Protectionnisme européen : le riz va-t-il devenir un produit de luxe ?

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Protectionnisme européen : le riz va-t-il devenir un produit de luxe ?

Publié le 26 janvier 2019
- A +

Par Théophile Gacogne.

Le protectionnisme est une politique économique qui vise à protéger les producteurs, au sein d’un même État, pays ou groupe de pays, afin qu’ils ne subissent pas la concurrence des producteurs et importateurs étrangers. À cette fin, plusieurs mesures peuvent être prises, mais la plus commune est de freiner l’importation du ou des produit(s) visé(s) par des normes contraignantes, des frais douaniers, des démarches plus longues ou difficiles ou toute autre chose pouvant décourager les producteurs et importateurs visés. Cette mesure est souvent invoquée afin de protéger l’agriculture bio, mais aussi l’ensemble de l’agriculture, dans certains cas.

En Europe, suite à une plainte de l’Italie et de l’Espagne, cette politique a été sollicitée auprès de l’Union européenne. La raison de la plainte ? Les deux pays affirment fermement que l’importation du riz en provenance du Cambodge et de la Birmanie affecte dangereusement tous les agriculteurs européens.

Cette affirmation se fonde sur les statistiques suivantes, recueillies récemment : l’importation des deux pays a augmenté de 89 % sur les 5 dernières récoltes uniquement, encore bien plus sur les dernières années, ce qui a entraîné une diminution de 29 à 61 % du marché du riz européen dans les différents pays de l’Union, rendant ainsi la vie difficile aux agriculteurs des différents pays producteurs européens.

Il y a plusieurs producteurs de riz en Europe ; les principaux sont l’Espagne, la France, le Portugal, la Roumanie, la Bulgarie, la Grèce et la Hongrie. Cependant, la production totale de tous ces pays ne permet pas de combler la consommation annuelle européenne. Par conséquent, l’importation est nécessaire afin de fournir une quantité suffisante sur le marché dans toute l’Europe. Mais l’Italie et l’Espagne affirment que ce riz importé menace le commerce européen, notamment par ses prix relativement plus bas.

La décision de l’Union européenne par rapport à cette plainte est tombée en ce mois de janvier 2019. Sans plus attendre, l’Union européenne va imposer une taxe d’importation sur le riz en provenance du Cambodge et de la Birmanie. Cette taxe, appliquée pour les 3 prochaines années au moins, s’élève à 175 euros par tonne de riz pour cette première année, puis s’élèvera à 150 euros la deuxième année et 125 euros lors de la troisième.

Si cette décision est prise pour protéger les agriculteurs européens, qu’en est-il des agriculteurs asiatiques et de nous, les consommateurs ?

Pourra-t-on encore se permettre d’acheter du riz ?

De plus en plus de pays sont soumis à cette taxe d’importation, notamment le Vietnam ou encore la Thaïlande, et ce durcissement en matière d’importation aura forcément des conséquences, bien sûr sur les pays exportateurs et les agriculteurs, mais aussi sur nous, consommateurs.

En France, le riz est l’un des féculents les plus achetés et consommés : en moyenne, un français consomme 5,38 kg de riz par an, et 90 % de la population en mange. Tout comme les pâtes ou les pommes de terre, il s’agit donc d’une des bases de notre alimentation, et celle-ci a déjà subi une augmentation des prix, entre 2008 et 2009, de près de 22 % au total des deux années.

Alors que va-t-il se passer maintenant ? Va-t-on à nouveau se retrouver avec des prix plus hauts encore qu’ils ne le sont déjà ? Il est fort probable que cela se produise, puisque les cultivateurs hors de l’Europe devront compenser les pertes par des prix d’importation plus hauts, du moins s’ils ne veulent pas pâtir de cette décision.

Par conséquent, le riz pourra-t-il toujours être considéré comme un produit que tout le monde pourra retrouver dans sa cuisine ou non ? Déjà aujourd’hui, pour certaines marques ou pour le riz bio, les prix sont assez élevés et peuvent atteindre jusqu’à plus de 5 euros le kilo, alors que des marques premier prix ou importées peuvent parfois être trouvées à 1 euro du kilo, voire moins.

Ce dernier cas ne se présentera plus avec l’application des frais de douane, et ce n’est pas pour rien : les prix en magasins sont plus élevés que le prix de l’achat avant import, ce qui veut signifie que si l’importateur augmente ses prix, les magasins font de même !

Bien sûr, il n’est pas possible d’estimer l’ampleur exacte de cette nouvelle mesure économique, car elle est encore trop récente, mais on peut noter que la taxe s’élève à 17,5 % du prix de vente d’un riz à 1 euros/kg, alors imaginez le pourcentage sur les revenus de ces importateurs.

Si la statistique date, il faut savoir que la moyenne du prix par tonne de riz en 2014, selon la douane française, était de 330 euros. En retirant les 175 euros de taxes il ne reste que 155 euros par tonne pour les exportateurs, soit une baisse de revenus de plus de 50 %.

Une fois que les agriculteurs auront déduit les salaires, produits, outils, etc. auront-ils encore un quelconque bénéfice ? Probablement pas. Pour cette raison ils devront probablement augmenter les prix de vente pour l’exportation, ce qui entraînera une hausse des prix plus ou moins conséquente pour nous aussi.

L’Union européenne va-t-elle revoir sa décision et prendre en compte les cultivateurs de l’Asie du Sud et, surtout, les consommateurs ? Ou va-t-elle conserver sa mesure, quitte à laisser le prix du riz exploser et devenir un produit de luxe ? Les prochains mois nous le dirons très probablement.

Et si …

Et si cette mesure avait été prise en Amérique, serait-elle soutenue et bien vue comme ici en Europe par beaucoup, ou serait-elle plutôt contestée, critiquée et condamnée, comme souvent pour ce pays ? Bien sûr, la réponse est dans la question…

Par ailleurs, le ministère du Commerce a tout de même critiqué cette mesure en affirmant qu’elle était « une arme destinée à tuer les agriculteurs cambodgiens », car ceux qui vivent de ces importations risquent de voir leur bénéfice grandement diminuer et se retrouver ainsi en position de précarité. Il a donc invité l’Union européenne à revoir sa décision « sur base des règles de commerces internationales et de la bonne coopération traditionnelle entre les pays concernés ».

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  • claude henry de chasne
    26 janvier 2019 at 7 h 40 min

    il faut savoir ce que l’on veut.. garder nos agriculteurs ou importer a bas coûts, il n’y a pas d’alternative

    • certes mais garder nos mines de charbon, notre industrie informatique etc etc..
      les rendre plus compétitives..en les laissant en paix peut être… on peut aussi ,si on veut véritablement et personnellement conserver des producteurs de riz européen, en acheter systématiquement…un boycott individuel en comme..

      et on parle du riz…

      qui si il est produit en europe n’est pas la céréale de base..

      • je veux dire vous avez le droit de vouloir conserver des producteurs de riz en europe..vous avez le droit d’essayer d’en convaincre des tas de gens, vous avez le droit d’y parvenir..mais avec vous le droit de forcer tous les gens à préférer le prix à l ’empathie pour les producteur de riz européens? Je suppose que si je pose la question à une personne qui ne mange pas de riz m^me européen de savoir si il « souhaite le maintien d’une production de riz en europe , il me réponde oui…

        • claude henry de chasne
          26 janvier 2019 at 10 h 44 min

          le probleme est doit on protéger nos emplois donc notre systeme social par des droits de douane, ou considérer d’abandonner notre systeme social pour entrer en concurrence avec toute la planete

          • Voilà,
            Dans un système redistributif, quand je paye 10€ à un producteur français, il va payer 5€ en impôts censés me revenir (enfin on l’espère).
            Dans un système libéral, qu’importe que le producteur soit asiatique ou français.
            Faites votre choix. Mais utilisez les bons termes; libéralisme vs état providence.

            • Oui, mais CHDC a besoin de sa retraite. S’il n’y a plus les 5€ qui vont dans le poches de l’Etat, comment va-t-il encore recevoir sa retraite ? C’est malheureux, mais c’est comme ça. Libéraux à géométrie variable, ça s’appelle 🙂
              Si l’Etat récupérait seulement 1€ (au pif) pour assurer la sécurité des échanges et des personnes, où irait-on, n’est-ce pas ?

              • claude henry de chasne
                26 janvier 2019 at 17 h 35 min

                ma retraite n’a rien a voir avec l’impôt , c’est un salaire différé..
                j’ai prêté de l’argent a des caisses , elles me le rendent point.

                • Pas du tout. Vous vous entêtez à ne pas vouloir comprendre. Les retraites par répartition sont un système de Ponzi.
                  Ce que vous avez payé est allé de suite dans les poches des retraités de l’époque. Ce que vous recevez aujourd’hui n’a strictement rien à voir avec ce que vous avez payé hier, c’est l’argent de ceux qui cotisent aujourd’hui qui paie votre retraite. Argent géré par l’Etat, par ailleurs, et son premier poste des dépenses qui plus est.
                  Il n’y a rien contre vous personnellement, j’explique seulement la situation réelle. Et votre attitude qui en découle.

                • Bon, vous avez compris. Et du coup vous cherchez tous mes commentaires pour mettre des -1. Grand bien vous fasse. Vous êtes un grand malade et vous venez vous défouler par ici…

                • claude henry de chasne
                  26 janvier 2019 at 17 h 50 min

                  @ duru
                  ma retraite est principalement une retraite par points ,( cadre et cadre supérieur), points que j’ai payé et qui sont une créance d’etat .
                  Rien a voir avec la retraire par répartition de la secu basée sur une durée de cotisation , que j’ai par ailleurs payée au maximum, et qui est versée a tout le monde ayant cotisé ou pas

                  • 1. La retraite par répartition n’est pas versée à tout le monde. A n’importe qui, oui, mais pas à tout le monde.
                    2. Il n’y a strictement aucune différence technique entre la retraite de base et celle par points. Les deux sont à priori des créances de l’Etat. Et les deux sont payées non pas avec des fonds que vous aurez abondé comme c’est le cas d’une retraite par capitalisation, mais avec les contributions des actifs d’aujourd’hui. Ce sont donc des Ponzi, point barre.
                    Encore une fois, il n’y a rien de personnel, mais vous n’arrêtez pas de regarder le monde par votre petite lorgnette et tout ce qui pourrait mettre en péril votre petite vie tranquille à l’abri de votre retraite est haram. Sauf que la réalité est toute autre.
                    Ceux qui paient aujourd’hui n’auront pas votre chance demain. Ils doivent mettre de côté pour eux-mêmes en plus de payer pour les retraités d’aujourd’hui (retraite de base ou complémentaire, peu importe).

                    • claude henry de chasne
                      27 janvier 2019 at 1 h 29 min

                      toute personne ayant 10 ans de présence sur le territoire a droit a une retraite minium estimée a 880 euros/ mois

                      ce n’est pas moi qui ai décidé des regles a appliquer dans ce pays.. mais les sommes que j’ai versé aux caisses de retraites organisées par l’etat me seront reversées.. que vous le vouliez .. ou pas
                      j’ai payé vos profs , vos allocations , la retraite de vos parents..
                      vois êtes français ?vous payerez! point
                      que çà vous plaise ou pas

                    • @CHDC
                      Sublime ignorance ! Savez-vous quelle est l’issue incontournable d’une Ponzi ? Pourtant, c’est toujours la même, et le fait que ça soit l’Etat qui « garantit » l’escroquerie ne change rien.
                      Quand il n’y a plus de sous, il n’y a plus de sous, et plus personne n’est payé. C’est aussi simple que cela. La seule question qu’on peut se poser encore est de savoir quand cela va arriver, c’est tout.
                      Et que je paie, ou que vous ayez payé mes profs (quel rapport ???), ne change strictement rien à la situation. Si, peut-être un peu : au lieu de ne plus être payées du tout, les retraites vont être payées en cacahuètes (ou en monnaie de singe, qui sait…). Que ça vous plaise ou pas.

                    • @durru
                      Tout a fait d’accord. Je suis bientot pensionné de la fonction publique, vu l’état de la France actuelle, je ne me fait AUCUNE illusion, je sais pertinemment que je ne toucherai pas l’intégralité de ma pension, qu’elle sera amputée, sinon annulée, quand l’état va faire faillite. Je m’y prépare par divers moyens, mais je n’ai aucune illusion.

          • @ Claude Henry
            Voila un bel étatiste qui nous ressort la sempiternelle défense de notre système social, que tout le monde nous envie, mais qui nous a ruiné. Il vous faut quoi pour comprendre?

            • Le libéralisme doit-il devenir une idéologie qui fait fi de la réalité? La concurrence est une bonne chose, elle est facteur d’amélioration, mais ne suppose-t-elle pas des règles identiques pour tout le monde? On sait bien que ce n’est pas le cas, sauf dans un espace défini comme un Etat. Ce n’est même pas vrai pour l’Europe: nos « partenaires » sont aussi et d’abord des concurrents.
              Même la Suisse a des droits de douane sur certains produits…

              • il existe plusieurs sortes de riz, il y a effectivement du riz en camargue, que j’utilise pour certaines recettes. mais nous consommons surtout du riz parfumé thaïlandais et du riz gluant laotien. j’achète ces deux derniers riz par sacs de 20 kg. même si les taxes à l’importation augmentent beaucoup, je n’achèterai pas plus de riz de camargue, mais je continuerai à acheter ces riz asiatiques en suisse. en effet, le riz n’étant pas cultivé en suisse, il n’y a pas de taxes à l’importation destinées à protéger les producteurs de riz suisse.

            • claude henry de chasne
              26 janvier 2019 at 17 h 37 min

              vous m’avez mal lu.. ou je me suis mal exprimé , je relate une situation de fait.. de fait on ne peut pas faire cohabiter des salaires de 1 pour mille ou alors il va falloir me dire comment

              • Mais qui cohabite ? Avez-vous des agriculteurs Cambodgiens payés 1€ qui côtoient des agriculteurs Français payés 1000€ ? Par ailleurs, j’aimerais bien savoir d’où vous sortez le rapport de 1 à 1000…
                C’est l’Etat qui se mêle de tout pour assurer son train de vie qui fausse le marché, c’est simple pourtant.

                • claude henry de chasne
                  26 janvier 2019 at 17 h 53 min

                  salaire agricole cambodge 1 dollar / jour , allez y faire un tour

                  Données 2016 Cambodge Moyenne Asie
                  Revenu mensuel brut / habitant 95 $ 504 $

                  • Et le salaire en France c’est à 1000€/jour ? D’où sortez vous le rapport 1 à 1000 ?
                    Sans parler du fait que le coût de la vie n’est pas le même là-bas et ici.

                  • Et donc, en refusant d’acheter leur riz pour préférer payer les charges qui pèsent en France sur l’agriculteur français, vous pensez améliorer la situation duquel : l’agriculteur cambodgien, l’agriculteur français, ou le parasite français ?

            • claude henry de chasne
              26 janvier 2019 at 17 h 51 min

              le « libéralisme « a aussi ses intégristes qui reste aussi pertinent que ceux du NPA

            • Traiter Claude Henry d’étatiste ??? Ahahahahahahahahah. Le pauvre…

              • claude henry de chasne
                26 janvier 2019 at 18 h 19 min

                @amady
                oui on aura tout vu… moi que l’etat a pompé toute sa vie (et qui continue) qui n’a JAMAIS touché une allocation quelconque , qui n’aura pas de réduction de la taxe d’habitation de réduction de CSG quoi ou qu’est ce..
                m’accuser de trouver que l’etat a raison de taxer .. arffff

                Bon d’un autre coté on a raison de surtaxer les célibataires qui réussissent, il n’y a pas de raisons que certains soient plus heureux que les autres ;))

              • Ses propos. Nuance.

    • Bonjour chdc
      « Nos » agriculteurs. Les agriculteurs européens ne sont pas à nous. D’un point de vue économique, il est indifférent d’acheter européen ou asiatique. Le point de vue de l’état est bien entendu différent, il n’a pas de pouvoir sur le producteur asiatique.
      Que l’état s’occupe de ses affaires (le régalien), qu’il lève des impôts modérés (qq %), et n’interviennent pas dans les relations commerciales qui ne regarde que l’acheteur et le vendeur.

      • Qu’ils fasse aussi appliquer les même règles a TOUS les agriculteurs de riz du monde, qu’ils soient tous rémunérés au même salaire horaire, vivent dans des pays dont le coût de la vie est le même… Dans ce cas, plus besoins de taxes douanières, les frais de transport régulant d’eux même.

        • la seule concurrence illégitime est quand un état « force » ses exportations en subventionnant, l’ue le fait. mais pas les pays pauvres en général .

          Il est possible qu’être agriculteur dans un pays riche devienne presque impossible sur le plan économique;;
          Dans tous les pays où les états décident que un salaire doit être au dessus d’un certain niveau… et ceci est possible directement et indirectement, l’etat fait disparaître les « gagne petit ».
          sans y avoir beaucoup réfléchi , les seules solutions de l’agriculture européenne me semblent être la technologie et les nouveaux produits ..
          produits..et par nouveau produit j’entends surtout la solution marketing.. qui fait qu’un grain de riz français n’est pas un grain de riz vietnamien m^me quand il en est indiscernable… ce n’est pas un hasard si nous avons maintenant des pommes bio, éthique ecoloresponsable sans ogm, etc etc… autrement dit le passage de l’alimentation dans quelque chose d’analogue au luxe.

          • Exact, l’égoïsme de l’UE ruine l’Afrique et freine son développement par ses subventions. Pour les nouveaux produits comme elle a interdit les OGM et toute recherche agricole, on est mal barré!

          • Joseph « José » Bové a barré la route à toute une filière agricole innovante basée sur les biotechnologies…

      • claude henry de chasne
        26 janvier 2019 at 10 h 46 min

        le probleme c’est que si l’agriculteur paye cotisations impots et taxes en franceil ne fera pas le poids , donc il devra disparaître, ou bien on renonce a notre systeme social et bonne chance a tous

        • Sans effort, taxes ou pas, il disparaîtra. Prenez l’exemple de la Suisse. Le vin blanc était « protégé » par des taxes à l’importation, tant et si bien que la piquette acide était chère au détail. Le vin rouge n’était que peu « protégé ». La conséquence était que le vin rouge était rare, mais d’excellente qualité, ayant trouvé une clientèle aimant les produits locaux de bonne facture. Aujourd’hui, les vins rouges suisses tiennent la dragée haute aux vins français.
          Avec l’abaissement des taxes sur tous les vins, les vins blancs suisses ont redressé la barre, et il n’y a plus de piquette acide sur le marché. Pour autant les vignerons n’ont pas disparu. Ils se portent à merveille.

          • Sous-entendez-vous que les agriculteurs ne font pas d’efforts?
            Je comprends bien ce que vous voulez dire, mais que fait-on des gens qui ne peuvent s’adapter? Un pays, ce sont aussi des hommes qu’il faut des années pour former à un métier et sui ne sont pas adaptables à l’infini.
            On ne peut pas tout traiter de façon macro-économique en disant que la concurrence est toujours une bonne chose.
            D’ailleurs nos eurocrates qui en vantent sans cesse le principe ont étrangement abandonné cette idée pour la monnaie.

            • Quand la subvention (importante) est à portée de main, l’effort est concentré sur le respect des normes permettant d’obtenir ladite subvention, et pas sur le respect des besoins du marché, qui reste accessoire.
              Et quand la subvention disparaît ou se réduit de manière importante, le producteur se trouve démuni devant les nouveaux défis, auxquels il n’est pas préparé.
              Laisser les gens se confronter aux vrais défis est le meilleur moyen de les aider, et non pas leur en proposer des faux. Ce sont les « aides » de l’Etat qui posent le plus de problèmes à toute activité.
              Et le marché faussé par la monnaie commune ne fait pas exception.

            • Le cas de la Suisse montre qu’il est possible de réagir. Pour le vin, ils ont du organiser des salons, faire des dégustations, faire de la publicité. Voire du bio ou quasi bio. Ils ont du trouver la clientèle prête à acheter le produit. C’est cet effort intellectuel, ce marketing qui constitue le gros du travail. Et cela a très bien fonctionné. Vin rouge ou blanc.

              Il en est allé exactement de la même manière avec les fromages à pâtes cuites. prenez le cas de l’Etivaz. Les crève-la-faim qui résistaient quand les frontières étaient fermées, sont aujourd’hui millionnaires. Même en Suisse vous aurez de la peine à acheter de l’Etivaz qui est devenu un produit de luxe qui s’exporte partout. Et bien entendu au plus grand bénéfice des fermiers qui envoient leurs vaches dans les alpages.

              Demandez à ces gens s’ils aimeraient que la Suisse verrouille les frontières…

              L’effort, ce pas toujours de déplacer les meules de foin à la main. Il faut faire travailler ses neurones, et l’exemple suisse montre que c’est possible et à la portée de ceux qui ouvrent les yeux.

          • Même chose pour les agriculteurs néo zelandais, ultra protégés et néanmoins fort pauvres et la nouvelle zélande obligée d’importer. Lorsque les taxes ont été suprimées l’adaptation a été difficile mais maintenant les agriculteurs neo zélandais se portent a merveille.

      • claude henry de chasne
        26 janvier 2019 at 18 h 21 min

        ils ne sont pas « a nous » ils font partie de la france .. oui ou non?

    • Cet engrenage peut mener loin! Et ce n’est pas une excuse. Votre libéralisme est à la carte? Ce n’est pas la solution!

    • Mais si, il y a une autre alternative, et je m’étonne que nos gouvernants n’y aient pas encore pensé : Elaborer un grand plan Riz, ce qui permettra de lutter à la fois contre les prix trop bas et la surproduction puisqu’il en résultera inévitablement une pénurie.

    • Les emplois (ou le chômage) ne sont qu’un symptôme d’une économie qui fonctionne bien (ou mal).
      Le but ne devrait jamais être la sauvegarde des emplois, mais la sauvegarde de la capacité à produire et vendre des richesses.

      Si on pousse le raisonnement de la sauvegarde des emplois à son maximum, alors, supprimons toutes les machines agricoles et 90% de la population devra aller travailler aux champs pour simplement s’assurer d’un minimum vital. Est-ce la direction que vous voulez prendre?

      Si le riz importé est moins chèr, cela veut dire qu’il existe une autre occupation locale qui rapporte plus que celle de faire du riz. Pourquoi s’entêter à continuer de faire quelque chose de peu efficace?

  • Merci pour l’article et les liens.
    « Si cette décision est prise pour protéger les agriculteurs européens, qu’en est-il des agriculteurs asiatiques et de nous, les consommateurs ? »
    Mouaif:
    1/ Bon c’est un peu comme le climat, hein, les agriculteurs EU n’ont pas vocation à sauver les agriculteurs du monde entier, en se faisant taxer à mort… https://www.francebleu.fr/infos/societe/le-suicide-des-agriculteurs-en-chiffres-1517491824
    2/ Le riz, c’est super, mais ça reste pas un truc particulièrement endémique à l’Europe. On a le blé et les patates, dans le pire des cas.
    J’ai décidément du mal avec ces taxes douanières et leur application.
    Je ne vois toujours pas le problème, sauf évidemment pour le consommateur, dans un système inégale (pas le même niveau de vie, pas les même taxes, pas les même normes a appliquer…), a appliquer des taxes douanières.
    Si les systèmes de production étaient peu ou prou égaux, (si on vivait dans un système libérale utopique), les frais de transport feraient office de taxes, et on paierait naturellement un peu plus cher les produits asiatiques, ou volume de production oblige, le même prix. Un peu comme l’agneau de NZ.

    • J’ai souvenir d’avoir appris que sauf pour quelques variétés « de luxe », la culture du riz n’était pas rentable en Europe. Comment se fait-il qu’elle s’y soit développée autant ? A moins bien sûr que les gouvernements n’aient favorisé la chose pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le libre marché et l’intérêt de leurs consommateurs…

      • Pour moi, en tous cas, il n’existe pas de riz comme tel.

        J’ai en permanence 5 ou 6 sortes de riz à la maison, et jamais je ne permettrais d’utiliser une variété en lieu et place d’une autre.
        Chaque recette a son type de riz associé à un type de cuisson.
        – Panang curry avec du Jasmine Thaï
        – Biryani avec du Basmati
        – Risotto avec du Vialone nano, ou Carnaroli par ex.
        – Paella avec Arroz Bomba, Camargue
        – Saumon citron avec du Parboiled américain
        – Sushi avec du Calrose ou japonais
        – riz au lait avec du rond type camolino
        Sans compter les riz glutineux ou noirs (type Venere) pour des centaines de recettes différentes, sucrées ou salées.
        Pour rappel, tous les riz européens, américains ou australiens descendent de la variété Oryza sativa japonica…

        Je ne vais quand même pas becter du riz au lait ( beurk pour moi) à la place d’un ‘tikka masala’ pour faire plaisir à ces imbéciles…

    • on ne peut m^me pas parler de taxation…des pans entiers de l’agriculture sont sortis de la logique économique et dans beaucoup de fermes le revenu de l’agriculteur est la subvention au grand dam des agriculteurs qui ont perdu leur liberté sans parfois voir que ce qui était censé les aider les étouffe. . ce n’est même pas une fonctionnarisation de ces agriculteurs car leur revenus ne sont pas garantis..dans certains secteurs, agriculteur est devenu un métier où on doit apprendre à gérer la bureaucratie et la subvention plus que la technique agricole. Il ne faut plus raisonner marché mais politique agricole…

  • Le prix en rayon varie de moins d’un euro a plus de cinq euros le kg voir les 500 gr…cette histoire de protectionnisme paraît loufoque ! Et puis , si vous voulez du riz de Camargue vous achetez du riz de Camargue..m’etonnerait que la production locale européenne soi suffisante pour justifier une telle protection de marché …a part affamer les peuples ou les obliger a se nourrir d’autre chose !

  • quel salmigondis ! je n’ai pas compris ce que l’auteur cherchait à faire ! démontrer que les européens vont payer leur riz plus cher et donc être brimés ou que les sud asiatiques vont vendre leur riz moins cher donc être ruinés……Les commentateurs sont tout aussi peu clairs, d’ailleurs, ce sont toujours les mêmes qu’on retrouve quelque soit le sujet de l’article et ils disent toujours la même chose ! est-il possible d’élever le débat ?

    • non il ne faut pas « élever  » le débat.
      la simple utilisation du terme élevé relève de l’attaque à la personne…
      une réponse est juste et quelle soit élevé e ou pas est sans interet.
      surtout pas.
      « élever « le débat c’est quasiment toujours introduire des concepts fumeux comme l’intérêt collectif et de disserter à partir de cela.
      le seul reproche qu’on peut faire à un personne qui s’oppose à de NOUVELLES mesures politiques dans le domaine économique n’est de ne pas exiger la suppression de TOUTE mesure politique dans le domaine économique. Ça rend les débats foireux car on doit faire appel au pragmatisme ou au raisonnable..

      quoique je ne sois pas libéral je reconnais un certaine clarté par une assez bonne définition des valeurs fondamentales surs lesquelles repose tout le bazar.
      le moins possible de coercition le plus possible de liberté individuelle.

      donc…effectivement les interventions se ressemblent…

      le libéralisme est séduisant car il est SIMPLE ..
      pas élevé vous entendez complexe je présume…

      alors certes l’article eut été » protectionnisme donc voir protectionnisme dans la rubrique libérale. »..

      le tort des opposants à l’économie libre est d’avoir la prétention de ne pas voir qu’ils sont arbitraires et liberticides.
      Ils sacrifient la liberté des gens pour des interets particuliers dont on se demande bien pour quelles raisons ils auraient une quelconque priorité.
      dissimuler sa soif de pouvoir sous des oripeaux de générosité…

      • avez vous déjà discuté avec un enseignant de l’ed nat ou à un médecin de la sécu? ou à un économiste non libéral?
        ce sera comme on fait les meilleurs programmes ?
        comment soigner les gens au mieux…?
        comment faire la meilleure politique économique?

        la réponse libérale est fort simple!!! le pragmatisme impose autre chose..

        alors bien entendu…ça va être « élevé » ça n’a rien d’élevé c’est qui favoriser par rapport à qui par rapport à une situation libre..

    • Et ben on vous attends 🙂

    • « démontrer que les européens vont payer leur riz plus cher et donc être brimés »
      Il me semble qu’il n’y a pas à le « démontrer » et que l’article se contente de le rappeler. Ensuite, il présuppose peut-être hardiment, effectivement, que le lecteur sera indigné qu’on s’oppose ainsi au fonctionnement normal et optimal du marché. Pour élever le débat, comme vous dites, pouvez-vous nous expliquer ce qui vous incite à ne pas défendre un tel fonctionnement optimal ?

  • C’est peut-être pour tuer le riz européen qu’ils pondent ces taxes …
    Le sushi aura du souci à se faire…

  • Alain Martin-Péridier
    26 janvier 2019 at 11 h 21 min

    Il y a en France 200 exploitations productrices de riz et cela représente 2000 emplois directs, c’est donc de peu d’importance. Par ailleurs, le surcoût de la taxe de 175 € par tonne appliquée à la consommation moyenne individuelle par an en France représente 94 cts d’euro.
    Comme toutes les mesures protectionnistes cette taxe est condamnable : elle portera préjudice aux plus pauvres, c’est à dire dans le cas présent les producteurs d’extrême orient. Elle n’aura vraisemblablement qu’un effet très marginal en France, mais ne coûtera quasiment rien au consommateur français.

    • C’est vrai, sauvons les producteurs asiatiques (qui n’ont pas non plus de marché interne……) et faisons crever les notre…

    • « mais ne coûtera quasiment rien au consommateur français. »
      Dans votre monde peut-être. Dans le monde de ceux-qui ont peu ou très peu, cela sera plus conséquent.
      Avec ce type de raisonnement, toutes les « petites » taxes ne coûtent « quasiment rien »! Pourtant leur accumulation a fini par donner les GJ… C’est toujours quasiment rien selon vous?

    • Quand le montant de la taxe avoisine le montant de ce que le producteur reçoit, j’ai beaucoup, mais alors beaucoup de mal à comprendre comment son impact pourrait être « marginal ».
      Parce que vous vous imaginez que les producteurs asiatiques vont se mettre à travailler à perte, juste pour faire plaisir aux consommateurs européens ? Certainement pas, il n’y a que deux évolutions possibles (et l’une n’empêche pas l’autre) :
      1. Le prix de vente en UE augmente pour couvrir montant de la taxe (17,5%, je crois que ça risque de se voir, même si ça va pas faire monter le 1€ à 5€). Quand on taxe le lait, ce ne sont pas les vaches qui paient…
      2. Les producteurs asiatiques vont se trouver d’autres marchés moins problématiques et délaisser le marché européen. Ce qui va également faire monter le prix du riz en Europe, à cause de la pénurie.
      Cette histoire est juste une pierre de plus dans le jardin de tous ceux qui veulent toujours nous faire croire que l’UE serait « libérale ». Quand en fait ce n’est qu’un machin bureaucratique.

    • rappel: ce ne sont pas les vaches qui paient les taxes sur le lait. Concernant le consommateur européen la taxe ne représente peut être pas grand chose mais l’addition de taxes qui ne représentent pas grand chose finit par nous faire des gilets jaunes.

    • Petite taxe, grand effets : attendez la réplique sur les produits européens. Voitures, avions…, cela pourrait bien aussi déguster. Ce sera bien fait pour ces prétentieux de polytocards.

  • Cette protection douanière sur le riz est surtout un soutien politique aux pays les plus fragiles de l’union. Le bénéfice de la cohésion est supérieur aux inconvénients du moins dans le proche avenir. La recherche de l’équilibre est délicat.

  • : en moyenne, un français consomme 5,38 kg de riz par an, »
    Difficile qd même de dire que c’est une base de notre alimentation

  • Preuve qu’ils se foutent de nous et de la liberté des échanges qu’ils prétextent face à Trump!

  • Le commerce libre est dans l’intérêt du consommateur, donc du peuple. C’est pourquoi il est important de le pratiquer, au détriment du protectionnisme qui est dans l’intérêt des seuls producteurs.

  • Plusieurs choses m’amusent (tristement) dans cet article;
    -Les riz « bio » asiatiques….Grand foutage de gueule et encore plus grande arnaque….Le riz est baptisé bio dans le cargo qui l’amène à Rotterdam.
    -La production rizicole européenne, totalement dépendante aux subventions, catastrophique quand on essaie vraiment de faire bio.
    Des milliers d’hectares de rizières sont à vendre en France et en Italie…Personne n’en veut, les écolos ont mis leurs groins là dedans et interdisent à peu près tout on nom d’un environnementalisme idiot….
    Allez voir en Camargue; plus de riz et le sel remonte….Tuant la végétation qui empêche le delta de se répandre en Méditerranée.

  • « Cependant, la production totale de tous ces pays ne permet pas de combler la consommation annuelle européenne »
    A ce stade, il serait intéressant de préciser notre taux de couverture, au niveau européen. A ma connaissance, nous produisons à peu près autant de tonnes de riz que nous en consommons, avec dans le détail, une importation de riz long et une exportation de riz rond (environ 1/4 du tonnage global).
    Bref, on comprend aisément avec ces chiffres que toute importation supplémentaire de riz se fait au détriment de la production européenne, sauf à pouvoir exporter plus…
    Dans ces conditions, la tentation protectionniste ne peut être que très forte.
    Le riz peut-il devenir un produit de luxe ? J’en doute. Même à 2-3 e/kg, le riz représente encore une des sources de proteines (qui plus est fortement bio-disponibles) les moins chères. Cela explique probablement pourquoi c’est un, sinon le produit le plus consommé dans le monde.

  • Je suis libéral, et j’agis en conséquences. Je reste libre de mes choix. Les rizières européennes (un peu) mais surtout dans l’arc Sud et Nord asiatique contribuent fortement à la production de méthane: gaz à effet de serre ( Sol +Bovins). J’ai donc diminué ma consommation. Ceci étant chacun a le droit d’exploiter ce que la nature à bien voulu lui confier.. Aux uns: le charbon, aux autres: les rizières… Le prix de marché doit comprendre le cout de production incluant le cout de réparation des dommages causés par cette production. Ensuite, vive la libre concurrence et au consommateur de choisir librement.

    • Vous vous voyez peut-être libéral, mais comment dans ce cas pouvez-vous faire confiance à ceux qui vous chiffrent des « dommages » parfaitement arbitraires et leurs prétendues « réparations », alors qu’il est manifeste que leurs intentions sont exclusivement de changer votre comportement à leur profit ?

      • Vous avez raison sur l’arbitraire et l’extrême difficulté à chiffrer des réparations à quelque niveau que ce soit, y compris le Pretium Doloris. Quelques soient les  » intentions de ceux-là ? » je conserve mon libre arbitre.

    • si en tant que libéraux nous refusons au gouvernement de nous imposer ce que nous devons manger, ce n’est pas pour donner cette prérogative aux escrocs du giec.

  • Les parents de ma femme chinoise produisent du riz en Chine.
    Un pays doit s’assurer l’auto-suffisance alimentaire, ne pas dépendre d’un autre pays que que sa population mange. (on voit ce que donne la dépendance au pétrole)
    Que fais la Chine ? parce que être paysan, ca gagne pas beaucoup de sous,si tout le monde arrête d’etre paysan, on meurent de faim.
    Taxe professionnelle 0,taxe foncière 0, taxe d’habitation 0, TVA 0, RSI 0…

    • Oui, mais certains préféreraient s’étrangler avec un grain de riz rond que reconnaître que la Chine puisse faire des choix pertinents.

  • Quand les riz européens et asiatiques seront plus chers, que les producteurs perdront quand même de l’argent, les asiatiques n’étant pas subventionnés par l’U.E, et qu’ils licencieront, que la pénurie viendra, ils accuseront le turbo-Kapitalisme-libéral.

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