Coalition anti-GPA : pourquoi ces féministes ont tout faux

Que les femmes soient réellement consentantes lorsqu’elles décident de mettre à disposition leur corps devrait être la seule préoccupation qui nous anime.

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Coalition anti-GPA : pourquoi ces féministes ont tout faux

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 26 septembre 2018
- A +

Par Guillaume Moukala Same.

Alarmées par la popularité croissante de la Gestation Pour Autrui (GPA) dans l’opinion publique, des associations féministes ont lancé ce samedi à Paris la « Coalition internationale pour l’abolition de la maternité de substitution ».

Un groupe de féministes révoltées souhaite donc imposer ses valeurs aux femmes du monde entier — qu’elles prétendent représenter —, mais de quel droit ?

Il est curieux de remarquer que c’est au nom de la « dignité et de l’intégrité de la personne » qu’elles demandent l’abolition de cette pratique. Pourtant, la dignité ne consiste-t-elle pas justement à voir la femme en « sa qualité de personne susceptible de penser et de juger » pour citer le penseur du 20e siècle, Friedrich Hayek ?

Les droits sur notre propre corps

En effet, c’est l’adhésion volontaire et réfléchie à des principes qui fonde la dignité d’une personne, non sa soumission à des idéaux jugés supérieurs par un pouvoir coercitif. Que la marchandisation des corps leur paraisse une pratique intolérable ne leur donne aucun droit sur ces corps qu’elles désirent contrôler. Si nous n’avons pas les droits sur notre propre corps alors quels droits avons-nous ?

Préserver la dignité humaine c’est aussi tolérer des choix qui paraissent à nos yeux « indignes ». L’homme et la femme ne sont pas les instruments de ceux qui souhaitent façonner une société selon leur propre désir. Ils doivent être considérés comme une fin en eux-mêmes. Ces féministes ne contribuent pas à libérer la femme, mais simplement à la changer de cellule.

S’il est vrai que la GPA est une « exploitation » du corps de la femme, il ne faut pas pour autant comprendre ce terme dans son sens péjoratif mais économique. Tout travail consiste en l’exploitation de ressources et notre corps constitue la première des ressources.

C’est par notre personne, nos facultés et l’usage de notre corps que l’on peut ajouter de la valeur aux ressources présentes dans la nature.  Telle est la réalité inhérente à la condition humaine. Derrière la dénonciation de l’« exploitation », on retrouve l’argument marxiste traditionnel selon lequel l’échange économique serait une forme d’exploitation des pauvres par les riches.

La GPA n’est pas un échange strictement économique

Or au contraire, le libre échange est fondamentalement pacifique parce qu’il est volontaire et créateur de richesse, parce qu’il permet à chacun d’échanger un bien ou un service qu’il valorise moins, avec un bien ou un service qu’il valorise plus. Si dans le cas de la GPA l’échange peut être purement économique — la femme met au service son corps en échange d’argent dont elle a plus besoin — il peut être aussi complètement désintéressé — le plaisir de rendre service à une personne dans le besoin.

La GPA n’est pas nécessairement un échange strictement économique ou strictement désintéressé, il peut être les deux à la fois. On entend aussi que, dans certains pays comme en Inde, les femmes n’auraient « pas le choix » d’avoir recours à la GPA pour survivre. Or cette formulation induit en erreur : elles ont le choix entre cette solution et d’autres options encore moins satisfaisantes. Leur interdire ne créera pas de nouvelles opportunités. Au contraire : elles seront forcées de se tourner vers les options qu’elles avaient jugées encore moins satisfaisantes.

Protéger la liberté

Enfin, il est effectivement possible que des femmes aient recours à la GPA parce qu’elles sont sous l’influence de pressions exercées par un individu sur un autre individu. Néanmoins, on n’interdit pas l’usage de la liberté sous prétexte que certains pourraient nous contraindre dans nos choix. Ce raisonnement absurde reviendrait à abolir la liberté sous prétexte que certains pourraient la violer.

Au contraire, il ne faut pas l’abolir mais la protéger ! Dans cette optique, c’est l’encadrement par la loi qui permettrait d’éviter « toute forme d’abus », comme le propose le think tank Génération Libre dans son rapport intitulé « Pour une GPA responsable en France ». Que les femmes soient réellement consentantes lorsqu’elles décident de mettre à disposition leur corps devrait être la seule préoccupation qui nous anime.

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  • Tout ceci est parfaitement fumeux et vous ne traitez absolument pas le sujet que l’on y soit favorable ou pas. Vous ne pourrez de toute façon jamais vous assurer qu’une femme soit réellement consentante et de toute façon le problème ne se réduit pas uniquement à cela. Une société est un peu plus complexe qu’une somme d’individus dotés de suffisamment de liberté pour être conscient de ses choix. Il y a une éthique, une morale partagée, des règles communes et de tout un ensemble de valeurs, qui peuvent évoluer dans le temps, qui permettent de vivre ensemble et à chacun d’exercer sa liberté dans ce cadre.
    Ne penser ce sujet de la GPA uniquement par le petit bout de la lorgnette d’une hypothétique liberté de choix est hors sujet. Revoyez votre copie.

    • « Il y a une éthique, une morale partagée, des règles communes et de tout un ensemble de valeurs, qui peuvent évoluer dans le temps, qui permettent de vivre ensemble et à chacun d’exercer sa liberté dans ce cadre. » Un certain nombre de pays punissent l’apostasie de mort : où est la liberté de conscience ? Tenter de quitter la RDA ou Cuba a coûté la vie à de très nombreuses personnes : où est la liberté de circuler ? Ces simples exemples permettent de voir qu’un cadre a quatre côtés, comme les quatre murs d’une cellule. Quant à l’objet de l’article, il permet de rappeler que certaines vertueuses indignations sont loin d’être universelles, et que leurs motivations profondes sont d’interdire quelque chose pour qu’il n’y ait aucun abus. ( il faut interdire la propriété pour qu’il n’y ait plus de voleurs )

      • Non. Il faut interdire la propriété pour que tout le monde soit à égalité, pour que le droit de propriété ne puisse plus être invoqué pour justifier l’appropriation de la plus-value, pour qu’il ne puisse plus y avoir exploitation de l’homme par l’homme. Du moins, si j’ai bien compris le credo marxiste.

    • Et vous étiez vous totalement consentant lorsque vous avez écrit ce post ?, nous ne pourrons jamais savoir si vous l êtes réellement. Bref votre argument est aussi mauvais que le mien.
      La société est un ensemble d individus ayant une forme de vie commune et pis c est tout.
      Non il n y a pas de morale partagée,la preuve nous ne sommes pas d accord tout les deux, et pourtant nous vivons dans la même société.
      Ceci dit je vous assure que je ne suis pas pro GPA et que cela me pose des problèmes moraux également ( peut être pas les mêmes que vous ) . Ma morale. Pas celle de la société. Si d autre n’ont pas la même, qu ils usent de leur discernement, de leur liberté de choix pour choisir en âme et conscience. C est ça la liberté.

      • La morale est un ensemble de règles collectives considérées comme bonnes. Il me semble que c’est un des fondements de toute société et cela n’a rien à voir avec être d’accord sur tout.
        Ensuite, où voyez-vous que je serais contre la GPA ? Ce n’est pas le sujet. Je me contente de pointer que la grille d’analyse unique par la liberté de choix de la femme « qui mettrait son corps à disposition » passe à côté de ce sujet éminemment complexe.

        • Au temps pour moi pour l’homme de paille. Vous avez raison, ce n est pas le sujet. Ne parlons plus de morale. ?
          Nous ne pourrons jamais être d accord sur tout à 2, alors à beaucoup plus c est une évidence. Alors pourquoi ne pas laisser chacun exercer son discernement et sa liberté de choix comme il le souhaite tant qu’il n’y a aucune atteinte à autrui ou à sa propriété, quelque soit sa morale, ses croyances, les miennes ou les votres ?
          C est la meilleur façon de gérer les conflits, mieux qu interdire ou autoriser tout et n’importe quoi en fonction de la morale de celui qui gouverne ou de la majorité…

        • Considérées bonnes par qui au fait ?

          Plein de gens trouvent que le travail des enfants est répugnant mais défend la retraite par répartition qui est fondée sur le pillage du travail des enfants, à commencer par celui de sa progéniture.

  • Voilà un argumentaire intéressant car il permet, également, de justifier la prostitution et, donc, de la légaliser….

  • Très fort, un article tout entier sur la GPA qui réussit à ne pas dire un seul mot du sujet de la GPA, c’est à dire l’enfant.

    On s’intéresse ici uniquement au « scandale » qui serait qu’un groupe milite contre la maternité de substitution. De quel droit nous dit l’auteur ? Mais du simple droit de la liberté d’expression, qui sanctifie le droit de militer même avec des arguments faux 🙂
    Donc certes l’auteur fait bien de challenger leur argument et ses contradictions féministes, mais il devrait aussi challenger le nombrilisme féminisme qui fait totalement disparaître l’enfant du débat, comme d’ailleurs dans la question de l’avortement. La GPA est et restera un problème avec non pas 2 parties prenantes, mais veritablement 4: mère biologique, mère porteuse, père et surtout: enfant.

    L’enfant semble bien être passé du statut de sujet, donc disposant de droits naturels – notamment celui d’être avec ses parents biologiques si possible- au statut de simple objet de droit.

    Au fait, que se passe t’il quand l’enfant naît avec un handicap grave ? Fait on des recherches en responsabilité pour savoir si l’anomalie est congénitale due à la grossesse, ou si elle résulte de l’hérédité ou d’un accident de division cellulaire ?
    Et que se passe t’il quand la mère porteuse subit des complications entraînant des séquelles post accouchement ? Le débat ne serait il pas plus intéressant si on s’intéressait à la socialisation probable de ces risques….

    • Oui, j’attends beaucoup de précisions sur le coté technique et sur les cas ou ça se passe mal.
      J’aimerai aussi avoir plus d’info sur la PMA (qu’on une bonne chance de se fader) sur le choix du « père », qui le fait et sur quels critères, ça devrait en dire long sur notre société.
      Pour ma part je sens que ça va être bien moche et sachant qu’on va devoir casquer pour tout ça « pour ne pas créer d’inégalité » ça pue la compromission.

    • La GPA n’est pas un enfant, c’est un service. Comme le mécanicien n’est pas la voiture. La femme qui loue son ventre vend un service, avec risque pour sa santé (comme le mineur qui extrait du charbon), et mérite rémunération. L’enfant est le résultat de ce service, et n’a pas de droits tant qu’il n’existe pas. Je ne vois pas comment je pourrais restreindre le droit des femmes à procurer ce service, c’est complètement contre la liberté.
      Je répond aux questions:
      Au fait, que se passe t’il quand l’enfant naît avec un handicap grave?
      Le produit est ni échangé ni remboursé, et payable d’avance. Le couple contractant a l’enfant à charge qu’il soit voulu ou non.
      l’anomalie est congénitale due à la grossesse?
      De même. Le couple peut prendre une assurance être dédommager financièrement dédommagé dans ce cas.
      Et que se passe t’il quand la mère porteuse subit des complications entraînant des séquelles post accouchement ?
      Accident de travail. Il va falloir cotiser pour une assurance spéciale.

  • Il y a déjà la prostitution classique. Certaines prostituées s’adonnent à cette activité de façon parfaitement libre. Mais ce n’est pas le cas de la masse, d’où de multiples, et vaines jusqu’à présent, tentatives d’éradication de la prostitution.
    Légaliser la GPA sera ouvrir de nouveaux débouchés aux proxénètes. Les clients ne se poseront pas la question de savoir si la femme qui leur est proposée pour cette prestation est totalement libre et touchera l’intégralité de ce qu’ils devront verser.

    • Un peu comme avec la caissière de Prisunic, je ne saurais jamais si elle est réellement consentante pour faire ce travail pas terrible, si ça se trouve son mec passe son temps sur sa ps4 en picolant des bières alors qu’elle aurait préféré être rock star, interdisons les Prisunic et les ps4 afin qu’elle vive son rêve.
      Interdire ça fonctionne bien, mais comme ça fonctionne pas encore assez, interdisons encore plus, ne laissons pas les individus décider par eux mêmes.
      « Logique » de constructiviste qui se mêle de la vie des autres en s imaginant toujours mieux savoir que le concerné : l individu concerné.
      Et je le répète ma morale personnelle est incompatible avec la GPA, c est vraiment étrange que je ne veuille pas l interdire aux autres. J ai une dissonance ou bien ?
      Au sujet de cette loi : Une loi qui autorise….MDR….nul besoin d autorisation entre individus consentants, libres et responsables, il faut croire qu ils pensent que nous ne le sommes pas. Punissons les atteintes à la personne et à la propriété. Basta.

      • le Probleme est qu on parle ici de vente de bebe (car c est au final ce qui se passe). On n est plus dans le choix individuel comme de se prostituer ou de fumer ou de devenir alcoolique

        Soit on considere un bebe come une chose et en effet on peut la commander, la vendre. Reste a regler le probleme de la commande non conforme (ex handicapé -> orphelinat ?)

        Soit on considere que la societe doit definir un minimum de regle et interdire la vente de bebe en fait partie (et donc bye bye meres porteuses car qui le fera si le bebe ne peut etre vendu)

        • @cdg  » Reste a regler le probleme de la commande non conforme  » : la vente à la découpe ? peut être même plus rentable en fait …

          • Les gars ( c est pas méchant ) vous êtes des adeptes du sophisme de la pente glissante. C est pas honnête intellectuellement. Après si c est juste pour la déconne, je n ai rien dit.

            • @aero je ne vois pas le sophisme. En bonne cartésienne je prévois tout : plusieurs enfants (tres fréquent lors de ce type de traitement hormonal) , donne-t-on un baby-bag comme au resto ?, le/les laisse t-on à la discrétion de la porteuse/la mère réelle, demande t-on la destruction (pas tres sympa d’avoir ses gamètes qui traînent on ne sait où) ? le vend-on ? , enfant raté , a-t-on le droit à un autre essai gratuit ? idem que fait-on du raté ? . Après tout, c’est un contrat comme un autre me dit-on , alors où est le problème ? Pourquoi les gens font ils tout à coup les vierges effarouchées dès qu’on aborde les détails et qu’on rentre dans le dur ? ? ?

        • La vente de bébé, je suis effectivement pour son interdiction. L’homme n est pas une marchandise qu’on s’échange.
          Faire don d’un enfant est il échange ? J avoue que votre argument m ébranle.
          Si il y a échange d argent, oui. Sinon, non.
          Cette loi n autorise pas la vente de bébé elle légalise la gestation d un enfant pour autrui. Personne n est obligé je crois et si il n y a aucune mère pour être porteuse consentante non rémunérés pour autrui et bien pourquoi vous inquiétez vous.

          • @aerosolKid
            Je suppose que vous n avez jamais eut d enfant. Sinon vous ne pourriez pas penser que quelqu un va gratuitement accepter d etre enceinte :
            – ca dure 9 mois, c est long
            – ca a pas mal de contraintes (ca va de la garde robe a changer jusqu aux medicaments qu on ne peut plus prendre). Sans compter les limite de mobilite quand vous avez un gros ventre et 15 kg de plus

            Apres il y a le cote financier. Quand j accouche et que je « donne » le bebe, qui paie pour l accouchement (l hopital c est pas gratuit), le conge maladie avant/apres l accouchement. SI ca se passe mal et que j ai des sequelles (ben oui, ca arrive. on ne meurt plus trop en couche mais avoir des complications c est pas exceptionnel), qui les prends en charge ?

        • Pourquoi le fait d’être passé devant le maire et le notaire pour un contrat de mariage entre les parents changerait-il quelque chose ?

          • @ MichelO
            Chez moi, on sait bien qu’un contrat de mariage est surtout un contrat en vue d’un éventuel divorce!
            En plus c’est la façon légale et officielle d’échapper à la loi commune qui ne concerne plus que ceux qui n’en ont pas, de contrat.
            Pour nous (mariage =2!), la visite chez le notaire nous a laissé un excellent souvenir à cause de son éclairage clair et complet de la législation et des variantes possibles (une petite heure! pour une somme très honnête): c’est un contrat qu’il vaut mieux ne pas avoir à regretter!

        • cdg
          « Soit on considere un bebe come une chose et en effet on peut la commander, la vendre »
          Quid de la PMA autorisée aux femmes célibataires ou lesbiennes ? Ne s’agit-il pas ici aussi d’une commande via l’achat de sperme ?

        • Bonjour cdg
          Ce n’est pas une vente de bébé mais prestation de service, comme les nourrices qui au XIX° nourrissaient au sein les bébés des autres.
          Allaiter c’est aussi donner de son corps et au XIX° les bourgeois n’y voyaient pas l’entorse à la morale.

          • gillib,
            Finalement la location d’un utérus est plus morale que l’achat de sperme ?

            • Bonjour MrB
              La morale c’est la liberté de vivre comme on l’entend tant que ce mode de vie ne suppose pas l’agression d’autrui.
              Je ne vois pas d’agression dans la GPA, le commerce du sperme.
              Personnellement je suis stoïcien, pas d’agression à autrui, pas d’agression pour soi, l’ataraxie.

              • gillib,
                Ne craignez vous pas en l’état actuel des choses (PMA pour femmes seules + couples lesbiens sur le point d’être autorisée contre GPA interdite) un total renoncement au droit à la paternité pour les hommes ? Car dans ce cas les femmes seules possèdent la maîtrise totale du processus de procréation. C’est d’ailleurs pour cette raison que les féministes sont pro PMA et contre la GPA.

                • @ MonsieurB
                  Les féministes ne sont pas le problème.
                  La législation, elle, est plutôt délicate à confectionner!
                  Si j’avais un avis à donner, je conseillerais d’aller se renseigner dans un des pays où « la mère porteuse » est autorisée, avant de lire les commentaires folklo qu’on lit ici!

                • Mais je n’ai rien contre le fait que les hommes soit exclus de la paternité. Mais les femmes peuvent le craindre tout autant, d’être exclues. On peut faire des enfants (ou l’imaginer) sans femmes, il faut juste un ovule, en retirer le noyau, y mettre un autre noyau et avoir une vache porteuse.
                  Cela se fera pas car la méthode naturelle est très efficace, et être à deux pour s’occuper d’un enfant n’est pas de trop.

                • Biologiquement, ni les hommes seuls ni les femmes seules n’ont droit à la paternité. Il faut un échange. Et actuellement c’est bien plus facile pour une femme seule (échange « sperme contre argent ») qu’un homme seul. Avec la GPA, plus d’hommes pourront accéder à la paternité en facilitant l’échange « utérus contre argent ».

          • @gillib ah bon ? la porteuse garde le bébé ? j’ai dû rater un truc

        • Non on ne parle pas de vente de bébé. On parle de service. Vendre un bébé suggérerait qu’on choisit le produit (on le commande en avance mais on peut renoncer). Le service est vendu, si le résultat ne plait pas au client tant pis! Je ne pars pas d’un restaurant sans payer si le repas fut mauvais.

  • L’enfant, véritable objet de la transaction, est le grand absent de votre tirade…

  • Il faut appeler un chat un chat. C est pas GPA mais « mere porteuse » et ce qu on achete c est un enfant pas une prestation quelconque (a la difference par ex de la prostitution ou vous repartez pas avec quelque chose)

    Pour ceux qui en doutent, il suffit de se demander si le paiement est le meme si l enfant n est pas conforme a la commande (handicapé ou fausse couche)

    Apres on peut etre pour les meres porteuses (apres tout c est une source de revenu pour les femmes qui vendent leurs ovules (pays d europe de l est et celles ou elles ont implantee (afrique ou inde)).

    C est aussi une facon de se debarrasser des contraintes de la maternite pour les femmes (ca c est le point de vue MLF qui estime qu une femme doit tout faire comme un home (a part peut etre pisser debout ?). On peut imaginer un jour que plus aucune femme (d un certain niveau financier) n accouche elle meme, tout comme plus aucune femme va faire sa lessive au lavoir municipal

    Sur le plan economique c est aussi justifié car une CSP+ pourra travailler et creer de la valeur pendant qu une creve la faim dans un pays du tiers monde sera enceinte a sa place.

    On peut trouver moralement repugnant de vendre des bebes mais apres tout les romains ou les grecs antique le faisaient sans probleme et nous admirons leurs civilisations

    • @cdg oui. Curieurse société qui veut légaliser la vente d’humains après avoir aboli l’esclavage…
      Pour les mères porteuses il est à ce titre judicieux de regarder ce qui se pratique couramment chez les chevaux de course (toujours en pointe des délires des hommes) on fait déjà porter les poulains depuis longtemps par des juments porteuses. Mais les poulains ont plus de chance : ils sont élevés par leur porteuse. Il est également amusant de voir qu’à cette occasion, les humains se sont rendus compte de l’influence considérable du physique de la mère sur le petit. On va rire/pleurer chez les humains apprentis sorciers à deux balles …

    • Quand je vais chez le mécanicien pour ma voiture, ce que j’achète c’est une voiture, ce n’est pas une prestation quelconque (à la différence par ex des cours de conduite, où on ne repart pas avec quelquechose).
      Je paye les heures de travail du mécanicien même si je ne suis pas satisfait (je ne le recommande plus après par contre).
      Si le paiement pour la grossesse en cas de handicap n’est pas le même, alors il y a vol, car le service est le même. Pour le coup, l’état doit intervenir pour faire respecter le contrat (c’est du régalien)

      • @titi et l enfant ?

        • L’enfant est élevé par les parents qui l’on commandé. Est ce que vous suggérez que si l’enfant ne leur convient pas il sera maltraité? Peut être, mais cela existe déjà, de nombreux enfants ne sont pas voulus. En fait je pense qu’en moyenne, un enfant issu de GPA sera mieux traité, même dans les cas de handicaps: leurs parents ont fait beaucoup d’efforts pour l’avoir. La GPA, c’est plus difficile qu’une relation sexuelle tout de même, il faut de la motivation!

          • @titi « La GPA, c’est plus difficile qu’une relation sexuelle » : point de vue de l’homme…. porter un enfant 9 mois, accoucher … plus « facile » que de faire un chèque …. euuuuh comment dire

  • Et où est la bioéthique dans tout cela? Qu’une femme se fasse payer pour porter jusqu’à son terme un embryon étranger n’est pas le problème : la prostitution est un rapport marchand qui ne choc plus personne. Ce qui change avec la GPA c’est qu’on décide du sort d’un embryon en le privant de son (ses) géniteur (s). On peut s’interroger sur ce choix qui pourrait ne pas être celui de l’être humain qui aura été conçu ainsi.

    • Moi non plus je n ai pas voulu venir dans ce monde débile, personne ne m’a demandé mon avis d avoir un père ancien de l’OAS et une mère Sainte dévouée à sa famille.
      Quand je pense qu il m ont conçu sans me demander mon avis, voyez le résultat, interrogeons nous sur mon choix si on m’avait demandé mon avis ?
      Allez je vous laisse entre conservateurs et ce n est pas une insulte, je suis également opposé à la GPA en ce qui me concerne, pas pour les autres.

      • Dans la compétition des spermatozoïdes, vous avez été le plus rapide à priori….

      • @aero êtes vous fâchés avec la déclaration des droits de l’homme ? art 1 : Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.
        Le petit d’homme né de GPA est conçu -dès le départ- pour être abandonné avec rupture de la filiation (comme cela a été jugé récemment en France : adoption plénière ) . On prive l’enfant d’accès à sa filiation . Passons sur le côté psychique difficilement mesurable , sur le plan médical, la question du toubib : « antécédents familiaux ?  » . J’attends avec délice les futurs procès : « droit de l’enfant à connaître sa filiation » contre « droit des parents à la lui refuser » on va rire / pleurer . Ca promet de belles réunions de famille…

    • quelque part c’est le prévenir que sa vie ne lui appartient pas …quand il sera né il sera déjà criblé de dettes par l’Etat et ça ira en s’empirant ..franchement faire des enfants à notre époque et surtout en France c’est pas très intelligent ….si?

  • Premièrement, la GPA reste encore très minoritaire en France. Je ne vois pas l’intérêt d’encadrer une pratique encore minime. Après si on a un enfant issu de la GPA, l’Etat ne fait qu’appliquer la loi prévue, et si l’enfant n’est pas reconnu par la France, les individus l’ayant pratiqué n’ont qu’à s’en prendre à eux-même et assumer leur responsabilité. Ce n’est pas à l’Etat de se mettre en conformité aux voeux des individus tant que la loi n’a pas changé, mais aux individus se conformer à la loi.

    • @olivier et voilà . Bien vu . L’état n’a pas mission de légaliser et d’organiser les lubies des individus. Surtout quand on connait les coûts de ces lubies Et c’est bien ça qui les gêne , un couple d’amies lesbiennes veulent chacune un PMA , manque de bol ça ne veut pas marcher : ça leur coûte une fortune , eh oui …. sans compter le « coût physique » de ces traitements hormonaux à répétition …. je ne vois pas pourquoi ce serait au contribuable de payer tout ça …

  • Deux désaccord profonds.
    1. « c’est l’adhésion volontaire et réfléchie à des principes qui fonde la dignité d’une personne ». Non (pour moi). C’est sa qualité d’être humain qui fonde inconditionnellement sa dignité. Je vous accorde que c’est là une pétition de principe, pas le résultat d’un raisonnement appuyé sur des faits incontestables ; mais il en va de même de votre définition. Et pour moi si l’on fait dépendre la dignité de quelqu’un de ses idées, on ouvre grand la porte à l’intolérance et au totalitarisme.

    2. Comme Le-Grand-Méchant-L et d’autres l’ont souligné, la dignité de l’enfant, et son bien-être, alors qu’il est en position de faiblesse dans l’histoire, doit bien être prise en compte, ce qui est totalement occulté par l’article. Il y a assez d’études montrant l’importance des liens in utero, ainsi que sur la souffrance (pour la gestatrice aussi bien que pour l’enfant) de la séparation après naissance, pour qu’on n’ait pas au minimum de sérieuses réserves sur la pratique. Protéger les parties faibles (et avant tout l’enfant), n’est-ce pas une condition de la liberté si l’on ne veut pas se prêter à la caricature du renard libre dans le poulailler libre ?

  • Ce sujet est intéressant car il va me permettre de séparer le bon grain de l’ivraie chez les libéraux qui fréquentent ce site…
    Quels sont ceux qui comme le réclame le vrai libéralisme sont capables de refuser l’irruption de la morale dans le droit ?

    • On ne vous parle pas de morale, mais de droit naturels à respecter pour l’ensemble des parties, enfant compris.

      Du reste, vous prétendez débusquer ceux qui confondent morale et droit, c’est certes louable, mais vous vous érigez vous-même en père-la-morale avec votre référence à la parabole chrétienne 🙂 🙂

      A noter que le libéralisme n’est pas monolithique… Au delà des contradictions qui peuvent traverser les libéraux, ne serait il pas plus utile de pointer du doigt l’éléphant dans le pièce: après qu’avoir obtenu l’abolition de la prostitution au nom de la dignité humaine qui limiterait la libre disposition de leur corps par les femmes, ce sont les féministes de combat des assos lgbtqi+ qui exigent maintenant la pma (bénéficie exclusivement aux femmes), alors que cela suppose précisément la libre disposition de son corps…

      Ainsi, ce groupe de féministes opposantes ressemble plus à un écran de fumée, un homme de paille destiné à détourner le débat de l’objectification de l’enfant vers un débat moral sur la libre duspostion du corps, débat oiseux et perdu d’avance pour mieux discréditer les opposants… Mais il ne manquera pas d’idiots utiles pour venir rajouter leur voix au choeur des embrouilleurs de débats professionnels et socialistement subventionnés.

      • Les abolitionnistes de la prostitution, via la pénalisation du client, ont fait fi du droit des prostitué(e)s de disposer librement de leurs corps.
        Ce sont les mêmes principes à l’oeuvre derrière le refus de la GPA : empêcher les femmes d’enfanter pour autrui, même dans le cadre d’un contrat librement consenti.
        Je ne suis pas dupe des raisons invoquées par les anti-gpa dont ce mystérieux droit de l’enfant, à qui pourtant on ne demande jamais rien, par construction, quand on le conçoit, ou qu’on l’accueille, déjà né, dans une autre famille – ni s’il accepte d’avoir pour parents une mère celibataire ou deux homosexuel(le)s ou un couple vivant sous le seuil de pauvreté, ou des stars névrosées ou d’être arraché à son pays d’origine pour faire la joie de personnes infertiles à un autre point du globe…
        Pourquoi dès lors se préoccuper du moyen par lequel il vient au monde ?
        Pas dupe, dans votre cas, de l’endroit d’où vous parlez – vous êtes le seul à évoquer l’avortement.
        Un papa, une maman, la position de missionnaire ?! C’est le modèle de la cellule familiale que vous voulez imposer à tous ?

        • J Manchzel,
          « Un papa, une maman, la position de missionnaire ?! C’est le modèle de la cellule familiale que vous voulez imposer à tous ? »
          Il serait bon de vous rappeler les choses suivantes :
          Il ne s’agit pas d’un model, il s’agit de la nature. Un enfant que vous le vouliez ou non est créé à partir de la rencontre d’un ovule et d’un spermatozoïde (PMA, GPA itou). Cet ovule et ce spermatozoïde sont issus respectivement de ce que vous appelez « une maman » et « un papa ». Ces deux entités (ovule et spermatozoïde) porteurs du patrimoine génétique du « papa » et de la « maman » créeront un être nouveau, fruit du patrimoine génétique issu du papa et de la maman. Vous pouvez tordre la réalité autant que vous le voulez, 2 lesbiennes ne créeront pas la vie, pas plus qu’un femme seule ou qu’un homme seul. Donc oui le model naturel est celui du papa et de la maman (en missionnaire ou non), tous vos autres modèles ne sont que des tentatives malheureuses de se substituer au naturel (GPA, PMA et tutti quanti). La question est : pour quelles raisons vouloir se substituer au réel en créant une vulgaire pâle copie de la nature ?
          Les féministes ont une raison d’odre à mon sens pathologique : elles veulent se débarrasser de ce qu’elles estiment être un fardeau, c’est à dire de la maternité, pensant accéder ainsi à plus de liberté…

        • « L’endroit d’où vous venez »: vous ne savez rien de moi, évitez-nous donc les procès d’intention à 2 balles.

          Je parle de l’avortement car dans le cas de la PMA ou de la GPA, les débats orchestrés par nos amuseurs politiques s’échinent toujours à amuser la galerie avec des débats infinis, pour mieux occulter la question fondamentale du sujet de droit qu’est l’enfant, rabaissé au simple statut d’objet, sur lequel on passe un contrat.

          Vous ne pouvez pas contracter sur une personne en France, et il me semble que les libéraux ne peuvent accepter un tel dévoiement du droit des contrats. Vous pouvez faire un bail, un contrat de travail, bref contracter sur des éléments parcellaires de la vie d’une personne, mais vous ne pouvez pas passer de contrat sur cette personne elle-même, dans son essence, en décidant à l’avance de la donner selon certaines conditions par exemple. Cela tient au droit naturel des personnes, à leur liberté intrinsèque, à leur nature de personne et non d’objet.

          A noter aussi un autre point commun entre PMA et avortement, que j’explicite ici aimablement pour votre édification, c’est que la PMA implique sélection embryonnaire, destruction des embryons non utilisés, et ouvre d’ores et déjà la porte à la sélection des caractères tels que le sexe de l’enfant.

          Enfin, pour répondre à votre objection faux-nez sur le fait que les enfants ne choisissent déjà par leur famille, certes… les gens font des enfants naturellement et ces enfants naissent dans des familles avec tous les aléas que cela suppose. Pour autant, que certains enfants soient orphelins de père par exemple, ne justifie évidemment pas que l’on génère à dessein de telles situations, surtout que cela sera finalement fait à grand renfort d’argent du contribuable (accès aux « soins », allocation famille parent isolé, coût social global de la monoparentalité etc…).

          • Ok. Cessons le verbiage et les lieux communs. Prenons un exemple.
            Un couple veut un enfant. Mais pour raison médicale, la femme ne peut mener une grossesse à son terme. On lui prélève un ovule, on prend un peu de sperme du mari et on insémine une mère porteuse avec le « matériel génétique » du couple. L’enfant est donc leur enfant, celui voulu. Le « contrat » ne porte que sur la location de l’utérus. Il n’y a pas de don d’enfant. Où est le problème si toutes les parties prenantes sont d’accord ? Pour votre info, les cas où le materiel genetique est celui de la mere porteuse sont de plus en plus rares. Vous voilà rassuré ?

            Ps : évitez à votre tour les procès d’intention… « il me semble que les libéraux ne peuvent accepter un tel dévoiement du droit des contrats »… Contrepoints, un des rares sites libéraux en France est favorable à la GPA. De même que Génération libre, un des rares think tank libéraux de ce pays.
            Ps 2 : vous avez voté Fillon en 2017 ? ?

            • Votre exemple est celui de la GPA thérapeutique : L’enfant n’est pas créé pour être spolié intentionnellement puisqu’il disposera bien de ses deux parents, et il n’est pas *objet* d’une transaction puisqu’il conserve ses parents biologiques, il est juste placé dans une pension un peu élaborée 🙂 pendant 9mois.

              Donc je n’y vois pas d’opposition majeure de principe, car comme vous le dites, toutes les parties sont consentantes, y compris l’enfant : on peut raisonnablement présumer qu’il serait consentant -s’il avait la capacité à consentir- dans la mesure où la GPA se borne à mettre en œuvre ce qui pourrait avoir lieu naturellement en l’absence de pathologie.

              L’argument soit-disant féministe du non-droit des femmes à disposer de leur corps ne paraît évidemment pas légitime d’un point de vue libéral. Mais au risque de me répéter, ce débat est un faux débat qui sera perdu évidemment par nos conservato-féministes au motif que les femmes doivent avoir la libre disposition de leur corps (sauf quand c’est pour le vendre à un homme 😉 ) et l’on n’aura pas débattu de l’objectification de l’enfant.

              Le cas qui nous accorde (but thérapteutique de la GPA) ne me semble pas être l’enjeu de la GPA en France, mais l’arbre qui cache la forêt des GPAs d’enfants qui seront privés de mères, de même que l’enjeu de la PMA n’est pas la FIV thérapeutique, mais les futures PMA pour enfants spoliés d’un père.

              Ps: vous avez voté Macro..e ?

              • « mais l’arbre qui cache la forêt des GPAs d’enfants qui seront privés de mère »
                Au risque de me répéter, la tendance de fond est d’éviter que la mère porteuse donne son matériel génétique, pour prevenir un eventuel attachement. Il s’agit donc en regle générale soit des ovules de la mere intentionnelle soit de celle d’une tierce personne. L’enfant n’est donc pas privé de mère – celle qui l’a porté n’est pas la sienne.
                Par ailleurs le terme forêt me parait bien excessif. Les enfants continueront de naître très majoritairement par les voies classiques. Aux USA où la GPA est autorisée, il y a environ un millier d’enfants mis au monde par mère porteuse. Sur 4 millions ! La fin de la civilisation, qui a déjà survécu au mariage gay, n’est pas pour demain…

                • Enfumage. Tous les débats actuels relatifs à la PMA -avec la GPA en embuscade comme prochaine étape- visent à permettre l’acquisition d’enfants par des cellules familiales non fertiles par nature car non hétérosexuelles, donc homosexuelles et monoparentales. PMA et GPA thérapeutique sont des chevaux de Troie grossiers dans ce débat. Les enfants PMA ou GPA seront intentionnellement privés de mère biologique par les couples d’hommes et les hommes célibataires, et de père par les couples lesbiens et les femmes célibataires.
                  La question du nombre est sans importance en matière de spoliation aussi grave des individus, ici des enfants. Du reste rien ne permet de prédire quels évolutions sociétales seront induite par la possibilité de se procurer des enfants, notamment pour les personnes célibataires… surtout lorsque cela sera fait aux frais de la collectivité, donc des autres ; personne ne lisant Contrepoints ne peut en effet penser que la possibilité de recourir à la PMA / GPA, lorsque cela sera autorisé, ne sera pas subventionnée in fine par le contribuable, pour cause d’égalité d’accès. Et encore une fois, l’allocation parent isolé finira le travail.

                  • La pente savonneuse… vous ne pouvez pas vous en empêcher.
                    Je note enfin que ce qui vous gêne, surtout, c’est qu’un enfant soit élevé dans un famille homosexuelle.
                    Le loup est sorti du bois !
                    Au plaisir de ne plus vous lire.

                    • Joli procès d’intention, vous venez de gagner 5 points Bisounours-je-défends-les homos-contre-les-méchants et tout le monde vous admire. Prenez 5 minute pour admirer votre beau profil de justicier dans le miroir.

                      Les célibataires acquéreurs d’enfants posent aussi problème, puisque là aussi, l’enfant sera spolié de l’une des deux figures parentales, peut-être même plus que les couples homosexuels, compte tenu notamment de la difficulté à élever des enfants déjà à 2, du risque économique et sur le famille en cas de problème arrivant au seul parent, ainsi que de l’impact que l’on commence à mesurer de la monoparentalité sur la réussite de l’enfant sur tous les plans.

      • @jean « ce mystérieux droit de l’enfant » ah bon ? pouvez vous développer SVP , ça m’intéresse

        • Pour ça faut demander au Grand méchant Loup, et à tous ceux qui l’évoquent plus ou moins vaguement. Moi, je ne sais pas ce que sont ces droits (naturels) de l’enfant…
          Ps : et en règle générale, chaque fois qu’on accole naturel à droit ça me fait bien marrer !

          • Effectivement tout ce qui est de l’ordre du droit est constructiviste. La définition même du père et de la mère est dénaturée par pur construction idéologique. Seuls le père biologique et la mère biologique sont les vrais parents. Tout ce qui est de l’ordre de l’adoptif (PMA et GPA compris) devrait porter le terme plus adéquat « d’éducateurs ».

            • Attention Monsieur B. Une bonne partie des GPA se font avec les ovocytes de la mère finale (qu’on appelle intentionnelle). La mère porteuse n’offre que le gîte, pas le couvert (et encore moins le service trois pièces, bien évidemment)

              • @Jean
                « Une bonne partie des GPA se font avec les ovocytes de la mère finale (qu’on appelle intentionnelle). »
                Effectivement c’est le seul cas qui apparaît acceptable. Et encore, il pourrait être acceptable si vous me prouvez scientifiquement qu’aucun lien autre qu’affectif ne se créer entre la mère porteuse et l’enfant à naître car c’est à ce niveau que ça coince.

          • 1989 CIDE
            « article 7 1lL’enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d’acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux. »
            … enfin bref, on enfonce des portes ouvertes.

          • Si le concept de droit naturel vous fait marrer, voici de quoi passer un bon moment: https://www.wikiberal.org/wiki/Droit_naturel

    • La Morale et le Droit sont très largement intriqués. Les groupes humains avec telle Morale donneront un Droit différent de celui de leurs voisins. Une des bases du libéralisme est posée par Pierre Abélard en différenciant crime/délit (Droit) et péché (Morale/Religion).

    • @Jean et voilà le père la morale déguisé en peau de lapin libéral ! Car bien sûr vous détenez le « vrai » , le « bon » et les autres sont des « mauvais » « faux » libéraux . C’est cela …. oui ….

  • « Ces féministes ne contribuent pas à libérer la femme, mais simplement à la changer de cellule » . . . j’ajouterais qu’en plus de cela, elles considèrent l’homme comme insignifiant et ne s’adressent qu’à un seul sexe (whaou) ! un peu logique ceci dit car pour la plupart d’entre elles, elle ne connaissent pas ce qu’est l’homme !

    • et beaucoup d’entre elles sont lesbiennes !

      • En Espagne le chômage est de 20 % de la population active et la GPA est bien organisée par des cliniques privées. Porter un enfant est rémunéré 25000 euros. Cela représente 2 ans de salaire au tarif du salaire minimum qui est de moins de 1000 euros par mois. Et effectivement ce sont surtout des lesbiennes au chômage qui sont parfaitement consentantes pour louer leur utérus. Certes la GPA n’est pas légale en Espagne mais c’est tout de même un bon business. Et plutôt cet aspect qui doit être considéré.

  • faudrait aussi parler des enfants déboussolés par ces mesures destinées à satisfaire des parents souvent homosexuels, on attend qu’un Stromae chante ou est ma maman ????

    • Je n’ai pas eu de père, cela ne m’a pas déboussolé. J’attends les études sur les psychopathes produit par les mère célibataires.

      • Vous êtes un cas à part puisque vous lisez Contrepoints…. Le coût social de la monoparentalite a été dénoncé par Thomas Sowel aux US, avec l’impact destructeur que cela a eu sur la population noire-américaine à partir de l’apres-guerre. Il y a beaucoup d’etudes récentes édifiantes, sur base de cohortes significatives, cherchez un peu.

  • Cette vision est uniquement économique. Elle ne considère la maternité que comme une utilisation d’un fonction de l’être humain.
    Or, il a été démontré que les échanges entre l’enfant et la mère sont bien plus importants qu’un simple échange de nutriment. Par exemple, l’apprentissage du langage commence pour l’enfant pendant la grossesse.
    Par ailleurs, des échanges extrêmement importants ont lieu. D’après le professeur Gérard Benoît spécialiste en greffe, si un enfant ne partage pas un minimum de patrimoine génétique commun avec sa mère (50% en temps normal), alors des phénomènes particuliers se déclenchent chez la mère, notamment des inactivations et activations de gènes. On mesure très mal les impacts mais il y aura probablement des effets dans le fonctionnement sur le long terme, de l’organisme de la mère porteuse et des risques accrus de cancer.

  • L’argument sur la marchandisation du corps est passablement incompréhensible et contribue à troubler les esprits.

    Toute production, tout bien créé ou service rendu consiste à marchander la location temporaire de son corps. Le déménageur, l’artisan, le chanteur, le maçon, l’informaticien, le comptable louent leurs corps, inclus à divers degrés dans l’ouvrage ou le service qu’ils proposent à la vente. Ainsi, il n’y a pas de raison de ne pas légaliser la prostitution. Ce qui est clairement immoral, c’est la vente de son corps car cette propriété là est incessible, non parce que le vendeur désespéré ne pourrait décider de le vendre mais :
    – parce que l’acheteur ne peut en faire l’acquisition sans contrevenir à l’une ou l’autre des règles morales et se trouver poursuivi par la société.
    – et surtout parce qu’il ne peut y avoir échange volontaire dès lors que le vendeur, ayant perdu son intégrité du fait de la vente, n’est plus en mesure de percevoir la moindre contrepartie.

    La GPA pose un problème d’un autre ordre, en ce sens qu’une troisième personne, l’enfant, pleinement doté de ses droits naturels dès sa conception, est au centre de la transaction.

    Il n’y a qu’un seul cas où la GPA est véritablement légitime, celui où le père et la mère de l’enfant, biologiquement identifiés sans contestation possible et dont le couple est légalement réputé fertile par le mariage, subit involontairement une maladie conduisant à leur infertilité. Dans tous les autres cas, la GPA est illégitime. Le désir d’enfant n’a strictement aucune importance, notamment lorsque des choix de vie personnels, respectables par ailleurs, conduisent à une infertilité volontaire.

    Seul compte le désir DE l’enfant, c’est-à-dire ses droits naturels, sans jamais oublier qu’en la matière, ce qu’on appelle les droits des parents sont en réalité des devoirs vis-à-vis de l’enfant que nul autre que les parents biologiques par priorité ne sont en mesure d’assumer, en attendant la majorité de l’enfant.

    • Les droits naturels de l’enfant… kesako ?
      Je connais ses droits fondamentaux tels que définis par la Convention internationale des droits de l’enfant, ratifiée par tous les pays sauf un, y compris ceux chez qui la GPA est légalement autorisée.
      En quoi la GPA contreviendrait elle à ces droits ? Pourquoi serait elle illégitime ? Pourquoi, si elle est contraire aux droits de l’enfant, n’est elle pas interdite partout ? …

      • 1989 CIDE
        « article 7 1lL’enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d’acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux. »
        … enfin bref, on enfonce des portes ouvertes.

        • …dans la mesure du possible…

          • Mauvaise foi, quand tu nous tiens….

            • Grand méchant loup, le monsieur te demande :
              « Pourquoi, si elle est contraire aux droits de l’enfant, n’est elle pas interdite partout ? »

              • Le monsieur te répond que la licéité d’une pratique ne présume pas de sa légitimité. L’impôt confiscatoire, les restrictions à la liberté d’expression, l’interdiction de posséder des armes à feu, l’existence de systèmes de droit public permettant à la sphère publique d’échapper au droit commun, le statut légal inférieur de la femme dans les pays orientaux etc. tout cela est parfaitement licite. L’esclavage a été la règle commune à toute l’humanité avant de commencer à être interdit.

                Nous n’en sommes qu’au début des expérimentation sociétales permises par ces nouvelles technos. Mais nous avons l’expérience ancienne des enfants adoptés, et des problèmes graves induits par ces situations.

    • Je ne prononce pas sur le fond de votre commentaire mais je m’interroge sur la lecture de cette phrase.
      « ce qu’on appelle les droits des parents sont en réalité des devoirs vis-à-vis de l’enfant que nul autre que les parents biologiques par priorité ne sont en mesure d’assumer »

      C’est a « nul autre » c’est à dire exclusivement ou « par priorité » qui implique juste une gradation, les parents n’auraient qu’une priorité dont il resterait à déterminé la force ?

      C’est peut être une maladresse dans la formulation mais j’ai l’impression que la phrase dit une chose et sont contraire.

    • « ..et dont le couple est légalement réputé fertile par le mariage, »
      C’est lapsus ;).
      L’officier d’état civil rend fertile un couple. On peut coucher avec la bonne, elle ne tombera pas enceinte..

    • Je ne comprends pas. Avant sa création, l’enfant n’a pas de droits car il n’existe pas. Si vous interdisez la GPA, vous imposez la non-existence de certaines personnes. Or il est toujours préférable d’exister, simplement par le fait que cela donne le choix de ne plus l’être. Ainsi être contre l’avortement est plus recevable que d’être contre la GPA.

      • Arguments rationnels. Qui nous renvoient au statut de la personne. Quand devient on une personne disposant de droits ? Dès la conception ? Après 12 semaines ? A la naissance ?

        • Je pense qu’effectivement là est le vrai débat. Personnelement, je pense que les droits doivent s’aquerir progressivement entre la conception et la naissance. C’est d’ailleurs la situation actuelle: disséqué avant 8 jours, executé à tout moment avant 12 semaines, executé sous conditions avant la naissance, puis pleins droits humains à la naissance. Mais tout cela devrait être ouvert à discussions.

          • @tibi: sérieusement ?
            vous avez oubliez le marqueur /sarc

            Voilà une idée intéressante: l’humanité à géométrie variable. Ça rappelle le bon vieux temps où on débattait pour savoir si les africains étaient complètement humains. /sarc

            • J’en déduis que vous considérez que dès la conception, un embryon doit avoir tous les droits humains. Vous êtes donc contre l’avortement (dans tous les cas). Et les primates, sont ils complètement non humains, devraient ils avoir des droits? Comme je le disais, ce sont des points qui méritent un consensus de la société. Pour les africains, le débat était de savoir s’il avaient une âme, le fait qu’ils étaient humains ne faisait aucun doute de par les nombreuses naissances mixtes (PS: la réponse fut non, et qu’on pouvait les traiter librement, contrairement aux indiens d’Amérique).

              • C’est vous même qui tirez cette conclusion par simple logique aussi problématique soit-elle sur le sur le plan sociétal. Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi de plus en plus de médecins refusent de pratiquer l’avortement ? L’embryon est incontestablement un humain, à son premier stade de développement, mais avec toute sa potentialité. Certes il a besoin d’aide pour se développer, de l’aide de sa mère. Mais si demain vous étiez gravement accidenté (ce que je ne vous souhaite pas), vous auriez besoin de l’aide de tout un hôpital et de millier de contribuables pour survivre et exprimer le reste de votre potentiel humain. Devrait-on pour autant réduire vos droits humains corrélativement à votre capacité temporaire ?…

                L’humanité à géométrie variable me paraît incompatible avec la notion même d’humanité, qui est ou n’est pas.

      • @titi « vous imposez la non existence de certaines personnes  » vous venez de dire que ces personnes n existant pas n ont pas de droits, il faudrait savoir …… alors si je vous suis : elles n ont pas le droit d avoir une filiation mais ont un droit à l existence …. bon ….. et vous me presenterez la cohorte de gens que l’on prive d exister parce que je suis sûre qu ils ont leur mot à dire sur la pilule 😉 leur avis m intéresse ; -) . Le votre aussi si je vous suis vous êtes contre la contraception ?

        • Les enfants non nés n’ont pas de droit à l’existence non plus (ils n’ont aucun droit). Les hommes et les femmes qui font le choix de la GPA ont des droits par contre. Ce que je dis est que la GPA ne cause de tords à personne, y compris à l’enfant non né, car si on lui donne la possibilité d’exister, cela sera toujours mieux que la non existence.

          • @Titi « on lui donne la possibilité d’exister » : ah bon ? a qui ? où est il cet être qui n’existe pas ? Le droit à exister n’existe pas. Et la GPA ne cause pas de tort à l’enfant non né : il n’existe pas, c’est personne. La GPA cause des torts à l’enfant né et celui là , il existe bel et bien.

            • (désolé j’ai répondu sur une page non actualisée, je vois a posteriori que Val disait à la même chose en plus synthétique…)

          • Sophisme. Pour qui/quoi ce sera « mieux que la non existence » ? Cette proposition n’a pas de sens.
            S’il n’y a pas de conception, il n’y a pas de sujet que l’on pourrait priver de droit !
            Ce que suggère l’argument c’est qu’il y aurait quelque part l’essence d’un enfant, à laquelle on pourrait ou non accorder le droit à l’existence. Vous y croyez vraiment ? qu’il y a un stock d’essence d’humains et qu’une décision (ou coucherie à conséquence non prévue, non « décidée », qu’importe) transformerait les éléments de ce stock en humains existants ? Foutaise, non ?

            S’il n’y a pas d’enfant, il n’y a pas d’enfant sujet de droit, donc personne que l’on prive de droit.
            Tant qu’il n’y a pas conception le seul sujet de droit éventuel c’est donc le possible parent : a-t-il le droit à un enfant ou pas ? Si on veut créer un droit-créance à l’enfant pour ces « parents d’intentions », ça se discute. Cela ne me semble en tout cas guère libéral (comme tout droit-créance).
            En outre, du jour où on le conçoit, cet enfant devient sujet de droit. Décider d’emblée que celui d’être élevé par ses deux parents ne sera pas disponible pour lui, c’est bien le priver de quelque chose. Il me paraît normal de s’interroger (au minimum) sur l’opportunité et la légitimité de cette privation.

      • Excellent argument, (attention spolier) on pourrait ainsi faire naître des enfants clonés pour être de futurs donneurs d’organes qui auront une belle vie de 20 ou 30 ans… ils n’auront à se plaindre de rien puisque sinon, ils n’auraient pas été créés – Kazuo Ishiguro: « Never let me go ». Variantes possibles: enfants orphelins soldats, enfants orphelins esclaves, have your pick.

        Il est stupéfiant d’observer comment, dans ce siècle et ce pays où l’égalité est l’alpha et l’omega de toute pensée politique, on va en venir à trouver normal d’engendrer artificiellement, et à grands renforts d’argent du contribuable, des enfants spoliés de naissance de la seule chose que rien n’achète, la mère ou le père biologique…….

  • Et la liberté de l’enfant d’être élevé par son père et sa mère, vous en faites quoi?

    • Ce n’est pas une liberté. Ce pourrait être considéré comme un droit ou une obligation mais pas une liberté.
      La liberté implique la capacité de choix, le poupon n’a pas cette capacité.

      • Le poupon est un condensé du patrimoine génétique naturel des parents biologiques. Il est le fruit des gamètes donc des gènes transmis par les parents biologique. Les gènes des parents survivent à travers le poupon. Un droit naturel des parents biologiques au regard de cette vérité naturelle devrait exister et prévaloir sur toute contractualisation du nature forcément constructiviste.

      • Vous avez raison, ce n’est pas une liberté, c’est un droit, cf plus haut CIDE 1989 art 7.

    • Dans ce cas, la GPA avec mère porteuse, ovocyte de la mère intentionnelle et sperme du père ne devrait vous poser aucun problème…

      • @Jan ça pose encore un problème. Pendant 9 mois il se passe bcp d échanges entre la mère porteuse et son enfant . Les scientifiques ne comprennent encore pas tout mais ils le savent a cause de ce qu ils observent sur les animaux.(il y a même de grandes disparites physiques ) Et pour l enfant c est la porteuse sa mère , pas celle qui a donne son adn. Donc l enfant subira un abandon . Ce n est pas ce que l on souhaite de mieux à un enfant, non ?

        • Je me demandais ce que l’on pouvait encore inventer, une fois cette garantie apportée. Voilà donc la caution (j’allais dire morale, oups) des scientifiques qui ne comprennent pas encore tout.
          Je n’imaginais pas trouver autant d’adeptes du principe de précaution dans les parages…

          • @jan vous avez une bien curieuse façon d’échanger.. vous ne donnez pas d’arguments, vous vous contentez d’attaquer. Principe de précaution ? Il n’est aberrant que face à des menaces imaginaires. Voulez-vous dire qu’un abandon d’enfant la naissance est une lubie ? Qu’aucun lien ne se crée entre la porteuse et l’enfant à naître ? Que l’enfant ne subira rien en étant séparé de sa mère (porteuse) ?
            PS : le principe de précaution, vous l’appliquez tous les jours : boucler sa ceinture, regarder avant de traverser etc etc

            • Vous croyez réellement que l’enfant a conscience de sa situation à la naissance ? Vous avez des souvenirs, vous, d’avant 2 ans ?
              La seule chose qui puisse le perturber, mais longtemps après, c’est le regard d’autrui sur les conditions de sa naissance. Qu’on se moque de lui à l’école, par exemple. Mais ça, ça se corrige, d’autant plus facilement que ces pratiques (de l’adoption à la GPA) sont acceptés par les adultes comme vous et moi. Enfin surtout par moi. Ce qui me rassure quant à l’avenir, c’est que je suis plus nombreux que vous. 2 français sur 3 sont désormais favorables à la GPA.

              • @Jan « Vous croyez réellement que l’enfant a conscience de sa situation à la naissance  » : oui , c’est bien pour cela que nos avis divergent. Nos points de vues divergent c’est tout. Et ne me faites pas de procès d’intention (encore une attaque) sur la manière dont je jugerai le gamin issu de GPA, je ne vais pas rajouter du rejet à une situation que je juge déjà mal partie.

  • Environ 15% des Français sont favorables à la légalisation inconditionnelle de la GPA et 45% y sont totalement opposés. Par ailleurs, 40% des Français adoptent une position intermédiaire, favorable à une GPA réservée aux besoins médicaux, ce qui limite de fait la GPA au bénéfice des couples hétérosexuels affectés d’une maladie limitant leur capacité à avoir des enfants, position semblable à ce que prévoit déjà la loi à propos de la PMA.

    Certains journalistes présentent ces résultats en affirmant qu’une majorité de 55% des Français seraient favorables à la GPA, ce qui est faux. En réalité, 85% des Français sont opposés à la légalisation inconditionnelle de la GPA.

  • C’est sur ces sujets qu’on peut constater la frontière qui sépare les libéraux modérés des libéraux « extrêmes », des raisonnables des dogmatiques.

    Je pense que, comme moi, un certain nombre de lecteurs sont surpris que l’auteur utilise les mêmes arguments que Pierre Bergé et Georges Soros, à savoir que l’enfant, et par extension le corps humain, est un objet d’échange comme un autre. Or, nous supposons que la GPA mènera inéluctablement à des excès et à une exploitation de la misère. Non seulement la loi n’y pourra rien, mais elle facilitera sans doute ces excès. Parce que les occidentaux sont devenus nombrilistes et capricieux, et que les « valeurs » sont devenues péjoratives.

    D’autre part, nous supposons aussi que la GPA et la PMA conduiront à des comportements égotiques. Les femmes, qui refusent de plus en plus les conséquences physiques de l’enfantement (prise de poids, vergetures… etc), seront tentées de faire faire l’enfant par une autre femme qui acceptera ces contraintes contre de l’argent. De nombreux hommes seront aussi séduits par le fait que leur femme puisse garder facilement son corps de jeune femme. Ces motivations puériles et narcissiques inspirent évidemment le malaise. En outre, le lien qui s’établit entre la mère et l’enfant commence dès les premiers jours de la gestation par la production d’hormones et d’autres phénomènes que la science n’explique pas encore.

    Tout ça pour dire que la conception libérale, comme tout autre concept, a elle aussi ses tentations de pureté. D’extrême. C’est face à ce risque que la morale (quand elle se base sur la simplicité) intervient pour pondérer et inviter à la prudence, et je dirais même au discernement.

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