Pour restaurer la liberté, restaurons d’abord le sens des mots

Si nous voulons un regain d’intérêt pour la philosophie libérale, il est nécessaire d’entreprendre la restauration de la sémantique d’un certain nombre de mots et de locutions.

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Pour restaurer la liberté, restaurons d’abord le sens des mots

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 21 septembre 2018
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Par Arnaud Demion.

Un ami a porté à ma connaissance il y a quelques mois un manifeste qui rejoint quelques réflexions récentes que je me propose d’exposer ici. Les auteurs enjoignent aux lecteurs se reconnaissant dans la philosophie libérale de revendiquer le mot liberal. Il est donc expliqué dans ce manifeste que le terme a subi un glissement sémantique en Amérique du nord et, tandis qu’il exprimait originellement une philosophie et un idéal formalisé par les Lumières écossaises, il est aujourd’hui associé à une certaine gauche se voulant progressiste et anticapitaliste, demandant davantage d’intervention de l’État et de programmes sociaux.

Devant cette modification extrême du sens d’un mot qui exprime aujourd’hui une attitude politique en grande partie contraire à ce qu’il désignait à une autre époque, cette initiative vise donc à réclamer l’usage du mot dans son sens originel.

Le libéralisme comme épouvantail rhétorique

Le climat français est quelque peu différent, et si le mot « libéralisme » n’a pas subi un tel dévoiement, il est très souvent utilisé en tant qu’épouvantail rhétorique dans le débat public. Au lieu de symboliser un idéal de liberté et de respect de la personne humaine, on le retrouve associé à la dictature, à l’asservissement, à l’idée d’une glorification de l’argent, et plus généralement à un égoïsme destructeur.

Parallèlement, là où ce terme désignait autrefois dans les milieux intellectuels une philosophie politique, ou plutôt une philosophie anti-politique prônant le respect de l’individu et son droit à l’existence libre sans qu’il ne subisse la tyrannie du groupe, il est maintenant majoritairement compris comme une doctrine économique.

De nombreux mots subissent une telle déformation sémantique que j’ose qualifier d’orwellienne. Citons par exemple la locution « justice sociale », dont la doctrine repose sur l’inégalité de traitement des citoyens par l’État afin d’atteindre l’égalité des résultats, au mépris des différences de talent, de performances physiques ou intellectuelles, d’inspiration, ou tout simplement de choix. On ne peut parler de justice lorsque l’on se propose de pratiquer l’injustice. Un autre exemple est « la violence de la concurrence ».

Par définition, la concurrence désigne une situation où plusieurs acteurs sont libres de proposer les mêmes biens ou services ; le consommateur choisit ensuite entre les différentes offres à partir de critères qui lui sont propres. Lorsque l’on demande à un gouvernement de supprimer la concurrence, ce qu’on lui demande en réalité est de faire usage du monopole de la violence légitime qu’il détient pour supprimer la liberté de concurrencer et, ce faisant, de laisser le privilège du marché à une personne ou un groupe de personnes en particulier.

Il serait possible d’étendre cette liste, mais l’exercice serait peu pertinent. Il n’est pas question ici de prétendre convaincre des personnes qui seraient en désaccord avec ce que je pourrais écrire, et les libéraux, quant à eux, ne liraient qu’une suite de trivialités, et ce n’est pas l’objet de ce texte.

Retrouver le sens des mots

Je m’adresse ici surtout aux libéraux : si aujourd’hui nous voulons un regain d’intérêt pour la philosophie libérale, je suis convaincu qu’il est nécessaire d’entreprendre la restauration de la sémantique d’un certain nombre de mots et de locutions.

Sans tomber dans les travers de l’hypothèse de Sapir-Whorf selon laquelle le langage structurerait notre perception du monde, il n’est pas inopportun de rappeler que le langage sert à véhiculer de l’information entre les individus, et que cette information enrichit les analyses qu’ils peuvent mener sur le monde qui les entoure. Si l’idée selon laquelle il serait possible de créer une novlangue destinée à réduire la pensée à un corpus d’idées approuvées par un pouvoir semble peu sérieuse, le glissement sémantique de champs lexicaux appauvrit bel et bien l’échange d’information et réduit in fine la possibilité de remettre en cause des croyances fausses.

Il est dommage que cette modification sémantique émane autant de l’élite intellectuelle et culturelle qui a un poids et des responsabilités conséquents dans le marché cognitif. Nous ne pouvons tous être individuellement des spécialistes de tous les sujets, surtout en ce qui concerne la gestion de la cité. Ce n’est pas sacrifier l’esprit critique à l’argument d’autorité que de dire que la division du travail s’opère également sur le plan intellectuel, et nous avons besoin de spécialistes et d’experts intègres et informés.

Ce sont ces personnes — qu’elles soient des intellectuels, des journalistes ou des scientifiques — qu’il faut interpeller sur les mauvais usages de la langue et sur les conséquences qui en découlent. Car avant tout débat, il convient de s’entendre sur le sens des mots que l’on utilise, et il faut insister sur le besoin de rigueur intellectuelle pour ne pas tomber dans l’ornière de la sophistique.

Nous devons refuser la prise en otage du langage, mais nous devons aussi éviter le manichéisme en comprenant que beaucoup de désaccords, sinon la majorité de ceux-ci, naissent de l‘incompréhension et des erreurs de raisonnement que nous pouvons tous commettre, plutôt que de la malveillance de nos interlocuteurs.

En résumé, avant de réfléchir et de débattre, essayons de nous comprendre sans présupposé d’animosité.

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  • J’ouvre Le bal avec tolérance.
    Je le suis, et quand je le dis ici je me fais traiter de gauchiste ( je ne suis pas rancunier, je le fais également )
    Voici la définition du terme par Revel et je vous laisse vérifier le dico si vous avez un doute.

    « Rappelons-le : dans l’acception du dictionnaire, on est intolérant quand on combat des idées contraires aux siennes par la force, et par des pressions, au lieu de se borner à des arguments. La tolérance n’est point l’indifférence, elle n’est point de s’abstenir d’exprimer sa pensée pour éviter de contredire autrui, elle est le scrupule moral qui se refuse à l’usage de toute autre arme que l’expression de la pensée. »

    • La notion de tolérance est toujours, toujours, toujours, ….., Liée a un rapport de force au moment ou l’invoque. Il faut être réaliste et lucide. Le GODF qui raconte toujours que  » … La tolérance est un des principes capitaux de notre ordre … » ferait bien d’ouvrir les yeux.

    • Il y a quelques siècles (pas tant que ça), la tolérance était définie comme une « indulgence COUPABLE pour le péché ». Maintenant, c’est une qualité… Marrant, non ?

      • @ orldiabolo
        Pas du tout, non! « Péché » est un terme d’usage en religion, signifiant qu’on a failli! En religion toujours, le confesser permet d’en obtenir le pardon divin.
        (Pardonner, c’est aussi oublier qu’on a pardonné!)

        Mis à part quelques personnes demi-douces, qui peut croire qu’il ne faillit jamais?

  • « LE LIBÉRALISME COMME ÉPOUVANTAIL RHÉTORIQUE »
    Faut dire que vous avez cherché, aussi…
    La mise en avant du libéralisme économique (réduit a ce champ) tel qu’il est pratiqué de part le monde (mondialisation des échanges commerciaux), est l’égalité de chance sur la ligne de départ entre le lièvre et la tortue.
    Cette pratique s’insinue au plus profond de la vie de chaque individu :
    Personne n’a envie d’être la tortue, tout le monde ne peut être un lièvre.
    Comprenez que ça ne séduise pas vraiment…à part ceux qui se sentent lièvre ou aspirant lièvre.
    Cette économie libérale mondialisée, oblitère tout ce que le libéralisme, tel que vous l’entendez, pourrait apporter.
    En fait je pense que vous trompez dans la hiérarchie des valeurs, l’économie ne devrait pas être le centre mais simplement un moyen presque annexe, vu les progrès technologiques de notre époque pour ensuite permettre l’expression de la liberté et de la créativité.
    Seul un esprit puéril cherche des bons points, ou des roro comme reconnaissance de sa personne, lorsque plus grand.

    • Qui est ce « vous » de « vous avez cherché » ? Il me semble probable, si on cherche à qui profite le crime, que ce sont ceux qui défendaient l’égalitarisme et cherchaient à rassembler contre une opposition qui leur serve de bouc émissaire, faute de trouver des arguments en faveur de l’égalitarisme.
      Quant à la remise en cause du besoin de gagner des sous bien concrets avant de s’accomplir dans sa créativité, si vous parvenez à vivre ainsi, tant mieux pour vous, mais mon expérience me dit que faire bouillir la marmite reste aujourd’hui le premier problème d’une bonne part de l’humanité, et que ça n’est pas demain que ça changera.

      • Qui est ce « vous » de « vous avez cherché » ?
        J’ai bien des noms qui me viennent, on ne tire pas sur des morts.
        Les promoteurs du néo libéralisme, du libre échange mondial, c’est a dire des hommes cupides (besoin maladif de posséder toujours plus) ou soit des hommes puérils (motivés pas la reconnaissance pécuniaire) et qui ont su flatter ces mêmes penchants primaires chez les décideurs politiques.
        La logique est assez simpliste et donc séduisante puisque facilement appropriable.
        « Neo », puisque après guerre les économies ont mis la solidarité en avant et ça n’a pas trop mal réussi, non ?
        Donc « neo » puisque le libéralisme, l’économie dérégulée(1929), était enterrée, pour un temps.
        Ne raisonnez pas de façon dichotomique, les sociétés d’après guerre ont favorisé la libre entreprise également. Tout n’est pas noir ou blanc.
        . « mon expérience me dit que faire bouillir la marmite reste aujourd’hui le premier problème d’une bonne part de l’humanité, et que ça n’est pas demain que ça changera. »
        Parfaitement exact, c’est en effet le besoin premier à satisfaire avant toute autre chose.
        3.6% de la population active y parvient en France : les agriculteurs.
        « Quant à la remise en cause du besoin de gagner des sous bien concrets »
        Ce n’est pas ce que je dis, je ne remets pas en cause ce besoin, je remets en cause sa position dans les priorités qu’ il pourrait avoir dans la vie de chacun, à la vue des avancées technologiques de notre époque, à la vue que 3.6% de la population active nous sustente.
        Avez-vous réfléchi au rôle de l’argent dans l’économie ?
        Il est loin d’être neutre. C’est même le but principal de l’économie, produire de la valeur abstraite avant toute chose.
        Les bien réels étant « presque » anecdotiques dans cette histoire.
        Peu importe ce qu’on fait, du moment que ça rapporte.
        Combien ? Quel rendement ? voilà notre principal activité de la journée. Pitoyable vu les moyens a notre dispositions.
        Peu de gens se posent pour observer ce monde de fou avec des règles de fou que nous avons posé , que nous suivons docilement comme des moutons.
        On marche sur la tête, ou l’on va dans le mur, selon.

        • « vu les moyens a notre dispositions » : votre prose serait fort sympathique s’il s’agissait de vos propres moyens et non de ceux d’autrui. Il va falloir vous faire une raison car vous ne disposez d’aucun droit à prétendre jouir des moyens des autres, peu importe que vous ayez des rêves de lièvre, de tortue ou plutôt de cigale dans votre cas.

          La liberté économique est le préalable nécessaire aux autres libertés. L’économie est forcément la priorité et elle n’a rien d’abstraite face à l’Etat obèse collectiviste. Prétendre bâtir une société où les libertés existeraient à l’exception de la liberté économique est une absurdité logique, un mensonge politique, un anti-humanisme destructeur, l’antithèse du libéralisme bien compris.

          Rassurez-vous, le libéralisme n’a jamais cherché à séduire, au sens de la séduction des promesses politiciennes qui ne sont que corruption. Pour vous le dire crûment, le libéralisme ne cherche pas à séduire car il n’a que faire de vos aspirations personnelles. Il ne s’intéresse pas à satisfaire vos besoins primaires ou secondaires. Il exige simplement que vous respectiez les aspirations des autres, sans vous en mêler. Le libéralisme, c’est faire le constat que cette règle toute simple est suffisante pour que tout le monde puisse satisfaire vraiment ses besoins, et pas seulement une élite privilégiée.

          Nombre de petits génies du collectivisme ont prétendu, bien avant vous, avoir les moyens d’autrui à leur disposition. Après quelques années d’expérience immorale, on voit le résultat de la collectivisation, le résultat de la négation de la liberté économique. Ceci dit, si vous souhaitez mettre en commun vos ressources personnelles avec d’autres volontaires, personne ne vous en empêche. Vous pourrez alors constater à loisir l’étendue des moyens disponibles. Nulle doute que votre expérimentation sera florissante. Pour le reste, laissez-nous en paix.

          Ne comptez pas sur nous.

          PS : le concept de néo-libéralisme est juste idiot. Le libéralisme n’a pas évolué d’un iota sur ses principes pour la bonne raison qu’ils sont universels.

          • « Il va falloir vous faire une raison car vous ne disposez d’aucun droit à prétendre jouir des moyens des autres,Par ailleurs il n’est pas possible d’avoir une société des hommes en paix et harmonieuse sans écorner le droit de propriété. »
            Allons bon, voilà le cynisme ou l’aveuglement qui arrive.
            La « réussite  » a sens où vous l’entendez, est le résultat de personnes qui tirent le mieux bénéfice de la coopération sociale.
            Allez discerner ce qui est le produit de l’effort d’un entrepreneur de génie ou de l’effort de tous les salariés, des infrastructures, du climat, des ressource naturelles etc…
            Je me répète: si vous faites passer le droit de propriété avant l’humain, dans un système amplifiant les inégalités par nature, ça fini en révolution.
            Je ne dis pas de piétiner le droit de propriété non plus, tout est question d’intelligence. Pas noir ou blanc, bien trop simpliste.

            • Le droit de propriété est consubstantiel à l’humain. Ecorner le droit de propriété, c’est écorner l’humain. C’est donc un crime, parfaitement anti-humaniste, illibéral et immoral.

              Parce qu’il ne se préoccupe pas des inégalités naturelles bénéfiques mais au contraire combat les inégalités néfastes issues des idéologies, le libéralisme tend à réduire les inégalités, au contraire des idéologies qui les aggravent.

              L’égalité au fronton de nos monuments ne sera jamais l’égalité marxiste des moyens mais est à jamais l’égalité en droit. La redistribution socialiste n’est qu’un vol, le dévoiement de l’égalité républicaine.

              Remettre l’humain au centre des préoccupations revient à mettre la propriété privée au centre, sans aucune concession. C’est l’absence de liberté qui mène à la révolution. Il ne faut pas être surpris que la plupart des révolutions ont une origine fiscale. Le vol fiscal est intolérable. C’est ainsi que la DDHC a découvert, pour le graver dans le marbre, le droit de résistance à l’oppression, oppression notamment fiscale.

              • « Le droit de propriété est consubstantiel à l’humain. » A démontrer que ce qui est valable au niveau individuel (votre pyjama), l’ est tout autant lorsque le dit individu utilise (bénéficie de) la coopération sociale pour son profit personnel.
                C’est tout le problème des règles …dont on ne tient pas compte du domaine de validité.
                Cette attitude mène au totalitarisme des règles, ça s’appelle intégrisme ou l’ idéologie sans cerveau, sans cœur.
                En voulant la liberté pour tous, la propriété inaliénable quelque soit les conditions, qui plus est dans un système amplifiant les inégalités (le capitalisme), vous prônez (sans le savoir ?) la dictature de l’argent, du possédant.
                La dictature du lièvre sur la tortue.
                J’imagine encore une fois que vous comprendrez que je ne parles pas du possesseur de pyjama mais du grosse Kapital !

                • Tout le monde, petit ou grand, utilise la coopération sociale à son profit personnel. Refuser de l’admettre revient à contester l’action humaine, à écorner l’humain une nouvelle fois, preuve supplémentaire de l’anti-humanisme de votre idéologie.

                  En dénonçant « la liberté pour tous », vous avouez la nature profonde de votre projet. Vous alertez à propos d’un totalitarisme imaginaire pour mieux imposer votre propre totalitarisme.

                  • Vous ne comprenez strictement rien a mes intentions….je n’ai aucune , mais aucune idéologie, encore moins qu’un dit libéral.
                    Je ne dénonce pas la liberté pour tous….
                    Le seul totalitarisme que je veux bien endosser, est, pour les dits libéraux, de déplacer un peu le curseur de la liberté de propriété SANS LIMITE, vers un bornage, plus de respect de le personne humaine et donc de la liberté individuelle au détriment de l’argent roi.
                    Vous ne voulez pas voir le pouvoir que donne l’argent à certains, vu leur niveau de richesse, sur d’autres femmes et hommes.
                    Vous êtes dans la l’incohérence la plus complète avec ce droit de propriété sans borne et liberté individuelle, c’est incompatible dans les faits, il suffit de regarder le monde, personne n’exploite personne selon vous ?
                    Le seul truc, est que vous êtes tout un groupe à penser pareil ( les libéraux a travers le monde) alors vous êtes persuadés d’avoir raison.
                    Les témoins de Jéhovah aussi sont persuadés d’avoir raison., c’est écrit…
                    Tout être humain qui suit des écrits, suit une idéologie, il ne réfléchit pas par lui même, il se conforme a des écrits, aussi intelligents fussent ils.
                    Je ne sais plus comment vous faire voir l’incohérence qui vous guide…

                    • « Vous ne comprenez strictement rien a mes intentions….je n’ai aucune , mais aucune idéologie, encore moins qu’un dit libéral. »

                      Ouarff.. je n’ai aucune intention. Sauf de me faire les poches..
                      ..

                      VOLEUR!

                    • @gillib
                      Je commence a comprendre, vous ne savez pas lire, je n’ai pas dit « ne pas avoir d’intention ».
                      Grand bien vous fasse de rester auto centré.

              • « Le droit de propriété est consubstantiel à l’humain. »
                C’est vrai depuis un peu plus de 200 ans. C’est un peu court, si l’on se réfère à l’échelle géologique (quelques millions d’années d’humanité). Vous auriez bien fait rire les Grecs, les Mayas, les Sudistes américains, les conquistadors espagnols (et j’en passe) qui avaient une notion toute relative de la propriété en général et de la propriété de soi, en particulier !

                Je note aussi que votre tirade pseudo-humaniste s’achève, comme toujours, par votre unique obsession : la fiscalité. Je doute franchement que nos aînés, pondant la DDHC de 1789, aient songé une seconde à l’oppression fiscale, quand ils employèrent ce terme.

                • Et le boston tea party, révolte déclenchant le guerre d’indépendance US?

                • https://www.wikiberal.org/wiki/Droit_de_r%C3%A9sistance_%C3%A0_l%27oppression

                  « Chaque fois que les législateurs tentent de saisir et de détruire les biens du peuple, ou de le réduire à l’esclavage d’un pouvoir arbitraire, ils entrent en guerre contre lui. »

                  Pour les malentendants, c’est la condamnation définitive du communisme et de tous les autres collectivismes avec lui.

                  « Il ne fait pas doute qu’un impôt exorbitant, équivalant par exemple, en temps de paix comme en temps de guerre, à la moitié ou même au cinquième de la richesse de la nation, justifierait, comme tout abus caractérisé de pouvoir, la résistance du peuple. »

                  Pour ceux qui n’auraient pas compris, des prélèvement obligatoires supérieurs à 20% de la richesse nationale sont une forme d’oppression justifiant la résistance du peuple. En France, il va y avoir du boulot pour passer de 57% à 20%. Dans le monde occidental développé, quel Etat obèse ne pratique pas l’oppression fiscale, en toute immoralité ?

          • « Le libéralisme n’a pas évolué d’un iota sur ses principes »
            effectivement, il est juste revenu, d’où neo..
             » pour la bonne raison qu’ils sont universels. »
            Dogme que vous avez décrété comme d’autres en décrètent d’autres = idéologie.
            L’intelligence réclame de ne pas poser de règles auxquelles se conformer mais d’agir en prenant en considérations tous les paramètres d’un problème, de manière objective.
            Vos droit sont ni plus ni moins des règles.
            Je ne dis pas que tout y est mauvais, je dis que le droit de propriété poussé à l’extrême mène a l’ inhumain, à la révolution, surtout dans un système amplifiant les inégalités par nature..
            En lisant cela j’imagine que vous allez penser que je suis prêt a vous prendre votre pyjama, ou que sais je …
            pas du tout !
            Il y a des œuvres importantes , les grandes entreprises par exemple, qui sont le fruit de la coopération sociale, trouvez vous normal que le résultat soit l’appropriation d’un seul individu, fut il supérieur ?

            • Le caractère universel des droits naturels est le fruit de plusieurs dizaines de siècles de réflexions, de recherches, de documentation, par des millions d’individus hautement cultivés, dans une lente et patiente maturation de la civilisation humaine. Vous pouvez prétendre qu’il s’agirait d’un décret, vous vous ridiculisez. C’est bien le comble des idéologues bas du front de qualifier leurs ennemis désignés d’idéologues. L’idéologie, anti-humanisme, est une pensée définitivement faible.

              • « Le caractère universel des droits naturels est le fruit de plusieurs dizaines de siècles de réflexions, de recherches, de documentation, par des millions d’individus hautement cultivés, »
                Et bien dites vous que la réflexion n’est pas terminée.
                Il y a les règles édictées par des humains faillibles, fussent-ils des Milliards, fussent ils très cultivés à leur époque, tout évolue ,c’est un peu le principe de la vie et non d’une règle gravée dans le marbre…
                Matière a réflexion :« Nous ne sommes que des hôtes sur cette Terre. »
                Par ailleurs, il y a les domaines de validité pour chaque règles dont il n’est aucunement tenu compte.
                l’absolu n’existe pas, ça c’est une règle sans restriction.
                Plutôt que de faire fonctionner son intelligence à chaque instant, l’Homme fainéant par nature, préfère se référer a des règles (droits gravés dans le marbre), ça le rassure, amène de la constance dans un monde vivant, mouvant et insécurisant par nature.
                Ces règles sont toujours inadaptées à la réalité, elles visent a conformer le vivant dans un cadre contraignant et restrictif.
                Le doit de propriété absolu , je le répète mène à l’enfer, à la dictature du fric et ce n’est pas ce que vous voulez au fond.
                Liberté individuelle et droit de propriété absolu tel que vous le définissez (sans bornes) , sont incompatibles, ce n’est pas la première et la dernière fois que des millions d’individus cultivés ou non, sont dans le rêve et la contradiction, c’est propre a toute idéologie.

                • Les droits naturels ne sont pas absolus car limités par les droits équivalents d’autrui. Votre présentation du sujet est fallacieuse. Si une chose peut être absolue, c’est la défense de ces droits, parce qu’elle se bénéficie à tous.

                  La dictature du fric : invention invraisemblable, tic de langage idéologique pour faire gober aux naïfs votre propre désir de dictature. Vous vous gobergez d’eux, signe d’un mépris plus général pour l’humain. On n’a de relations qu’avec d’autres humains, pas avec du fric.

                  • « …car limités par les droits équivalents d’autrui. »
                    C’est vrai, il y a égalité de chance , c’est la même ligne de départ pour le lièvre et la tortue…
                    « Les droits naturels ne sont pas absolus »
                    C’est faux, il n’y a aucune limite théorique à la richesse, à la propriété.
                    Au pire un seul homme pourrait théoriquement posséder toute la Terre.
                    Posséder 1 Million d’euros ce n’est pas du tout pareille que posséder 100 Millions, surtout si vous le gérez par vous même au travers d’une entreprise, votre pouvoir sur les autres est bien différent.
                    « La dictature du fric : invention invraisemblable »
                    Dans quel monde vivez vous ?
                    Peut être êtes vous du coté de ceux qui en ont toujours eu beaucoup ?
                    Ou vous vous amusez peut être et n’êtes pas sérieux ?
                    A moins que vous changiez d’attitude, l’échange va se clore.

                    • « Peut être êtes vous du coté de ceux qui en ont toujours eu beaucoup ? »
                      Vous êtes du coté des voleurs, de ceux qui refuse l’échange volontaire, de ceux qui sont du coté du pouvoir sans partage.
                      VOLEUR!

                    • « l’échange va se clore »

                      Bon vent, товарищ !

                    • @gillib,
                      Vous, vous savez d’avance a mon sujet, sans doute êtes vous doué de prescience ?
                      Remarquez vous que je pose des questions pour mieux connaitre et comprendre la personne en face.
                      Vous vous savez à mon sujet, bravo, clap clap !
                      En plus de ne pas répondre, de ne pas argumenter, vous pensez résoudre vos contradictions en me collant ce que vous envie de voir sur moi, bref vous me caricaturez pour plus facilement me rejeter. Ça vous évite de vous remettre en cause.
                      Pas de liberté sans écoute ni sans dialogue, vous faites de très mauvais représentants du libéralisme ! 🙂
                      L’échange, si l’on peut dire, va se clore avec vous également. A t- il vraiment commencé ???

                    • @cavaignac
                      Merci mon ami, bonne route a vous aussi.

                    • @ Talkinghead
                      Je ne sais si vous vivez en France, mais ce n’est vraiment pas un pays libéral ni en fait ni en principe conducteur. Les libéraux français sont plus des « résistants » qu’autre chose! De plus, ils ouvrent leur colonnes à votre prose.
                      Votre « propriété » est évidemment nulle quand vous naissez nu et sans rien posséder! Même votre survie dépend de votre entourage! Et vous allez vivre de dons, de prêts ou de partages pendant quelques années avant de pouvoir, vous aussi, participer au « travail » qui est une création de richesse qui ne fera, au début, que limiter un peu votre dette, puis, avec le temps, vous rendra autonome, pour finir. Votre dette envers ces premiers acteurs, sera difficile à effacer sérieusement si ce n’est en respect, affection, présents, attentions et soins pour ceux qui ont pris soin de vous.
                      Là, tout se complique: c’est l’état (vos compatriotes) qui a payé votre instruction: un créancier (ou des millions) de plus!
                      Donc, avec ou sans votre consentement, vous vous êtes fait niqué par un système qui n’a pas demandé votre accord avant de vous englober! Vous êtes dedans de facto! Après bonne chance!

                      Et comme vous savez sans doute, la sagesse populaire dit: « l’argent (propriété) ne fait pas le bonheur mais il y contribue ».

                    • @mikylux
                      Oui je vis en France, si ça peut vous aider à me comprendre. 🙂
                      « Les libéraux français sont plus des « résistants » qu’autre chose! »
                      Sans doute de votre point de vu, le monde n’est pas assez libéral et en effet, il ne l’est pas sur des points qui n’ont rien à voir avec l’économie.
                      Par contre permettez moi d’appeler « libéralisme économique mondialisé » ce que nous vivons, vous et moi ainsi que toute la planète.
                      « Là, tout se complique: c’est l’état (vos compatriotes) qui a payé votre instruction: un créancier (ou des millions) de plus! »
                      Aussi compliqué que pour celui a la tête d’une multinationale de dire ce qui est le fruit de son travail propre ou du bénéfice qu’il tire de la coopération sociale qui l’entoure.
                      Croyez vous vraiment qu’un individu soit capable de justifier un salaire de 1Million d’euros par mois.( hors personne de spectacle)
                      Vous passez systématiquement la coopération sociale à la trappe.
                      Peut être allez vous accepter de considérer que nous vivons en société, tous dépendant les un des autres, sur une planète dont nous dépendons.
                      Un individu isolé n’existe pas , seulement l’illusion qu’il en a dans sa tête.
                      Rien sur cette planète n’appartient a personne, on naît nu et on meurt nu.
                      Tout est donné sur cette Terre, la vie, le soleil, l’eau les ressources…
                      Seul l’égoïsme dit c’est a moi.
                      Pourtant à la naissance les parents s’occupent de « leurs » enfants sans attendre de contrepartie, ce qui est hors logique libérale.
                      Je suis presque étonné que les libéraux n’aient pas instauré une comptabilité du coût de l’enfance dont les enfants seraient redevables.
                      C’est pourtant ce qu’il réclament aux « étrangers » hors du cercle familial proche.
                      A considérer l’autre comme étranger , il se comporte de même et beaucoup d’argent et d’énergie sont perdus en compétition.
                      Beaucoup d’humanité est perdue…

                • Talkinhead a dit « Plutôt que de faire fonctionner son intelligence à chaque instant, l’Homme fainéant par nature, préfère se référer a des règles (droits gravés dans le marbre), ça le rassure, amène de la constance dans un monde vivant, mouvant et insécurisant par nature. »
                  Je suis bien d’accord, et c’est même pour ça que tant de gens sont socialistes, c’est à dire fonctionnaires dans l’âme. C’est tellement reposant de ne pas avoir à demander de l’augmentation, à s’occuper de sa retraite ou de son assurance santé. D’autres y ont pensé pour vous et édicté des règles, forcément bonnes puisqu’issues de la « démocratie »… On n’a plus qu’à se demander quelle série télé on va regarder…

                  • @orldiabolo
                    « l’Homme fainéant par nature, préfère se référer a des règles  » je décris la situation, mais je ne suis pas différents des autres hommes. 🙂
                    L’animal, tout comme l’homme, souhaite prioritairement être en sécurité avant toute chose.
                    Personnellement je ne suis pas pour vivre dans l’insécurité en ce qui concerne les besoins primaires, si l’on peut faire autrement.
                    l’intérêt du progrès et de vivre en société, est justement de sortir de l’insécurité concernant les besoins primaires.
                    Or, c’est une conséquence du libéralisme que de recréer artificiellement de l’insécurité, sous prétexte de responsabilité et de mon point de vue pour entretenir artificiellement une insécurité à but lucratif : Obliger « librement » les gens à donner tout ce qu’ils peuvent dans un système entretenant artificiellement la rareté.
                    .
                    Sans doute direz vous que ma préférence fait des assistés, des irresponsables, et ce n’est pas faux.
                    J’avoue ne pas savoir quelle serait la panacée. Sans doute aucune de nos solutions dans le système actuel. Sans doute faut-il un autre mode de création/gestion monétaire, afin de sortir de la rareté entretenue.

                    • « L’animal, tout comme l’homme » : non. Mille fois non.

                      L’homme est un animal par son corps, mais il est bien plus qu’un animal du fait de ses facultés d’intelligence, de cœur et d’âme. Pour l’essentiel libéré de la prison de l’instinct animal, l’homme est avant tout libre.

                      Réduire l’humain à sa part animale primitive au nom de la sécurité est une régression absolue, un anti-humanisme destructeur.

                    • @Cavaignac
                      « Réduire l’humain à sa part animale primitive »
                      Vous avez lu ça dans mes propos ?
                      C’est fou comme « on » ne se comprend pas…
                      Si ça vous dérange vraiment, retirez ‘animal’ de ma phrase, ça ne change rien sur le fait que l’homme cherche prioritairement à garantir sa survie, soit sa sécurité.
                      « Pour l’essentiel libéré de la prison de l’instinct animal, l’homme est avant tout libre. »
                      Oui, s’il est en sécurité matérielle et psychologique, sinon il redevient un animal, visant sa survie.
                      Je dis oui pour être gentil car nous ne sommes pas libre de notre conditionnement mental non plus, qui varie au fil du temps, de nos expériences de notre culture propre et de la construction que nous faisons de nous-même.

                    • @ Talkinghead
                      À réfléchir: il est stupide et insensé d’opposer les riches aux pauvres, le capital au travail, les gens doués et les handicapés etc …
                      La vie est injuste: on peut le constater tous les jours!
                      Mais c’est la vie et personne n’y pourra rien changer, que des détails.
                      Tout le monde est attaché à son droit de propriété
                      Mais beaucoup usent de ce droit pour donner, céder, prêter ou partager, généreusement ou avec contrepartie avec ou pour des gens!
                      L’état, par contre, pour créer une ligne de TGV, pourra, lui, vous exproprier d’une partie (ou du tout) de votre propriété, par autorité avec une indemnisation calculée, en s’arrangeant pour que ce soit légal.
                      La différence est parlante: avec les gens, c’est consenti (=avec votre accord), avec l’état, c’est contraint (liberté quasi 0).
                      Ça, c’est aussi la vie!

                    • « c’est une conséquence du libéralisme que de recréer artificiellement de l’insécurité »
                      Jusqu’à preuve du contraire, la régression vers plus d’insécurité est la conséquence des régimes collectivistes. La liberté, la concurrence, les marchés libres, même introduits à petite dose, ont toujours et partout apporté plus de prospérité. Les milliards d’individus récemment sortis de la pauvreté absolue ont profité des idées libérales, pas des idées collectivistes qui tendent à les renvoyer à la pauvreté.

                      « J’avoue ne pas savoir quelle serait la panacée. »
                      Une piste pour vous aider à la trouver :
                      http://bastiat.org/fr/harmonies.html

                    • @mikylux
                      « il est stupide et insensé d’opposer les riches aux pauvres, le capital au travail, les gens doués et les handicapés etc …
                      La vie est injuste: on peut le constater tous les jours! »
                      Autant c’est vrai pour les handicaps, pour ce qui est de le richesse , ce n’est que convention de répartition décidée par la communauté des hommes, qui est point de friction entre les idéologies, justement.
                      Voyez, je rêve d’un monde où tout le monde gagne pareil, seule la reconnaissance que l’on a de la tache que l’on accompli nous motivant. Chacun suivant des capacités.
                      Le besoin de se montrer « plus » que l’autre à travers l’argent ou les possessions est superficiel, puéril. Comme vous le souligniez, on arrive nu , on repart pareil.
                      .
                      « Mais beaucoup usent de ce droit pour donner, céder, prêter ou partager, généreusement ou avec contrepartie avec ou pour des gens! »
                      En rêve ! vous négligez la force de l’égoïsme entretenu par le système qui en est le fruit.(capitalisme)
                      Regardez pour les 80Kmh, moi le premier, la levée de bouclier contre la réduction d’une pauvre liberté individuelle.
                      Si l’on suivait la logique libérale, ne limitons pas la vitesse et je peux vous dire que je roulerais à 140Km/h mini sur nationale (déjà fait sans pb).
                      Il faut aussi savoir admettre qu’une partie en nous n’est pas raisonnable et qu’une règle imposée de l’extérieur est parfois nécessaire pour contenir les dérives.
                      Donc une participation volontaire a quelque chose de commun attendez vous à un résultat globalement nul.
                      Je donne a des associations mais honnêtement je pourrais faire bien plus. Je ne le fais pas par égoïsme, les autres n’ont qu’a donner pareil…
                      PS : je ne suis toujours pas d’accord pour les 80Km/h ! 😉

                    • @Cavaignac
                      « Jusqu’à preuve du contraire, la régression vers plus d’insécurité est la conséquence des régimes collectivistes »
                      Ce n’est pas forcement ce que disent des nostalgiques des régimes communistes à l’Est. J’en ai déjà rencontré, la vie leur était plus confortable.
                      Je ne fais pas l’apologie, je relativise vos propos.

                      « Les milliards d’individus récemment sortis de la pauvreté absolue ont profité des idées libérales »
                      Il est clair que la liberté individuelle est essentielle, que le libéralisme économique a une efficacité.
                      I have a dream 🙂 : je rêve d’un monde où tout le monde gagne pareil (suffisamment évidemment), seule la reconnaissance que l’on a de la tache que l’on accompli nous motivant. Chacun suivant des capacités.
                      « Une piste pour vous aider à la trouver :
                      http://bastiat.org/fr/harmonies.html »
                      Merci, j’irai voir.

                    • @ Talkinghead
                      Désolé de devoir me réfugier ici, il ne m’est pas possible de répondre, plus haut, à votre commentaire dont je vous remercie.

                      D’accord pour dire que le libéralisme français n’est pas forcément constitutive de la réalité vécue sur place, si on laisse dehors, les constructions orales plus grandiloquentes qui n’engagent à rien! (j’ai vécu aussi une bonne quinzaine d’années, en France).
                      Non. Je ne suis pas sûr du tout que « économie mondiale libéralisée » réponde à la notion de libéralisme. J’y vois surtout un néo- ou ultra-libéralisme économique, terme que j’ose utiliser pour dire qu’il n’est pas libéral! Il est clairement la dérive qu’on est libre de vendre tout, à n’importe qui, tant que ça rapporte de l’argent. Cet effacement de toute responsabilité en faveur du profit n’a rien de libéral! (ni de légal, dans nos pays)

                      Évidemment non, nous ne savons pas ce que nous devons et à qui, dans notre vie: cela ne nous empêche pas de remercier plus souvent nos collègues et collaborateurs dont nous apprécions sincèrement le travail dont nous ne pourrions nous passer: il n’y a aucune honte à être reconnaissant, au contraire!
                      Sinon, non! À près de 69 ans, je n’imagine même pas ce que représente le fait de gagner 1M€ par mois et je n’en suis pas triste: avec mes revenus, je suis heureusement encore capable de bien me mettre à la place d’un autre!

                      Non, pas du tout: sans savoir ce que vous entendez par « coopération sociale », je mets mon point d’honneur à ne mépriser personne, d’abord et à au moins, exprimer ma sincère gratitude à tous ceux qui, dès ma naissance, nu et ne possédant rien, m’ont apporté tant pour grandir et arriver là où je suis, pas bien haut, peut-être mais jamais tout seul!

                      Et non! J’ai écrit un commentaire, hier ou avant-hier, qui disait que je ne pouvais adhérer à un libéralisme purement individuel qui ne tienne pas compte de notre côté social, congénital, comme si aucune « société » (famille, environnement, voisins, écoles…) n’avait participé à notre éducation et instruction pour devenir ce que nous sommes: c’est évidemment absurde!
                      J’y disais aussi que nos parents, n’en espéraient aucun salaire mais de l’affection, de la tendresse, du respect, éventuellement, du plaisir, de bons souvenirs, puis, plus tard, de l’aide et des soins: la dette est énorme et impayable! À nous d’offrir la même chose à nos enfants: ainsi vont la vie et le monde!

                      J’ignore évidemment le traitement réservé par la France à un « migrant non désiré », mais j’imagine, dans ce pays où la xénophobie et le racisme ne rodent jamais très loin: c’est clairement le résultat conséquent du chauvinisme et du complexe de supériorité imaginaire, dans un pays au bord de la débâcle: paradoxal mais bien français!
                      Bof! On ne les changera pas!
                      Leur complexe national est tel que tout ce qui est étranger reste suspect jusqu »à preuve du contraire, selon des lois exclusivement françaises, évidemment!
                      Puisqu’ils vous disent qu’ils sont supérieurs? Bon pas forcément en libéralisme ni en économie, quoique Th.Piketty … (je rigole!)

    • Je ne saurais mieux dire ! Le « liberalisme maintenant majoritairement compris comme une doctrine économique » est aussi le fruit du discours des liberaux eux mêmes.
      Je m’abstientrai d’évoquer le cas de CP, où la grande majorité des articles est plus consacrée aux impôts, à la liberté économique qu’à la liberté tout court pour citer une anecdote récente.
      Dans le dernier Le Point : un article de Luc de Barochez évoquant une publication de « The economist », « Manifeste pour un renouveau libéral ». Article impeccable mentionnant à juste titre les principes fondamentaux avec lesquels le libéralisme doit renouer, la liberté et l’intérêt commun.
      Hélas, ca se gate singulierement au dernier paragraphe, celui où l’auteur prend des exemples à l’appui de sa thèse : il n’y est question alors que de prélèvements obligatoires, de dépenses publiques, de frénésie taxatrice… Et de rien d’autre ! Chassez le naturel, il revient au galop.
      A se demander si le libéral n’est pas son propre ennemi…

      • Le « nous » est d’un comique consommé. Vous ne trompez personne. Comme nous vous l’avons déjà dit, vous avez déjà échoué. Vous perdez votre temps.

        • « Comme nous vous l’avons déjà dit »
          Et ça, c’est quoi, un pluriel de majesté ?

          Votre problème, Cavaignac, c’est que même si on vous met votre m.rde sous le nez, vous l’avez tellement bouché, que vous ne sentez rien.
          Si vous souhaitez que les courants/partis/mouvements ouvertement libéraux fassent 2 %, tout mouillé, aux élections, et que le mot de libéralisme soit toujours figure de repoussoir pour le commun des mortels, continuez comme ça.

    • Tenez, cadeau, renseignez vous auprès des libéraux au lieu de dire des âneries et combattez vos idées reçues. Quand vous aurez compris ce qu est le libéralisme, vous pourrez le critiquer, de façon plus pertinente, si vous êtes outillés pour.

      https://www.wikiberal.org/wiki/Libéralisme

      • On est d’accord Aerosolkid. Ce que certains disent ici, c’est que la dimension économique du libéralisme a, dans les discours, presque entierement occulté la dimension politique. Et que ce déséquilibre est aussi le fait des libéraux eux mêmes. Il est necessaire que nous en soyons conscients si l’on veut redonner toute leur force aux principes libéraux.
        Nous devons arrêter de passer pour des gens refusant de payer pour les autres – car c’est encore comme ça que nous sommes vus par la majorité quand ce n’est pas sous la forme de capitalistes sans foi ni loi, avides de dérégulation dans l’unique but de se remplir les poches – pour mettre enfin l’accent sur la préservation des libertés individuelles, de toutes les libertés et pas seulement de celle économique.

        • Nous ne refusons pas de payer pour les autres, nous refusons qu’on nous oblige à payer pour les autres. La distinction est primordiale, payer pour les autres doit être un acte volontaire, résultant d’un choix délibéré. Sinon, ça n’est pas « payer pour les autres » mais « payer pour celui qui a les moyens de vous y obliger ».

          • Certes, mais comme ceux qui parlent le plus fort sont ceux qui s’élèvent, à raison, contre la fiscalité abusive et non pas ceux qui mettent en avant leurs dons aux associations (c’est humain, la véritable générosité est humble), l’image qui en résulte n’est pas forcément positive.
            Relisez les deux premiers paragraphes du chapitre : Le libéralisme comme épouvantail rhétorique. En matière de pédagogie sur le libéralisme, il y a encore du boulot, c’est un euphémisme !

            • Il ne s’agit pas d’humilité, mais de pertinence. Ce qu’on donne ou prête pour aider autrui est une affaire personnelle, seuls les socialistes et les gens de mauvaise foi en font un argument en soutien à leur idéologie, et transforment le refus de l’obligation en refus tout court. Et on ne s’oppose pas à l’idéologie et à la mauvaise foi par une propagande d’aussi mauvaise foi, mais par les résultats qu’on obtient. Donc faites le bilan, combien d’argent prêté et donné à leur idée par les libéraux, et avec quels résultats, et comment cela se compare-t-il à ce qui résulte des aides payées par le contribuable ?

      • @AerosolKid
        C’est bien joli vos beaux discours, vos belles intentions, j’observe la réalité de la vie , or dans les faits , on n’y est pas du tout.
        Par ailleurs il n’est pas possible d’avoir une société des hommes en paix et harmonieuse sans écorner le droit de propriété.
        si vous faites passer le droit de propriété avant l’humain, dans un système amplifiant les inégalités par nature, ça fini en révolution.
        Je ne dis pas de piétiner le droit de propriété non plus, tout est question d’intelligence. Pas noir ou blanc, bien trop simpliste.

        • Par ailleurs il n’est pas possible d’avoir une société des hommes en paix et harmonieuse sans respecter le droit de propriété.

          • Absolument, personne en remet en cause la propriété, pas moi en tout cas.
            Je remets en cause la propriété SANS LIMITE pour 2 raisons:
            -Le pouvoir démesuré et non démocratique qu’ a le très riche sur le pauvre.
            -La Terre étant limitée, tout ce que je possède, d’autres ne le possèdent pas, cela mène a un écart de richesse indécent et immoral.
            Votre vision d’absolu est tout bonnement déraisonnable.
            Question de curseur les amis, vous voulez le curseur a fond sur « Pas touche à ma propriété » quelque soit la coopération sociale qui a participé à ma richesse, quelque soit le niveau de richesse.
            Le travail d’aucun homme ne vaut 1 Million d’euro par mois.( à part un homme de spectacle)
            c’est uniquement parce que d’autres, que vous planquez sous le tapis, ont participé a cette richesse, que cela est possible.
            Vous me faites l’effet de gens qui ont un principe et ne veulent pas lâcher, quitte a tomber dans le ridicule.

            • Je connais cette théorie; je suis pour la liberté mais..
              Vous êtes contre l’échange volontaire, vous êtes pour la contrainte, vous êtes pour le vol.
              C’est ignoble.

              • bien sur qu’il y des MAIS.
                La liberté de tout et n’importe quoi sans limitation n’est pas le libéralisme.
                Vous en êtes un très très mauvais représentant, une vraie caricature….

                • On les connaît vos arguments; il n’y a pas de liberté parfait, ergo instaurons la dictature pour ‘notre bien’, avec vous comme chef.

                  « Si, par exemple, un libéral dit à un socialiste : « A l’usage, le marché semble être un moins mauvais moyen d’allocation des ressources que la répartition autoritaire et planifiée », le socialiste répond aussitôt : « Le marché ne résout pas tous les problèmes. » Certes ! Qui a jamais soutenu pareille ânerie ? Mais, comme le socialisme, lui, a été conçu dans l’illusion de résoudre tous les problèmes, ses partisans prêtent à leurs contradicteurs la même prétention. Or tout le monde n’est pas mégalomane, heureusement. Le libéralisme n’a jamais eu l’ambition de bâtir une société parfaite. »
                  JF REVEL.

                • @gillib
                  « instaurons la dictature pour ‘notre bien’, avec vous comme chef. »
                  Ben voyons, continuez à caricaturer et faire semblant de vous faire peur tout seul….
                  « Le libéralisme n’a jamais eu l’ambition de bâtir une société parfaite »
                  Bon bah là c’est parfait, mission accomplie, si je puis dire…
                  Aurez vous remarqué que tout progresse, tout évolue ?
                  L’Homme est à l’initiative de ces progrès depuis des siècles, n’est ce pas AUSSI pour tendre vers une société parfaite, autant que faire se peut ?
                  Dire d’entrée que l’on a pas l’ambition de bâtir une société parfaite, est nier le désir de progrès présent en chaque individu et finalement nier l’humanité en chacun.
                  C’est vous qui voyez…

                  • Pas le choix, liberté ou esclavage. Vous êtes pour l’esclavage et en général les idiots utiles finissent au goulag.

                    Bien fait vous !

                    • « Vous êtes pour l’esclavage »
                      Ah voilà ! c’est donc ça qui m’échappait depuis toutes ces années.
                      .
                      « les idiots utiles finissent au goulag »
                      Alors je vous rassure, vous êtes immunisé, vous ne remplissez pas toutes les conditions, êtes vous vraiment utile dans vos interventions?

    • @Talkinghead

      Le libéralisme ne met pas l’économie au centre, mais facilitent les échanges entre individus.
      De plus vous semblez penser que le monde est libéral. Pour ma part, j’ai plutôt l’impression de vivre dans un monde rempli d’état(s). Notamment en France, nous vivons dans un système socialiste et assurément pas libéral.

      • @David J
        Vous ne pouvez pas dire que le libéralisme économique est absent en France.L’économie étant mondialisée…
        En quoi êtes vous empêché d’entreprendre ?
        Vous pouvez dire que les prélèvements obligatoires sont trop fort, c’est un point de vu qui se transforme en fait objectif, pour vous.
        « De plus vous semblez penser que le monde est libéral »
        libre échange mondialisé, moins distance sociale, salariale, aucun rapport sans doute ?

        • « En quoi êtes vous empêché d’entreprendre ? »

          Orgie de taxes ineptes, torrent de réglementations absconses.

          • « « En quoi êtes vous empêché d’entreprendre ? »
            Orgie de taxes ineptes, torrent de réglementations absconses. »
            Mantra libéral ….MAIS vous ne dites pas quelle activité on vous empêche d’entreprendre.
            Réponse: aucune.
            Oui les contraintes c’est chiant, oui les impôts ça serait mieux dans ma poche… Grands enfants, va !

            • A la suite du gouvernement, vous incitez les gens à entreprendre pour pouvoir mieux les piller.

            • N’importe quelle activité commerciale. Vous avez déjà monté un commerce, une start-up, publié un livre ? Et comme le fait remarquer Cavaignac, on ne nous empêche pas de l’entreprendre, on nous empêche de le faire pour notre bénéfice personnel, on nous oblige à laisser la collectivité venir en piller les fruits.

              • « on nous empêche de le faire pour notre bénéfice personnel, on nous oblige à laisser la collectivité venir en piller les fruits. »
                C’est trop injuste…
                Aucun grand patron en France, aucun gros salaire ? que des clodos…

                La crise, la difficulté est MONDIALE, et ce depuis la nuit des temps.
                Posez vous la question des raisons, alors que nos technologies mondiales, n’ont jamais été aussi en pointe, que jamais si peu de gens, les agriculteurs, n’ont assuré la subsistance à autant de population.
                Qu’il y ait peu ou beaucoup d’état, c’est la M.. partout, sauf en Suisse, 1er de la classe, pays qui a su cumuler les niches.
                Non généralisable au monde entier et puis que des 1er ça ne le fait pas…
                Posez vous la question pourquoi c’est la M..partout depuis des siècles, quel est le dénominateur commun ?

                • Posez-vous la question, pourquoi il y a tant et même de plus en plus d’endroits où c’est génial de vivre, et quelles sont les caractéristiques communes aux autres ?

                  • @MichelO
                    « il y a tant et même de plus en plus d’endroits où c’est génial de vivre »
                    Genial ? je n’en connais pas.
                    Mieux qu’avant en ce qui concerne la liberté d’expression et le confort matériel, sans doute, oui.
                    Je ne vais pas nier que je vis plus confortablement que mes parents à leurs débuts et encore mieux que mes grand parents mais je ne sais pourquoi, on a un peu la sensation que la situation se retourne pour les suivants…
                    La question est a quel coût humain se maintien ce confort matériel ?
                    burn out, troubles musculo squelettiques, beaucoup veulent quitter leur emploi, aspirent à une autre vie, beaucoup n’arrivent même pas rentrer dans ce cercle infernal.
                    Non, désolé, vous vendez mal ! 🙂
                    Progrès oui mais dans la douleur.
                    D’ailleurs la montée des populismes est un très bon thermomètre.
                    Et pourtant ils vivent bien mieux matériellement qu’à l’époque de mes grands parents.
                    Comme quoi ce n’est pas le niveau de vie qui importe mais sa progression ou plutôt sa chute relative.
                    Pourquoi le niveau de vie chute pour les suivants ?
                    Pourquoi une pression accrue au travail ?
                    Pourquoi une difficulté accrue à entrer dans le travail ?

                    • Une difficulté accrue à entrer dans le travail ? Pourquoi ce sentiment n’existe-t-il que dans certains pays, à commencer par la France, et dans la plupart des autres, mettons la Suisse pour rester dans une culture voisine de la nôtre, l’entrée dans le travail est-elle très bien vécue ?

                  • @MichelO
                    La Suisse a su se concentrer sur des marchés de niche, ce n’est hélas pas généralisable, sinon ce ne sont plus des marchés de niche.

                    • @ MichelO
                      Il serait erroné de croire que la culture de la Suisse soit identique à la française: il en va de même dans mon pays aussi limitrophe où survit un élan francophile pour certains prestiges très exposés à l’international, mais aussi un questionnement presque incrédule face à l’état actuel du pays! Et ils ont raison de choisir!

                    • Pour avoir fait des séjours dans pas mal de régions et de pays, je vois bien plus de différences entre, par exemple, la Bretagne et le Midi, qu’entre la Savoie et la Suisse. Mais l’idée était juste qu’on ne m’oppose pas la différence de culture pour justifier de mal vivre l’entrée dans le travail. De la Chine aux USA, en passant par ce que j’ai entendu dire de l’ex-URSS, l’entrée dans le travail est vécue comme elle l’était quand je l’ai vécue, un pas vers l’accomplissement personnel, vers l’indépendance et la liberté, et un succès sur les risques de devoir accepter quelque chose qui vous plaît moins. En France et d’après Talkinghead, on a l’impression que la personne ne s’y résout que contrainte et forcée, et pense que le travail est une aliénation plutôt qu’un accomplissement.

                    • @MichelO
                      je veux dire que c’est compliqué de nos jours pour entrer sur le marché du travail.
                      Le travail est un mix entre aliénation et accomplissement.
                      Certains ont la change d’être dans l’accomplissent et d’autres sont enfermés dans l’alienation, sans aucun accomplissement.
                      La question est pourquoi cet état de fait malgré le niveau de richesse global plus élevé que du temps de mes grands parents ?

  • Peut-être pourriez-vous rappeler que suite à ce glissement sémantique, les anglo-saxons utilisent souvent l’expression de « classical liberal » pour faire une différence avec « liberal » que personnelement je traduis par gauchiste.

    • @ Riffraff
      Exact! « Libéral », au sens français, n’a besoin d’aucun épithète ni préfixe qui ne pourrait que le dénaturer: le libéralisme français, non pratiqué, n’est plus qu’une construction théorique parfaite par de grands esprits ou presque, mais probablement impraticable dans la « vraie vie » d’une société qui ne l’adopterait pas unanimement avec conviction et initiation préalable! Même en lui niant la notion d’idéologie, la liberté individuelle de choisir son libéralisme vécu, semble, en ces pages pourtant, se voir fréquemment rappelé à l’ordre par d’autres « libéraux français » se pensant sans doute plus vertueux!

  • « il est aujourd’hui associé à une certaine gauche se voulant progressiste et anticapitaliste »
    Sur la lancée, on pourrait aussi restaurer le sens du mot progressisme. Il a été dévoyé de son sens initial pour n’être plus repris, par les libéraux, que dans sa version péjorative, la stalinienne…
    Or la notion de progrès est inhérente aux Lumières et au libéralisme : par la diffusion des connaissances, par l’essor technique et économique, l’homme peut augmenter sa liberté.

  • Vous faites erreur. Le succès du lièvre n’est pas une victoire contre la tortue.

    Dans une économie libre, le lièvre ne réussit que s’il utilise sa vitesse pour produire des biens ou services recherchés par d’autres. Dans notre exemple, la tortue a besoin de salades, et le lièvre peut utiliser sa vitesse pour en planter et récolter beaucoup chaque jour, ce qui résulte en une augmentation de l’offre et donc une baisse des prix de la salade. Notre pauvre tortue peut donc se sustenter plus aisément.

    L’idéologie antilibérale serait de forcer le lièvre à donner une partie de ses salades à un cochon qui en donnera une partie à la tortue à condition qu’elle remplisse un dossier et le remette au canard pour examen.

    le lièvre monte les prix des salades restantes pour payer son effort, et la tortue ne peut plus se payer les salades du marché, elle est donc contrainte de se tapper des obligations administratives pour avoir droit à des salades « gratuites ». Le canard et le cochon obtiennent une rémunération en échange d’un travail purement inutile à la société et se plaignent du prix des salades du marché.

    • Il y a aussi une forme d’idéologie illiberale, à l’oeuvre actuellement en Hongrie, qui se traduit par le refus du lièvre (hongrois) de donner quoi que ce soit au cochon (migrant), même de manière volontaire !

      • Ce qui est parfaitement illibéral, c’est de rentrer illégalement dans l’espace réservé d’autrui. Les migrants illégaux ne peuvent prétendre au respect de leurs droits puisque, en faisant le choix de l’illégalité, ils ne respectent pas les droits d’autrui. Les migrants légaux sont quant à eux bienvenus, dans la mesure où ils s’assimilent à la culture, aux traditions locales. Ca ne veut pas dire qu’ils ne doivent pas apporter la meilleure part de leur culture d’origine avec eux pour enrichir le collectif (les savoureuses pizzas des Italiens par exemple), mais cet apport sera forcément marginal et en aucun cas primordial. Migrer ne donne pas le droit de transformer la culture du pays d’accueil. Il existe une nuance pas subtile du tout entre migration pacifique et envahissement agressif.

        Si certains se réclament d’un illibéralisme, c’est au sens anglo-saxon du terme, c’est-à-dire anti-socialiste, anti-collectiviste, anti-mondialiste. Le caractère volontaire du don que vous citez est un mensonge politique. Les associations subsidiées complaisantes avec l’immigration illégale veulent en réalité forcer la main d’autrui pour le contraindre à donner, pour lui dénier toute possibilité de choix volontaire, pour le mettre devant le fait accompli. Ce faisant, elles pratiquent un collectivisme pur et dur.

        Forcer à accepter une immigration illégale non désirée est une forme de violence insensée qui aboutira à des réactions au moins aussi violentes qu’aucune loi, aucune institution ne pourra empêcher ou même seulement tempérer.

    • @ galliwasp
      Joli et très amusant en sus des métaphores bien imaginées et caricaturales: bravo!
      Mais un simple retour à la fable de J.de la Fontaine aurait conté que la tortue a effectivement gagné la course dans la version originale! Et la morale de l’histoire reste plus valable que jamais: « rien ne sert de courir, il faut partir à temps »: s’en souvenir pour le prochain rendez-vous!

  • Excellente idée !
    Il faut retrouver d’urgence, pour les mettre hors d’état de nuire, les promoteurs du « Padamalgam », et du « Faut pas stigmatiser ».
    D’autres particulièrement dangereux viennent d’inventer
    ‘LULTRA-DROUATE », « l’extrême » ne faisant plus recette.
    Les français sont lent, mais lucide, Ils ont compris ou sont les manipulateurs, du et par le langage !

    • Bof, chacun son problème.
      Ce que vous évoquez, c’est le problème de la droite non libéral.
      Moi, en tant que libéral, je ne me sens pas concerné par les problèmes de cette droite…

  • Comment débattre avec des E. Plénel, des J. Bové, des Schiappa ou des Aphatie et bien d’autres si ce n’est qu’avec l’artillerie anti têtes à claques.

  • Locke : « Il n’y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges & absurdes que de les munir d’une légion de mots obscurs, douteux et indéterminés. »

    Lui aussi avait compris l’étendue de la malhonnêteté des idéologues, étatistes, collectivistes, socialistes… Des expressions comme « justice sociale » ou « économie sociale et solidaire » ne l’auraient pas surpris, légitimant le propos. Et que dire du fameux « tri sélectif » ? Locke aurait assurément bien ri.

    Les collectivistes sont les nouveaux alchimistes des temps modernes. L’avertissement est toujours valable au mot près. Universel, il n’a pas pris une ride.

    • @ Cavaignac
      Arrêtez, la manipulation par les mots sévit aussi dans ces pages où on ne traite l’état que d’obèse et inefficace alors qu’on le charge bien de toutes les taches, les régulations et les contrôles, vu qu’il possède le pouvoir de contraindre, qu’on lui conteste à chaque occasion, en lui demandant de faire tout ce qui ne vous sied pas, alors qu’il a le pouvoir de répartir les taches! Au moins, le paradoxe ne vous fait pas peur!

      • @mikylux

        Votre paradoxe n’existe pas. Les assistés réclament la becquée de l’état. L’état leur offre mais il faut bien ponctionner quelque part. Le groupe mis à part est mis contribution pour financer le déséquilibre. A partir de là viennent les expressions paradoxales et contradictoires des représentants de l’état et des assistés pour faire croire que tout cela est normal, qu’il ne s’agit aucunement de vol, qu’il s’agit de luttes vertueuses… bla bla bla.

  • Ces ambiguïtés sémantiques sont voulues: elles font partie des fameux éléments de langage que les médias sont chargés de diffuser.
    Pour que le libéralisme (le vrai) n’apparaisse pas comme la solution à la sclérose étatique, quoi de mieux que de le transformer en épouvantail?

    • @ la petite bête
      L’épouvantail sera sans doute incapable de faire les taches régaliennes et aussi tout ce que les Français refusent de régler ou d’assumer eux-mêmes ou entre eux.

  • d’accord pour le sens des mots..mais aussi la taille des caractères quand c’est écrit petit des fois on comprend pas.

    sinon sérieusement les idéologie non libérales ont la peau dure…en admettant que NOUS puissions trous retrouver le sens des mots…ils en inventerons..
    et je ne suis pas certain que seul le sens des mots soit en jeu.. il y a aussi le choix de mots ambigus..

    • et l’omission ,l’absence de mise en perspective, les failles logiques..

      il faut interdire ce produit CAR il est cancérogène…

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