Bruno Le Maire parle de baisses d’impôts mais veut taxer les GAFA

Ou quand la « réinvention du capitalisme » que se flatte de réaliser Bruno Le Maire ressemble à du bon vieux socialisme…

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Bruno Le Maire 2011 by UMP Photos(CC BY-NC-ND 2.0)

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Bruno Le Maire parle de baisses d’impôts mais veut taxer les GAFA

Publié le 22 janvier 2019
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Par Nathalie MP.

Cette semaine, c’est dans le JDD que l’abbé, pardon, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a tenu son prêche dominical. Et c’est du lourd ! Car, tenez-vous bien, le ministre n’a pas plus tôt répété comme un automate que « l’objectif n’est pas d’augmenter les impôts des uns ou des autres » qu’il enchaîne immédiatement sur la nouvelle taxe qu’il va appliquer aux géants du numérique(*) avec rétroaction au 1er janvier 2019 !

Quelle bonne idée ! Alors que les Gilets jaunes ont mis en évidence un puissant ras-le-bol fiscal chez les Français ainsi qu’une préoccupation constante à propos du pouvoir d’achat et de l’emploi, alors qu’un document publié par le gouvernement lui-même en vue du Grand débat ne fait pas mystère que le taux de prélèvements obligatoires de la France par rapport au PIB est le plus élevé des pays riches (46 %), Bruno Le Maire, dans une logique que vous apprécierez, ne cherche qu’à taxer davantage.

Non sans avoir dit exactement le contraire, puis le contraire du contraire et éventuellement l’inverse du contraire quelques lignes plus haut.

En substance, le grand débat n’interrompt pas le travail du gouvernement qui entend garder le cap, ni son travail à lui, Bruno, qui entend proposer au G7 ni plus ni moins que la « réinvention du capitalisme ».

Mais (question des journalistes du JDD) « si le gouvernement maintient son cap politique, à quoi servira le débat ? » À son habitude, l’abbé Bruno nous sort d’abord son cantique obligé :

Nous allons pouvoir débattre des dépenses et des impôts. C’est une chance historique pour les Français de se prononcer : quelles dépenses baisser pour baisser la fiscalité ?

À partir de là, l’entretien n’évoque plus une seule fois la question cruciale de la baisse des dépenses publiques. Et de toute façon, chance historique ou pas :

Cela n’interdit pas de se poser la question de la justice fiscale. Elle est légitime. Puis : Mais l’idée n’est pas d’augmenter les impôts.

Et Bruno Le Maire de nous détailler alors par le menu et par pur esprit de justice fiscale ce qu’il compte faire aux grandes entreprises du numérique, d’autant qu’il voit dans la taxation des GAFA « un enjeu majeur du XXIe siècle » ! On était habitué aux discours grandiloquents d’Emmanuel Macron, mais avec Le Maire, on atteint l’hyperbole boursouflée : tout ce qu’il touche est de l’ordre de l’événement historique du siècle !

Il faut dire que Bruno Le Maire travaille d’arrache-pied depuis des mois pour obtenir une taxation des GAFA à l’échelle de l’Union européenne. Comme il le disait à la journaliste Caroline Roux lors de l’émission « Les 4 vérités » du 6 décembre dernier (vidéo du tweet ci-dessous, 01′ 05″) :

Si vous voulez aller chercher de l’argent, Caroline Roux, moi je vais vous dire où il est l’argent : l’argent, il est chez les géants du numérique.

On s’étonne de ne pas l’entendre ajouter : ces rapaces, ces suceurs du sang des pauvres utilisateurs européens, ces exploiteurs avides de profits qui « tyrannisent » leurs salariés sur des lieux de travail pires que des lieux d’asservissement.

Il se trouve que la Commission européenne, en la personne de son commissaire aux affaires économiques Pierre Moscovici – lequel n’a pas laissé un souvenir impérissable lorsqu’il était ministre de l’Économie de François Hollande – a proposé en mars dernier de « réparer » le fait que les géants du numérique ont tendance à s’installer dans les pays européens les plus attractifs fiscalement (Irlande et Luxembourg, notamment) en taxant leur chiffre d’affaires réalisé sur la vente de données et sur la vente d’espaces publicitaires à hauteur de 3 %. Chaque pays de l’UE récupérerait une part de la taxe à proportion du nombre d’utilisateurs dans le pays.

Bruno Le Maire a immédiatement appuyé cette riche idée, justice fiscale, blablabla… mais on devine que, dans un scénario très semblable à celui qu’il nous a servi à propos de la taxe d’habitation pour les 20 % les plus aisés, nos petites difficultés à boucler nos fins de mois ne sont pas totalement étrangères à son engouement.

Il se heurte cependant à une forte opposition. Les pays qui pratiquent une fiscalité légère (Irlande, Luxembourg, Pays-Bas) sont assez naturellement hostiles à ce projet, tandis que la Suède, le Danemark et la Finlande pointent le risque de taxer un chiffre d’affaires sans certitude que les entreprises concernées soient bénéficiaires. Ces pays estiment en outre qu’une telle disposition irait contre les intérêts de l’Europe.

De son côté, si l’Allemagne s’était théoriquement engagée à parvenir à un accord, elle se montre en réalité fort peu enthousiaste. Dans un compromis décidé en décembre dernier, seules les recettes publicitaires seraient taxées, ce qui réduirait la recette globale attendue de 5 milliards d’euros à 1,3 milliard d’euros. Mais dans l’ensemble, les pays réticents préféreraient voir se dessiner un accord au niveau mondial.

Quant aux entreprises numériques, elles mettent en garde contre une mesure « qui causerait un dommage matériel à la croissance économique, à l’innovation et à l’emploi en Europe » . On n’est guère surpris de les voir s’opposer avec vigueur à un projet de taxe qui les affectera directement, mais il convient de se rappeler que tout alourdissement de la fiscalité des entreprises est payé in fine par les consommateurs au détriment de leur pouvoir d’achat ou au détriment de la qualité de service.

Il serait d’ailleurs inexact de s’imaginer que les GAFA ne paient pas leur lot d’impôts. Ainsi que le souligne le directeur général de l’Institut Molinari Nicolas Marques, le taux d’imposition sur les bénéfices acquittés par la maison-mère de Google aux États-Unis est de 27 %, soit un niveau très cohérent avec la fiscalité des autres entreprises.

Aussi, tel qu’il se présente, le projet européen de taxe GAFA ne fait que rajouter une couche de fiscalité à une fiscalité déjà élevée, situation qui n’a jamais débouché sur de la croissance, de l’emploi ou du pouvoir d’achat en plus, bien au contraire.

Mais peu importe à Bruno Le Maire. Bien qu’il se montre convaincu que la taxe GAFA européenne va aboutir, il préfère prendre les devants en créant la taxe GAFA française qui s’appliquera à toutes les entreprises numériques qui réalisent un chiffre d’affaires mondial supérieur à 750 millions d’euros (seuil retenu aussi par l’UE) dont au moins 25 millions en France. Il estime qu’elle rapportera 500 millions d’euros par an.

500 millions d’euros par an ? Mais c’est ridicule ! Et combien va coûter la collecte de cette nouvelle complication ? Rappelons que les prélèvements obligatoires ont dépassé les 1 000 milliards d’euros en 2017 et qu’on parle ici de récupérer 0,5 milliard d’euros. Rappelons que le défunt ISF, dont il ne reste plus que l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI), représente un manque de recettes fiscales de 3,2 milliards d’euros, ce qui est déjà considéré comme une brimade taxatoire purement symbolique.

Quant à s’indigner que nos PME subissent une pression fiscale plus forte que les entreprises du numérique, à qui la faute ? Si la pression fiscale est terrible pour les PME, c’est en l’allégeant qu’elles retrouveront des couleurs, pas en l’augmentant pour les autres. D’autres pays, l’Irlande par exemple, vivent très bien avec des taux d’IS des plus modiques. L’emploi et la croissance sont au rendez-vous. Pourquoi les clouer au pilori sous prétexte que la France performe moins bien malgré des prélèvements obligatoires largement supérieurs ?

Avec la taxe GAFA, ne tombe-t-on pas une fois de plus dans ces aberrations fiscales faussement « solidaires » qui permettent de se donner une allure de chevalier blanc de la « justice sociale » pour un résultat des plus médiocres et la perspective non nulle de faire fuir les capitaux et les investisseurs ? L’image de la France s’est améliorée avec la fin du quinquennat Hollande, mais un sondage IPSOS de novembre 2018 montre que les décisions nouvelles d’investissement tardent à se concrétiser.

C’est bien du Bruno Le Maire tout craché que de se vanter de travailler des mois et des mois pour mettre sur pied une taxe inutile et dangereuse pour l’économie, avec l’effet parallèle de détourner l’attention de la nécessité impérieuse de baisser les dépenses publiques, et d’enchaîner dans le JDD avec la fabuleuse action « Choose France » qui se tient aujourd’hui à Versailles pour attirer les investisseurs. Quel entrepreneur sensé pourrait le prendre au sérieux ?

La « réinvention du capitalisme » ressemble à s’y méprendre à du bon vieux socialisme.

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  • ce pays est indécrottable, taxes TAXES!

  • Pour Amazon, vendeur intermédiaire, sa marge sera majorée de la taxe sur chiffre d’affaires, pour garder son bénéfice intact, et le consommateur subira l’équivalent d’une TVA à 23.6 % au lieu de 20 % – mais c’est bien sûr une taxe sur les vilains GAFA, garantie sans effet pour le consommateur

  • Quand le tribunal populaire sera en place et en tant que procureur je demanderai son exil dans la charmante ville de Normandie : EU

  • taxer les GAFA  » par pur esprit de justice fiscale  » , ose t’il nous dire …..m’enfin quoi le maire , ne nous prenez pas pour des cons , si votre gouvernement en est là , c’est qu’il n’y a plus un rond dans les caisses , tout simplement ;

  • Ce qui me désole le plus aussi bien chez nos technocrates que nos médias (et les commentateurs) c’est l’absence totale de vision. A savoir que ces élus votent des taxes sans se préoccuper de l’environnement sur lequel elles vont peser. Le raisonnement est toujours le même. Les caisses sont vides, l’Etat refuse de se réformer, taxons n’importe quoi n’importe comment, et n’importe où. La logique comptable et responsable voudrait que l’on fasse une pause pour compter, analyser et en tirer des conséquences. Je rejoins donc le groupe des gens qui pense que l’Etat veut asservir. Le bien être recherché est le leur. Le peuple devra plier et changer selon les humeurs du pouvoir. Egalité homme/femme, écologie, nourriture, conduite, école stupide, etc…
    La pauvreté des uns donnera du pouvoir aux autres. Et la petite dernière est 1,6 millards pour une cyber armée. Pour constituer des datas et divulguer des fausses informations. Du fake dans du fake. Restera pas grand chose pour s’y retrouver. Je crois que c’est pire que foutu. La réalité dépasse de loin mes pires cauchemars.

  • L’excellence , aucun niveau pour être Ministre des finances encore un , qui laissera son incompétence comme marque de cette institution d’imbéciles qui devrait apprendre à être humble , c’est un mot qui n’est pas dans son vocabulaire . Entre dire , il faut réduire la dépense publique jusqu’à preuve du contraire c’est plutôt le contraire !!! C’est un moulin à vent de paroles qui se contredit en permanence …Il s’écoute , se contredit , comme dit jupiter , il nous coûte un pognon de dingue !!

  • Il faut ajouter que cette taxe sur le chiffre d’affaire aura un effet anti concurrentiel en favorisant la position dominante des GAFA en place car elle relèvera le niveau nécessaire de chiffre d’affaire des entrants dans ce marché afin de pouvoir survivre en dégageant un bénéfice. Les GAFA vont se frotter les mains, le gouvernement Français va éliminer les concurrents.

  • Les GAFA on fait tout pour qu’elles ne naissent pas en France, alors on les taxes.
    On aurait pu avoir Ebay créé par un Français mais même pas.
    Le Maire ne travaille pas, il écrit des bouquins.
    Il va même en faire la promotion dans les radios quand il est invité comme ministre. Certainement pour le vendre sur Amazon.
    C’est sur que Alibaba ou Wish, société chinoises qui n’ont aucun siège en France et qui achètent de la pub au GAFA aux sièges à l’étranger, ne paieront pas la taxe comme la Fnac.
    Nous sommes gouvernés par des ânes.

    • @ lequidam
      « Nous sommes gouvernés par des ânes. »
      Cette fois, c’est on ne peut plus clair!
      Ce pays qui se dit génial est un pays de c… , c’est plus clair tous les jours! On ne taxe pas les GAFA dans un pays de l’U.E. si les autres pays ne le font pas: c’est stupidement dissuasif!

  • Cependant une bonne nouvelle pour nous, tous les économistes le disent nous avons la Croissance la plus forte; celle des impôts.

  • Les 26 plus grosses fortunes possèdent autant que la moitié de la population mondiale.
    Surtout on ne touche à rien des fois que ça détruirait des emplois !
    Il arrive parfois que des ânes trouvent le bon chemin dans des sentiers difficiles.
    Le résultat espéré me semble même dérisoire !

    • Les 26 plus grosses fortunes possèdent autant que la moitié de la population mondiale.

      Et alors? Ils ont volé leur fortune? Ils l’ont constituée en détroussant la veuve et l’orphelin? L’économie est un jeu à somme nulle dans lequel pour s’enrichir il faut forcément voler les autres?

      Ces personnes qui ont réussi devraient faire l’admiration des foules. Leur patrimoine est investi dans des milliers d’entreprises. Ils emploient directement ou indirectement des millions de gens. Ce sont des modèles, des exemples à suivre.

      Au lieu de ça, Oxfam et les médias moutons préfèrent les traîner dans la boue. Ces procédés sont répugnants.

      • Et surtout on compare des choux et des carottes. Dans un cas, le patrimoine (réel) d’individus, dans l’autre, souvent, le poids (virtuel et fragile) de capitalisations boursières…

        • Pire encore, Oxfam ignore superbement l’immense capital mort en jachère dans les pays sous-développés. Là, plus question d’accuser les riches. Les seuls responsables de ces situations dramatiques sont les gouvernements et leurs lois iniques.

          Qui veut combattre réellement la pauvreté doit combattre, non pas les riches, mais les gouvernements.

          On ne peut évidemment compter sur Oxfam pour mener le bon combat mais plutôt pour proférer des mensonges avec régularité, puisque cette association de malfaiteurs est financée par de nombreux gouvernements.

          • @ MichelO
            Oui mais Oxfam est une entreprise qui a réussi! Ce n’est pas donné à tout le monde de culpabiliser les bourgeois aisés, de préférence chrétiens, pour leur soutirer volontairement du pognon!… qu’Oxfam redistribuera très librement comme il l’entend, selon ses convictions.

      • Oui, mais le problème n’est pas leur richesse, mais leur puissance, celle qu’ils ont d’imposer leurs volontés au pouvoir politique, donnant lieu au capitalisme de connivence. Et là, on touche à la démocratie…
        Entre un pouvoir économique mondial et un pouvoir politique local, je prefère la deuxième solution. Mais avec des gouvernants compétents et non corrompus.
        Attendons la fin de l’affaire Alstom et de toutes les questions soulevées par O. Marleix…

    • Accuser la fortune des uns d’être responsable de la misère des autres est aussi stupide que juger les pompiers responsables des incendies parce qu’on a observé qu’ils sortent de la caserne à chaque incendie.

    • Excellente réponse de Madelin ce matin : si Oxfam était un pays, il serait classé 3e au monde en richesse moyenne par habitant.

    • Oxfam a surtout l’art des titres et du sensationnalisme :
      Les inégalités selon Oxfam :
      https://www.contrepoints.org/2018/04/05/308132-oxfam-recuperation-ideologique-inegalites

    • « Les 26 plus grosses fortunes possèdent autant que la moitié de la population mondiale. »

      Je suppose qu’ils mangent donc 130000000 de steaks à chaque repas ?

  • @gerard, vous pensez que ces 26 personnes ont hérité c’est ça ? Qu’ils restent à glander à la maison à compter leurs thunes ? Si cet article passe dans la presse française elle passe juste avant de faire glisser une nouvelle taxe sur les gafa. L’idée que ces 26 personnes puissent faire travailler des millions d’individus ne vous traverse pas la tête ? Vous pensez mankagagner ? Vous êtes bien formaté par la soupe politique et la désinformation. Surtout restez bien dans cette optique l’Etat adore les gens comme vous. Vous serez récompensé. Pensez à la délation de vos voisins et amis…etc…youpi…ce pays est génial.

    • Je dirais plutôt que ces 26 personnes profitent d’une rente prélevée sur des millions de travailleurs qui sont les véritables créateurs de richesses. Renault Nissan fera travailler autant de monde sans Carlos Ghosn et arrêtez de me faire pleurer sur Amazon qui peut se permettre de détruire des tonnes de produits invendus.

      • Amazon détruit les produits stockés par ses partenaires pour qui c’est plus rentable de les détruire que de les faire réacheminer chez eux ….c’est une sacré nuance que beaucoup occultent.

      • personne n’a obligé à payer ses gens là, comme personne n’est obligé d’acheter Renault ou Amazon.
        Si certains (et ils sont quelques millions) le font, c’est sans doute qu’ils y ont intérêt., qu’ils sont gagnants !

        PS : carrefour (et les autres de la distribution) détruit chaque jour quelques milliers de tonnes d’invendus (yaourts, produits frais) qu’il n’a pas le droit de donner (faudrait pas empoisonner les pauvres).

  • Sachant que dans les faits, ce sont les entreprises americaines qui sont visées ici (après Airbnb et Uber à qui on a fait d’autres misères), 500 millions d’euros, c’est vraiment pas cher payé pour se mettre définitivement Trump à dos…

  • Ce type est un cinglé et un escroc!

  • Attention à l’effet de rétorsion en retour car les entreprises du CAC, faisant l’essentiel de leur CA à l’international, pourrait bien se voir frappées par une taxe similaire là où elles travaillent, réduisant d’autant des bénéfices qui, une fois rapatriés en France, agrémentent joliment les recettes fiscales de l’Etat.

    Puisqu’il n’y a pas de repas gratuit, l’Etat aurait beaucoup à perdre, à la fois comme ponctionnaire et comme actionnaire.

    On se souvient en effet que le premier actionnaire en France est l’Etat, mais un actionnaire pas comme les autres qui ose exiger de ses entreprises qu’elles s’endettent pour lui verser de gras dividendes, même quand il n’y a pas de bénéfices. C’est aussi un actionnaire qui manipule les droits de vote et qui laisse ensuite les dirigeants de ses entreprises croupir au gnouf à l’autre bout du monde, conséquence directe de ses agissements douteux. Effet de rétorsion on vous dit.

    Non, décidément, quel que soit l’angle par lequel on analyse le sujet, quelles que soient les élucubrations fantasques du Macron ou du Maire, il va falloir se résoudre à baisser les dépenses publiques, pour de bon cette fois-ci, et pas qu’un peu.

    – 50 milliards d’économies tout de suite
    – gel des dépenses publiques y compris l’inflation, à l’euro près
    – équilibre budgétaire obligatoire et interdiction de la dette à plus de 6 mois

    • @ Cavaignac
      Quasi tout le monde connait les objectifs mais peu savent comment y arriver! Alors « 50 milliards d’économie tout de suite », ça n’arrivera sûrement pas, le reste non plus.
      On peut licencier des fonctionnaires, sauf que leur statut l’interdit! Le reste est à l’avenant, donc non, ça n’arrivera pas impunément!

      • Aucun intérêt de supprimer des postes de fonctionnaires si c’est pour garder la même charge administrative qui sera redistribuée sur d’autres…

        Il ne faut pas augmenter la productivité d’activités improductives il faut les supprimer.

  • avec un pignouf pareil comme ministre des finances ont est pas fauchés ,
    no on est complètement fauchés.
    Le Maire 1er prix de incompétence , de la méconnaissance totale de la finance internationale, de la gestion d’un pays et du baissage de pantalon, être ministre d’un président sur qui on a tiré a boulet roule avant les présidentielles prouve la valeur moralede ce guignol !
    on devrait l »embaucher a tondre les moutons dans les alpages, ça il devrait savoir le faire !

    • Bruno Le Maire est un Normalien, possédant une license d’Allemand et Enarque. Il a donc pu mettre ses compétences au service du ministère des affaires étrangères (pourquoi pas), puis de l’agriculture (und Wiener Schnitzel), de l’intérieur et enfin de l’économie et des finances (mais comment donc).

      Bref, un guignol politique comme un autre. S’il fallait être compétant après ou avant avoir fait l’ENA, cela se saurait.

      La valeur morale ? Est-ce compatible avec le cariérisme politicien ?

      • saint marc disait:
        perdre la vie est un sacrifice très lourd, mais perdre son honneur c’est tout perdre et il ne reste rien!
        l’honneur est la mesure de la valeur morale, avoir un honneur permet a un homme de rester debout de ne pas avoir a baisser la tète, et fait la différence entre un homme et un étron !

  • il est temps de placer ces taxateurs dépendants en cellule de désintoxication

  • Charles Gave : « Le vrai problème, c’est la taille de l’État. […] La France est irréformable, car pour réformer la France il faut réformer son État et donc demander aux gars qui bénéficient du Système de se suicider. » Un pouvoir le fera-t-il ? Ce serait un coup de tonnerre, la France étant accusée par tous ses voisins de ne pas se réformer. Le pouvoir actuel pourrait le faire : il faudrait à cette fin qu’il abandonne ses intérêts électoraux pour s’occuper enfin du bien commun. Du rêve?

  • Bruno Le Maire a déjà commencé à nous ponctionner notre fric depuis le 1èr janvier 2019. Alors qu’il s’en prenne aux GAFA ne m’étonne nullement L’État Français a perpétuellement besoin d’argent. C’est le « Tonneau des Danaïdes ». Mais avec les GAFA ça va être certainement un autre « Sport » car eux aussi ont oubli2 d’être Cons. Et en plus il sera le seul à la faire en Europe.Alors Bon Courage!!!

    • J ‘ai hâte de voir Le Maire se prendre une mémorable branlée. Il le sait déja, car il n’escompte en fait que sur l’effet d’annonce. Il sait qu’il va se faire carrer, et pourra alors argumenter sur son combat héroique contre la vilaine finance et les vilains européens qui ne l’ont pas suivi. Il est juste en train de se fabriquer un alibi et une image pour se sortir du merdier macroniste sans trop de casse et se présenter tout vierge en 2022.

  • Le rêve des nos élites est le retour a l’âge d’or des tickets de rationnement pour tenir en laisse la population qui aurait l’idée saugrenue d’enfiler un gilet jaune.

  • Que voulez-vous, le politique français ne sait que taxer pour répondre aux attentes de certains français.
    Le plus drôle, c’est que les gilets jaunes leurs apportent un soutient pour effectuer cet acte….
    chacun pour sa gue..bouche…c’est la devise.
    ahhh si on avait que des riches…..la belle vie…

  • Google démocratie. C’est de cela en effet que l’Etat Français a peur. L’Etat qui a des ambitions sur les datas devient un concurrent de Google. De plus ce célèbre moteur possède des fichiers sur le monde entier. Certains concernant des célébrités comme macron lui même. Taxer les Gafa c’est une sorte de tentative désespérée pour dire: attention nous on a aussi des bras longs…mais c’est tellement pathétique que les bras m’en tombent. La France représentée par nos élus stupides ne fait plus peur. Elle ne fait ni rêver ni envie, ni rien. La France c’est un petit pays isolé stupide qui boude dans son coin et rêve de répandre sur le monde son idéologie bisounours bobo écolo. Ce rêve se terminera mal avec un réveil douloureux. Amen.

  • @théo, non le poudré est plus du genre string en léopard. Mouhahaha 😉

  • Réinventer le capitalisme, comme si un matin, un gonze s’est dit en se levant « je vais inventer un truc et l’appeler capitalisme. » Il aurait dû inventer un détecteur de cons, il aurait fait fortune avec.

  • Cavaignac Oxfam n’est pas dirigé par duflot l’ecolo qui aime le fric !!! les avions etc…

  • Quand on taxe les vaches, ce ne sont pas les vaches qui paient les impôts !

    Quand à l’égalité des revenus, sachant que le PIB mondial par an par habitant est d’environ 10000 $ (https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/ny.gdp.pcap.cd), soit environ 800 € / mois, il est facile de voir qu’en un an, nous pourrions nous retrouver à l’époque préhistorique si nous appliquions ce principe idiot d’égalitarisme :

    Comment créer un capital avec 800 € par mois, comment investir dans une machine, un tracteur, par exemple (~ 40 000 €). Personne pour vous prêter cette somme (chacun n’a que 800€), il faut réunir 400 personnes pour que chacune puisse vous prêter 100€ en se privant.
    Il faudra donc plus de monde pour produire la même quantité de nourriture (ou d’un quelconque bien). Son prix sera alors multiplié par 100 ou par 1000. L’appauvrissement général devrait être extrêmement rapide : Dès l’épuisement des biens déjà existant, il sera impossible de produire quoi que ce soit.

    Enfin viendra ce temps heureux cher à Rousseau, où chacun aura la même chose que les autres, c’est à dire ces yeux pour pleurer.

  • B.le maire , tellement brillant , qu’il n’arrive pas a réduire la Dépense Publique !!!

  • depuis le 15 juin 2018 , cecile duflot prend la direction Oxfam france ..

  • Les commentaires sont fermés.

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