L’industrie française du ski : un leader mondial méconnu

Et si l’Etat laissait les domaines skiables et leurs sociétés devenir prospères au lieu de leur imposer des normes sans fin et de les considérer comme des vaches à lait ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Into the blue by Paolo Dallorso (CC BY-NC-ND 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L’industrie française du ski : un leader mondial méconnu

Publié le 15 octobre 2018
- A +

Par Xavier Fontanet.

On a assez peu parlé du récent congrès de l’Association des domaines skiables de France, qui regroupe l’ensemble des sociétés de remontées mécaniques, parce qu’il s’agit d’une « petite » profession de 17 000 personnes. Cette profession est pourtant un atout majeur pour notre pays, parce qu’elle tire l’industrie du ski, contributeur significatif à notre balance commerciale.

Voilà encore un leader mondial français méconnu. Tout n’est pourtant pas facile ; le marché est plat depuis une dizaine d’années, en partie parce que les classes de neige, moyen par excellence de développement du marché, ont été abandonnées sous l’avalanche de normes de sécurité qu’on leur a imposées.

Ce n’est pas facile, parce que nous avons deux redoutables concurrents, les Américains et les Autrichiens, dont les qualités d’accueil et de service sont proverbiales. Autres atouts autrichiens, leurs écoles mettent tous les enfants sur des skis et leurs écologistes ont compris que la neige de culture n’était pas une atteinte à l’environnement.

La France a une carte splendide à jouer : elle dispose, grâce à son système de concession, des plus puissantes sociétés des remontées mécaniques au monde. La Chine se met au ski et va, à elle seule, redynamiser l’ensemble du marché. Il faut aider ces entreprises de remontées à conquérir le monde, car elles seront des promoteurs efficaces de nos propres stations. Ce métier est très lourd en capital, et une rentabilité décente suppose des marges confortables.

Tout cela demande donc de la sagesse à notre sphère publique qui ne doit voir dans cette profession, en cette période où elle cherche l’argent par tous les moyens, une vache à lait qu’elle peut traire.

Il faut au contraire qu’elle laisse ces sociétés réinvestir et leur simplifie la vie en les protégeant de la prolifération de normes en tous genres dont notre pays a le secret. Voilà encore une occasion de démontrer notre talent à nous, Français, et d’aller vers la prospérité que nous méritons tous.

Sur le web

Voir le commentaire (1)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (1)
  • Précisons quand même que le seul massif qui offre des perspectives à plusieurs années est celui des Alpes
    du simple fait des altitudes . Et ce n’est pas l’activisme aveugle et forcené des verts qui va faciliter le développement .

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Xavier Fontanet.

Un jour de marché la semaine dernière en compagnie d’un couple étranger, devant la poste dans une petite ville de province nous tombons sur une porte close portant la mention : « Grève ». Des clients furieux, des mots pas toujours polis à l’égard de notre service public. Je suis moi-même gêné, je me rapproche du couple qui est dans la queue pour comprendre son problème : il a un paquet urgent à envoyer. Je lui conseille de me suivre jusqu’à la ville voisine.

Nous prenons nos voitures et nous nous retrouvons ... Poursuivre la lecture

Il y a une première phase dans laquelle on a vu des pans entiers d’industries partir en Asie ou en Inde. L’exemple typique est le textile où les technologies de production ont été mises à disposition du monde entier par des fabricants occidentaux de machines, suisses en l’occurrence.

 

Des machines et des procédés de production

Ils vendaient non seulement les machines, mais aussi les procédés de production. Quand les salaires vont de un à 70 comme c’était le cas entre l’Europe et des pays comme le Bangladesh, un producteur ... Poursuivre la lecture

Par Jean Kircher.

Patron de deux PME, l’une en France et l’autre au Luxembourg, je cherche en vain de quelle façon mon entreprise française pourrait devenir une start-up performante !

Parlons coût du salaire d’un cadre moyen que je déplace du Luxembourg vers la France tout en lui assurant le même revenu net.

Le Luxembourg est peut-être un paradis fiscal, surtout pour les 15 000 portefeuilles français qui y sont logés mais il est sûrement un paradis social. Il y a certes 2,5 fois plus d’inspecteurs du travail qu’ailleurs ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles