Gilets jaunes : les trois graphiques de la France qui tombe

Ou les 3 graphiques d’une France qui tombe et qui, pour son malheur, recommence toujours les mêmes erreurs.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
destroy By: Sophie - CC BY 2.0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Gilets jaunes : les trois graphiques de la France qui tombe

Publié le 11 décembre 2018
- A +

Par Nathalie MP.

Après avoir essayé d’abord de préserver son vorace programme de transition énergétique grâce à l’annonce de quelques « aides » (lire « dépenses ») supplémentaires, Emmanuel Macron a finalement décidé jeudi dernier d’annuler la hausse des taxes sur les carburants qui devait prendre effet au 1er janvier 2019. Première revendication des Gilets jaunes, c’était aussi la première mesure à prendre, prélude, peut-être, à une prise de conscience que trop d’impôts déversés dans trop de dépenses discutables finissent par tuer le pays.

Bien que ce coup d’arrêt fiscal particulier vienne beaucoup trop tard, non seulement au regard de la révolte des Gilets jaunes qui affecte la présidence Macron, mais plus fondamentalement au regard des politiques publiques férocement taxatrices et dépensières menées en France depuis 45 ans, il n’est pas à mépriser :

Ce sont presque 4 milliards d’euros qui seront, non pas restitués aux Français (car une baisse d’impôt n’est jamais un cadeau, ni aux riches ni à quiconque), mais qui échapperont aux ponctions de l’État et seront laissés à la libre disposition des contribuables pour consommer, investir ou faire des dons, toutes activités très positives pour la prospérité de tous.

L’effort à fournir est important

Mais ne rêvons pas, c’est une goutte d’eau dans l’océan de ce qu’il faudrait faire. En 2017, les prélèvement obligatoires de la France ont dépassé les 1 000 milliards d’euros et ils ont représenté 48,4 % du PIB. Si l’on voulait les ramener à des niveaux allemands ou néerlandais (environ 40 %) qui sont aussi la moyenne de l’Union européenne, il faudrait les descendre à 826 milliards, soit une coupe fiscale et sociale de l’ordre de 175 milliards d’euros.

On mesure l’effort… La pensée magique, le « en même temps », le « yaka taxer les riches », la croyance béate que la transition écologique va créer des millions d’emplois verts, tout ce qu’on a fait jusqu’à présent en se rassurant avec l’idée que le monde entier nous enviait notre modèle social – eh bien, tout ceci risque de ne pas suffire.

Continuons la comparaison en rappelant que ces pays si peu taxateurs sont également fort peu dépensiers (43 à 44 % du PIB en 2016 quand nous sommes en haut de l’affiche avec 57 %) et que contrairement à nous, ils jouissent d’une croissance économique bien meilleure et de taux de chômage des plus enviables (respectivement 3,4 et 3,7 %).

Une situation qui, normalement, devrait nous pousser à réfléchir – plutôt que de répéter en boucle bêtement « oui, mais en Allemagne, travailleurs précaires, contrats à 1 € , blablabla… »

On se rassure comme on peut, mais la révolte des Gilets jaunes, c’est chez nous et nulle part ailleurs. Oui, les revendications penchent de plus en plus du côté de la France insoumise et du Rassemblement national ; oui, les violences sont inacceptables. Mais cette colère est un symptôme. De quoi  ? Pas d’un pays qui va bien.

Voici les trois graphiques de la France qui tombe : à gauche, dépenses publiques dans l’OCDE en 2016, au milieu prélèvements obligatoires dans l’UE en 2017 et à droite, chômage dans l’UE en septembre 2018. Qu’on ne me dise pas que tout va bien. La France n’en finit pas de tomber  :

Mais déjà, ces 4 petits milliards abandonnés posent problème : ceteris paribus, 4 milliards en moins dans les recettes de l’État au sens large, ce sont 4 milliards de déficit public en plus. Le ministre du budget Gérald Darmanin s’est précipité sur les ondes pour nous assurer que « les comptes publics seront tenus » (vidéo, 01′ 14″) – et notons au passage cette expression du « manque à gagner » utilisée par Léa Salamé qui, une fois de plus, accrédite faussement l’idée que l’État renoncerait à quelque chose qui lui appartient :

On imagine bien toutes les acrobaties comptables auxquelles les Bercy boys sont en train de se livrer. Petits calculs, transferts, augmentation d’un taux par-ci, non remplacement de deux fonctionnaires par-là, report à 2020 pour telle dépense, bref, faisons leur confiance pour retomber sur leurs petites papattes sur le papier. Avec Michel Sapin, ils ont été à bonne école.

Le socialisme au bout de l’argent des autres

Du reste, Darmanin n’est pas homme à se laisser envoûter par le « fétichisme » des 3 %, cette limite en dessous de laquelle les déficits publics des pays membres de l’UE sont censés se maintenir. Notons d’ailleurs que là encore la France ne brille guère. Alors que nous oscillons entre 2,6 et 3 % voire plus, la moyenne de l’UE est à… 0,3 % ! Tout le monde s’est remis de la crise de 2008 sauf nous (et l’Espagne, mais faut-il vraiment en tirer fierté ?)

En tout cas, voilà un petit laxisme budgétaire qui tombe à pic, car si le gouvernement a été si long à revenir sur ces taxes de la colère, c’est bel et bien parce que notre beau socialisme est arrivé au bout de l’argent des autres, comme disait Margaret Thatcher. Confidence de Gilles Le Gendre, président du groupe LREM à l’Assemblée :

Il n’y a plus d’argent dans les caisses, on peut juste acheter du temps.

Ne plus augmenter la pression fiscale, la faire baisser au bénéfice de la prospérité économique générale, et réduire quand même le déficit et la dette – ce qui fut toujours une quadrature du cercle selon nos habitudes passées n’appelle qu’une seule solution : la baisse des dépenses publiques.

Mais voilà, c’est « extrêmement compliqué » nous explique M. Flavien Neuvy, maire UDI de Cébazat dans le Puy-de-Dôme (01′ 29″) :

Là où il fait montre d’une lucidité louable, c’est que dès que vous voulez fermer un petit hôpital, une maternité, un bureau administratif quelconque, tout le monde s’y oppose, les élus locaux les premiers, eux qui jouent leur maintien au pouvoir sur les « services » et les équipements sportifs ou culturels plus ou moins grandioses, éventuellement baptisés à leur nom, qu’ils vont pouvoir aligner à leur crédit dans leur future profession de foi électorale.

Mais ensuite, ça se gâte. Les dépenses publiques nous sont présentées comme une sorte de grosse machine incontrôlable qui augmenterait mystérieusement et inéluctablement toute seule par l’opération du « glissement vieillesse technicité ».

Comme si les collectivités territoriales n’avaient pas embauché sans entrave pendant des années (+ 27,5 % entre 2002 et 2013) ! Comme si on n’avait pas 5,7 millions de fonctionnaires alors qu’ils étaient 1 million de moins il y a 20 ans, le nombre d’agents pour 1 000 habitants passant de 76 à 82 !

Quant à notre célèbre  « millefeuille » administratif qui empile régions, départements, communes, métropoles et communautés de communes, notre élu déclare sèchement (dans les commentaires qui suivent le tweet) :

Aucune économie à attendre de la fusion des communes.

Il est maire, vous comprenez ! Là où l’Allemagne a 11 000 communes, nous en avons presque 37 000 ; là où le Royaume-Uni a 24 000 mandats électoraux, nous en avons 618 000 – merci aux conseils municipaux de ces nombreuses communes – mais il n’y a aucune économie à attendre de rien !

Comme si l’État dépensait toujours judicieusement l’argent des contribuables, comme s’il ne s’occupait pas de trop de choses qui ne le concerne nullement, comme s’il remplissait ses obligations régaliennes, celles qu’on lui demande justement d’assurer, avec efficacité !

Comme s’il était tellement plus glorieux de payer du RSA et des indemnités chômage plus favorables que partout ailleurs plutôt que réformer le Code du travail, baisser le SMIC et baisser les impôts pour favoriser l’emploi !

Comme si les salariés de la Sécurité sociale étaient incapables de faire ce qu’il font dans le giron étouffant de l’État dans un contexte privé, plus décentralisé, plus à l’écoute des assurés sociaux qui auraient alors le choix de privilégier telle compagnie d’assurance plutôt que telle autre en fonction de leur souhait de protection à un moment donné de leur vie !

Comme si les professeurs de l’Éducation nationale, prisonniers d’un mammouth irréformable et perclus d’égalitarisme et de pédagogisme, étaient incapables d’enseigner dans des écoles privées plus agiles et plus susceptibles de répondre aux profils variés des élèves !

Comme si nous étions incapables de vivre et de travailler sans la tutelle permanente, étouffante et envahissante de l’État  !

Tout ceci est possible. Mais si l’on souhaite sincèrement retrouver de la liberté et de la prospérité pour tous, cela suppose qu’il faut changer intégralement de logiciel.

Or nous sommes bien mal représentés. Dès qu’une crise majeure étreint le pays, les élus, les journalistes et les experts dissertent doctement, ils vont même jusqu’à prononcer les mots « baisse », « dépenses » et « publiques », pour conclure : « C’est extrêmement compliqué. » 

Pas un n’est prêt à tenir un langage de vérité aux Français. Pas un n’est « courageux » – pas au sens de Darmanin, mais au sens de risquer son élection, sa réélection ou son poste confortable dans la fonction publique ou dans telle agence d’État ou dans telle Haute Autorité parfaitement oiseuse.

Emmanuel Macron doit s’exprimer ce soir. Je reconnais volontiers que la tâche qui l’attend n’est pas simple. Après le tumulte des 4 derniers samedis, trouver les mots de l’apaisement et de la réconciliation, redonner de l’espoir, marquer sa considération, admettre humblement des erreurs et annoncer des mesures qui mettront du baume au cœur et au budget des Français qui se sentent abandonnés – tout cela sans retomber dans la spirale infernale de la dépense publique, n’est ni dans les habitudes françaises ni dans les revendications des Gilets jaunes.

Mais Fillon excepté lorsqu’il a parlé (seulement parlé) d’un « État en faillite », le pays vit depuis trop longtemps sur un déni de réalité qu’aucun homme politique n’a cherché à dissiper, Macron pas plus que tous les autres

L’occasion se présente ce soir. Le rétablissement de l’ISF ou le « coup de pouce » au SMIC semblent écartés. C’est un premier pas. Reste à prendre les Français pour des adultes et leur expliquer que ce qu’on a toujours fait, ça ne marche pas. Il est possible qu’au début, ça passe mal. Mais si la politique de baisse effective des dépenses est clairement posée sur la table et menée en conséquence dès demain, il y aura des résultats sur la croissance économique, le chômage et le pouvoir d’achat.

Des résultats qu’on attend depuis longtemps et qu’on n’a jamais vus, malgré nos performances de champion international ès dépenses publiques et prélèvements obligatoires.

Sur le web

Voir les commentaires (68)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (68)
  • bref les ventes par Internet va progresser et s’amplifier au détriment des commerces et dans le temps !!!

    • Et oui, quand une chose est plus utile, plus simple, plus efficace, plus pratique, le peuple l’adopte naturellement, sans qu’il soit besoin de la forcer, ou de le subventionner.
      Et internet est l’exemple type de l’économie de marché pas de connivence, avec une concurrence qui profite avant tout au consommateur.

  • Darmanin me sort par les yeux. Comme petit marquis poudré arrogant, prétentieux, mensonger, on fait sans doute mieux, mais il est quand même gratiné.
    Fillon n’avait fait que parler, mais je pense que ses analyses étaient les bonnes, ainsi que les remèdes préconisés. Ce sera mon grand regret « what if » politique.

    • Le pays est tellement engagé dans l’impasse, année après année, que même un homme providentiel, si cher à l’esprit français, n’y pourra plus rien. Et Fillon, bien que moins pire que les autres, n’aurait pas de fait de miracles. Le centralisme qui irrigue tout partout, l’économie, le pouvoir, le droit, la géographie, la culture..et la pensée voilà le mal français. Si le président veut faire quelque chose d’utile DURABLEMENT il sait ce qu’il lui reste à faire en priorité.

      • @indivisible : Vous appelez ça « centralisme ». Pour moi, c’est du totalitarisme. A ma connaissance, il n’est pas une petite parcelle de pouvoir, même planquée dans un coin sombre, qui ne soit aux mains de l’Etat.
        Sauf le Web, mais patience, ça ne durera pas, ils s’y emploient à plein temps.

    • il y en a beaucoup comme lui dans ce GVT

    • Fillon ne faisait que parler. Il a ete 5 ans premier ministre d un Etat en faillite selon ses propres mots. et qu a t il fait ? rien !

      Il etait certes pas president mais il aurait du dans ce cas en tirer les consequence et demisionner. Il est resté car lui aussi a fait passer sa carriere politique avant tout

      • Si ceux qui reconnaissent que l’état est en faillite s’empressent de démissionner, c’est pas demain qu’on aura un président un peu mieux !

    • @ cdg
      Je n’ai pas d’avis sur Fr.Fillon, même si ces analyses (qui n’avaient rien d’une trouvaille!) semblaient correctes. On ne saura jamais ce qu’il aurait réalisé et il a abandonné la politique. Pourquoi encore en parler?
      « Avec des si, on met Paris en bouteille! »

      • Pourquoi encore en parler ? Parce qu’il y avait quand même 20% de votants qui l’avaient suivi.

      • Parce que les idées et constats perdurent, et qu’il faudra bien un jour trouver des solutions à l’impasse dans laquelle les « intouchables d’État » ont conduit la France

    • « marquis » c’est trop important voyons « Banneret » a la rigueur

    • Ils me sortent tous par les yeux, car c’est de leur faute si on est dans la panade!

  • L’affirmation des élus selon laquelle « baisser la dépense publique est extrêmement compliqué » peut en gros être traduite comme suit: « J’ai les jetons et je manque de courage pour faire les réformes réelles qui s’imposeraient, d’autant plus que je souhaite être réélu car cela non seulement me rapporte un revenu sans risque, mais comble mon déficit de statut social… » Alors on fait du paramétrique pour tenir encore un petit peu…

  • Si urgence économique il y a, alors il faut défendre le pays: désolé, nous devons freiner les importations, une TVA spéciale import, ordre aux centrales d’achat de préférer les produits nationaux, sortie shengen ,arrêt subventions extérieures etc…tout ça pour une durée déterminée? Ah! Non! dira l’Europe!
    C’est alors à Cambronne qu’on devra la réponse!

    • Bigre, ça ressemble furieusement au blocage des prix de 1984 si je ne m’abuse, avec des résultats , disons, mitigés.
      Préférer les produits nationaux? et vous pensez sérieusement que nos voisins vont se mettre à aimer nos french products, « en même temps »? Produits français qui couteront souvent une blinde, en passant, réduisant de fait, le pouvoir d’achat des français. Bien joué.

    • Un produit national ça n’existe pas, songez à ce que nécessite la fabrication d’un produit. L’exemple de Friedman et du crayon à papier …

    • donc taxer les importations de pétroles?

    • Vous pouvez rajouter : interdiction aux qualifiés de s’expatrier à la city ou à la Silicon Valley, ou aux retraités et amoureux d’aller faire du tourisme en Italie…

    • Freiner les importations ? Que préférez-vous : acheter vos vêtements aux petites boutiques de votre rue, donc plus cher, mais vous ne faites rien d’autre dans le mois, ou acheter vos vêtements pas cher sur internet, mais du coup vous vous offrez une soirée resto et un coiffeur dans le mois. Dans les 2 cas, vous faites vivre les commerces locaux, non ? Idem avec le si décrié Amazon… sur lequel nombre de petites boutiques bien françaises vendent leurs produits !

  • Macron nous a encore surpris hier au soir il a fait exactement ce qu’il ne faut pas faire , juste le nécessaire pour passer les fêtes de fin d’années sans une nuée de gilets jaunes autour de lui et tout un escadron de crs…

    • Tant mieux. Vu le coût des mesures qu’il prend, je n’ose imaginer s’il en avait annoncé plus… Et comme il n’aura pas vraiment réduit le mécontentement, ça n’est que reculer pour mieux sauter.

  • Manque de cohérence intellectuelle pour faire le bon diagnostic et proposer la bonne politique, manque de courage pour l’appliquer, manque de constance pour tenir la distance. Notre personnel politique n’est pas à la hauteur.

    • « Tous les grecs savent ce qui est bien, seuls les spartiates le font »
      sauf que… nous sommes français… et qu’une cure d’austérité spartiate serait la seule à pouvoir nous faire maigrir

      • Vous en faite pas les GJ vont la vous faire la cure d’austérité spartiate. Pas de pouvoir d’achat donc grève de la consommation, faillite des petits commerces, travaux avec les artisans reportés aux calendes grecs etc… c’est ce qui va se passer, donc TVA néant. Et là vous faite quoi, si les gens décident de ne pas consommer ! Vous les fouettés ?

        • en matière de cure d’austérité, l’état me coûte bien plus cher que les GJ.
          Sans lui, je pouvais aller sur n’importe quel rond point aujourd’hui même pour proposer un cdi à 3 d’entre eux!!
          cordialement

          • et au lieu de ça je crame un pognon de dingue pour ne pas reboucher les routes, ne pas bien soigner les gens, ne pas bien éduquer nos enfants, ne pas sécuriser nos biens… (la liste est infinie)

    • Et ce n’est pas d’aujourd’hui !
      Salut à toi.

  • Sénèque : Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas que les choses sont difficiles.

  • Il faut mettre le régime à la diète!

    Président élu sur un septennat unique.
    Deux mandats maximum pour les autres mandats. Tous les élus détachés par leur employeur au service de l’état qui leur paye leur salaire d’activité civile pendant le mandat.
    200 députés, 100 sénateurs.
    3 niveaux d’administration : l’état, la région, l’agglomération et c’est tout. Réduction à 10 000 le nombre des conseils municipaux dans un premier temps. Obligation de fusionner pour les agglomérations dont le bâti est mitoyen.
    5 ministères : Intérieur, défense, justice, affaires étrangères et finances.
    Interdiction à un membre de i’administration de briguer un mandat politique.
    Fin du statut de la fonction publique.
    Placement de l’administrationsous tutelle de la cour des comptes qui se voit dotée de pouvoirs de contraintes sur l’administration publique.
    Mise en place de la votation citoyenne avec un seul de signatures de 1% de la population française. Obligation faite à l’assemblée nationale d’ouvrir le débat ensuite.
    Droit de pétitionner un député avec un seuil de signatures de 1/20000 de la population française. Obligation faite au député d’en rendre compte en commission ou à l’assemblée nationale.
    NON remplacement des fonctionnaires partant en retraite pendant dix ans.
    Obligation pour 10 ans de présenter un budget en excédent de 5%.
    Suppression du principe de précaution.
    Primauté du droit français sur le droit européen et international sur le territoire français.
    Retrait progressif de l’OTAN.
    Abandon du projet de défense européenne.
    Abandon du principe de concurrence libre et non faussée intraeuropéenne qui empêche l’émergence de poids lourds mondiaux.
    Collaborations industrielles sur le modèle d’Airbus et Arianespace.
    Engagement d’une procédure contre l’Allemagne pour excédents commerciaux excessifs (cf. traités européens).
    Retrait de la France de la COP et de l’accord sur l’immigration.
    Abrogation des taxes sur la propriété privée.
    Abrogation de la loi relative à la transition énergétique.
    Abrogation des taxes sur la propriété privée (taxe foncières, droits de succession, ISF etc)
    Abrogation des lois mémorielles, fake news et toutes dispositions attentant à la liberté d’expression.
    Abrogation des monopoles d’état dans le domaine de l’énergie, du transport, de l’éducation et de la santé.
    Autorisation de séjour aux étrangers subordonnée à l’autonomie matérielle.
    Accès aux prestations sociales au bout de 5 ans de séjour.
    Fin du monopole d’état sur les prestations sociales, soit possibilité de voir se verser son salaire brut, charges patronales incluses.
    Interdiction à l’Etat de subventionner quelque activité ou association que ce soit.
    Déductibilité des impôts des dons aux associations versés par les personnes physiques.
    Abrogation des lois Fabius relatives à l’intégration fiscale et à la propriété artistique.
    Mise au référendum du Frexit.
    L’état ne veut pas le bien des français. Il veut l’accroissement de son emprise.
    Pour libérer les français, les solutions est d’essence libérale. Lire et relire Bastiat et Tocqueville.

    • D’accord dans l’ensemble mais:
      « Engagement d’une procédure contre l’Allemagne pour excédents commerciaux excessifs »
      Pourquoi?

      Interdiction à l’Etat de subventionner quelque activité ou association que ce soit.
      Qui va investir à perte dans les maladies orphelines ou rares?

    • D’accord sur beaucoup de point mais quelques ajustements sont à faire (à mon avis)
      *Nombre un peu trop arbitraire pour les élus nationaux pour les députés je dirai 3 par département (au suffrage majoritaire pour 2 le 3ème à la proportionnel), sénateurs (regroupé avec conseil économique et social) 1 par département (à la proportionnel, plus de «Grands Électeurs»). Ok sur le principe de rémunération mais des frais (sur justif non excessifs même règles et limitations que pour les entreprises).
      * Au niveau des communes il faut absolument forcer les villages de moins de 1000 ou 1500 habitants à se regrouper en une commune les village devenant des lieu-dits en gardant les mairies qui deviennent des bureaux de permanence pour divers services publics communaux, postes, impôts, etc.
      * Non pour « Interdiction à un membre de l’administration de briguer un mandat politique » mais limiter leur nombre dans les élus nationaux à la part qu’ils représentent dans la population active.
      * Non pour «Fin du statut de la fonction publique.» Pas possible mais le rapprocher des statuts du privé. Ne pas oublier qu’en principe un fonctionnaire peut être muté à Dunkerque alors qu’il est à Marseille et ce n’est qu’un exemple, il ne sont pas si privilégiés que ça !
      * Obligation pour 10 ans de présenter un budget en excédent de 5%. Pas 10 ans mais tant que l’on n’a pas épongé les dettes et 3 % d’excédent quand on arrive à moins de 20 % du PIB.
      * «Primauté du droit français sur le droit européen et international sur le territoire français.» Ça pas certain que cela puisse marcher.
      * Non pour l’Abandon du projet de défense européenne mais imposer au membre de prendre des armes européennes.
      * Un peu délirant «Engagement d’une procédure contre l’Allemagne pour excédents commerciaux excessifs» (même si c’est prévu dans les traités)
      * Abrogation des taxes sur la propriété privée (taxe foncières) OK mais rétablir la taxe habitation qui elle est associée à un service en y intégrant la les Ordures Ménagères (bizarrement dans la taxe foncière) et pénaliser dans la TH les personnes qui sont dans des logements non adaptés (ex. 2 personnes dans 400m2).
      * «Accès aux prestations sociales au bout de 5 ans de séjour.» Pourquoi de séjour, 5 ans de cotisation de l’intéressé ou (de son père ou sa mère pour un enfant). Et Intégration des Allocations familiales dans les revenus.
      * Suppression des niches fiscales de toutes sortes pour que l’impôt deviennent compréhensible

      • Très bien les grandes communes! Mais faire des économies car la commune devient plus grande me parait délicat. Le coût de l’entretien d’une commune est prorata de sa surface (routes, fossés, haies, personnels et outillage) donc pas d’économie, même si on sous traite au privé . Les employés, ne pourrons pas augmenter leur productivité, ou alors très peu. Le coût de l’administratif d’une commune est au prorata du nombre d’habitant, même si vous avez des permanence de temps en temps dans les lieux-dits, il faudra quasiment le même nombre d’employé. pour gestion du matériel (camion, tondeuse rotovator, tracteur), sur une commune de 80km de diamètre, il vous faudra le même nombre d’outillage qu’avec une communauté de commune Quand on voit déjà le bordel que c’est dans une communauté de commune, je n’ose pas imaginer ce que serais une méga-commune. De toutes façons 50% des maires on décidé de ne pas se représenter, problème résolu. Ah, j’oubliais le salaire d’un maire est au prorata du nombre d’habitant. là on peut peut-être faire des économies.

  • La volonté et le discours de Macron lundi 10 décembre: un bide.
    Avec la parenthèse de vous féliciter pour votre article et avoir su trouver une photo d’une « maison » bien délabrée, je voudrais aussi rappeler que le redressement de la France passera par « faire aimer » les riches aux français. Car comme les pauvres, ils ont un seul véritable ennemi, l’Etat.
    https://liberalisateur.blogspot.com/2012/01/les-pauvres-les-riches-et-la.html

  • J+1:
    Dans un moment de délire j’ai espéré hier soir que le Président allait taper du poing sur la table, sonner la fin de la récré, coiffer son casque à pointe et remplacer Philippe par Nathalie qui a tout compris avec les pleins pouvoirs pour imposer la raison à l’aide de ce qui reste de force publique.
    Et puis je suis tombé de mon lit dans une mare d’édulcorant.

  • Faut pas rêver, Macron est un socialiste donc il ne changera pas sa politique débile!

  • Les trois graphiques sont faux : ils comptabilisent le secteur communiste dans le calcul du PIB, du niveau des dépenses sociales et du taux de chômage.

  • Fillon a été premier ministre pendant 5 ans sans avoir le courage de supprimer l’ ISF

  • On sait que Macron a été considéré comme lié à Greenpeace, organisation considérée elle-même comme lié à Rockefeller. Est-ce vrai ? On doit se rappeler que ce mouvement d’origine hippie et altermondialiste, a fait trembler Mitterrand lors de la destruction du Rainbow Warrior, il y a 35 ans. Il n’a depuis jamais été remis sur le tapis de façon honnête. Ce qui est sûr aujourd’hui, c’est qu’il reste le moteur unique et caché des écolos français, et que ce n’est pas pour notre bien, comme on ne peut le nier. Macron lui a confirmé son allégeance indéfectible en maintenant à tout prix la catastrophique « transition énergétique » très pénalisante tant pour le budget national que le portefeuille des Français. CE N’EST PAS MOI QUI AI FAIT DE CETTE QUESTION, LA PLUS IMPORTANTE ET UNIVERSELLE DU MONDE ET DE CE SIECLE. Cela ne sera jamais une question de bricolages sociaux franco-française, simplement pour calmer les foules ! Et surtout sans la moindre justification climatique, ni aucun autre avantage connu : donc suspecte. Dans l’état actuel il est capital d’éviter les méfaits conjugués de la transition écologique et ceux de l’acte 5, auxquels l’économie et la démocratie française ne peuvent résister. Les Français ne sont pas des gamins stupides en train de se détruire sans raison dans une cour d’école. Seul Macron est à la manœuvre et a ce pouvoir : IL NE PEUT PAS CONTINUER A ESCAMOTER CETTE QUESTION EN REFUSANT D’INFORMER D’URGENCE ET CORRECTEMENT LES FRANÇAIS. OU ALORS IL DOIT SE DEMETTRE POUR EPARGNER NOTRE PAYS DES SOUFFRANCES INUTILES. A CET EFFET IL DOIT :
    1) Publier la liste exhaustive des taxes et impôts écologiques en vigueur, avec pour chacun le montant collecté pour l’année 2017. Selon le Ministère il doit y en avoir près d’une centaine …
    2) toutes les données scientifiques vérifiables et vérifiées chargeant le CO2 de la responsabilité exclusive d’un réchauffement climatique. Et la valeur de cette augmentation chaque année par rapport à l’année précédente. Car tout Jupiter qu’il est, il ne peut se permettre faire abstraction des 72 prix Nobel et plus de 4000 scientifiques ayant signé leur scepticisme en 1992 sur cette question.
    3) Publier le bilan exhaustif dépenses/avantages de la transition énergétique Allemande, qui est un fiasco incroyable et cause du discrédit de Mme Merkel, lors de l’arrêt indispensable des subventions injustifiées aux margoulins avides qui sont tous en faillite pour l’industrie solaire et commencent à l’être pour l’éolien.
    4) Publier le prix prévisionnel de l’électricité pour les 10 années à venir, en fonction de l’avancement prévu de la transition écologique.
    5) Nous avons un droit imprescriptible à être informés ? et à exiger son départ s’il en disconvient …
    C’est une politique de voyou de laisser croire aux plus incultes qu’une ferme éolienne de 1000MW produit autant qu’un réacteur de même puissance, alors qu’une éolienne ne produit un courant utilisable qu’un dixième du temps annuel, courant 7 fois plus cher que le courant atomique. C’est ainsi que double systématiquement les éoliennes d’une production thermique à CO2! Qui fonctionne pratiquement … toute l’année. Le tout avec un gâchis de financement, de ressources terrestres et d’environnement considérables. Ce qui fait que le courant écologique allemand n’a aucun l’intérêt réel.

  • Pour ce qui est d’élire quelqu’un pour un programme relativement libéral, je me souviens de Régis André pour laprimaire.org
    Je me souviens notamment du soufflet magistral qu’il a reçu dans les commentaires de contrepoints du genre « pas assez libéral », « pas de charisme », « c’est un programme utopique », « il ne sera jamais élu de toute façon ».

    Bref j’ai été surpris par l’avalanche de négatif alors que mis à part le revenu universel (qui est une aberration), j’ai soutenu le seul candidat à la présidence.

    Alors pour la prochaine élection, j’espère que si jamais il y aurait une personnalité libérale qui se présenterait, nous saurions le soutenir au lieu de lui cracher dessus en donnant un taux de pureté libéral qui n’existe pas.
    Je me dirais ainsi que nous autres pouvons agir concrètement pour le libéralisme et non pas juste gueuler contre l’État à travers un écran et discuter entre convaincus.

    https://www.contrepoints.org/2016/07/10/255465-pourquoi-je-soutiens-regis-andre-en-2017

    • Franchement, les candidats libéraux qui soutiennent le revenu universel donnent le sentiment de vouloir surtout discréditer le libéralisme. De plus, ils en deviennent aussitôt inaudibles sur tous les autres points de leur programme.

      • Justement lz programme libéral parfait n’existe pas. Et le fait de proposer la démocratie directe comme en Suisse aurait permis aux libéraux de dire non au RU.
        Pour le reste, je trouve que c’était quand même bien ficelé comme programme. D’où mon étonnement pour UNE mesure.

  • Vous voulez des gauchistes??? »Comme si les professeurs de l’Éducation nationale, prisonniers d’un mammouth irréformable et perclus d’égalitarisme et de pédagogisme, étaient incapables d’enseigner dans des écoles privées plus agiles et plus susceptibles de répondre aux profils variés des élèves ! »

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Jean-Philippe Delsol. Un article de l'Iref-Europe

La NUPES a réussi à fédérer la gauche autour de ses idées les plus extrêmes. Il est très peu vraisemblable qu’elle gagne une majorité car elle a peu de réserves de voix. Il n’empêche qu’il est urgent de lui faire barrage. L’idéal serait que Renaissance (Macron) ne puisse pas gouverner seul et que Les Républicains soient suffisamment nombreux et crédibles pour négocier un programme de gouvernement avec un nouveau Premier ministre plus libéral et moins technocratique que la socialiste... Poursuivre la lecture

Surprise, surprise ! L’inflation - auparavant cantonnée aux produits financiers et à l’immobilier - leste maintenant le panier de la ménagère :

« On va vers des hausses qu'on n'a pas connu depuis près de 40 ans", a prévenu […] Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) […]. Notre prévision actuelle, c'est entre 7 et 10 %, de manière assez rapide", a assuré le dirigeant de la FCD, organisation professionnelle qui regroupe la plupart des enseignes de la grande distribution ».

L’origi... Poursuivre la lecture

Jeudi dernier, le gouvernement annonçait triomphalement que le nombre de chômeurs (catégorie A, sans activité) avait enregistré en France une nouvelle forte baisse de 5 % au premier trimestre 2022 par rapport au trimestre précédent. 169 100 personnes en moins se sont inscrites à Pôle Emploi, ce qui porte le nombre de chômeurs en catégorie A (celle sur laquelle communique le ministère du Travail) en France à 3,193 millions.

Si on regarde de manière plus granulaire les chiffres, en incluant les catégories B et C, la baisse n’est plus que... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles