Hausse du prix du pétrole : l’engrenage vers la pauvreté

Les prix de l’essence sans plomb et du diesel vont atteindre une zone rouge et irrémédiablement le consommateur français va être confronté à une baisse de son pouvoir d’achat.

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Hausse du prix du pétrole : l’engrenage vers la pauvreté

Publié le 15 novembre 2018
- A +

Par Jean-Luc Ginder.

Le contexte de l’augmentation du prix du pétrole va aggraver la situation des Français dits précaires ou fragilisés et les entraîner dans une situation de pauvreté critique.

Nous devons constater que le prix du baril de Brent a augmenté de 47% en un an.

Une première raison relève de la reprise de l’économie mondiale qui entraîne une demande croissante de pétrole. La deuxième trouve son explication dans les sanctions américaines à l’encontre de la Russie en avril et de l’Iran en novembre. Nous trouvons la troisième raison dans les tensions et perturbations géopolitiques au Venezuela, en Libye et au Nigeria.

Déséquilibre énergétique

De plus, la dernière réunion des pays producteurs de pétrole a affirmé sa volonté de ne pas compenser le manque de la  production iranienne et a placé le prix du baril autour de la barre des 80 USD. Ce phénomène se produit en dépit d’un stock américain au plus bas.  nous nous trouvons face à une situation de déséquilibre énergétique fossile sur base de tensions politiques.

Au regard de nos éléments d’appréciation, nous pouvons prévoir une augmentation régulière du prix du baril de Brent et l’évaluer à 85 USD dès la fin 2018.

Nous sommes sortis de la zone stable de 70 dollars le baril de Brent pour nous diriger vers une valeur de 100 USD au cours de 2019 en fonction des événements géopolitiques, ce qui représente une augmentation de 30% du prix actuel.

En France, ces paramètres combinés avec l’accroissement de la taxe carbone entraîneront fortement à la hausse les prix de l’énergie fossile et poussera automatiquement l’inflation à la hausse

Les prix de l’essence sans plomb et du diesel vont atteindre une zone rouge et irrémédiablement le consommateur français va être confronté à une baisse de son pouvoir d’achat.

J’estime le prix du Diesel à 1,58 euros par litre, le prix de l’essence sans plomb à 1,62 euros par litre début janvier 2019.

Ensuite, au deuxième semestre 2019, les prix pourraient atteindre 1,68 euros par litre d’essence sans plomb et 1,64 euros par litre de Diesel.

Besoin d’énergie fossile

En effet, le pétrole répond comme tout produit à la loi du marché donc à la loi de l’offre et de la demande. La demande mondiale de pétrole brut se situe à l’heure actuelle d’environ 2 000 000 de barils jour. La croissance économique mondiale a besoin de faire tourner ses nouvelles industries et a donc un besoin croissant d’énergie fossile. Et dans un même temps l’offre va être réduite drastiquement au minimum de 2 000 000 baril jour.  La fixation d’équilibre de prix sera aux alentours de 100 USD le baril de Brent.

La France sera irrémédiable impactée par ce niveau de prix à 100 USD car tous les coûts de production et de logistique dans tous les secteurs seront tirés à la hausse. La conséquence est une diminution du pouvoir d’achat et une accélération de l’inflation française et européenne.

La hausse de l’inflation va enclencher mécaniquement des mesures de correction de la Banque Centrale Européenne par une augmentation de ses taux d’intérêts.

L’augmentation des taux d’intérêts aura pour conséquence un ralentissement de l’investissement en France,une augmentation du remboursement de la dette du pays et donc de la dette elle-même, une augmentation de la dette des particuliers par effet de réactualisation des taux de remboursements des dettes personnelles. On peut s’attendre à un fort recul de la consommation.

En cette période de crise institutionnelle il est impossible d’en prévoir les conséquences.

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  • ouf! a la campagne on trouvera quand meme les moyens de se nourrir,de se chauffer au bois, et de vivre dans la nature..par contre en ville…

    • 1) combien de gens a la campagne sont encore capable d entretenir un jardin, de se chauffer au bois … et je parle meme pas de gens capable d elever des lapins ou un animal quelconque pour le manger

      2) penser que les villes vont mourir de faim et pas les campagnes est etre tres optimiste sur l absence de nuissance de l Etat. Qu est ce qui empeche l etat de faire des requisitions dans les campagnes pour nourrir les villes (sur le modele des bolcheviques) ? il ne faut pas oublier que le pouvoir en France vient des villes et que pendant longtemps c etatit la population de paris qui donnait le la: Emeute a paris -> changement de Regime.
      Meme en admettant que nos dirigeants soient respecteux de leurs concitoyens ploucs (et oui, c est comment nos enarques nous considerent), je suis pas certains que certains dotes d AK47 ou d autres armes se laissent mourir de faim dans leurs banlieues au lieu de mener des raids dans les campagnes. Et la encore, combien seront capable de s y opposer ?

      • Elever le lapin, bien des gens le savent. C’est quand il s’agira de le zigouiller que ça va se gâter…

      • Néo campagnard , j’ai établi sur mes terres une oasis de la survie il y a deja 20 ans, en prevision de ce que je voyais arriver..
        je me chauffe au bois ( je vis en lisière de foret), j’ai un potager , un verger , des poules, un cheval (je vais aux champignons avec) etc.. bien entendu je vais au supermarché a 10kms de là..
        Tout ceci pour dire que la survie çà s’apprend , j’ai passé ma vie dans des mégapoles, complètement dépendant de la société, pour bouffer j’avais besoin des autres,..
        je ne crois pas aux réquisitions ,car si c’est facile de pomper un compte en banque , compter des canards c’est plus compliqué Quand aux kalach ici nous sommes tous armés pour le sanglier, alors faut s’approcher avec prudence , « Staline » et « goebbels »..mes deux adorables toutous sont susceptibles sur les questions de territorialité ;))

  • Des conclusions qui dépendent beaucoup trop de la prévision du prix du baril, alors que personne n’est à même de faire de telles prévisions fiables.
    Si c’était vrai, alors la baisse durable du prix du pétrole serait l’ascenseur pour tous vers la richesse… Pas du tout. Le problème n’est plus le prix du pétrole, mais la rationalité dans l’utilisation de cette source d’énergie, et là on s’en écarte un peu plus chaque jour.

  • cet article tombe à plat :
    le brartil de brent est à 66$ et a baissé de 25% environ depuis ses plus haut de la fin de l’été.
    je ne vois pas bien comment on serait à 85 en décembre.
    le raisonnement sur la diffusion inflationniste est correct mais être aussi affirmatif sur des projections de cours du brut me semble extrêmement péremptoire.

    • c’est pourtant une volonté affichée de l’OPEP

      • plus ou moins : l’Opep veut en fait comme tout le monde un baril qui soit à un niveau acceptable pour vendeurs et acheteurs.
        et il y a une forme de stabilisation « naturelle » liée au fait qu’un certain nombre d’acteurs (dont les USA) ne sont pas dans l’Opep.

  • on peut bien sur envahir le Venezuela pour redonner un peu d’oxygène aux habitants victimes du communisme , et s’emparer des champs pétrolifères subrepticement.. hé,hé

    • il y a quand même actuellement des ressources très importantes qui sont notoirement sous exploitées : Venezuela, Iran, Nigeria, etc. pour ne parler que d’eux.
      il suffirait que l’on ait une offre assez massive libérée dans ces pays pour assister à une détente assez majeure je pense des prix.

      en fait le marché du pétrole est très complexe, à tiroirs, captivant à suivre et donc difficilement prévisible.

  • Ça commence a être lassant cette histoire , le prix du gasoil n’a vraiment pas bcp d’importance , si il est trop cher pour vous ,faites en sorte de gagner d’avantage en travaillant mieux ou passez vous de ce produit en achetant un velo

  • Les commentaires sont fermés.

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