Retrait américain de Syrie : pour une analyse nuancée

Que l’on l’approuve ou non, la décision du retrait de Syrie — si elle était suivie d’effets, ce qui reste à vérifier — s’inscrirait de façon cohérente dans la révolution paradigmatique de la présidence Trump.

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Retrait américain de Syrie : pour une analyse nuancée

Publié le 22 décembre 2018
- A +

Par Drieu Godefridi.

Le retrait américain de Syrie, que vient d’annoncer l’administration Trump, est dépeint par les médias européens comme une décision catastrophique, dont attesterait la démission du Secrétaire à la défense Mattis.

Un sujet aussi complexe ne mérite-t-il pas quelques nuances ?

Rappelons d’abord qu’il n’y a pas de bonne décision dans ce domaine. Ravagée par la guerre civile, la Syrie est aujourd’hui revenue à une sorte d’équilibre qui, pour être de la terreur, n’en est pas moins un équilibre. Certes, tous les éléments sont réunis pour une nouvelle conflagration. Mais cela ne suffit pas à justifier la présence américaine.

Le cas de l’Afghanistan est comparable. Les Américains y sont depuis 17 ans (17 ans !): que fait l’armée américaine dans cette région ? Le coût pour le contribuable américain n’est-il pas pharaonique ? Quels sont les bénéfices de sa présence ? Quelle perspective de victoire (aucune) ? Cette présence doit-elle être permanente ? Pourtant, en cas de retrait, comment éviter que ce pays ne redevienne un foyer brûlant de terrorisme international ?

Le compte n’y est pas

L’analyse coût-bénéfices — qui est celle par laquelle commence toujours le président américain, à juste titre — n’est pas plus évidente pour la Syrie qu’elle ne l’est pour l’Afghanistan.

Outre l’analyse coût-bénéfices, il y a la question de principe : faut-il considérer que les USA sont de facto les gendarmes du monde, ou que rien ne justifie leur présence militaire aux quatre coins de la planète ? Les seuls à se montrer cohérents sont les libertariens (le sénateur Rand Paul s’est d’ailleurs empressé de saluer la décision du président) : la présence continue de l’armée américaine dans ces pays génère davantage d’effets pervers que bénéfiques et brûle l’argent du contribuable américain.

La Syrie, ce sont 2 000 soldats américains ; le vrai sujet sera, demain, l’Afghanistan. Bob Woodward montre bien dans son dernier livre Peur que Trump a et a toujours eu la volonté de désengager l’armée américaine de ce pays.

Trump avait pris l’engagement de campagne de retirer l’armée américaine de ces pays ; depuis qu’il est élu il a prié ses services de lui soumettre des plans de retrait, le plus souvent en vain. La décision qui vient d’être prise est une décision au sens fort et comme schmittien de ce terme, aucun doute sur ce point : mais si on ne brusque pas un système aussi puissant que le Deep State, on ne le change pas, c’est lui qui finit par vous dissoudre. Je compare cette décision au retrait de l’Accord de Paris : elle est paradigmatique (même si elle aura probablement davantage d’effets de bord, et qu’elle sera plus malaisée à tenir).

Les Européens n’ont pas de leçon à donner

Dans le même temps le président américain a fait voter et bâti l’armée la plus puissante — de loin — de l’histoire des États-Unis et l’armée la plus puissante — de très loin — au monde.
Tout cela fait un ensemble America first plutôt cohérent.

Le sûr est que les Européens occidentaux n’ont aucune leçon à donner. D’une part nous avons largement contribué à susciter l’abominable guerre civile qui a ravagé la Syrie, en soutenant d’emblée un renversement de régime (qui se souvient que les Fabius et autres étaient tout à fait disposés à financer et soutenir des groupes terroristes islamistes à cet effet ?) ; d’autre part il serait temps de mettre nos actes en adéquation avec notre grand bouche « morale », au lieu d’exiger que des fils du Kentucky et de l’Oklahoma aillent se promener en Syrie.

Que l’on l’approuve ou non, la décision du retrait de Syrie — si elle était suivie d’effets, ce qui reste à vérifier — s’inscrirait de façon cohérente dans la révolution paradigmatique de la présidence Trump.

 

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  • Trump a juste descendu sa braguette face à Erdogan tout simplement, ne pas oublier que Ankara va acheter pour plus de 3,5 milliard de missile Patriot. Trump reste avant tout un boutiquier.

    Mais la question est si Trump ne veut plus que les USA soient les gendarmes du monde pourquoi renforce t’il l’appareil US en Afghanistan, pourquoi rester encore au centre de la gestion du conflit entre Israël et la Palestine?

    Qu’attend Trump pour déménager les bases au Quatar, Emirats Arabes Unis et Arabie Saoudite et définitivement lâcher cette allié indésirable?

    En fait cette annonce est de la pure communication politique à usage interne pour son électorat en cette période des fêtes de Noël.

    Faire revenir les boys comme on dit, je souhaite du courage au succeseur de James Mattis.

    • @ claudiananahkp@gmail.com
      Vous avez lu l’article?
      Vous avez lu: « Le sûr est que les Européens occidentaux n’ont aucune leçon à donner »???
      En fait vous n’avez rien compris!
      En fait, D.Trump a bien dit qu’il se centrerait sur les USA et veillerait sur ses intérêts, d’abord … et c’est bien ce qu’il fait!
      Pour le reste vos propositions géopolitiques ne répondent sans doute pas aux intérêts US et/ou à leur stratégie. Ne vous en mêlez pas! Simple conseil!

  • Blablabla…Trump c’est de la télé réalité…..L’objectif pour lui c’est de faire beaucoup de bruit car les enquêtes avancent et quand il sera prouvé que Poutine lui a filé un coup de pouce…Il giclera et bon débarras…L’histoire de son mur avec le Mexique est pathétique et 800 000 agents de l’état sont sur la paille quelque temps..Chapeau « l’artiste » …Même si je sais qu’ici voir des fonctionnaires sur la paille cela fera sourire…

    • Les Russes auraient pointé un revolver sur la tempe des électeurs américains pour les forcer à voter Trump? Vous n’êtes pas un peu débile là? Comment ont-ils pu filer un coup de pouce à Trump? Expliquez nous ça au lieu de dire n’importe quoi !

    • Ah, ah! La bonne vieille doxa officiel. Trop drôle. Régurgiter CNN, déplorable. Avec Clinton, la va en guerre, çà aurait été beaucoup mieux, hein, l’Europe aurait été la zone de combat et vous seriez là à compter les bombes.

      • @ Yvo
        Autant j’ai apprécié Bill Clinton, président qui semblait accessible à tous, amis ou adversaires et qui n’a pas mal mené sa barque, autant ma confiance pour Hillary, déjà faisandée, était négative.

    • Avril, tarmac USA en provenance de Londres. Porte d’avion gelee et donc passagers bloques. Un Ricain ose, bruyamment, “ encore un coup des Russes”. Fou rire general. Un peu comme votre commentaire, a vrai dire.

  • Je n’y connais rien en Moyen-Orient, mais j’ai entendu à la téloche que si Trump se retire de Syrie, il sera responsable des futurs massacres de kurdes par les turques.
    Il n’a donc pas compris, cet immonde dictateur, que la guerre c’est la paix?

    • Les usa interviennent ?, tout le monde gueule; les usa n’interviennent pas? tout le monde gueule.;

      • Tout à fait et ça prouve surtout que le gendarme onusien est une belle utopie.

        • @ indivisible
          Non! L’ONU n’est qu’une assemblée pacifique de pays, comme les USA sont un fédération d’états faisant pays.
          Les gendarmes de l’ONU sont les casques bleus, pas l’US Army!
          Si l’ONU veut envoyer des casques bleus en Syrie, qu’elle le propose!

    • Immonde dictateur? Vous ignorez que les USA sont un vrai pays démocratique, où les 3 pouvoirs sont strictement séparés, contrairement à la France! L’immonde dictateur c’est Macron ou Erdogan, Poutine!

  • premièrement il n’y a pas de guerre civile en Syrie. la plupart des terroriste proviennent de l’extérieur du pays.

    deuxièmement les liens entre Trump et Poutine c’est du pipi de chat. on accuse la Russie d’être intervenue lors des élections aux États-Unis alors que les États-Unis n’arrête pas de renverser des gouvernements partout dans le monde. belle hypocrisie.

    Trump a pris une décision courageuse si effectivement les soldats se retirent de la Syrie. l’armée syrienne aider des Russes va finir de nettoyer les dernières poches des terroristes.

    • «premièrement il n’y a pas de guerre civile en Syrie. la plupart des terroriste proviennent de l’extérieur du pays.»

      Ah bon pourtant ça y ressemble étrangement, et comme dans toutes les guerres civiles les pays voisins sont impliqués par le jeu des alliances et des soutiens. Daech n’a fait que profiter du chaos et d’ailleurs pour Trump c’était la seule raison valable de la présence de soldats US.

      • Il y aurait 18 000 Ouïghours en Syrie.

        Selon d’autres estimations, il y aurait eu 250 000 combattants étrangers en Syrie. Sans compter les soldats États-Uniens, Français, Anglais, etc. Ca commence à ressembler drôlement à une guerre d’invasion. Mais vous pouvez jouer sur les mots si ça vous fait plaisir.

        • J’imagine que votre guerre d’invasion c’est celle de l’islam fondamentaliste. Mais ça c’est l’arbre qui cache la forêt. C’est un conflit d’origine civile qui s’est étendu en guerre par procuration entre les puissances locales, russes et américaines. C’est un panier de crabe dans lequel chaque protagoniste cherche à tirer son épingle de la situation. Les terroristes eux-mêmes sont parfois en conflit. Les alliances et les forces en présence évoluent.. Donc parler de guerre d’invasion me semble être une vision assez étriquée.

    • Implacable logique…
      ‘Nous les bons’ on se retire, et les méchants vont régler le problème (fix the issue).
      Comme souvent.

    • Bien sûr et Erdogan va se débarrasser des Kurdes…Et nos trois loustics ont laissé au pouvoir un sanguinaire qui gaze les siens…Super…!!!

      • Les Russes ont montré des images satellites prouvant que le tir du missile contenant du gaz sarin sur la Goutha en 2013 provenait du coté des terroristes. La police turque a arrêté des membres de Daesh en possession de gaz sarin. 1 + 1 -= 2. Mais c’est Bachar Al-Assad qu’on accuse.

      • « Bien sûr et Erdogan va se débarrasser des Kurdes… »
        Je l’espère bien… Malgré le fort préjugé favorable des médias français, il faut noter que les Kurdes sont parmi les peuples les plus sauvages de la Terre, et que l’on a jusqu’à maintenant échappé à une nation Kurde souveraine auprès de laquelle l’Afghanistan ferait pâle figure.

    • Merci pour votre propos, évidemment que ce n’est pas une guerre civil.
      Je conseille au personne qui écrivent ces commentaires, d’aller sur le site : « Chronique du grand jeu » et de « elidjah Magnier » pour avoir une information autre que la propagande officiel. Vous comprendrez le subtil jeu moyen oriental.

  • Les américain y vont, on les critique! ils en sortent, on les critique aussi. En fait ils y sont 2.000 autrement dit cela ne changera strictement rien.

  • Les troupes US sont en Afghanistan depuis le début 2001 et il n’y a jamais eu autant d’attentats.

    • Sans compter que la production d’héroïne avait quasiment été éradiqué sous les Talibans mais qu’elle a repris de plus belle depuis que les États-Unis occupent le pays.

  • au moins, Trump reconnaît que l’intervention américaine est un échec : il en tire les conséquences.

  • Excellent article comme toujours.

    Il faut peut-être ajouter un élément tactique lié à la présence iranienne et russe en Syrie. Les 2000 Américains se seraient retrouvés otages des forces en présence si jamais les USA décidaient d’attaquer l’Iran. Dans cette perspective, un retrait préventif n’est pas totalement inopportun.

    La démission de Mattis souligne le conflit existant au sein du Pentagone entre les tenants de la ligne Obama, celle de la compromission avec l’Iran, et la ligne opposée qui ne veut rien céder aux Mollahs dictateurs.

    • on peut ajouter que les kurdes aidés par les américains n’ont pas réussi à virer Daesch.
      Le retrait US va permettre à l’armée Syrienne de reprendre ce territoire avec l’aide des Russes (qui ont remarquablement joué dans ce conflit, tant militairement que diplomatiquement).

      le petit plaisir est de constater que les suiveurs des américains (dont la France) se retrouvent ridicules !
      C’est également une victoire pour Assad, le seul qui protège les chrétiens !

    • A noter, comme d’habitude, le president Trump fait ce qu’a annonce le candidat Trump. C’est vrai que c’est novateur comme approche, en politique. Cela n’empeche nullement le jeu des vierges effarouchees. Amusant au debut. A force, fatigant.

  • Ce qui est certain; un retrait de Syrie et d’Afghanistan de même envergure décidé sous une administration démocrate; les Néoconsevateurs Guy Millière et consort de Dreuz. info ( qui approuvent Trump pour ces retraits des troupes ) auraient traité les démocrates d’irresponsables en nous redonnant l’exemple Irakien avec le retrait précipité des troupes US par Obama.

  • C’est dingue, dans les articles de D ou T Godefridi, il y a toujours un paragraphe qui gâche tout l’article en lui faisant perdre son aspect libéral. Toujours.
    _
    L’auteur a raison d’applaudir la décision de Trump de se retirer de Syrie (ça aurait été encore mieux si en Avril dernier Trump, Macron, et T May n’étaient pas du tout intervenus en Syrie, m’enfin bref…)
    _
    Cependant l’auteur a tort d’applaudir le fait que Trump « a fait voter et bâti l’armée la plus puissante de l’histoire des États-Unis et l’armée la plus puissante au monde. »

    Trump a lui-même récemment admis, après avoir constamment prétendu le contraire en 2016 pour se faire élire, que les dépenses militaires (716 milliards ) étaient beaucoup trop élevées, je cite :

    « I am certain that, at some time in the future, President Xi and I, together with President Putin of Russia, will start talking about a meaningful halt to what has become a major and uncontrollable Arms Race. The U.S. spent 716 Billion Dollars this year. Crazy! »

    Traduction : « Je suis certain qu’à un moment donné dans le futur, le président Xi et moi, avec le président Poutine de Russie, déciderons ensemble d’ouvrir une discussion pour mettre un terme à ce qui est devenu une course aux armements majeure et incontrôlable. Les Etats-Unis ont dépensé 716 milliards de dollars cette année. Fou ! »

    Entendons-nous bien : d’un point de vue libéral (minarchiste), la police, la justice, et l’armée font partie des fonctions régaliennes de l’État, donc ce n’est pas un problème de vouloir une armée puissante. Le problème c’est uniquement le fait de s’endetter pour avoir une armée puissante.

    Ca ne sert à rien d’être protégé contre les tirs ennemis (avoir une armée puissante), si on passe son temps à se tirer une balle dans le pied ( s’endetter. )

  • le retrait de la scierie est cohérent rapport au charbon des mines qui sont rouvertes . je rappelle aussi le bombardement de les pellets de assad pour souligner la tentative de destruction de la filière bois
    qui en tous les cas s’en trouvera gravement affectée de la part du président aux cheveux d’or de labelle et grande Amérique.
    j’ajouterais le mot « pétrole ».

  • Le scenario du conflit syrien est désespérément banal. Les US (comprenez Pentagone+CIA+Banques forçant éventuellement la main du Président) ont décidé de faire tomber le chef d’État légitime Bachar Assad qui résistait à leurs ambitions pétrolières au profit de propositions russes plus rémunératrices. Plutôt que de lui proposer un contrat compétitif, il suffisait comme d’habitude de susciter une révolte populaire facile à provoquer dans le sillage des printemps arabes avec la complicité des Fake news si faciles à injecter dans la presse sous contrôle. Les alliés vassaux européens se sont bien sûr sentis obligés d’offrir leur aide consistant à y recycler toutes les mouvances djihadistes concurrentes dûment surarmées et financées ( avec mon argent entre autres).
    Abrégeons; les Russes ont gagné, les djihadistes honnis mais soutenus par nous (n’est-ce pas M.Fabius?) sont anéantis et nous n’avons plus rien à y faire. Trump, pour une fois, l’a compris plus vite que nous autres et nous sommes les dindons de la farce: Joyeux Noël

    • exactement. On peut admirer une fois de plus le réalisme de Trump !

      • @ breizh
        Oui! Et c’est assez paradoxal face à ce qu’on a dit partout sur lui en se moquant, au début d son mandat.
        J’attendais de voir avant de juger: il n’est certainement pas plus c.. que les autres, bon, peut-être plus atypique, et alors? Comme un président en France qui ne serait pas diplômé de l’ENA!

        • pour votre dernière phrase, on a testé récemment et on a eu un désastre extérieur (Lybie) et pour le reste il a fait comme les autres.

        • Pas du tout. C’est un homme d’affaire, donc éminemment pragmatique. Il ne faut pas écouter les calomnies débitées par les media, tous de gauche. Ce sont les idéologues comme Obama et Macron qui prennent des décisions absurdes.

    • Cessez enfin avec le pétrole, il n’y en a pas en Syrie et ce combustible s’achète sur le marché, inutile de dépenser des sommes folles que représente une guerre quand il suffit de l’acheter. De plus les US seront bientôt indépendants.
      Quant aux Russes ils n’ont rien gagné vu que la Syrie était déjà leur client depuis longtemps et c’est pourquoi ils sont intervenus!

  • Merci Mr Godefridi pour ce très bon bon article.

  • « est dépeint par les médias européens comme une décision catastrophique, »

    Il faut rappeler le scandale qui frappe actuellement le Spiegel, et en fait toute la médiacratie bien pensante : son journaliste vedette – Claas Retolius – a faisandé de nombreux articles ! Journaliste de l’année pour CNN, ces articles étaient en fait bourrés d’erreurs mais que sa rédaction n’a jamais vérifiées.

    Dame, ils correspondaient exactement à ce que cherchaient ses mandants !
    Ses sujets de prédilections : la Syrie, Trump, … on pourra ajouter le RCA…

    • @breizh: Oui, sauf que détruire totalement Daesh est une guerre sans fin, dont le gain est contre balancé par les risques et les tensions que la présence américaine fait naître. Et franchement, ne suffit-il pas de réduire la menace sous une certaine limite pour considérer qu’elle n’est plus dangereuse ?
      Quant aux Kurdes, il y aura bien d’autres moyens de les protéger que par la seule présence américaine : pression de Muttie Deutschland sur son allié avec de l’euro, accord avec la Russie, etc…

  • Ce qui est sûr c’est que si les américains partent, leurs alliés occidentaux peuvent faire leurs bagages car ils seront bien incapables de faire quoi que ce soit seuls.
    Assad et son allié russe vont donc terminer le job à leur manière, forte. Nous avons peut être là une chance qu’ils nous débarrassent de nos nationaux partis faire le jihad et que nous aurions été bien embêtés de de devoir récupérer.

  • Donald Trump ne fait en réalité que continuer la politique isolationniste entamée par Barack Obama. Lequel, soit dit en passant, avant de quitter ses fonctions, avait accordé à Israël des crédits tout à fait considérables afin de s’équiper en armement (américain).
    Il n’y a en effet aucun avantage à laisser des troupes américaines en Afghanistan, sortes de points de fixation -isolés et sans aucune influence politique-, terreau à la réaction nationaliste locale.
    L’aventure syrienne occidentale, qui a favorisé là encore l’agrégation islamique, est un échec total. Croire un instant qu’armer une opposition bigarrée (en fait vérolée par les islamistes soutenus par le Golfe) pour lutter contre l’influence de l’Iran, serait de nature à rétablir l’ordre (la démocratie dans la novlangue), était une vue de l’esprit.
    Les Russes et l’Iran ont de fait changé le cours des choses en réduisant drastiquement les califats islamistes et vont terminer le boulot.
    Le problème actuel est maintenant constitué par l’alliance stratégique russo-turque, qui contraint la Russie à laisser à la Turquie les mains libres pour liquider les Kurdes, victimes rêvées de deux autres pays, l’Iran et la Syrie.
    Dommage, car on pourrait imaginer que la Syrie admette une autonomie Kurde contre le rétablissement de sa souveraineté territoriale ; et en passant, faire un geste qui serait apprécié par la communauté internationale et favoriser sa rentrée dans le concert des nations.
    On a le droit de rêver, non ?

    • Oui, on peut aussi espérer que la Russie pourra négocier avec Assad l’autonomie kurde et aura les mains libres avec le départ américain pour se débarrasser de « l’allié turc » (membre de l’OTAN qui est l’ennemi affiché de la Russie) et en fait l’ennemi héréditaire, et contenir les ambitions iraniennes en Syrie. Poutine est le seul depuis 5 ans à avoir eu une politique cohérente en Syrie.

  • Une analyse pragmatique et réaliste de la décision prise par Trump. Et qui ne signifie pas que les USA resteraient inertes si la situation venait à se tendre, aux frontières d’Israël par exemple.

  • mikylux, oui j ai lu l’article et la thèse de l’auteur, en quoi Mr Godefriedi est spécialiste de la politique étrangère US et notamment de défense et sécurité? A t-il écrit des travaux ou bouquin sur le sujet? Un doctorat? Une page pour débiter une opinion qui au contraire trahit l’absence parfaite d’analyse, quelles sources, quels auteurs?
    Un magnat de l’immobilier qui fait de la géopolitique? A mourir de rire comme la qualité de cet article

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