Nicolas Hulot se trompe, l’humanité n’est pas ennemie de la biodiversité

Nicolas Hulot opposait Biodiversité et Humanité. Il se trompait.

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Nicolas Hulot 2013 by French embassy in the US(CC BY-NC 2.0)

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Nicolas Hulot se trompe, l’humanité n’est pas ennemie de la biodiversité

Publié le 28 août 2018
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Par Jonathan Dubrulle.

Nicolas Hulot, qui vient de démissionner, avait annoncé vendredi 19 mai une « stratégie nationale de mobilisation pour la biodiversité ». Pourtant, rien ne va plus quand l’ex ministre de l’Environnement clame que « l’Homme est devenu une arme de destruction massive contre la nature ». Si les activités humaines peuvent être une menace pour l’environnement, il est éminemment simpliste d’opposer humanité et biodiversité.

Les échanges commerciaux, alliés de la biodiversité

Par les échanges commerciaux, l’homme diffuse et introduit de nouvelles espèces et/ou variétés animales et végétales. Les plantes messicoles (présentes durant la moisson) que sont le bleuet, la nielle des blés ou le coquelicot donnent une allure de palette de peintre aux grandes étendues céréalières.

Pourtant, leur arrivée en France date de 5800 av JC, lors de l’introduction du blé barbu et de l’orge par des migrants (Vialle, 2018). Sans échanges commerciaux, ces plantes – égéries de la biodiversité intra-parcellaire (présente à l’échelle de la parcelle cultivée) ne coloreraient pas nos campagnes.

Sans échanges, la biodiversité des plantes cultivées pour l’alimentation animale et humaine serait réduite à peau de chagrin, limitant nos terroirs et nos assiettes à une vaste monotonie. Sans les nomades, le millet ne serait jamais venu de l’Asie vers l’Europe ; sans brassage, le lin n’aurait pas franchi les portes de l’Inde ; et la lentille serait restée cantonnée au Turkestan (région du Kazakhstan) (Meunissier, 1926).

La sélection végétale et animale, une biodiversité construite par l’observation de l’homme

La sélection animale aurait été expérimentée pour la première fois en Espagne au XVIème siècle, avec l’identification d’un gène d’intérêt sur des moutons mérinos, permettant d’obtenir une laine particulièrement fine (Flamant, 2002). Ainsi, en observant, expérimentant et sélectionnant, l’homme crée des races possédant des caractères d’intérêt, répondant à des besoins spécifiques.

Si l’on prend l’exemple du cheval, l’anglo-arabe et le résultat du mélange de deux races (le pur-sang et l’arabe) pour donner lieu à un cheval d’exception. De même, le selle français est le résultat d’un mélange de races et de lignées à partir du norfolk roadster (Académie de la Dombes, 2018).

Plus largement, certaines races furent sélectionnées pour leur force de travail, d’autres pour leur endurance et certaines pour la qualité de leur viande. Ainsi, par cette combinaison d’usages multiples, l’IFCE (Institut Français du Cheval et de l’Équitation) reconnaît 53 races d’équidés représentant 55% de l’effectif présent, réparties entre chevaux de sang, poneys, chevaux de traits et ânes (Manivèle, 2013). Sans l’action de l’homme, la diversité intra-spécifique (à l’échelle d’une seule espèce, ici l’équidé) serait bien plus pauvre.

L’agriculteur, façonneur minutieux de la nature

La révolution agricole néolithique naquit entre 9 000 et 10 000 av. JC en Syrie-Palestine, dans une région appelée communément « Croissant fertile » (Mazoyer et Roudart, 2017). A partir de cette date, l’agriculteur met en valeur les paysages pour satisfaire ses besoins primaires.

Le bocage, défini par les géographes comme « un paysage d’enclos végétaux associé à un habitat dispersé, à un dense réseau de chemins, à un régime agraire individualiste et à une forme relativement massive et irrégulière des parcelles, s’opposant ainsi, point par point, à la définition des paysages ouverts d’openfield » (Watteaux, 2005) est en partie né des défrichements des moines. Aujourd’hui, face à certains projets d’aménagement, des activistes luttent pour la préservation de zones humides et pour le maintien de terres agricoles. Il ne faut pas oublier que ces paysages ne sont que construction humaine.

Si l’homme abandonnait à la friche tous les écosystèmes cultivés de la planète, celle-ci retournerait bien vite à un état de nature proche de celui dans laquelle elle se trouvait il y a 10 000 ans. Les plantes cultivées et les animaux domestiques seraient submergés par une végétation et par une faune sauvage infiniment plus puissantes qu’aujourd’hui […]  (Mazoyer et Roudart, 2017, op.cit.)

Les paysages ouverts de montagne sont également entretenus par la main de l’homme, fruits du pâturage et/ou de la fauche ou broyage mécanique. Sans cette action, la forêt en recouvrirait déjà une grande partie. Ce type d’écosystème est plus pauvre qu’une prairie, car comprenant des espèces végétales plus communes et moins nombreuses (Dumont et al., 2007).

De même, précisons que l’embroussaillement (surtout dans les zones du Sud de la France) favorise les départs de feu. N’oublions pas que la déprise agricole a contribué au boisement de plus de 5 millions d’hectares entre 1910 et les années 90 – soit une hausse de 50% de la superficie recouverte par la forêt en moins d’un siècle (Cinotti, 1996).

Une construction sociale de la biodiversité

Et si la biodiversité n’était qu’une construction sociale, reflet d’un idéal esthétique, donnant lieu à une vision anthropomorphique de la nature ? Si la baisse de la diversité intra et interspécifique est un critère mesurable par les comptages des naturalistes, on ne peut pas parler de baisse de la biodiversité.

Si l’on prend le cas du lac artificiel du Der-Chantecoq (Champagne-Ardenne), un type de biodiversité a succédé à un autre. Par la main de l’homme, d’anciens bocages, engloutis par les eaux, ont laissé la place à une vaste zone humide, comprenant de multiples vasières, véritables paradis des oiseaux. Cet espace est désormais reconnu comme site Ramsar (Convention relative à la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources) (Lévêque, 2018).

La biodiversité est à la mode. Cette discipline naturaliste, étudiant les espèces animales et végétales dans leur habitat naturel est réduite à un concept flou. La biodiversité biologique, discipline scientifique, s’est transformée en un amas de contestations sociales plus ou moins liées entre elles, regroupant souveraineté alimentaire, privatisation du vivant, principe de précaution etc. (Aubertin et al., 1998). La biodiversité se définit comme la diversité des espèces vivantes et de leurs caractères génétiques (Larousse, 2018). Cette définition originelle est instrumentalisée à des fins idéologiques et politiques. Aujourd’hui, le plus souvent, cette définition n’est pas transmise par la parole scientifique, mais par des chroniqueurs, responsables associatifs, têtes de gondoles d’ONG ou politiques de tous bords : la diffusion médiatique prime, parfois tapageuse, tantôt simpliste et souvent empreinte de malhonnête intellectuelle.

Ainsi, ne réduisons pas la préservation de l’environnement et le maintien de la biodiversité à des effets d’annonce politiciens. Si l’homme doit tout à la nature, la nature doit à l’homme. Ne sanctuarisons pas les espaces naturels, mais travaillons sur une gestion durable pour en finir avec la destruction, la détérioration et les conflits d’usage en tout genre. De même, l’information abondante et accessible ne doit pas submerger la réalité et l’exactitude scientifique. N’émettons pas de causalités hasardeuses et trompeuses pour traduire des observations de faits.


Sources :

Aubertin, C., Boisvert, V., & Vivien, F. D. (1998). La construction sociale de la question de la biodiversité. Natures Sciences Sociétés, 6(1), 7-19.

Académie de la Dombes (2018). L’histoire du cheval

Cinotti, B. (1996). Évolution des surfaces boisées en France: proposition de reconstitution depuis le début du XIXe siècle.

Dumont, B., Farruggia, A., & Garel, J. P. (2007). Pâturage et biodiversité des prairies permanentes. Rencontre Recherche Ruminants, 14, 17-24.

Flamant, J. C. (2002). Histoires de races animales, histoire de sociétés humaines. Mission d’animation des Agrobiosciences. ENFA Castanet Tolosan, www. agrobiosciences. org/IMG/pdf/cahier_jcflamant. pdf.

Lévêque C., (2018) Protéger la nature ? Oui, mais laquelle ? Revue de l’Académie d’agriculture, n°19.

Mazoyer, M., & Roudart, L. (2017). Histoire des agricultures du monde. Du néolithique à la crise contemporaine. Le Seuil.

Manivèle M., (2013) Les races d’équidés reconnues et gérées en France.

Meunissier A. Études sur l’origine des Plantes cultivées. D’après N. I. Vavilov.. In: Revue de botanique appliquée et d’agriculture coloniale, 6ᵉ année, bulletin n°60, août 1926. pp. 476-484.

Vialle, Paul., (2018) Caravelles d’hier et d’aujourd’hui In Idées reçues et agriculture, Catherine Regnault-Roger, Paris : Presses des Mines, collection Académie d’Agriculture de France p. 19

Watteaux, M. (2005). Sous le bocage, le parcellaire… Études rurales, (175-176), 53-80.

Cet article a été publié une première fois en mai 2018.

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  • Monsieur l’apprenti ingénieur agronome, faites en sorte que vos études servent à comprendre le monde vivant et sa complexité afin de comprendre que la biodiversité est un élément de stabilité pour notre environnement même si cette stabilité peut devenir pour certains un frein à toujours plus de destruction/consommation

    • Bonjour le campagnard
      Vous oubliez que notre environnement ‘naturel’ est toxique pour l’homme, et que c’est la technologie qui a permis à l’homme de sortir de la misère, de la précarité et de la maladie. La nature ne nous veut pas du bien, ni du mal d’ailleurs.
      Juste des relations prédateurs-proies, et je préfère être le prédateur à choisir.

      • @ lecampagnard et @ gillib
        C’est, à mon avis, un problème d’expression qui corrompt vos raisonnements:

        La « Nature » est une abstraction qui n’a pas de sens suivant son acception:
        – ou la nature existe et l’homme en fait partie à 100%
        – ou la nature est ce qui existe hors toute action humaine, ce qui n’a plus aucun sens car même plus possible à isoler de toute action humaine.

        Donc acceptons d’être des mammifères assez semblables à d’autres mais pourtant naturels et un peu spéciaux!

        Si il n’en était pas ainsi, G.Mendel aurait travaillé pour rien sur les petits pois, autant que ceux qui travaillent sur l’ingénierie de l’ADN!

        Donc la Nature, c’est nous aussi!
        Et vous verrez que nos espèces sont vraiment multiples!
        Qui dit ce qui est le bien et le mal? Un lion doit croquer une gazelle pour se nourrir. Un homme n’a pas le droit de tuer un autre homme pour manger! Et il y a des espèces animales disciplinées et les dauphins ne paraissent pas être beaucoup plus stupides que nous!

        Alors?

        • @mikylux eh oui l’éternelle question de la place de l’homme dans l’univers. Thème présent dans chaque religion et/ou idéologie. Chez les écolos l’homme n’a pas plus de droits que les autres animaux . Envoyons les donc en montagne garder les moutons face à une meute loups, rien de tel que la pratique .

    • qu’est ce qu’il vous dit de factuellement faux?
      mais son propos peut se résumer en un constat l’environnement de la France est essentiellement artificiel et porte partout l’empreinte de la main de l’homme/..en conséquence personne ne sait de quoi on parle quand on parle de nature en france..

      la biodiversité est ce qu’elle est…
      et la vérité est il est vrai que la respecter à tout prix impose de ne pas se développer… pourquoi pas…sauf que pourquoi sanctifier la biodiversité en la regardant comme optimum ( pour qui ?pour quoi ?) sinon pour imposer une idéologie anti développement dont les adeptes se foutaient royalement et se foutent royalement toujours de la dite biodiversité…
      autrement dit on va détruire le honni capitalisme en faisant utilisant des petites bêtes et la peur…

      des gens qui me tiennent des propos comme vous j’en connais plein…mais le problème pour eux…je les vois vivre…et je vous assure qu’ils évitent de me donner des leçons de biodiversité…

      • @ Jacques lemiere
        Il est clair que la biodiversité est favorable pour l’humain et pour le monde.
        La reforestation française n’est pas nuisible quand la population, plus nombreuse, produit plus de CO2 et autres gaz!
        Il est sans doute souvent trop tôt pour juger et choisir entre le bien ou le mal imaginés mais pas encore totalement connus!

    • Depuis que la vie existe sur Terre des milliards d’espèces sont disparus, la vie évolue, c’est ainsi. Et foutez nous la paix avec votre phobie de la consommation, qui vous nourrit et vous fait travailler. Faut réfléchir de temps à autre!

    • @fauxcampagnard stabilité dites vous ? que diable voulez-vous donc dire par là ? depuis quand l’environnement est-il « stable » , une invention écolo du 21 e siècle j’imagine … parlez en aux dinosaures..

  • Article remarquable !

  • Si l’on peut admettre que l’homme a façonné une partie de la biodiversité, on peut aussi reconnaitre qu’elle se porte aussi bien, sinon mieux, sans l’homme. Et en quoi cela peut-il justifier sa destruction actuelle ?!

    • En quoi l’optimum de biodiversité se situerait-il à l’extrémité où elle est hypertrophiée ? Le nombre de formes de vie différentes n’a aucune raison d’être égal au nombre d’individus, un de chaque forme.

      • L’utilité de la biodiversité n’est pas une simple vue de l’esprit.
        http://www.conservation-nature.fr/article1.php?id=79

      • « Hypertrophiée », « raison d’être » … que d’anthropomorphismes. Il semble que vous n’avez pas saisi les principes de la sélection naturelle.

        • La sélection naturelle a abouti à la prédominance de certaines espèces via la domination sur d’autres, voire l’éradication de ces dernières. Bien sûr, si vous voulez faire apparaître une autre espèce dominante, il vaut mieux que l’éventail des possibilités soit le plus large possible. Mais sinon, la biodiversité qui rend la vie la plus agréable pour l’homme n’a aucune raison de favoriser par principe l’existence de l’anophèle ou de l’éléphant. La seule crainte devrait être celle de déclencher une évolution sans retour vers une configuration néfaste et désagréable, or ça n’est pas là l’argument des écolos qui prônent au contraire de se priver par principe, comme si les changements étaient pour le pire alors que l’histoire a montré qu’ils ont toujours été vers des conditions de vie plus aisées et agréables.

          • Difficile de se référer à l’histoire pour une situation inédite dans l’évolution de l’humanité. Jamais les impacts n’ont été aussi rapides et intenses. C’est beau de croire dans la croissance et la dominance de l’homme mais les principes de la nature nous rattraperons peut être.

            • Mais ils nous rattrapent en permanence, cela vous sans doute échappé ❗

              • @MichelC +100 les gens sont tellement déconnectés de la nature , tellement protégés qu’ils ne se rendent même plus compte de la dure loi de celle-ci ! C’est absolument fascinant . Combien d’entre eux aurait fait le chemin de vie jusque là sans l’aide de tous leurs frères humains réunis (toubibs, agriculteurs , éleveurs etc etc ) et ils aiment qui ? leurs frères humains ? non ! leur « mère » nature qui les aurait trucidés par vigoureuse sélection. Ca en fait tomber les chausette !

                • On pourrait penser qu’un certain nombre de personnes se tournent vers l’écologie pour donner un exutoire à leur nihilisme et à leur dégoût de l’humanité.

      • @ jacques lemière
        Évidemment! L’homme, qui est aussi une créature naturelle, a le droit (et selon la Bible, le devoir) d’utiliser ce qui existe sur terre, à son profit, pour manger ou s’abriter! (Il était aussi invité à se multiplier!!!).
        Donc la venue de l’homme sur terre n’est pas un simple accident!
        Un fruit de l’évolution de Darwin, sans plus!

    • [La nature] se porte aussi bien, sinon mieux, sans l’homme.

      La nature sans l’homme ne présente aucun intérêt pour l’humanité…

      • La planète peut être, la nature surement pas.

        • Vous êtes en plein anthropomorphisme.
          Cela ne veut rien dire; « la planète se porte mieux ».
          Il y a juste un autre équilibre.
          Equilibre qui peut compliquer la vie de l’homme sur terre, (ou pas).
          La planète (soyons fou, l’univers) se fout de la biodiversité.

          • Je n’ai rien dit de tel ! La nature sans l’homme présente un intérêt pour l’humanité, la nature ce n’est pas forcement la planète entière c’était ce qu’il fallait comprendre.

            • en pratique..quelle place , quel nombre quel niveau de vie pour les hommes?
              quand les solutions sont pires que les problèmes…
              les individus ne sont pas idiots..quand ils voient l’intérêt d’une chose il y accorde de la valeur et dépense des ressources pour la préserver, plus exactement font un choix.. votre point est seule compte les mesures globales ..en somme l’homme comme collectif…ce qui conduit au final à sacrifier des individus pour l’intérêt supr^me d’un collectif…ironie de l’histoire je te tue , à petit feu j’esprer…pour le bien de l’humanité.

        • Faites bon oeuvre pour la nature que vois aimez tant.
          Faites un geste : prenez une corde, accrochez là à un arbre et … hop … un humain de moins.
          Prenez de l’avance, on ne vous en tiendra pas rigueur.

    • @ Tricky,

      La nature n’ pas eu besoin de l’homme pour subir les 5 grandes extinctions des espèces animales et végétales que la Terre ait connu dans son histoire.

  • Utiliser l’argument de « paysages ouverts de montagne » pour dénoncer l’anthropomorphique, alors qu’il n’y a rien de plus anthropomorphique que la notion de paysage. Ne peut-on pas voir l’homme comme un castor, ce destructeur/constructeur pour son seul bien-être. Or Monsieur Hulot considèrerait-t-il les castors comme les ennemis de la biodiversité ?

    L’homme n’est pas l’ennemi de la biodiversité: il en est juste sorti, puisqu’il n’a plus de prédateur qui régule sa population. Hulot aurait dû dire le fond de sa pensée, à savoir que la surpopulation est l’ennemi de la biodiversité ; car l’écologie politique sera le prochain totalitarisme ( régulateur ?), et le clan des Hulot ses prochains rescapés.

    La biodiversité (== la multitude) a été étudiée par Lovelock. Par des simulations numériques, il a clairement montré que c’était une condition nécessaire à la capacité qu’a un système écologique a maintenir sa structure (homéostasie). En gros, si la pluie fait pousser les arbres, c’est aussi l’arbre qui fait pleuvoir. Et devant ces rétroactions multiples, l’homme est assez ignare, où son non-interventionnisme est parfois la meilleur des solutions réparatrices

    • La « biodiversité »…Le faux nez derrière lequel se cache un tropisme totalitaire implacable, qui a su asservir la classe politique, médiatique et surtout les éternels kapos : les fonctionnaires.
      Cette « biodiversité » qu’on nous vend à longueur de pages et d’antenne ressemble de plus en plus à la pureté arienne d’un peintre raté de triste mémoire…
      J’ai visité dernièrement certaines iles de la Frise allemande gérée par ces nouveaux prophètes….La liberté individuelle est anéantie, autorisation pour tondre sa pelouse, pour planter des fleurs dans le jardin, pour avoir un chat, un chien ,des oiseaux, heures de circulation imposées ou méchamment prescrites…Controle feroce de votre consommation électrique….
      Enfin , bref, le paradis pour écolonazi….

    • Effectivement parler de paysage lors de l’invention de l’agriculture est totalement anachronique : environ 9500 ans les séparent. Le concept de paysage, de concert avec l’intérêt qu’on lui porte, remonte en gros à la Renaissance.

      • Oui, parler de la nature, de biodiversité et autres couillonnades , c’est comme le byzantins qui polémiquaient sur le sexe des anges alors que les turcs étaient sous leurs remparts…
        La nature n’est pas bonne, c’est plein de plantes toxiques, d’animaux féroces et venimeux, de bactéries tueuses, de virus vicieusement mortels….
        Et l’homme s’est fait une place dans cette jungle biologique, place que des crétins voudrait réduire, voire supprimer au non de lubies millénaristes, l’homme est le seul après s’être redressé et mis à penser a avoir réussi à mettre un brin d’organisation dans ce dangereux foutoir, ça nous a pris 12000 ans…
        On ne laissera pas les crétins précités au premier rang desquels monsieur Hulot le roi du bain douche foutre tout ça en l’air…
        Tiens…Demandez lui combien de siècles de développement industriel pèse la pollution due aux quelques semaines d’éruptions des volcans Hawaïens ….
        C’est bête….La il ne peut pas pondre un de ses décrets tordus pour tout arrêter…

        • @ Kansas beat
          Bien sûr! Nicolas Hulot est un personnage médiatique qui attire des voix, sans plus!
          Bien sûr, il profite de sa tribune, mais comme tout politicien, a la prétention de dire aux autres comment il faut penser! (Ce en quoi, il dépasse largement ses compétences!)

          L’écologie « pure » a eu son heure de gloire quand elle nous a ouvert les yeux sur une cohabitation agréable dans un biotope sans garnir le tableau de nos déchets négligés et maintenant recyclé: c’est son bon côté qui mérite considération! Mais n’autorisait certes pas ce courant de devenir un acteur politique: l’écologie n’a pas à devenir un courant politique de gauche! Elle fut un utile lanceur d’alerte bien suivi dans sa thèse, dès le début, avec un bénéfice général depuis.

          O.K. Mais actuellement, chaque entrepreneur a à coeur de prendre en compte ce côté écologique (comme social, financier ou autre) dans toute modification technique pour améliorer sa productivité! Et N.Hulot n’a plus à s’en mêler!

  • ce monsieur qui n’a aucune formation scientifique, aucune connaissance en physique moléculaire , ni meme en chimie environnementale et en agronomie , ne sachant a peine différencier un grain de riz d’un de blé .veut se faire passer pour l’expert qu’il est loin d’être. il fini par en être ridicule a force d’essayer de parler évasivement de sujet qu’il ne maîtrise pas !

    • @ duglimbule,

      Hulot est juste un écolo expert en ballade en hélicoptère.

    • Vulgaire attaque ad hominem. Vous n’avez rien de mieux comme arguments à lui opposer ?

      Si on en croit sa bio, il est en train d’acquérir sa formation scientifique.
      Et son article cite de nombreuses sources.
      Manifestement, l’auteur a fait des recherches, dans un esprit scientifique.

      • @ AxS
        Les connaissances scientifiques, c’est bien, alliées à une longue expérience de terrain, toujours épaulées de mises à jour et de nouvelles informations, c’est mieux! (Il a 62 ans!)

  • La bio diversité..c’est bien mais chez les autres.

  • Finalement, lorsqu’on regarde de plus près les arguments avancés par le camp du Bien, on remarque qu’il y a une merveilleuse convergence entre les concepts idéologiques prônés par les nouveaux idoles. Pensez-y, voici venu des temps bien obscurs, le changement climatique arrive à toute vitesse, l’homme annihile la biodiversité, pensez-y ! Nous sommes (peut-être ?) au (début ?) du triomphe du lyssenkisme.

    • c’est beaucoup plus basique que ça : pendant des siècles l’Eglise a contrôlé la Société occidentale en faisant croire à chacun qu’il était un pécheur et qu’il devait acheter sa rédemption. Puis l’Eglise s’est effondrée, mais on ne supprime pas d’un trait 1000 ans de culpabilité. Elle a donc été reprise par une nouvelle forme de foi, celle qui dit que « c’est naturel donc c’est sain ». Qui est la plus belle escroquerie de l’époque moderne, au passage.

      • C’est toujours l’effet de leur ignorance. Ils opposent science et nature, alors que la science n’est que l’étude de la nature. Ainsi que naturel et chimique, alors que TOUT est chimique dans l’univers

      • @anagrys oula … tout à fait faux . Dans la bible l’homme a une place centrale , relisez la genèse 2:22 : c’est le jardinier de la terre, son gérant en qq sorte , bref l’inverse des écolos.  » Pour les écolos c’est le retour en fanfare de « mère nature » la nouvelle divinité . C’est une forme de paganisme .

        • Vous oubliez le pêcher originel! L’Homme doit expier pour cela. Les écolos se proposent pour appliquer la sanction (aux autres en premier).

    • Pas qu’au début mais en plein dedans avec les énergies renouvelables et le réchauffement anthropique à contre courant de la pratique scientifique qui exige qu’une théorie soit validée par l’expérience!

  • Chouette, il a démissionné!

    • Là, vous supposez hardiment que la remplaçante ne peut pas être pire…

      • c est sur que si on se prend Segolene, on a pas gagne au change 🙁
        Si c est un arriviste de EELV (genre Place/Pompili) il aura aucune influence sur les decisions, il sera la juste pour profiter de la voiture de fonction et du gyrophare pour eviter les bouchons

      • Non ces écolos sont tous pareils, d’une ignorance affligeante et des hystériques!

      • Effectivement, conjecturer sur l’infini est hasardeux 😉

  • un expert : l’exemple de la contradiction accepte des dons de tout horizons pour sa fondation , ses produits vendues avec des interrogations et prouver ne respecte pas les règles et vous donne des leçons avec un train de vie conséquent … attendons la suite…

  • L’humanité faisant partie de la biodiversité, j’ai bien du mal à suivre le raisonnement des écolos. Ils oublient qu’étant des mammifères, nous sommes des animaux, de l’espèce des grands singes! Je sais cela va vexer de nombreuses personnes mais c’est la réalité, 98% de gênes communs avec le chimpanzé en fait notre proche cousin.

  • J’ajouterais que l’homme faisant partie intégrante de l’écosystème, ces donneurs de leçons que sont les écolos nient en fait l’évolution naturelle de notre planète. Ils sont des nostalgiques du passé et craignent l’avenir. Ce ne serait pas grave s’ils s’appliquaient à eux-mêmes ce qu’ils préconise, mais il faut absolument qu’ils nous imposent leurs vues. Évidemment, considérer l’homme comme acteur de l’écosystème au même titre que n’importe quel espèce animale ou végétale ruinerait toute leur dialectique.

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