie directe.
      cela fait des décennies qu’ils ne font pas leur boulot : pourquoi s’y mettraient-ils ?

      • Le retour des députés-maires seraient peut-être une solution ? Peu importe le cumul dans ce cas, les maires sont au plus près de la population, doivent (devraient) équilibrer leur budget donc être économiquement fiables, et seraient sanctionnés aux élections municipales si inefficaces également en tant que député ?

        • Dans l’absolu, pourquoi pas. Mais quand on sait que la seule chose qui les préoccupe est leur fauteuil (« moi je fais campagne auprès des cons », hein), et qu’on connaît tous les avantages que ces postes offrent, ça calme…

        • Député-maire, pourquoi pas ? Mais il faudrait surtout que ce soient des notables locaux, indépendants de leurs partis politiques. Peut-être qu’en noyant ces partis sous une avalanche de choix locaux, on les obligerait à prendre du recul dans leurs soutiens. Mais bien sûr, la première chose à faire serait de leur retirer tout subside public…

          • Pour préciser « notable local », c’est comme un commandant de navire. Il doit être à bord pour diriger la bonne marche du navire (maire), et son armement doit être à son écoute (député). Si au contraire, le commandant est aussi le représentant bras agissant de l’armateur, le navire est mal barré…

    • « si les députés avaient fait leur boulot, les 80km/h ne seraient pas passés »
      bè justement ils ont fais leur boulot, ils ont voté en bon godillot là où leur parti leur a dit de voter

  • Brillante démonstration !
    Serez-vous entendu ?

  • « LA DÉMOCRATIE DIRECTE VOUS DIVISERA ET FAVORISERA LES POLITICIENS »

    Peut être pas sur une démocratie directe limitée à la localité/province, comme dans une république fédérale.

  •  » Croyez-vous vraiment que des référendums à répétition changeront cette situation ? Ils consisteront évidemment à demander encore et toujours plus à l’État. Le oui l’emportera presque toujours si les politiciens promettent que l’État donnera davantage  »

    C’est bien le problème de la France qui aurait une démocratie direct comme en Suisse. En Suisse il y a la Suisse allemande qui évite souvent à ce que les francophones un peu français sur les bords fassent passer des lois socialistes. En France, il n’y a pas de France allemande pour faire contre-poids aux délires étatistes des français.

  • Dans un pays où le vice de l’envie a été chauffé à blanc par des décennies d’étatisme forcené, la démocratie directe ne laisserait même plus un arbre pousser. Tout, absolument tout, serait pillé, détruit, démoli jusqu’à ce qu’il ne reste plus un seul mur debout hormis quelques vestiges. Cluny retourné à l’état de carrière de pierres dispersées nous donne une idée de ce qu’il en résulterait.

    Le libéralisme ne passe pas par la démocratie directe, et peut-être qu’il ne passe même pas par la démocratie. La vie n’est pas démocratique, elle résulte d’un processus créatif qui se déploie en dehors de l’impasse où nous confine l’alternative démocratie/dictature. D’ailleurs si les libéraux parlent à trop peu de monde pour être crédibles, c’est parce qu’eux aussi sont dans l’impasse d’une référence usée.

    La liberté comme la démocratie, c’est devenu trop vague, cela ne veut plus rien dire. Il faut viser au-delà, plus loin, plus haut, pour être enthousiasmé. A nous de trouver les mots pour le dire. Ou pas. Si l’on parle ici souvent pour ne rien dire de nouveau, c’est aussi une façon de se taire pour agir en silence chacun à son niveau.

    Cela pour dire que la démocratie directe, non merci, je n’en attends rien de bon en France pour aujourd’hui.

    • Vous avez écrit ce que je pense, et que je ne suis pas parvenu à formuler…
      Chapeau !

    • Une lecture rapide de « La Grève » pourrait nous renseigner sur l’avenir (proche) qui nous attend avec la « démocratie représentative » actuellement en place.
      Libre à vous de considérer que c’est une meilleure alternative… Surtout que les probabilités ne sont pas (du tout) les mêmes.

    • Sauf que RIEN n’a été tenté de tel. AUCUN candidat libéral crédible n’a jamais été médiatisé.

      Vous n’en savez donc RIEN

  • Le sous-titre de l’article est déjà un problème en soi : l’emploi du passé composé serait justifié si la démocratie directe était déjà en place. Cette confusion permet à l’auteur d’adopter une posture plus docte : il ne prévoit rien, il SAIT. Le procédé est franchement malhonnête.

    • Le pire, c’est qu’à mon avis il y croit, qu’il SAIT. Comme Macron, d’ailleurs.

      • c’est la devise de la ReM, ils savent tout mieux que tout le monde..enfin c’est ce qu’ils pensent, parce que dans les faits ce sont de sacrés minables.

    • Je ne l’ai pas compris comme vous : pour moi, l’auteur s’adresse aux nouveaux convertis, à ceux qui ne connaissaient pas la notion de démocratie directe avant les gj et qui soutiennent ce projet depuis peu mais avec énergie.

  • «Vous pouvez choisir celle de la liberté en devenant les acteurs de votre destin.»

    Le destin des GJ en macronie c’est gilet jaune ; le destin des GJ en Libertyland c’est étatiste !

  • Lire les commentaires sur cet article sont très instructifs et présagent de l’echec des débats qui seraient organisés dans le cadre des RIC :
    « c’est Untel qui parle, ne l’écoutons pas », voire « il faut l’empêcher de parler ».
    « N’allons pas à ce débat, il y aura Untel et Untel, on connaît leurs positions, à vomir ».
    « C’est Untel qui parle, il est ci ou ça dans la vie donc il pense forcément de telle manière ».
    « Restons entre nous, ça fera bien avancer le schmilblick »
    comme dans les AG étudiantes où on n’accepte que ceux dont on sait qu’ils voteront la poursuite de la grève.
    Définitivement, débats et RIC ne feront qu’enfoncer le pays dans un désastre plus profond que le système actuel.
    Le RIC ne peut être envisagé qu’APRES une solide formation économique (aucune condescendance de ma part, certains raisonnements sont très récents chez moi). Des volontaires gj pour organiser des soirées de formation ?

    • La formation économique n’est pas un problème. Peu importe le niveau de connaissances ou l’intelligence d’un individu, l’essentiel est dans le sens des responsabilités. Comme aime à le dire ce gros gauchiste de Philippe Pascot, « c’est simple, moi si je ne comprends pas, je ne vote pas ».

      L’argumentation contre le RIC/RIP est toujours la même : des gens qui se sont peu ou prou trompés pendant 50 ans (rappelons que le peuple a presque toujours voté « comme il fallait », selon ces mêmes gens) viennent nous expliquer que les citoyens pourraient à leur tour, grâce au RIC/RIP, prendre de mauvaises décisions. Moi, c’que j’dis mon bon m’sieur, ils sont jaloux !

      • Le premier paragraphe me paraissait largement mériter un +1, mais je ne comprends plus ce que vous dites quand vous évoquez « des gens qui se sont peu ou prou trompés pendant 50 ans ». De qui parlez-vous ? Qu’aurait dû faire, selon vous, un septuagénaire pour échapper à votre affirmation qu’il s’est peu ou prou trompé pendant les 50 ans depuis sa majorité ?

        • C’est un argument entendu, pas un argument de Dubaïtâtif!

        • Il parle des décideurs. Depuis environ 50 ans.

          • Si c’est des décideurs qu’il s’agit, je ne crois pas qu’ils se soient trompés, je crois que le reste du monde, ou presque, s’est trompé sur la nature leurs objectifs. Et que derrière l’humour apparent se cache alors un constat cynique : les citoyens veulent à leur tour profiter de la manne publique, et pas le moins du monde soutenir l’intérêt général au détriment de leur intérêt particulier.

            • Vous avez toujours tendance à porter sur les autres vos propres turpitudes…

            • Contentons-nous de constater que ces décideurs ont échoué dans leurs mandats et font tout pour être ni contrôlés ni concurrencés. Leur argument contre le RIC est un argument shadok du type « Il vaut mieux pomper d’arrache pied même s’il ne se passe rien que de risquer qu’il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas ».

              • OK là-dessus. Mais ça ne signifie pas pour autant que le RIC puisse être efficace pour autre chose que pour contrer ces décideurs. Quiconque a essayé de construire quelque chose sait bien qu’il ne suffit pas, et loin de là, de se débarrasser des contrôleurs et des rivaux. Il faut avoir une vision propre, un but créatif, et une stratégie logique et pragmatique pour y arriver. Ces décideurs viennent essentiellement du public, où effectivement il n’y a pas besoin d’autre chose que la stratégie du canard (je palme vigoureusement sous l’eau en ayant l’air impassible) et les coups tordus envers les responsables hiérarchiques pour gagner du pouvoir.
                La question n’est pas de virer ces décideurs, il est de les rendre caducs en construisant un système qui fonctionne mieux, incomparablement mieux, parce qu’il aura d’autres buts. Internet ne s’est pas construit par un référendum auprès des usagers mécontents du téléphone exécrable français des années 60 pour virer les ministres et directeurs des télécoms.

                • Internet s’est construit par le jeu libre du marché, pas besoin de referendum.

                  Le RIP/RIC est une simple question de logique : ou bien le peuple est souverain et il doit être capable de s’autosaisir pour trancher un problème soulevé ou, au contraire, étouffé par ses représentants, ou bien le peuple n’exerce sa souveraineté que par leur intermédiaire auquel cas, il n’est souverain que par délégation, donc il ne l’est pas plus qu’une personne sous tutelle.

                  Ah et, chose importante, si le peuple est souverain, il doit pouvoir s’autosaisir sur n’importe quel sujet et non parler aux chiottes où l’on a jeté les 700 000 signatures LMPT au motif qu’il ne faut pas confondre sujet social et sujet sociétal, ce dernier n’autorisant pas l’organisation d’un referendum.

                  La seule question délicate est le quorum pour chaque niveau (communal, départemental, régional…).

                  Le reste, les arguments du type « on ne peut pas gouverner à coup de referendum », « on risque le retour de Hitler », « les gens ne vont pas répondre à 100 questions par an », « il faut être compétent pour donner son opinion », c’est juste, pardonnez-moi l’expression, de la couille en barre.

                  • Le RIC/RIP est un moyen d’assurer la dictature de la majorité sur des minorités et finalement sur chaque individu. C’est une régression. Pour sortir de la dictature nous avons besoin d’un autre processus de décision. Cela nous demande d’être un peu plus inventif. Car le RIC/RIP, c’est dépassé ; nous sommes déjà passés à autre chose!

                    • Le RIC/RIP n’est effectivement pas une fin en soi mais un moyen, le seul qui soit incontournable pour permettre de supplanter l’immobilisme des catégories dirigeantes tout en éduquant la population à davantage de responsabilités.

                      La dictature du prolétariat (cf Michel0) ou de la majorité sur les minorités (vf Virgin), c’est encore de la couille en barre : Le RIP/RIC n’a pas pour vocation de supprimer les représentants qui ont naturellement toute leur place dans un système par nature défaillant (cf « The myth of the rationnal voter », de Kaplan) mais de s’ajouter à eux. Pas de dictature, pas de « démoscopie », non, juste une dose de démocratie directe, de démocratie-tout-court en fait.

                      Pour la protection des minorités, il y a les droits fondamentaux et si celles-ci se sentent opprimées, il leur restera toujours le vote avec les pieds. Il faut avoir un grain dans le cerveau pour prétendre, comme le font certains, que la démocratie, c’est la défense des minorités (j’appelle cela, au mieux, du clientélisme). La défense des minorités n’est pas une question de démocratie, qui est un mode d’organisation politique, mais de valeurs.

                  • Le peuple souverain, c’est juste une autre nuance pour dire « la dictature du prolétariat ». L’important est de réduire le pouvoir des uns sur les autres, pas de les flatter en augmentant ce pouvoir, quand bien même il serait réparti sur une multitude.

  • Quelque soit le mode de représentativité , les Français , se lasseront , et choisiront l’abstention. La mode c’est ce qui se démode.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
3
Sauvegarder cet article

Telle est la conclusion que l’on peut tirer de la publication par le Bureau des Statistiques de l’ONU d’une étude sur l’évolution des PIB par habitant de divers pays, examinée sur une longue période. Ce n’est d’ailleurs pas surprenant car l’on voit bien que tous les clignotants de l'économie française sont au rouge, et que la dette de la France ne cesse de croître, d’année en année. Et l’on voit les habitants  réclamer en permanence une amélioration de leur pouvoir d’achat.

 

L’observation des données sur le temps long

Pour... Poursuivre la lecture

6
Sauvegarder cet article

C’est un sujet que j’ai déjà traité plusieurs fois et qui remonte à un audit de la dette française demandée en 2005 par Thierry Breton ministre des Finances sous le gouvernement de Jacques Chirac à l’ancien responsable de la BNP Michel Pébereau.

 

La situation en 2005

Le rapport, publié en 2006, indique un endettement de 1200 milliards d'euros mais il ne tient pas compte les dettes dites hors bilan qui incluent les engagements de l’État en ce qui concerne les retraites des fonctionnaires, les déficits des entreprises d’État... Poursuivre la lecture

Par Frank Shostak.

Certains experts soutiennent que la clé de la croissance économique est le renforcement du marché du travail, qui repose sur l'idée qu'en raison de la réduction du nombre de chômeurs, davantage de personnes peuvent se permettre d'augmenter leurs dépenses. Par conséquent, la croissance économique suit le mouvement.

 

L'expansion de la réserve d'épargne - et non la baisse du chômage - est la clé de la croissance économique

Toutefois, le principal moteur de la croissance économique est l'accroissement... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles