Déficit budgétaire américain : l’arbre qui cache la forêt

La dette accumulée par l’administration Trump diffère de celle entassée par son prédécesseur. Analyse.

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Déficit budgétaire américain : l’arbre qui cache la forêt

Publié le 15 novembre 2018
- A +

Par Olivier Maurice.

À l’issue des élections américaines de mi-mandat, nous avons tous entendu nombre de commentateurs politiques critiquer les résultats économiques de Donald Trump qui se feraient au prix d’une explosion de la dette américaine. Il est vrai que l’habitude des relances keynésiennes a fait une quasi vérité de l’équation : relance économique = distribution d’argent = endettement.

Le Nouvel Observateur du 5 novembre 2018 : Oui, la croissance américaine se porte bien. Mais au prix d’une dette qui augmente de manière vertigineuse.

Cette vérité assénée par nos chroniqueurs n’est pas nouvelle. Depuis le début de l’investiture Trump on voit régulièrement poindre des articles catastrophistes sur la politique budgétaire du président américain, les commentateurs enchaînant les alertes et les mises en garde.

Bizarrement, c’est un tout autre son de cloche que l’on entend de l’autre côté de l’Atlantique, où les Démocrates semblent plutôt déchaînés sur la baisse d’impôt et inquiets sur l’avenir de l’Obamacare alors que les Républicains, président en tête, sont vent debout contre la décision de la Fed de relever les taux d’intérêt, ce qui alourdit encore le passif laissé par l’administration Obama.

Réflexe pavlovien ou Fake News ?

Une rapide recherche Internet sur les mots clefs « dette USA » fait apparaître de nombreux articles critiquant l’endettement américain abyssal et en profitant pour promettre un cataclysme prochain.

Bizarrement, un nombre important de ces articles sont édités par certains médias russes — dont on connaît le regard pour le moins subjectif sur le président américain —, et un autre publié sur le blog de Jean-Luc Mélenchon. Y aurait-il donc par hasard comme un léger parfum de fake news ?

Après m’être délecté du tour de force du leader de la France Insoumise qui arrive en même temps à affirmer que la dette souveraine c’est de la rigolade et à expliquer aussi que la dette souveraine américaine va conduire les USA (et le monde) à l’apocalypse, je me suis donc penché sur les chiffres officiels délivrés par le département du trésor américain.

Les chiffres

Entre le 20 janvier 2009 (date de l’investiture du premier mandat de Barack Obama) et le 20 janvier  2017, la dette souveraine américaine est passée de 10 627 milliards de dollars à 19 947 milliards de dollars, soit une hausse moyenne de 8,3 % par an.

Entre le 20 janvier 2017 (date de l’investiture de Donald Trump) et le 8 novembre 2018, la dette souveraine américaine est passée de 19 947 milliards de dollars à 21 733 milliards de dollars, soit une hausse moyenne de 5 % par an.

Un lourd héritage

Effectivement, la dette américaine devrait croître de 7,1 % en 2018, si l’on projette sur l’ensemble de l’année la tendance actuelle. Mais cela n’a rien à voir avec les 4 premières années de la présidence Obama, période de dépenses somptuaires qui n’avait été interrompue que par le bras de fer du shutdown de 2013.

Il y a d’ailleurs des différences fondamentales entre la dette Obama et la dette Trump : la première a été majoritairement employée pour augmenter le périmètre de l’État, la seconde pour financer une baisse des impôts ; la première s’est vu associée à une croissance du PIB de 1,5 % en moyenne par an, la seconde d’une croissance qui au dernier trimestre atteignait les 4 %.

Les projections d’évolution de la dette souveraine américaine effectuées à la fin 2017 (c’est-à-dire avant les baisses d’impôts) pour tenir compte des coupes budgétaires effectuées lors de la première année du mandat Trump donnaient d’ailleurs une diminution de celle-ci en 2018 pour repasser alors au niveau de 2016. L’augmentation cumulée de la dette US pendant les deux dernières années reste d’ailleurs inférieure à la plus faible des augmentations annuelles ayant eu lieu pendant les mandats d’Obama.

La seule vraie question n’est pas de se demander si les réductions d’impôts et l’augmentation des  dépenses régaliennes décidés par les Républicains et l’administration Trump vont plonger les États-Unis dans le chaos, mais bien de savoir ce qu’il va advenir d’une dette colossale dont près de la moitié a été créée par l’administration précédente.

Le prochain épisode générateur de ce flot d’informations et de désinformations sur le sujet de la dette souveraine américaine ne devrait d’ailleurs pas tarder, avec les prochains développements du procès sur l’Obamacare dont l’héritage pèse lourdement sur le budget américain. Qui sait si l’on ne verra pas alors pointer des articles sur la dette US disant exactement le contraire de ce que l’on peut entendre actuellement ?

 

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  • Bonne analyse qui remet les pendules à l’heure, même si cet exercice n’est pas au programme de nos énarques tellement sûrs d’eux et suffisants.

  • Le bouffon Mélenchon me rend hilare, trop c’est trop !

    • Bonjour à tous
      quelqu’un pourrait il m’expliquer les raisons de l’aversion de la presse française pour Trump? Cela a tendance à me le rendre sympathique.. mais je ne saisis pas l’interêt d’une telle démarche?
      Même chose pour la présentation hyper flatteuse de Obama?

      • Obama était le représentant d’une minorité visible donc forcément un mec bien. Le type a quand même était élu prix Nobel de la paix avant d’avoir eu le temps de faire quoi que ce soit..
        Trump est surement quelqu’un d’assez rustre, il suffit de voir comment il parle et écrit (le langage étant le moyen de la pensée, si l’un est pauvre l’autre l’est généralement aussi). Rappelez vous ses commentaires sur les femmes qu’il raconte attraper par la chatte (super classe) ou le genre de conquête qu’il se plait à faire (se taper une actrice porno 6 mois après avoir épousé sa femme). Il flatte son électorat avec des conceptions simples (construire un mur pour arrêter l’immigration, America first avec un retour du protectionnisme que tout le monde ici applaudit, ou pas…).
        Cela étant, il est un homme d’affaires, et, en tant que tel, a compris qu’une économie libérée marche mieux qu’une qui ne l’est pas.
        Avoir compris cette évidence n’en fait pas à mon avis un génie. Nous sommes habitués à des politiciens tellement incultes économiquement qu’on s’étonne quand on en voit enfin un faire quelque chose de bon sens. Cela nous le fait paraître (à nous libéraux) désirable.
        Nos chers journalistes s’intéressent en priorité à des sujets de société et pensent que trouver l’argent nécessaire à construire leur société du bisou est un détail à régler plus tard puisqu’ils ne comprennent rien (et ne veulent rien comprendre) à l’économie. Pas étonnant donc qu’ils aient détesté Trump, et préféré Obama

        • « Avoir compris cette évidence n’en fait pas à mon avis un génie. »
          cela fait de lui d’emblée un génie dans le monde de la politique (il est vrai principalement peuplé de bouffons suffisants…)

      • Trump s’oppose vigoureusement au camp néo-gauchiste intitulé « progressiste » (postulat de base: les sociétés occidentales sont contrôlées par les vilains mâles blancs, et entièrement basées sur la vilaine oppression des groupes minoritaires, toujours gentils puisque victimes institutionnelles.)
        Ce gauchisme révolutionnaire a pris sous Obama une place importante dans le débat aux US et est devenu un soutien majeur des Dems.
        Il est intimement lié aux révolutionnaires cocologistes.

        On retrouve ces mêmes handicapés du bulbe aux manettes dans les universités, médias et partis politiques français: c’est le règne du politiquement correct.

        Leur méthode de débat est d’insulter leurs adversaires (fascissss! Racissss! Cis-genderissss! Sexissss! Je suis une victime de votre attitude patriarcale, au meurtre!) et de poser toute contradiction comme une entorse aux droits de l’homme: c’est le Camp du Bien!

        Macron les adore tout comme ils adorent le pognon gratuit.

        Trump et ses électeurs représentent le Mal, la Peste Brune, etc.

        NB: je ne suis probablement pas totalement impartial.

      • Pour faire simple:
        la presse française gauchiste (donc, 95% de la presse) déteste Trump, un nationaliste revendiqué, qui dit exactement ce qu’il pense, sans en avoir rien a faire de ce que peut penser la presse. Bref, Trump est un homme, libre qui plus est, qui n’a pas peur de l’affirmer haut et fort.
        Le but ? Simple.
        LES buts:
        1/ ca permet de lancer régulièrement des jolies contre feux (bouhou le vilain trump, il a dit du mal de Macron et des français, méchant! Le problème, c’est que Trump a 100% raison !) pendant ce temps, on ne s’occupe pas des vrais problèmes.
        En vilipendant Trump et ses solutions libérales (qui ont un effet monstre d’efficacité en ce moment aux états unis, en tout cas d’un point de vue économique), cela empêche, en France, la mise en oeuvre de ces solutions, non après la preuve de leur efficacité ou pas, mais tout simplement parce que c’est une solution trumpiste, que trump c’est le Mal, donc ses solutions ne sont pas bonnes. Hors, empécher la mise en oeuvre de ces solutions permet de maintenir le peuple dans la misère. Et le peuple dans la misère est plus sensible aux thèses gauchistes de répartition de la richesse. Thèses gauchistes soutenues par 95% des médias nationaux. La boucle est bouclée.

      • Pour éviter la Pravda franchouille et la pathologie anti-Trump, vous pouvez prendre des infos sur Dreuz – articles de Guy Millière et J.-P. Grumberg – bonne lecture.

      • Pour faire court, il y a un deep state aux USA où se croisent les milieux financiers et néoconservateurs, le complexe militaro-industriel et la CIA, ainsi qu’une majorité des médias; tout ce que le pays compte de « progressistes » s’y est rallié et a tout fait pour que Clinton soit élue.
        Les particukarités de ce goyvernement lrifond se situent davantage sur la politique étrangère – impérialiste – des Etats-Unîs que sur les décisions intérieures. Un axe lajeur de cette politique et d’empêcher à tout prix un rapprochement entre l’Europe et la Russie.
        Ce deep state a acquis de plus en plus de pouvoir depuis la deuxième guerre mondiale, au point de faire élire la plupart du temps « son candidat ». Sauf Kennedy, Nixon et… Trump.
        Un article pour mieux comprendre:
        https://arretsurinfo.ch/2014-paul-craig-roberts-la-guerre-des-etats-unis-contre-la-russie-est-deja-en-cours/
        Parallèlement, le deep state américain a étendu depuis des décennies son emprise sur l’Europe y compris sur la culture et les médias. Donc nos médias « alignés » sont opposés à Trump.
        Les Soviétiques avaient leur Pravda, et nous la nôtre… Internet permet de connaître la propagande d’en face, d’où les censures de plus en plus visibles pour orienter les opinions dans cette nouvelle guerre dont on espère qu’elle reste « froide »…

  • Il y a quand meme un Probleme quand votre dette augmente sans arret. que ca soit en France ou aux USA. Dans le cas des USA, autant il est acceptable de voire la dette augmenter en periode de crise autant il est pas normal qu en periode de quasi plein emploi elle augmente encore. Au contraire le gouvernement US devrait etre capable d avoir un budget e equilibre (voire exedentaire) afin de ne pas se retourver en situation delicate en cas de recession (en 2019 ?)

    • Si la dette finance purement les frais de fonctionnement de l’Etat, il devient délicat de la réduire du jour au lendemain, car cela signifie mettre à la porte un grand nombre de personne.

      De manière générale, il est très compliqué de dé-collectiviser une économie. Tenter de faire l’exercise avec la France ; ça donne le vertige.

    • La puissance économique Américaine est telle (+4% de GDP en un TRIMESTRE, c’est ce que fait la France, en ce moment, au mieux, en deux ou trois ans…, taux de chômage à 3%, hausse des salaires mécanique (+17% chez les apprentis) ) que je suis a peu près sur que la réduction de la dette est un des prochains objectif de Trump. Il agit en homme de bon sens, économiste et négotiateur avisé, amoureux de son peuple et de son pays, en bon père de famille, il est logique qu’il réduise la dette dès qu’il le pourra.
      Il est de plus en plus comparé a Ronald Reagan.

      • @Cernu : Je voulais sincèrement me retenir de me moquer de votre message, hélas j’ai explosé de rire lorsque votre admiration pour Trump vous a conduit à affirmer sans sourciller que c’est un « bon père de famille. »

        Comment voulez-vous que les supporters de Trump soient pris au sérieux quand la plupart d’entre-eux considèrent qu’un type comme Trump (ayant entre autres divorcé plusieurs fois puis trompé Melania avec une actrice porno) est un « bon père de famille », mais considèrent qu’un type comme Obama n’a absoluemment aucune qualité. (Selon moi, bien qu’Obama est un policitien désastreux, c’est un parfait gentleman qui a réussi a avoir un mariage durable et une famille soudée.)

        Désolé de vous faire redescendre sur terre, mais vous vous trompez, Trump n’est pas un « bon père de famille », tout du moins pas dans le sens conservateur de ce terme. Par conséquent il est temps que les supporters de Trump assument leur choix : ils ont élu à la tête du plus puissant pays au monde un type qui a la même mentalité qu’un RAPPEUR en croyant que son nationalisme suffirait à masquer le fait que, d’un point de vue conservateur, un RAPPEUR ne peut pas être un « bon père de famille.»

        Malheureusement pour les supporters de Trump, ce dernier risque d’être contraint à être de moins en moins nationaliste (à faire de plus en plus de compromis sur la question de l’immigration.) Or si Trump cesse de constamment fustiger les immigrés illégaux et les immigrés musulmans cela sera de plus en plus compliqué de masquer à quel point il se comporte comme un RAPPEUR.

        • en tout cas pas un rappeur français

        • Bonsoir, votre haine de Trump vous aveugle. Ceux qui ont élu Trump ne sont pas les conservateurs « standard ». Cela s’est vu aussi aux mid-terms, les Républicains critiques de Trump ont été éjectés jusqu’au dernier.
          Vous oubliez, comme tous ses critiques, également le fait qu’il a été aussi acteur, pas seulement homme d’affaires. Je ne discute pas la qualité de ses performances, j’attire seulement votre attention sur le fait qu’il connaît les codes du métier. Il s’adresse à une population et, pour ce faire, a adopté ses codes. Certes, cela ne lui a pas été très difficile, mais il joue néanmoins un rôle.
          Par ailleurs, au sujet d’un précédent échange, je viens d’écouter le discours de Hillary avec les « deplorables ». Désolé, mais vous n’avez peut-être pas écouté attentivement. Elle dit que la moitié des électeurs de Trump le sont, puis elle s’explique: « racistes », « misogynes », « homophobes », etc. Si vous croyez une seule seconde qu’une telle affirmation a un quelconque rapport avec la réalité, j’ai pitié pour vous…

    • Une dette n’est pas en soi en problème, aussi élevée soit-elle. Le problème est quand l’emploi de l’argent emprunté est inadéquat (pour l’emprunteur), et quand il devient douteux que les fonds soient jamais remboursés (pour le prêteur). Tant que les USA font un emploi profitable des fonds qu’on leur prête, il n’y a pas de problème pour eux. Nous Français, refusant de prendre en considération la question de l’emploi judicieusement profitable de l’argent emprunté, nous efforçons d’introduire des critères quantitatifs. Mais ça n’est pas ça. Si on n’est pas capables de le faire fructifier, un seul euro emprunté est de trop…

      • depuis plus de 50 ans maintenant la dette des pays développés ne sers plus qu’a augmenter ou maintenir le « confort des populations », il ne s’agit en rien d’investissement, on croque les richesses futures pour se payer du bon temps maintenant.
        Si l’on prend également en compte que les maigres investissement réalisé par les états sont souvent « discutables » pour être gentil, la catastrophe nous pend au nez. Comme en 2008 ça craquera sans prévenir et tout le monde tombera des nues…

        • Le confort des populations est un objectif louable ! Le problème, comme vous le soulignez, est que la plupart des dépenses ne sont pas des investissements pour le confort des populations mais en gros des pots de vin à certaines catégories d’électeurs. Ce ne sont pas des investissements, mais le prix payé pour un fonctionnement inefficace, voire absurde, des états et de leurs administrations.

    • La dette américaine est effectivement insoutenable sur le papier. En pratique elle tient car le dollar est la monnaie du réserve du commerce international. Ce qui ne durera pas éternellement non plus.

      • En effet. Cela dit, c’était déjà ce qu’on disait il y a 45 ans quand j’ai commencé à m’intéresser à l’économie…

  • « Il y a d’ailleurs des différences fondamentales entre la dette Obama et la dette Trump : la première a été majoritairement employée pour augmenter le périmètre de l’État, la seconde pour financer une baisse des impôts. »


    La seconde pour financer une baisse des impôts ET un refus de réduire les dépenses publiques (refus motivé par des raisons électorales.)

    L’article est décevant. Il nous explique grosso modo que Trump a hérité du bilan catastrophique de son prédécesseur (Obama.) Cette vérité est incontestable, mais ne suffit pas à faire avancer le débat car, qu’on l’admette ou pas, Obama avait lui aussi hérité du bilan catastrophique (deux guerres, une crise financière) de son prédécesseur (Bush.)

    Par conséquent c’est vain de se poser la question « Qui a hérité d’un bilan merdique ? » étant donné que Obama et Trump ont tous les deux hérités d’un tel bilan. Sur ce sujet ils sont tous les deux à plaindre.

    La bonne question est plutôt : quel politicien a le courage de s’attaquer aux dépenses publiques afin de sortir de la catastrophe, quitte à se mettre à dos ses propres électeurs si nécessaire. Et la réponse c’est que ni Obama ni Trump ne possède ce courage. Seul une poignée de libertariens, tel que le clan Ron/Ran Paul, possède un tel courage.

      • merci à tous de m ‘avoir éclairé…
        même si le bonhomme n’est pas parfait, il a déjà plus de courage et de résultats que nos 5 derniers présidents réunis.
        Incroyable de masquer les réalités à ce point…

    • Il y a eu sur de très nombreux sujets réductions des dépenses publiques US en 2017.

      https://www.thebalance.com/how-trump-amended-obama-budget-4128986

      Si Rand Paul s’est fait sortir si rapidement lors des primaires, c’est en grande partie parce que nombre de candidats avait repris ses arguments en étant pour certains bien plus radical que lui.

      La grande question est l’Obamacare que Trump et son équipe a renoncé de défaire par voie législative, cf le lien dans l’article.

      • Cf Millière ; pour L’Obamacare il n’a pas pu , contexte américain, il a réduit sa nuisance…

      • Félicitation à Trump pour toutes les réductions des dépenses publiques (et déréglementations, et baisses d’impôts) qu’il a proposé ou qu’il a réussi a effectué. Mais force est de constater que tout cela manque cruellement de cohérence : pourquoi être favorable à la réduction des dépenses sociales, puis y être subitement récalcitrant quand ceux qui en sont les bénéficiaires sont des personnes âgés (Medicare) ? Pourquoi être favorable à la réduction des dépenses publiques, puis y être subitement récalcitrant quand ceux qui en sont les bénéficiaires font partie du complexe militaro-industriel ? Bref : avec un ami comme Trump, les libertariens n’ont plus besoin d’ennemi !

        Faire ce triste constat revient-il à croire que les adversaires de Trump (Obama, Clinton, Sanders, E Warren, M Waters, Ocasio-Cortez, etc…) sont moins incohérents que lui ? Evidement que non. Ils sont bien souvent pires que lui.

    • Vous pouvez même compter deux crises financières pour W., 2001 et 2008.
      Ce qui est amusant, c’est qu’en France, et en Europe de manière plus générale, les dettes accumulées lors de la crise de 2008 sont considérées une bonne chose, en tout cas acceptable, car cela a permis d’éviter une crise grave. Mais dès qu’il s’agit de l’affreux imbécile W., ce n’est plus pareil, l’explosion de la dette, ainsi que la crise elle-même éventuellement, sont de sa faute.
      Obama est arrivé au pouvoir dans un contexte compliqué, certes, mais sans avoir à gérer des problèmes du même ordre que ses prédécesseurs il a laissé derrière lui une situation bien plus pourrie que celle qu’il avait trouvé.
      Il a quand même doublé la dette en huit ans, sans aucune crise majeure, il a gonflé l’appareil administratif, il a laissé des bombes à retardement un peu partout dans la politique extérieure (Iran, par exemple…)
      Pour moi, sur tous les plans, la présidence Obama a été une des plus catastrophiques que les Etats Unis ont connu. Il y a Carter qui peut lui faire de la concurrence. Un démocrate lui aussi, bizarre…

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