Nucléaire : laissez faire le marché !

Une réponse à Libération, qui reprend une étude commanditée par le lobby antinucléaire.

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La centrale nucléaire de Cattenom By: Gilles FRANCOIS - CC BY 2.0

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Nucléaire : laissez faire le marché !

Publié le 14 septembre 2018
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Par Samuele Furfari.

Le nouveau ministre de la Transition Écologique et Solidaire, François de Rugy, a tenté de dédramatiser le débat sur le nucléaire en déclarant au Monde qu’il faut sortir de la guerre de religion. L’appel n’a pas été entendu par Libération car, deux jours plus tard, il a publié un article poursuivant cette guerre idéologique.

Comme trop souvent dans le domaine de l’énergie, on avance des études pour faire valoir un seul point de vue. La ficelle est particulièrement grosse dans ce cas.

D’abord, il faut répéter, puisque trop de naïfs croient encore que les études sont objectives : elles ne sont réalisées que parce que certains les financent. Et s’ils le font, c’est parce qu’ils y trouvent un intérêt. Une étude n’est pas une vérité absolue, mais le crédo du sponsor. La loi de Brandolini (ou le principe d’asymétrie du baratin) s’applique ici aussi : la quantité d’énergie nécessaire pour réfuter du baratin est beaucoup plus importante que celle qui a permis de le créer. D’autant plus que les études se basent sur des hypothèses et des méthodes que seuls ceux qui les ont réalisées peuvent connaître dans tous les détails.

Qui va avoir le temps, l’énergie et l’argent pour analyser ces arcanes ? Les journalistes de Libération ? Personne ne peut se permettre d’investir dans la réfutation des études : on ne ferait plus que cela. J’ai été, durant toute ma vie professionnelle, confronté à cette bien triste réalité. En l’occurrence, dans ce cas, c’est encore plus grotesque car ce rapport du World Nuclear Industry Status Report, qualifié d’« objectif et indépendant », est édité par Mycle Schneider, fondateur de WISE, une agence d’information et d’études sur l’énergie basée à Paris, proche du mouvement antinucléaire. On ne peut pas dire qu’il soit neutre et donc probablement pas du tout objectif.

Étude biaisée et médiatisation de complaisance

Une des conclusions-clé de l’étude est que l’atome bat en retraite. Par contre, l’étude reconnaît en même temps que la production d’électricité nucléaire a progressé cette dernière année. Le tableau à la page 28 du rapport le montre clairement : il y a une augmentation de la production depuis 2011 et non pas une diminution. C’est une autre ficelle : utiliser des pourcentages au lieu des valeurs absolues.

L’article de Libération révèle également l’ignorance du journaliste en matière d’énergie, puisqu’il confond la puissance d’une installation avec la génération électrique. « Les six réacteurs mis en service, écrit-il,  n’ont fourni que 7 Gigawatts (GW) aux réseaux électriques, quand les seules énergies renouvelables apportaient 157 GW supplémentaires ». Monsieur Féraud devrait savoir que la puissance installée se mesure en GW et l’électricité fournie en GWh.

Ce n’est pas uniquement une question d’unités. C’est une question de fond ! Parce que les centrales nucléaires fonctionnent presque à 90% du temps, tandis que les énergies intermittentes — comme leur nom l’indique — ne fonctionnent qu’une petite partie du temps. Les données d’Eurostat indiquent que l’éolien ne tourne en équivalent pleine charge en moyenne pour toute l’Union que 23 % du temps. Pour le solaire, on tombe à 11 % ; on appelle cela le facteur de charge ou facteur d’utilisation. La comparaison entre nucléaire et énergies renouvelables ne veut absolument rien dire si vous parlez de GW.

Le lobby anti-nucléaire se cache les yeux

L’analyse de la puissance installée (p. 33 du rapport) illustre qu’elle connaît aussi une croissance depuis 2011. Donc une évolution positive, contrairement à ce que laisse transpirer l’ensemble de cet article. Il est d’ailleurs regrettable qu’il compare le taux de croissance d’aujourd’hui avec celui du boom du nucléaire des années 1970.

Le parc étant aujourd’hui ample, il n’y a pas besoin de répéter les taux de croissance de cette époque durant laquelle la technologie arrivait à maturité. Aujourd’hui dans l’Union européenne, le nucléaire reste bien vivant par des renouvellements et non suite à de nouvelles constructions. Il se dit encore que Nicolas Hulot aurait quitté le gouvernement, notamment, parce qu’il ne voulait pas être confronté au rapport récent de l’étude qu’il avait lui-même commandée, rapport qui prévoit la construction de six EPR en France.

Au 1er janvier 2018, quelque 448 réacteurs étaient opérationnels dans le monde. C’est dix de plus que l’année précédente. Il est vrai que la part du nucléaire dans le mix énergétique mondial stagne. Mais cela est surtout dû à la croissance énorme de la génération électrique à partir du charbon et, soyons de bon compte, dans une moindre mesure, de la croissance des sources d’électricité bas carbone. Au niveau mondial, la principale énergie primaire pour la génération électrique est le charbon avec 38 %. Vient ensuite le gaz naturel (23%), devant l’hydroélectricité (16%) dont l’article ne mentionne même pas le mot tellement cette énergie renouvelable la plus propre et la plus compétitive est honnie par les anti-tout. Le nucléaire devance les énergies renouvelables intermittentes avec respectivement 10 et 8%.

Les énergies intermittentes, ce n’est pas la loi du marché

Arrêtons-nous sur cette phrase : « aujourd’hui, plus personne ne met d’argent dans l’atome sans soutien de l’État, la loi du marché dit que le nucléaire est mort et la France est en train de devenir une exception en Europe et dans le monde ». Non ! Aujourd’hui dans le monde, l’énergie atomique se développe sans subsides.

L’entreprise nationale russe Rosatom possède une complète maîtrise de la filière et a également développé une stratégie commerciale agressive autant qu’originale. Elle vend la technologie, le montage et le démarrage ainsi que le traitement de toute la filière de l’uranium, depuis sa fourniture jusqu’à son retraitement en Russie. Cerise sur le gâteau : elle offre également le financement de l’investissement moyennant un taux d’intérêt concurrentiel. Rosatom construit actuellement une cinquantaine de réacteurs nucléaires de par le monde, comme en Turquie ou au Bangladesh.

Mais ce n’est pas tellement cela qui a mis un sérieux frein au développement du nucléaire. C’est surtout le risque encouru par les investisseurs. La génération électrique à partir de l’uranium est celle qui produit l’électricité la moins chère. En Belgique, les coûts actualisés (LCOE) des nouvelles centrales donne 63 €/MWh pour un réacteur de 3e génération. Pour l’éolien et le photovoltaïque ? Entre 94 et 192 €/MWh. Ce n’est guère discutable, comme le confirment les analyses LCOE de l’Agence Internationale de l’Énergie. Cette même agence prévoit qu’en 2040, la part de l’énergie nucléaire (puissance installée) augmentera de 46 %.

La facture de la transition énergétique

La litanie actuelle est que le prix des énergies renouvelables chute. Cela dépend de quoi on parle, mais ceux qui aiment jaser sur l’énergie et qui n’en connaissent pas l’abc ne s’embarrassent pas de rigueur. Ce qui chute, c’est le prix d’achat des panneaux photovoltaïques. Fortement, c’est vrai, parce qu’ils sont fabriqués en Chine. Par contre, le prix de l’électricité ne cesse d’augmenter en Europe au rythme moyen de 3,5% par an. Dans un récent article, je démontre que c’est à cause de l’intermittence de cette production « verte » que le prix monte : il y a une corrélation entre le prix de l’électricité fournie aux ménages et le pourcentage d’électricité d’origine solaire et éolienne. La faute inexorable et inévitable provient du fait que l’électricité est évanescente et qu’elle doit être utilisée illico lorsqu’elle est produite et, qu’à l’inverse, elle doit instantanément être produite lorsqu’on en a besoin.

Oui, le nucléaire est bon marché en tenant compte de tout. Mais il faut pour cela une totale visibilité sur une trentaine d’années car l’investissement dans cette filière est énorme par rapport à toutes les autres solutions. Or, avec les manipulations constantes sur la politique énergétique, la production obligatoire et subventionnée des énergies renouvelables et les atermoiements politiques au sujet de cette filière, les industriels ne disposent pas de la confiance nécessaire pour investir. De sorte qu’en Europe, qui était à l’avant-garde de la filière nucléaire, seul EDF possède encore la technologie pour construire de telles centrales. La filière est passée dans les mains russes et chinoises. Les Français devraient peut-être comprendre que ce n’est pas parce que l’EPR ne fonctionne pas (encore) que le nucléaire est mort.

La recherche renforcera le nucléaire

Bien entendu, comme dans toutes les bouches des anti-nucléaires, il ne peut manquer l’expression « énergie du passé ». C’est une rengaine idiote. Le nucléaire est au début son évolution : la puissance de l’atome n’a été exploitée que par une filière : celle de l’uranium. Il y en a d’autres qui peuvent être développées et, n’en déplaise aux opposants, la recherche sur le nucléaire est toujours en cours dans les laboratoires de pointe. Par exemple, pas plus tard que cette semaine, le gouvernement belge a décidé de financer la recherche du projet Myrrha. Aux USA, tant les administrations Obama et Trump ont financé et financent encore la recherche sur les Small Modular Reactors (SMR – Petits réacteurs modulaires). L’avantage de cette filière est que, notamment, grâce à la modularité et à la construction en atelier, le temps et le coût de construction en chantier est énormément réduit de même que le besoin en béton, qui représente environ 1/3 du coût d’une centrale. Le nucléaire est une énergie d’avenir contrairement au simplisme des anti-nucléaires.

De sorte que ce sont les pays où il n’y a pas de politique énergétique politiquement correcte et où le gouvernement – peut-être autoritaire – assure la visibilité sur le moyen terme qui sont aujourd’hui ceux qui investissent dans l’électronucléaire.  La Chine et la Russie, qui ont gardé l’enthousiasme pour cette filière, supplantent aujourd’hui l’Union européenne en matière de technologie nucléaire.

En conclusion, le titre de l’article devrait être exactement l’inverse : si on avait laissé faire le marché on n’en serait pas là. Au lieu de cela, les gouvernements ont manipulé de fond en comble le marché de l’énergie en obligeant la production de l’énergie électrique la plus chère et en lui donnant même la priorité de dispatching sur le réseau. On a tué le marché de l’électricité puisque la production de renouvelable doit être subventionnée. Les centrales thermiques qui ne fonctionnent plus autant doivent aussi être subventionnées (c’est ce qu’on appelle le marché de capacité). On doit, si non subventionner, du moins garantir le prix de vente de la centrale nucléaire de Hinkley Point que EDF construit – avec des Chinois ! – au Royaume-Uni.

Je terminerai par une anecdote : un directeur de la Direction Générale de l’Énergie de la Commission européenne m’a dit lors de l’adoption du Protocole de Kyoto « le jour où ils s’apercevront qu’il n’y a pas d’autres solutions que le nucléaire pour réduire les émissions de CO2 ils diront qu’il n’y a pas de changement climatique ».

Cet article de Libération démontre encore une fois la détestation sans limite du nucléaire. Cette énergie qui permet à la France d’être presque le meilleur élève de l’UE en matière d’émissions de CO2. Derrière la Suède, où il n’y a pas pratiquement pas d’éoliennes et de panneaux solaires, mais bien du nucléaire, en dépit du référendum de mars 1980 jamais appliqué.

___

Le dernier ouvrage de Samuele Furfari est une œuvre de 1200 pages en deux volumes : « The changing world of energy and the geopolitical challenges« .

Voir furfari.wordpress.com

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  • Monsieur Furfari vous avez réussi à contourner la loi de Brandolini en dépensant peu d’énergie pour nous « éclairer », Merci

    • Ca m’éclaire pas des masses. Je ne suis pas anti-nucléaire, mais j’aimerai bien avoir une étude indépendante sur tout ce que l’état a mis dans le parc : la R&D et le CEA, le renflouement d’EDF et d’AREVA, les retards des EPR, le coup des mines africaines d’Areva, le démentellement des vieilles centrales, les infrastructures de retraitements des déchets, leur sécurisation… Bref, toutes ces choses qui ne rentrent pas dans les coûts de production mais qui pour autant, sont payés par le contribuable à grand frais.
      A mon avis, on aurait mis la même quantité d’argent dans la rénovation du bati, on aurait pas besoin de construire d’autres EPR en France.

  • Certes, mais il me semble que vous ne voyez pas le point central qui évidemment ou de façon paradoxale un ministre de l’énergie n’abordera pas cache pourquoi diable AVOIR une politique énergétique?

    un peu comme si un constructeur de voiture nous expliquant pourquoi sa voiture est peu chère à produire POUR LUI… ce qui m’importe est qu’elle fonctionne et son PRIX…

    j’ai l’impression d’écouter une personne me persuader d’acheter une salade car il utilise tel type de tracteur…

    si il y a un mensonge c’est celui de faire croire qu’une source intermittente pourrait vous garantir un TARIF de l’électricité…

    C’est la source du baratinage…

    les caractéristiques du nucléaire et des autres sources ne devraient concerner que les producteurs souhaitant vendre de l’électricité..

    Tous les autres acteurs défendent leurs interets en essayant de me faire croire qu’ils sont intéressés par mon interet…

    Une remarque sur contrepoint la majeure partie des articles c’est nucléaire contre intermittent…ok , sujet français mais pourquoi ça ne fut jamais nucleaire contre gaz ou charbon..

    dès lors qu’on pose qu’on doit avoir une politique sans que personne ne sache ses buts on est foutu…on met dans les mains des politiques des moyens de jouer à leur guise..

    la politique energetique de la France est associée à ,sinon contrainte par, le concept de transition énergétique..qui dit moins de nucleaire et plus de renouvelable, et je ne plaisante pas parce qu’il y a des enjeux importants ( lisez sur le sujet !) .. tout argument sur le prix ou les problèmes s’évanouissent devant l’impérieuse transition énergétique qui est le but et le moyen…

    ce sera cher donc….mais il faut surtout le cacher..

    par exemple…on doit isoler sa maison… or isoler sa maison repose sur une spéculation à la hausse du prix de l’énergie… et cette injonction d’isoler cohabite très bien avec l’affirmation que la mise ne place des renouvelables va faire baisser le prix de l’énergie…
    ça vous semble incohérent? passez votre chemin c’est la transition énergétique …

    il y a baratin car il y a politique…

    • voila ce qu’on nous vend…
      le solaire et les pv sont le moyen le fiable, le moins cher et le meilleur du point de vue environnemental de produire de l’électricité…… il est donc impératif de ne PAS privatiser le secteur energetique…

      VRAIMENT?????????????????

    • Il faut arrêter de faire une bijection énergie électricité.
      Je sais bien que nous sommes suffisamment cons pour nous chauffer à l’électricité dans notre pays totalement nuké (50% des bouilleurs d’eau nucléaires servent à faire… de l’eau chaude en hiver chez 15% de notre peuple de gogos), mais il existe d’autres formes de productions thermiques directes, renouvelables, et qui couplées à l’isolation que vous semblez mépriser présenteraient l’énorme avantage d’améliorer violemment notre balance commerciale…
      Seulement voilà, tout ce qu’on veut, c’est de l’électricité, si possible nucléaire, parce que celle là reste facilement dans les mains d’un pouvoir totalement central qui nous donne la becquée quotidienne… 🙂

      • Se chauffer à l’électricité nucléaire est parfaitement rationnel. C’est même la production de masse la plus rationnelle jamais imaginée pour satisfaire les besoins fixes en énergie, résidentiels comme industriels, apportant puissance, stabilité et fiabilité. A l’inverse, le recours à l’électricité pour les besoins de mobilité est absurde, complètement inadapté, puisqu’il faut la stocker dans le petit volume à déplacer. Aucun dispositif n’égale la pertinence, la facilité d’usage et l’efficience du pétrole dans ce domaine. On n’oublie pas en effet qu’un seul dé à coudre d’essence suffit à déplacer 2 tonnes sur un kilomètre à une vitesse suffisante et pour un coût HT dérisoire. Dès qu’un nouveau dispositif énergétique fera mieux que le pétrole, il sera rapidement adopté par le marché. Pas avant.

        Le principe de l’isolation dans l’ancien est intéressant d’abord pour augmenter son confort de vie. Mais c’est une forme de luxe car l’économie du dispositif est inexistante. S’il faut investir 20000 euros dans le bâti et les équipements pour économiser 400 euros par an de consommable, le temps de retour sur investissement dépasse largement la durée de vie de l’équipement. Sauf cas particuliers, ce n’est jamais rentable, même dans le marché actuel déjà complètement distordu par des taxes et des subventions.

        Isolations et chaudières basse consommation sont envisageables principalement dans le neuf ou la rénovation lourde, noyées dans l’investissement global de la construction. Au vu du taux de renouvellement du parc immobilier, d’ici un siècle ou deux l’ensemble du parc immobilier sera isolé et conforme aux objectifs d’économie d’énergie. L’erreur idéologique fondamentale consiste à établir des objectifs irréalistes à 10 ou 20 ans pour de mauvaises raisons, au nom de la peur irrationnelle, répandue par les politiciens, à propos du réchauffement climatique naturel dont nous bénéficions pourtant. Même erreur avec le pétrole : il ne fait pas de doute qu’un jour on pourra se passer du pétrole fossile. Mais pas en 2040, plutôt vers 2140 (ou peut-être seulement en 2240).

        • Se chauffer à l’énergie solaire, sur un transat à l’heure de la sieste ou simplement en laissant entrer le soleil, ça n’est pas mal non plus, tant qu’on ne passe pas par l’intermédiaire de l’électricité. En plus, ça fait prendre conscience de l’intermittence de l’énergie solaire…

        • « Dès qu’un nouveau dispositif énergétique fera mieux que le pétrole, il sera rapidement adopté par le marché. »
          Bien compris votre argumentaire. On brulera donc tout, jusqu’à la dernière goute. Et tant pis si les autres usages du pétrole disparaissent avec le dernier kilomètre de ferraille roulante. Et je m’en tape royalement, je ne serai plus là pour voir ça…
          S’agissant de l’isolation, certes, l’investissement est significatif, mais en coût de main d’œuvre locale principalement. Vos 400€ de carburants sont un déficit commercial, sans aucune alternative. Mais en effet, avec un tel raisonnement, aucun programme ne mettra le parc a niveau avant des décennies… On laissera ce problème à vos descendants 🙂

          • Vu que ce n’est pas un problème, nos descendants n’en auront cure.

            On ne brûlera pas tout jusqu’à la dernière goutte, pas plus que tous les silex n’ont été consommés. Le peak oil est un fantasme, pas une contrainte réaliste. Les adeptes du peak oil pataugent dans l’erreur d’un raisonnement à une dimension, la quantité, alors que c’est une question multidimensionnelle mêlant prix, quantité, concurrence, opportunité, progrès technique… La complexité du sujet ne leur est tout simplement pas accessible. Elle échappe à leur entendement limité.

            On produira du pétrole artificiel à prix concurrentiel bien avant d’avoir épuisé le pétrole fossile, qui finira, parfaitement inutile, au fond de la Terre.

            • A l’évidence, les pétroliers sont des abrutis finis. On se demande même comment Darwin a pu les laisser vivre.
              Mais quel plaisir d’avoir parti nous un être à la science infinie, qui démontre qu’une ressource limitée n’a pas de « peak » dans sa consommation…
              🙂

            • Ha ? Donc le concept de peak oil n’existe pas ?
              Quelle chance d’avoir parmi nous un être doté de la science infinie 🙂

              • Il existe et il est débile.

                • Alors la physique est débile. Quand une matière est en quantité limitée, et qu’on la siphonne en continu, on passe forcément pas un pic, et on passé ce pic, on s’achemine vers la fin.
                  Mais si vous avez une théorie pour démontrer l’erreur, un Field de mathématique ou Nobel de physique s’ouvre à vous 🙂

        • Si tout le monde veut se chauffer à l’électricité nucléaire, il va être urgent d’installer quelques dizaines d’EPR 🙂

          • Et c’est très précisément ce qu’on fera au cours des prochaines décennies, en attendant la prochaine génération de centrales, celle de la fusion par exemple ou encore celle de la fission miniaturisée.

            Il n’y a aucun doute à avoir à propos du fait que l’énergie alimentant en masse les besoins fixes de l’humanité sera demain d’origine nucléaire, du moins tant que cette énergie n’aura aucun concurrent crédible.

            • Ça fait plus de 50 ans que j’entends que la fusion est pour dans 30 ans… Quant aux réacteurs miniatures, à part dans les sous-marins…
              Sur le principe, il n’y a en effet que des problèmes de plomberie (et donc d’investissements) qui nous empêchent de disposer d’une énergie illimitée…
              Dans l’intervalle, on va commencer par mieux isoler les anciens logements, parce qu’on va surement pas les équiper de convecteurs électriques branchés sur un toit « ouvert »… on n’a pas la capacité d’alimenter tout ça…
              On va déjà voir comment on passe le prochain hiver avec cette consommation accrue de chauffage nucléaire sans accroissement de capacité…

              • « on va commencer par mieux isoler les anciens logements »… pour mettre en faillite les copropriétés. Quelle riche idée !

                • C’est sur. Les statistiques sont le prouver. Combien ont été mises en faillite par rénovation déjà ?
                  Pour l’instant, j’ai plutôt vu des chèques énergie donnés a ceux qui vivent justement dans ces passoires caloriques.
                  Ça ne semble pas vous déranger ?

                  • On ne peut mettre une VMC double flux partout. Il faut une rénovation complète du bâtiment. J’ai vu passer un devis selon l’agence locale, tout le tintouin pour plus de 300 kEUR. Impayable.
                    En imaginant que cela soit accepté, 20% des lots auraient été forcés de vendre. Imaginez le chaos et le travail supplémentaire pour le syndic, comme s’il n’en avait pas assez…

                    Pour couronner le tout, pour cette somme, pas de VMC double flux, mais en plus des pontsthermiques sur le toit. Pour les éliminer, il aurait fallu refaire aussi le toit : 200 kEUR de plus.

                    Il faut arrêter de délirer vert.

                    • 300K€ pour combien de logements, dit autrement impact unitaire sur le prix marché de ces logements ? Quel age ont ces logements ? De quand datent les derniers travaux de « remise » à jour ? Et quel rapport en isolation et vert ?
                      Un immeuble passoire, c’est ni bleu, ni rose, ni vert … c’est une passoire… et c’est vous et moi qui allons payer les chèques énergie qu’on va donner aux résidents, en prime de contribuer au déficit commercial cumulatif…
                      Désolé, je vous laisse ma part 🙂

            • Construire un EPR seulement pour se chauffer? Le prix de l’énergie électrique serait considérable!

              • C’est pourtant le projet de nos moutons communistes : construire plein d’EPR pour remplacer le pétrole et gaz de chauffage par du chauffage élecronucléaire 🙂
                Isolation ? solaire thermique ? biogaz ? que nenni, ça risquerait d’échapper au contrôle de notre bon Etat soviétique.
                Bienvenue en EU.RSS 🙂

      • Cessez de vous gargariser avec le terme renouvelable. ce genre de slogan écolo à la mode que l’on sort sous le moindre prétexte. Il faut dire intermittentes car elles sont loin de fournir du courant 24h sur 24. Plus une civilisation progresse, plus elle a besoin d’énergie. De nos jours tout est numérisé. Imaginez ce qui se passerait si la fourniture d’électricité stoppait? Nous allons bientôt passer aux véhicules électriques, ce qui va booster les besoins et ce ne sont pas les éoliennes et solaires qui les fourniront. Pas de vent et la nuit, pas d’électricité! On ne peut tout simplement pas se permettre une telle aberration.

        • « Nous allons bientôt passer aux véhicules électriques » : dès que la techno qui fera mieux que le pétrole sera disponible, c’est-à-dire d’ici demain ou deux siècles.

        • Si vous lisiez mieux ce qui est écrit au lieu de foncer comme un clébard affamé ?
          Où ai-je dit qu’il fallait cesser l’électricité ?
          J’ai parlé de son usage à but thermique qui est une simple aberration physique…

      • oui ma langue fource de temps à autre mais comme le fait remarquer cavaignac, se chauffer à électricité quand on a des centrales nucléaires n’est pas idiot..
        on peut dire qu’il est idiot de brûler du fuel qui est à peu de chose près excellent carburant pour se chauffer.. je ne méprise pas l’isolation, pas du tout..son subventionnement absolument… et pas le solaire pas l’éolien non plus ..faut voir…

        mais bon par exemple si l’etat décide que vous n’avez pas à payer individuellement le coût de acheminement réel de électricité c’est une entrave à des installations incluant e production individuelle qui peuvent être solaire renouvelable ou diesel.. moi pas savoir..faut voir….

        d’isoler sa maison doit être un choix réfléchi et ça peut être perdant..c’est spéculatif…
        mais sur quelle planète vivez vous..Donner de l’argent à mon voisin pour qu’il gagne ( peut être) de l’argent sur sa facture de chauffage?!??? je gagne quoi moi?

        ce foisonnement de subventionnements et d’interventions rend tout choix individuel déprimant…

        • Malheureusement, sur la planète, l’électricité est majoritaire produire à partir de fuel, charbon, gaz.. On brule, on produit 30% d’électricité, en injecte dans le réseau avec 10% de pertes, et on se chauffe avec des radiateurs électriques dans des maisons mal isolées… Il serait de fait 4x plus efficace de se chauffer directement avec ces carburants…
          En France, la question est un peu différente du fait du nucléaire.
          Cependant, vous n’êtes pas sans savoir que concernant le chauffage, la moitié du parc sert a chauffer les 15% de foyers équipés en radiateurs électriques. Si vous projetez la même opération sur les 100% de foyers, il nous faudra tout simplement multiplier notre parc électronucléaire par 6. Au boulot les gars…
          Dans le même temps, on rejette dans l’air les 2 tiers de l’énergie nucléaire sous forme de chaleur.. Cette quantité représente a peu près tous nos besoins en chauffage…
          On attend quoi pour brancher ça sur les réseaux de chaleur urbains, puisque notre société magique empile de plus en plus de gens inutiles dans des centres urbains… Les moutons sont déjà empilés dans leurs enclos qu’il n’y a plus qu’a leur brancher le tuyau d’eau chaude… nucléaire 🙂

          • la moitié de 63GW x 6 , 110 EPR à construire… Au boulot 🙂

          • 38% des Français se chauffent principalement à l’électricité, 35% au gaz, les 27% restants se partageant les autres sources possibles, notamment le fioul. Plus de 60% des constructions nouvelles et des rénovations prévoient un chauffage électrique optimisé, par exemple à partir de pompes à chaleur. Autrement dit, le nombre de Français se chauffant à l’électricité, déjà majoritaire, augmente inéluctablement. Il y a une bonne raison à cela.

            Les 15% cités correspondent à la part de l’énergie totale consommée. Eh oui, le chauffage électrique est bien plus performant pour chauffer un local que les autres modes de chauffage et, de ce fait, sa part dans l’énergie consommée est plus faible que son taux de pénétration du marché du chauffage. Rien n’est mieux que l’énergie nucléaire pour économiser vraiment l’énergie.

            La position écologiste contre le chauffage électrique par pure obsession anti-nucléaire est contreproductive. Si on l’écoutait, elle mènerait à une hausse spectaculaire de la pollution locale, de la dépendance énergétique, et à une dégradation économique générale.

            La position des escrolos est le contre-exemple de ce qu’il faut faire. Mais c’est ça qui est bien avec eux (comme avec les socialistes d’ailleurs) : il suffit de les écouter pour savoir immédiatement ce qu’il ne faut pas faire. Quand ils exigent quelque chose, il suffit de faire l’inverse pour trouver une solution satisfaisante.

            • Le CEREN donne plutôt 44% au gaz, et 34% pour l’électricité, mais admettons. ca change un peu le ratio du manque l’électricité pour répondre à 100% de chauffage nucléaire, et il va falloir ajouter un sacré paquet de réacteurs.. Quand on voit la difficulté à trouver des sites adéquats (même sans les valeurs locaux), on a le temps de greloter 🙂
              Votre hypothèse d’un chauffage électrique plus efficace qu’une autre forme d’énergie pour chauffer un local n’est vraie que dans le cas d’une pompe à chaleur, sinon, c’est identique. Et une installation avec PAC ramène l’architecture de chauffage du logement à la même chose qu’avec du gaz ou du fuel. Donc l’efficacité de la solution ne dépend que de la « qualité » du logement, et non de la solution énergétique choisie.
              Pour le reste, la fin de vos propos est du verbiage politique de comptoir pour-ou-contre-je-ne-sais-qui sans intérêt.

              • Ah, donc, ce n’est plus 15% des foyers mais 34% maintenant ? Notez qu’on ne vous en veut pas. C’est trop compliqué, tous ces chiffres…

                • Je ne suis pas contrariant vous savez… vous voulez 34, je vous met 34. Même si ca compte les gens qui ajoutent des radiateurs électriques en plus de leur installation classique. Ça ne change rien au faut que si vous voulez zoomer le taux actuel, on ne passe plus l’hiver, et vous aurez juste réussi a faire importer de l’électricité au gaz ou au charbon, donc avec un rendement pire que se chauffer directement avec ces combustibles.
                  Je ne vous ai pas lu sur le rendement énergétique élec vs gaz ?
                  C’est trop compliqué ces chiffres ? 🙂

                  • Contrariant ? Cessez simplement de raconter des carabistouilles, ça devrait être suffisant.

                    • J’attendais vos explications sur le sujet de fond de cet échange… mais vous vous arrêtez sur la forme, et une valeur qui ne change rien au problème, vous ne discutez même plus le fond… Au moins, ça a l’air de vous occuper entre deux mojitos 🙂

            • « le chauffage électrique est bien plus performant pour chauffer »

              En terme d’entropie, c’est de loin le MOINS performant!

            • Le chauffage électrique augmente la pointe de consommation ce qui a aussi un coût pour les fournisseurs de transport/distribution. Il faudrait massivement installer des lignes pour supporter le chauffage tout électrique que vous semblez promouvoir.

              De toute façon, il faudra renforcer le réseau pour complaire aux escrolos qui veulent du local à base d’éoliennes qui tournent quelque part en Europe mais ce sera en sus!

          • Supprimez le nucléaire… Les gens se mettront au bois. Dans un village du bois, quand y rentre le soir, nappe de brouillard en hiver. Odeur de bois brûlé. Faudra pas vous étonner des maladies respiratoire à venir.

          • « On attend quoi pour brancher ça »

            Que vous nous installiez la plomberie.

            Allez, ouste!

    • « mais pourquoi ça ne fut jamais nucleaire contre gaz ou charbon »

      Nucléaire ou charbon, le choix en France a été fait depuis longtemps.

      Nucléaire ou gaz importé, la question ne se pose que si on admet que la Russie n’est pas un ennemi et qu’on ne va pas la sanctionner.

      Actuellement la France prétend sanctionner la Russie, donc ce débat n’est pas autorisable.

  • Au départ de l’écologisme politique, il y a simplement la volonté idéologique de diminuer la population. Bref ces idéologues sont avant toute chose des malthusiens. L’argumentation vient après comme justification (épuisemet des ressources naturelles, réchauffement, danger des pesticides etc…)
    Comme le progrès technologique induit une augmentation de la population (avant une stabilisation, voire une diminution à cause de la transition démographique, mais ce fait est ignoré…), ils sont opposés par principe au progrès technologique. Et personne ou presque, ne les met face a leurs contradictions quand ils s’opposent à la fois au CO2 et au nucléaire.
    La question est: pourquoi les politiciens se sont-ils soumis à cette idéologie?

    • Ce n’est pas au départ, plutôt à l’arrivée.
      Au départ il y a certaines détestations d’outils technologiques modernes (le nucléaire et la bagnole sont dans le top five). Détestations aussi des logiques consuméristes, agrémentées probablement d’une nostalgie du paradis perdu d’une vie au contact de la nature, celle de notre enfance, celle d’avant la mécanisation, d’avant le productivisme…
      Leur constat est que nous consommons trop, que nous épuisons la terre, que nous polluons l’eau et l’air… Et comme ils n’ont de fait pas confiance dans les solutions technologiques qui pour eux ne feraient qu’ajouter au malheur du monde, ils aboutissent à la seule conclusion rationnelle dans cette optique : la décroissance de la population.

    • Si pollution et réchauffement étaient vraiment leur préoccupation, ils exigeraient l’arrêt des centrales aux charbons. Or pas du tout, ce sont les centrales nucléaires qui n’émettent pas de CO² qu’ils visent. Révélant que leur motivation n’est pas écologique mais idéologique. Le but est d’obliger le monde à adopter la décroissance qu’ils préconisent, oubliant que cela revient à priver de travail, et donc de ressources, une myriade de personnes puisque nous travaillons tous pour l’économie!

      • Le choix des énergies reposent sur des contraintes multiples, liées à la pollution, au réchauffement climatiques, aux risques industriels majeurs…
        Parfois, ca converge, parfois non.
        La où par exemple nous allons avoir un problème que nous commençons à peine à entrevoir c’est sur le lien inverse, encore contre intuitif, entre pollution et réchauffement climatique. La baisse de la pollution atmosphérique risque d’entraîner une augmentation des températures terrestres.

        • Le choix des énergies répondent à des besoins qu’il est impératif de satisfaire. Les contraintes citées sont parfaitement accessoires en regard et sont très bien gérées sur les marchés libres par les droits de propriétés concurrents, à condition de libérer les marchés de l’interventionnisme étatique combiné au harcèlement d’associations idéologisées.

    •  » Et personne ou presque, ne les met face a leurs contradictions quand ils s’opposent à la fois au CO2 et au nucléaire. »
      Imaginons que vous êtes anémié. Vous manquez de fer. Le médecin vous conseille alors les abats, les fruits de mer, la viande rouge, des fruits secs, certains légumes verts, etc. Or, vous êtes végétarien. Qu’allez-vous faire ? Devenir carnivore ou suivre les indications qui respectent vos choix alimentaires ?
      La démarche la plus rationnelle est de trouver l’équilibre entre les recommandations médicales et vos contraintes personnelles. Vous allez donc vous contentez de noix, de brocolis, etc.

      • Les contraintes personnelles ne devraient pas avoir de place dans ce débat. Le régime, c’est personnel, et chacun est responsable de son corps. La production d’énergie, c’est pour la collectivité

        • C’était une image, pour vous faire comprendre qu’il est rare qu’on soit en mesure de pousser tous ses feux dans la meme direction.

      • « Or, vous êtes végétarien. Qu’allez-vous faire ? Devenir carnivore ? »

        Même les végétariens sont des mammifères omnivores, donc aussi carnivores. Ils ne peuvent le « devenir » puisque c’est déjà leur nature, indiscutable, imparable. On ne choisit pas sa nature.

        C’est rien que dans la tête, Docteur…

      • conseille de manger de la viande rouge…mais vous conseille surtout de trouver des aliments riches en fer..
        attendez…vous déconnez avec vos illustrations…..

    • Réponse par Michel de Rougemont : « Ce n’est pas le climat qui compte, mais les milliards du carbone.
      L’occasion est formidable : celle pour les ayatollahs écolo-climatiques de se saisir du pouvoir, le plus globalisé possible, pour les idiots utiles et autres compagnons de route d’en tirer de bonnes affaires et, en même temps, de se parer d’une gloire moutonnière

  • Energie du passé ?
    Le moulin à vent est apparemment une nouvelle technologie.

  • « L’appel n’a pas été entendu par Libération car, deux jours plus tard, il a publié un article poursuivant cette guerre idéologique »
    Ni par Contrepoints…

  • Libération n’est qu’un torchon qui ne diffuse que des mensonges gaucho-écologistes, la honte du métier de journaliste! Ce sont des militants non des journalistes!

  • Merci! Malheureusement je ne suis pas sûr que beaucoup de lecteurs de Libération liront cette page ….

    • voila..en effet…et la liront ils..qu’ils ne l’accepteront pas.. mais bon je me dis je suis sans doute comme les lecteurs de libé..

  • Pourquoi mes commentaires ont-ils disparu???????

  • « Fortement, c’est vrai, parce qu’ils sont fabriqués en Chine »

    et surtout fabriqués dans le pays qui a le plus construit de centrales à charbon, et pour quoi faire? Pour alimenter son industrie exportatrice bien sûr, exportant de nombreux biens de consommation et des modules PV.

    Se réjouir des prix bas du PV chinois, c’est se réjouir de l’industrie chinoise à base de centrales à charbon et de mines sans sécurité, sans protection des travailleurs et sans considération pour l’environnement.

    Se réjouir des prix bas du PV, c’est méprisant autant les droits des ouvriers que ceux des habitants que l’environnement.

  • J’en reviens sur le cout de l’electricité par source d’énergie car je n’ai pas pu y répondre dans l’article « un autre ministre de l’ecologie était possible ».

    Je réponds donc à la chimère selon laquelle le renouvelable est horriblement couteux si on prend l’intermittence en compte ( ce qu’on m’avait répondu quand j’ai pointé que ;Le nucleaire c est au minimum 117$/mgwh( cout non subsidie), l eolien c est max 80$/mgwh et l eolien offshore 117$/mgwh produit–> Source: LCOE lazard 2017).

    Et bien il semble que vous vous trompiez encore (dommage que les commentaires soient fermés car je m’attendais encore à cette excuse de l’intermittence); https://www.carbonbrief.org/in-depth-whole-system-costs-renewables.

    l' »Integration cost » ( cout de l’intermittence donc, batteries d’appoint, adaptation du réseau etc…lisez l’article) est nettement plus faible et avoisine 10€/mgwh meme en doublant la production renouvelable d’aujourd’hui. Cela donnerait donc toujours 92$ max pour l’éolien onshore couts d’intermittence intégrés. On est donc toujours bien loin des 117$/mgwh du nucléaire et le fossé va encore se creuser (cout renouvelable baisse constamment alors que le cout du nucléaire augmente avec les mesures de sécurité etc…)

    « The UKERC review updates a similar study from 2006, which found integration costs for wind and solar would be around £5-8 per megawatt hour (MWh). The new review draws on evidence from around 200 reports containing thousands of data points from around the world. »

    Et le nucléaire est nettement plus subventionné que le renouvelable c’est limite risible de sortir cet argument.

    un peu de lecture pour finir;
    https://www.capital.fr/economie-politique/les-derives-dedf-dans-le-nucleaire-vont-faire-exploser-notre-facture-1248876

    • Les Allemands avec les renouvelables en sont à 300 milliards d’euro aujourd’hui, sans avoir retiré une seule thermoélectrique à charbon. Si nos bouilloires nucléaires qui consomme 1 milliard/an d’uranium avaient dû rester aux énergies fossiles nous consommerions au moins 30 milliards supplémentaires par an. C’est donc 1000 milliards évités pour la dette Française depuis les années 70. Sans compter que la technologie aura toujours besoin de ressources naturelles et d’énergie pour produire des nouveautés, rien ne sort d’un chapeau. A la vitesse actuelle nous devons dans les 30 ans extraire plus de métaux que les 70.000 ans passées. Nous sommes à 100 Millions de barils de pétrole par jour ou 40 pétroliers de 300.000 tonnes, ça tient la route cette histoire?

  • Les commentaires sont fermés.

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