Qu’est-ce qu’un énoncé falsifiable au sens de Karl Popper ? (vidéo)

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Qu’est-ce qu’un énoncé falsifiable au sens de Karl Popper ? (vidéo)

Publié le 25 novembre 2018
- A +

Par Corentin de Salle.

Karl Popper a inventé le concept de falsifiabilité pour répondre à la question suivante : comment distinguer les propositions scientifiques de celles qui ne le sont pas ? Comment distinguer les premières des secondes ? Son analyse est fondamentale en philosophie des sciences mais aussi pertinente plus généralement pour le marché des idées.

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  • L’utilisation de « falsifiable » en français, mauvaise traduction du faux-ami « falsifiable » anglais, plutôt que de « réfutable », est probablement la cause de bien des problèmes en France avec la science et la logique.
    A mon avis, ça vaudrait la peine de réenregistrer cette vidéo en utilisant « réfutable », parce que les associations « falsifiable==bon » et « infalsifiable==mauvais » sont tout bonnement inaudibles pour beaucoup de Français.

    • Et puis je comprends pas ce critère de réfutabilité. La théorie du Big Bang ne serait pas scientifique parce qu’elle n’est pas réfutable?

      • La théorie du Big Bang concerne un evenement qui s’est produit dans le passé et qui produit des effets aujourd’hui. Si on observe des phenomenes en contradiction avec cette théorie on peut la réfuter.

  • le théorie du réchauffement climatique est assimilable à une théorie irréfutable (infalsifiable) : en effet les résumés du Giec n’affirme pas « en 2100 il fera 3°c de plus » mais « il pourrait faire jusqu’à … ». L’expérience du plateau actuel des températures ne suffit pas à réfuter les thèses gieciennes (-onusiennes en réalité car les rapports sont contrôlés par les représentants des gouvernements). Par contre l’absence de hotspot au dessus des tropiques invalide la thèse de la con,jonction CO2 => vapeur d’eau permettant de doper la sensibilité du climat (le CO2 étant par lui seul incapable de provoquer plus de 1° pour son doublement), mais ce fait est largement caché au grand public par tous les responsables car il y a trop d’argent en jeu …

    • Bonjour henir33,

      Ce sera plutôt; pile je gagne, face tu perds.. Si en 2100 il fait 3° de plus le GIEC avait raison, si il fait moins de 3° le GIEC dira que grâce au GIEC on a limité la hausse.

      Mais de toute façon, ils auront inventé autre chose d’ici là.

    • Les énoncés probabilistes sont très courants en science. Ils sont indispensables dès lors que ce sont des modèles que l’on met à l’épreuve (par exemple, toute la biologie moléculaire fonctionne aussi comme ça et elle fonctionne bien). Les chercheurs s’autorisent à publier leurs derniers résultats si la probabilité d’erreur est inférieure à 5% (on parle de p-valeur et ce seuil est juste une convention). La confiance dans ces résultats grandit quand d’autres équipes proposent des modèles compatibles.
      Je suis d’accord avec vous pour critiquer la formulation, mais pas pour les mêmes raisons. Il devraient écrire leurs conclusions pour le grand public en utilisant le langage commun, plutôt que d’utiliser le jargon « prudent » des centres de recherche.

    • Ce qui est irréfutable donc non scientifique c’est surtout le fait de crier qu’une catastrophe va se produire puis, lorsqu’elle ne s’est pas produite, de modifier la théorie et de continuer à crier qu’elle va se produire plus tard…

      • Je me demande quelles catastrophes prédites vous avez en tête. Parfois les médias s’emballent et déforment les prédictions des scientifiques tout en les présentant comme des certitudes, alors que les prédictions sur les climats locaux sont souvent données sous forme de probabilités (ex. « les vagues de chaleur >35 degrés seront deux fois plus fréquente »). Parfois ils inventent carrément des prédictions, comme ceux dans les années 70 qui prédisaient un âge de glace..

        Pour donner quelques exemples de catastrophes actuelles:

        Le nombre croissant de grandes villes qui manquent d’eau potable :
        https://www.bbc.com/news/world-42982959

        La grande barrière de corail est effectivement en train de disparaître, ce qui fait disparaître les nombreuses espèces de poisson qui naissent dans la région (on prévoit une disparition totale avec un réchauffement de 2C) :
        https://www.nationalgeographic.com/magazine/2018/08/explore-atlas-great-barrier-reef-coral-bleaching-map-climate-change/

        Des incendies de forêt spectaculaires en Californie, en grande partie à cause de la sécheresse persistante :
        https://www.theguardian.com/us-news/2018/nov/12/california-fires-latest-what-is-happening-climate-change-trump-response-explained

        Des vagues de chaleurs plus sévères :
        https://www.carbonbrief.org/media-reaction-2018-summer-heatwaves-and-climate-change

        La fonte de l’arctique (qui est un signe de changement plus qu’un problème en soi). Je me souviens que ce point faisait débat :
        https://www.weforum.org/agenda/2015/08/5-reasons-to-care-about-arctic-ice/
        https://cleantechnica.com/2017/04/14/arctic-sea-ice-death-spiral-continues-new-record-low-extent-thickness-march/
        https://truthout.org/articles/arctic-sea-ice-and-al-gores-prediction-2013/

        • En effet ce sont surtout les médias et les politiques qui usent et abusent de la peur pour des raisons bien connues.

          Mais certains scientifiques ne sont pas en reste. Même quand leurs publications sont « prudentes » leur discours est très alarmiste. Les différences entre les parties techniques des rapports du GIEC et le résumé pour les décideurs sont criantes. D’ailleurs le GIEC est un organisme plus politique que scientifique…

          Les exemples que vous citez sont de très bonne illustrations de médias qui donnent dans l’alarmisme. Je n’ai pas le temps de tout analyser, mais je prends juste les incendies répétés en Californie: https://www.contrepoints.org/2018/11/19/330543-incendies-californie-a-qui-la-faute

          • Oui les habitations en terrain boisé sont vraiment problématique là-bas, et il est important de considérer tous les facteurs.

            Ce n’est pas la première fois que je lis ce commentaire sur le GIEC (« plus politique que scientifique »), et à chaque fois je me pose des questions. Le GIEC est littéralement un groupe de scientifiques qui résume les publications d’autres scientifiques, ils n’inventent rien. Le tout sous l’égide des nations unies, qui est l’un des terrains les plus neutres possibles par rapport aux politiques nationales. Je leur reproche le contraire, c’est-à-dire de se comporter comme des scientifiques plutôt que comme des communicants, donc d’échouer à faire passer leur message chez le grand public.

            D’ailleurs leur dernier rapport se focalise sur les scénarios à 1.5 et 2C, et ignore donc les dernières recherches sur les points de basculement. Le papier « Trajectories of the Earth System in the Anthropocene » décrit bien le futur de la trajectoire actuelle.

            Les quelques environnementalistes que je connais directement ou indirectement sont beaucoup plus émotifs que ce qui transparaît dans les rapports. On parle encore du gars qui a fondu en larmes après avoir communiqué une mesure de CO2, et beaucoup d’entre eux ont besoin de soutien psychologique constant pour faire face à leur travail sans sombrer dans le fatalisme. Ils savent.

            Pour avoir personnellement vécu à Mexico, et connaissant des gens qui vivent au Cap en Afrique du sud, le problème de l’eau potable est bien réel. On commence à prendre la mesure du problème quand les chasses d’eau ne peuvent plus être tirées et que les enfants ne peuvent plus aller à l’école (sinon, comment nettoyer après eux?). Sans parler des paysans qui manquent de tout. L’alarmisme face aux sécheresses est totalement justifié.

            Les politiques font l’inverse de ce que vous supposez. Ils n’exagèrent pas la question climatique pour se faire élire. Ils l’ignorent ou la dissimulent pour ne pas risquer d’être impopulaires. Quels électeurs aiment les taxes carbones ou les dépenses d’infrastructure? Une petite minorité. Ils gouvernent pour 5 ans après tout, ce qui se passe après on s’en fiche (mention spéciale pour les « verts » français qui n’ont de vert que le nom)

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