La mort de la taxe carbone ?

Inutile et pénalisante, la taxe carbone instaurée par François Hollande vit probablement ses dernières heures. Pour le bien de tous les Français.

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Pot d'échappement-Matthew Stinson (Creative Common)

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La mort de la taxe carbone ?

Publié le 7 décembre 2018
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Par Patrick Aulnas.

La taxe carbone vient sans doute de subir un coup mortel. Fort heureusement pour nous tous. C’est une conséquence de la suspension pour six mois de la hausse du prix de l’essence et du diesel, annoncée par Édouard Philippe le 4 décembre 2018. Le prix fictif du dioxyde de carbone, déterminé par un mécanisme particulièrement confus et obscur, devait passer de 44,6 € la tonne en 2018 à 55 € la tonne au 01/01/2019. Il n’en sera rien. Le moratoire risque fort de se pérenniser.

Une taxe pigouvienne

La Contribution climat-énergie, dite couramment taxe carbone, est une taxe visant à augmenter artificiellement le prix des produits émetteurs de dioxyde de carbone (CO2). Ce type de taxe avait été préconisé par l’économiste anglais Arthur Cecil Pigou (1877-1959) afin d’incorporer le coût de certaines externalités au prix des produits. Une externalité est un dommage subi et financé par la collectivité entière. Ainsi, la consommation de tabac majorant fortement le risque de cancer ou de maladies cardio-vasculaires, et donc le coût global du système public de santé, ce produit est fortement taxé. Il en va de même pour l’alcool.

Les économistes qualifient ces mesures fiscales incitant à la non consommation de taxes pigouviennes.

En ce qui concerne la taxe carbone, l’externalité à incorporer dans le prix à la consommation résulte de l’analyse écologiste de l’évolution climatique future. Les émissions de CO2 liées à l’activité humaine conduiraient à terme à un réchauffement climatique induisant de multiples catastrophes (fonte des glaciers et de la banquise, dégel du permafrost, hausse du niveau des océans, désertification, etc.). Il convient donc, selon cette approche, de décourager la consommation des produits émetteurs de gaz à effet de serre (CO2, méthane) par la taxation.

Comment calculer le coût du réchauffement climatique ?

La taxe carbone est une taxe pigouvienne très particulière. D’abord parce qu’elle a un aspect idéologique. Si le caractère anthropique du réchauffement climatique suscite l’adhésion d’un grand nombre de personnes et de responsables politiques, il n’y a pas du tout unanimité sur ce point. La taxation repose donc sur une hypothèse culpabilisante pour l’humanité : « votre croissance économique excessive conduit au désastre ». Par ailleurs, il est impossible d’estimer le coût du réchauffement climatique. Des calculs purement théoriques se basant sur le coût marginal des dommages induits ou sur l’élasticité-prix de la demande d’énergies fossiles ont été réalisés. Mais tous ces calculs reposant sur des données d’une extrême fragilité, ils n’ont absolument aucune valeur. Le niveau de la taxe est donc totalement arbitraire.

Actuellement en France, la taxe carbone est incorporée aux autres taxes sur les produits énergétiques (pétrole, gaz, charbon) sous forme d’une composante carbone. Un prix théorique du CO2 émis par la consommation de l’énergie considérée est fixé puis incorporé au prix de vente au consommateur. Ce prix dépend uniquement de facteurs politiques mais doit, selon le dogme écologiste, augmenter progressivement. Ainsi, en France, le prix de la tonne de CO2 était de 7 € en 2014, de 14,5 € en 2015, de 22 € en 2016, 30,5 € en 2017, 44,6 € en 2018. L’objectif fixé par la loi de transition énergétique de 2015 se situe à 100 € en 2030.

Cette trajectoire de hausse progressive devra sans doute être abandonnée puisque le passage à 55 € au 1er janvier  2019 n’a pas été possible du fait de la révolte contre l’ensevelissement de la population française sous des prélèvements obligatoires en augmentation constante depuis un siècle.

Une taxe injuste et inefficace

La taxe carbone, adoptée sous le quinquennat de François Hollande, est d’une injustice qui aurait dû faire reculer un prétendu socialiste s’il n’avait pas été sous influence idéologique écologiste. Il est bien évident qu’une hausse générale du prix des énergies fossiles représentera peu de choses pour une personne gagnant 15 000 € par mois, mais énormément pour une personne en gagnant 1 200. L’incitation sera quasiment nulle pour les riches et insupportable pour les pauvres. De là à penser que l’objectif réel du gouvernement est de faire rentrer des recettes fiscales et n’a rien d’écologique, il n’y a qu’un pas que certains ont franchi, peut-être à juste titre.

Mais cette taxe est également inefficace car si le mécanisme préconisé par l’idéologie écologiste est vraiment appliqué, elle perd tout effet incitatif. En principe, selon le dogme, le produit de la taxe carbone doit être redistribué intégralement, ce qui n’est pas le cas en France. L’effet sur l’équilibre des finances publiques est alors nul. C’est apparemment un point fort du raisonnement. La redistribution doit nécessairement consister en un accompagnement social de la mise en œuvre de la taxe. Dit simplement, les moins favorisés financièrement ne doivent pas subir l’impact de la hausse du prix des énergies fossiles, la neutralisation de la taxe carbone étant réalisée par des mécanismes techniques divers (crédit d’impôt, allocation, etc.). Mais dans un tel cas l’effet incitatif est limité aux catégories sociales supérieures et moyennes supérieures, catégories sur lesquelles cet effet incitatif est précisément assez faible du fait de leur pouvoir d’achat élevé. Les moins favorisés ne verront aucun intérêt à modifier leur comportement de consommation puisqu’ils seront aidés et les plus favorisés pourront supporter sans difficulté l’augmentation du prix.

À cela, les écologistes répliquent que la transition énergétique suppose une politique d’ensemble permettant à tous de passer progressivement à des comportements vertueux (véhicules électriques, logements bien isolés thermiquement, etc.). Il faut donc aussi subventionner sur fonds publics toutes ces évolutions. En réalité, l’impact sur les finances publiques est colossal car la taxe carbone à elle seule n’a aucun effet. Elle doit faire partie d’un ensemble interventionniste complexe et d’une lourdeur jamais atteinte qui aboutit nécessairement à terme à un nouveau régime politique : le totalitarisme écologiste.

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  • La taxe carbonne 《《 rechauffement climatique 》》 est une vaste fumesterie !!
    Ou va l’argent ?? Pour renflouer la suppression de la taxe d’habitation , pour respecter les moins de 3% de déficit ??
    Malgré toutes ces taxes et contributions , des manipulations et des recettes en impôts de tout genre , le gouvernement a t- il réduit le budget de la depense public , non !!
    En plus c’est une taxe injuste , en aucune manière égalitaire plus vous avez d’argent , vous obtener le permis de polluer !!!
    ce jupiter se vanter d’avoir créer des lignes de bus les fameux ouibus sncf …pour lui cela ne pollue pas et qui mieux est non rentable avec un deficit important , qui fait concurrence à la sncf .. la politique et gestion à la petite semaine !!! La politique autrement , des mots , et n’accepte pas la contestation , Ça prouve bien qu’il a un petit cerveau le morveux !!! 3 semaines pour en arriver là !!!
    Encore un qui va nous coûter cher , quand il aura fini son temps de président a 2 millions
    d’euros par an jusqu’à la fin de sa vie !!! voir giscard !!!

    • L’écologie a été la porte de sortie des socialistes en mal de postes,
      en effet l’idéal socialiste s’est effondré sous le poids des résultats catastrophiques qu’il a engendré.
      Ce que vit actuellement ce gouvernement c’est l’impasse socialo écologique dans lequel il s’est engouffré .;
      Sans la déconfiture de Fillon , pour des raisons qui n’échappent a personne, et apres l’échec de hollande , une alternance aurait été normale et souhaitable..

      hélas , l’univers socialiste en a décidé autrement et macron est arrivé a la magistrature supreme par « effraction » c’est lui qui le dit.
      Il va payer a partir d’aujourd’hui cette entorse a la vie de la 5 eme republique.
      Ce quinquennat est dés a présent mort.

      • Les socialistes n’ont rien à voir avec cette démarche écologique. Il n’ont appliqué que l’Agenda 21, programme mondial de globalisation.
        Lire le texte de ce fameux agenda, toutes les 2 lignes, il est écrit « durable ».

  • Le plus inquiétant dans la taxe carbone, c’est qu’elle est née sous la droite (Sarko), annulée par le Conseil constitutionnel (parce que mal ficelée), relancée sous la gauche et accélérée avec le centre (Macron).
    Je ne parierais donc pas beaucoup sur son décès à long terme. Elle risque fort de se réveiller de son coma artificiel d’ici un an ou deux…

    • en effet , quelque soit le bord politique , ils cherchent du pognon

    • D’autant que nos politiques énergétiques et pseudo climatiques nous sont imposées par l’Europe en grande partie…

      • Vite dit , chacun en Europe a son mot a dire mais comme dans la vraie vie sous la pression on finit par se mettre d’accord …2000 milliards dette , ce n’est pas facile a gerer ..tu détruis ton nucleaire on t’accorde encore un délais ,tu importe notre bon jus plus vert que vert il est noir notre bon jus et on te laisse tranquille , tu bousilles tes industries ,on te finance pour tes campagnes électorales , tu prends nos dechets migratoires et tu la fermes…dans ce monde là tout le monde se tutoie , on ne dit pas vous a son chien et le chien dit tu car il n’a rien compris .

  • Ils ont placé qui Président du conseil de la constitution ?? FABIUS !!! vous aurez tout compris Joe Bar …

  • Le mot d’ordre du gouvernement était il y a encore 2 jours : « on va trouver des solutions » – sous-entendu la taxe carbone est bonne dans le principe.
    Cela a conduit au « moratoire » … qui a été interprêté 5 sur 5 par : « on ne change rien ». Ce simple terme de moratoire va coûter à lui seul une fortune – y compris peut-être en vies humaines.

    • Nos gouverants ne veulent rien changer et ne peuvent rien changer car ils sont totalement soumis aux élites mondialistes transnationales dont l’UE est un cheval de Troie.
      Et quand le peuple français, devant qui les élus devraient théoriquement rendre des comptes, se révoltent, ça donne le spectacle actuel.

    • Pourtant, la solution est là : supprimer la taxe carbone et toutes les aides et réglementations destinées à en atténuer les effets. Il y a un risque, évidemment, puisque comme l’explique très bien l’article, ça ne s’équilibre pas, et de loin. Mais ce risque est bien plus faible, à mon avis, qu’il n’y paraît. C’est l’effet Laffer : le produit d’une taxe (moins les aides versées aux citoyens pour la payer) est loin d’être égal à la perte de recettes pour l’état quand on la supprime. Et même si la taxe carbone n’est pas en grande proportion utilisée pour des calembredaines écologiques, la fin des dépenses pour ces calembredaines conduirait à des économies bien supérieures à leur seul montant, suivant un principe analogue.
      Trump l’a conseillé à Macron, et contrairement à ce qu’on pourrait attendre de Trump, c’est un conseil pertinent et gratuit !

    • En attendant, les Tontons Macoute sont en train de casser du lycéen sous mes fenêtres dans ma petite ville de province. J’avais encore jamais vu ça !

  • il me semble que Bjorn Lomborg l’écologiste intelligent abhorré par les « vrais » écologistes idiots avait calculé (ça vaut ce que ça vaut) que jusqu’à 2°c de réchauffement le bilan était positif et qu J Curry et Nic Lewis ont calculé que la sensibilité climatique (impact pour un doublement de la teneur en CO2) était inférieure à 2°C, donc faire plus c… était un exploit historique …

    • eu égard aux incertitudes..on se demande bien comment on peut dire qu’un résultat soit impossible…
      on ne sait pas calculer la sensibilité climatique…on peut l’extrapoler des données historiques ou de modèles climatiques.

      la climatologie est la science aux incertitudes inconnues mais qui par bonheur donne toujours des chiffes ronds.. pif on passe de 90% de certitude à 95% pif l’objectif est de 1,5°C..
      comment donc? eh ben parce que.

      • Je n’ai jamais rien vu de plus stupide que le plat de spaghettis sensé démontrer qu’il y avait un dangereux changement climatique. (Et que les récentes données invalident totalement en outre).

        • parce que justement il ne s’agit pas de démonstration.. d’un coté pif paf voila les modèles qu’on a fait, de l’autre …une argumentation pour pouvoir dire qu’on peut accorder du crédit aux dits modèles..
          on nous vend une conviction… comme une vérité.. tout comme l’argument du consensus..
          le problème est que les scientifiques ne rectifient pas,, ils sont biaisés politiquement.

    • Calculs vrais mais bases fausses. L’augmentation du CO2 n’est pas la cause mais la conséquence du réchauffement climatique. Et ce dernier n’est pas anthropique mais déterminé par les paramètres de Milankovic.

      • Exact, mais Milankovic c’est du long terme. A court terme il y a les cycles de 11 et 150 ans. Les cycles 18 à 23 bourrés de taches solaires ont entraîné le réchauffement observé au 20 e siècle. Avec le réchauffement de la planète les océans ont augmenté en température et le CO2 dissous aussi. Le CO2 atm est issu du dégazage desdits océans (loi de Henry). Il est donc bien la conséquence et non la cause du réchauffement climatique. La poussée des activités humaines en parallèle est tout à fait fortuite.
        Croire que les deux sont liés est une erreur scientifique grossière que seuls peuvent faire des apprentis écolos nuls en physique.

        • C’est une des choses qui me semblent évidentes mais que je ne vois jamais aborder (le fait que 90% – pour mémoire – du CO2 est dissous dans l’océan et en équilibre dépendant de la température avec l’atmosphère).
          Je reconnais volontiers pouvoir me tromper, mais je n’ai jamais vu d’explication : comment pourrait-on être responsable de l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère alors que c’est pinuts par rapport à l’océan ?

          • Et le reste est absorbé par les végétaux qui s’en nourrissent, d’où un bienfait pour la faim dans le monde quand le taux de CO2 atm s’élève. Il est curieux que la « fin du monde » soit plus grave aujourd’hui que la faim dans le monde dont on nous rebattait les oreilles il y a 50 ans quand le CO2 était à 220 ppm.

  • a titre personnel, je pensais que la vague verte se briserait quand on passerait des paroles à la caisse..ça semble être le cas…mais on observe que l’épaisseur de la peau de la pastèque diminue..les affreux riches devront payer tant la taxe carbone et des aides..

    • Le prix Nobel est décerné pour ce qui est fait par la personne ou l’équipe avant de le recevoir.

    • Comme quoi on peut être bon en économie et « en même temps » nul en climatologie.

    • M. Tirole est-il physicien?

    • beaucoup d’idéologie/politique dans les prix Nobel !

    • parcequ’il croit aux fadaises de la secte écolo . L’homme n’est pas responsable du climat, chaud ou froid. Son problème:s’adapter

    • SI vous pensez que les prédictions climatiques du giec sont acceptables ou compréhensibles..SI vous pensez que les calculs économiques qui sont fait pour évaluer l’impact économique qui en découle sont corrects.; SI vous fixez un objectif politique climatique et donc de diminution d’émission de CO2 donné au niveau mondial , que vous fixez un objectif d’émission au niveau national de nature politique en accord avec les autres pays…alors la taxe carbone n’est pas une solution pire qu’une autre.

      ça en fait des si…
      une petite remarque ..il faut commencer par admettre qu’on peut se mettre d’accord sur UN climat souhaitable..et qu’on peut le négocier..du genre +1,5°C..

      moi si 2 °C me vont bien et vous 1°C, je suis désolé il faudra me DONNER du pognon pour que j’accepte 1,5°C ..non???
      On doit aussi admettre que toute les entreprises qui voient le changement climatique comme une opportunité économique dans un pays donné ne vont certainement pas vouloir le « combattre »..

      Il faut admettre l’évidence d’un interet commun…ben voyons..

  • Retournons au CE2, petit problème : un homme rejette en respirant 1 Kg de CO2 par 24h durant sa vie, quelle taxe Mr Rico devra-t-il payer tous les ans à l’état sachant que la tonne de CO2 coûte en cette année 2030, 100 Euro , nous considéreront dans ce problème que nous ne sommes pas en année bissextile et nous ne prendrons pas en compte non plus les dégagements intempestifs de méthane dû au pets .
    Réponse: petite règle de trois: (100/1000)*365= 36,5 Euro par ans.
    On prends l’argent où on peut, il n’y a pas de petit profit.

  • « La taxe carbone est une taxe pigouvienne très particulière. D’abord parce qu’elle a un aspect idéologique. […] Par ailleurs, il est impossible d’estimer le coût du réchauffement climatique. »
    Je crains qu’il en soit ainsi de toutes les taxes dites pigouviennes. Par construction, elles ne portent une attention qu’aux externalités négatives. Cette lecture partielle – on ne tient pas compte des externalités positives – est profondément idéologique. Prenons le cas de l’alcool : étant considéré (à tort ou à raison) comme nocif pour la santé, il va être grevé d’une taxe ; c’est oublier l’aspect économique (viticulture), l’impact touristique (routes des vins) et les bénéfices pour les paysages (vignobles) et l’entretien des territoires. On pourrait tenir le même raisonnement pour la bagnole, vue il y a quelques décennies comme un formidable vecteur de liberté, de developpement économique, de désenclavement des territoires, etc et perçue aujourd’hui comme instrument de mort et de pollution… La taxe pigouvienne, c’est toujours faire le choix des mauvaises nouvelles, toujours la vision du verre à moitié vide… C’est l’idéologie du pessimiste, du peine à jouir, de l’hygieniste, du sécuritaire !
    Cette approche monolithique entache, dès le départ de la réflexion, la pertinence du calcul. Comment peut-on prétendre à une vérité des coûts si l’on ne retient que les externalités négatives ? La deuxième difficulté vient de ce qu’il est bien sûr très difficile, une fois celles-ci retenues, d’en définir le coût réel pour la collectivité. La troisième, enfin, du fait même que cette taxe est une aubaine pour les finances publiques et qu’en fixer une valeur trop haute risque de tuer la poule aux oeufs d’or.
    C’est ce qui fait qu’aujourd’hui que la clope, dont tout le monde veut la peau, y compris les fumeurs qui ne peuvent s’en passer, ne subit pas une taxe de 1000 €/paquet, qui serait à ce niveau totalement dissuasive, donc extrêmement bénéfique pour la santé publique ! Il y a une dimension profondément perverse dans toute taxe pigouvienne…
    Bref, dans la réalité, tout se passe donc comme si la taxe pigouvienne résultait d’un choix arbitraire, sur un thème dans l’air du temps, et qu’on en fixait le montant dans le seul objectif de la rendre socialement acceptable et fiscalement bénéfique.

    • Théorème : Tout taxe pigouvienne, pour disparaître, doit non seulement faire disparaître la base sur laquelle elle est assise, mais aussi obliger les bénéficiaires des mesures « compensatoires » à se priver de ses produits. Par conséquent, elle ne disparaîtra jamais sans révolution fiscale.

    • La solution pigouvienne est une solution étatiste . La solution libérale consiste à ce que les personnes qui ont des conduites dites à risques prennent une assurance pour soigner les conséquences de leur attitude .

  • je me demande quel sera le prochain cheval de bataille de Macron pour se gaver de taxes….après l’arlésienne écologie .

  • mouais

    moi je la vois plutôt prospérer,comme les coquelicots dans un champ épargné par le glyphosate

    http://www.lalibre.be/actu/planete/la-belgique-se-distancie-de-la-commission-europeenne-peu-apres-la-marche-pour-le-climat-trois-gros-dossiers-approuves-5c06884dcd70e3d2f7112b67

    vous aurez le choix, soit taxer le vilain CO2, soit payer de lourdes amendes pour non respect de directives que vous aurez vous même votées
    et notez que par la même occasion, votre csp, la petite ligne en bas de votre note d’électricité va aussi exploser.

    et ne croyez pas un instant que vous échapperez à la mafia verte
    le gouvernement belge avait voté contre, les Vlamingen avaient objecté les dommages inévitables à l’économie

    mais fort heureusement, lls ont trouvé une solution pour rentrer dans le chemin de la vertu

    http://www.lalibre.be/actu/planete/suite-au-flop-belge-les-ministres-regionaux-veulent-revoir-les-ambitions-climatiques-a-la-hausse-5c0a9102cd70e3d2f71efa21

    le retour au paradis perdu va être saignant

  • le mieux est de mettre la taxe carbone à zéro !

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