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10 choses que les très bons collaborateurs doivent savoir

Publié le 19 août 2018
- A +

Par Gaël Chatelain.

1- Un très bon collaborateur dit bonjour chaque jour

Cela ne semble pas compliqué… et pourtant. Durant mes 20 années en tant que manager, j’ai certains membres de mes équipes passaient ostensiblement devant mon bureau sans décrocher un regard, un sourire ou un bonjour. En tant que manager, je n’ai aucun problème à ce que des personnes ne soient pas forcément bien lunées ou mécontentes d’une décision. Par contre, une entreprise, ce n’est pas la maternelle… on ne boude pas et en tant qu’adulte, les règles élémentaires de la politesse devraient être acquises.

2- Un très bon collaborateur exprime ses mécontentements

Cela rejoint le point précédent. Rien de pire que des collaborateurs qui boudent. En tant que manager, je mettais toujours les pieds dans le plat en demandant à la personne en question : « qu’est-ce qui ne va pas »; mais ce n’est pas toujours simple à faire, surtout quand l’équipe est nombreuse. Être un bon(ne) collaborateur, c’est savoir dire quand quelque chose ne va pas, remonter de l’information. En effet, le métier du manager, c’est d’essayer de faire en sorte que cela change mais sans éléments concrets remontés par les équipes, c’est impossible.

3- Un très bon collaborateur sait être positif

Vous connaissez cette personne probablement : elle râle toujours, jamais contente, quoi qu’il arrive. Râler peut-être une bonne chose… mais systématiquement, c’est un petit peu comme l’histoire de Pierre et le loup, ce n’est plus crédible. Mais encore mieux, quelqu’un qui sait dire à son management quand quelque chose va bien, c’est le top ! Et cela donne d’autant plus de poids si un jour il faut dire que quelque chose ne va pas.

4- Un très bon collaborateur ne pousse pas sous le tapis ses erreurs

Aucun manager digne de ce nom n’attend de ses équipes d’être totalement infaillibles. Les erreurs, cela peut arriver et ce n’est pas un problème. Le problème, c’est si cette erreur se répète. Un membre de l’équipe qui ferait une erreur et ferait tout pour le cacher… probable que l’erreur se répète… et s’amplifie !

L’ouvrier qui veut bien faire son travail doit commencer par aiguiser ses instruments. Confucius

5- Un très bon collaborateur est loyal

Je sais ce que vous vous dites à l’instant : ok pour la loyauté mais si mon boss est une ordure, c’est plus compliqué. Certes… et pourtant. Dans ma carrière, il m’est arrivé de me trouver confronté à des managers avec lesquels je ne partageais aucune valeur. Cependant, ils m’avaient recruté ou choisi. Tant que je n’avais pas décidé de démissionner, je leur montrais une loyauté à toute épreuve. Hors de question de parler dans leur dos ou de trahir leur confiance. Le « couple » manager/managé doit être basé sur une confiance aveugle.

6- Un très bon collaborateur ne promet jamais plus qu’il ne peut délivrer

J’ai toujours trouvé beaucoup plus pro quelqu’un qui me disait « Gaël, je peux faire cela pour dans 10 jours » et qui étaient dans les temps plutôt que quelqu’un qui, pour faire « bien » me disait « je peux le faire pour demain » et avait systématiquement deux ou trois jours de retard.

7- Un très bon collaborateur est franc

Mon père me disait qu’il est possible de tout dire à quelqu’un tant qu’on y met les formes. Je suis convaincu de cela. Je préfère 1 000 fois un membre de mon équipe qui vient me voir en remettant en cause telle ou telle décision ou en me critiquant ouvertement (tant que cela est fait poliment) plutôt que quelqu’un qui va me sourire devant, prétendre que tout va bien, et se répandre en mesquineries à mon sujet à la machine à café.

8- Un très bon collaborateur est impliqué

Attention : impliqué ne veut pas dire corvéable à merci. Il ne faut en aucun cas évaluer la valeur de quelqu’un au temps qu’il/elle passe au bureau, bien au contraire. Aux États-Unis, ou en Suède, quelqu’un qui resterait tous les jours au bureau jusqu’à 20h serait considéré comme incompétent. Impliqué, cela veut dire poser des questions en réunion, faire des remarques, être… vivant ! Rien de plus ennuyeux que d’avoir des membres de son équipe qui, clairement, ne sont là que pour encaisser leur chèque à la fin du mois !

9- Un très bon collaborateur est plus compétent que son manager sur son domaine d’expertise

Un manager n’est généralement pas censé être un spécialiste de tout ce qui est fait dans son service. Par contre, il sait jouer au chef d’orchestre pour que tout fonctionne bien. L’autonomie est certes donnée par le management mais un bon collaborateur doit également donner suffisamment confiance à son management pour que ce dernier ne se pose plus jamais la question de l’autonomie.

10- Un très bon collaborateur démissionnera un jour

Il est derrière nous le temps où quelqu’un passait sa carrière entière dans la même entreprise, au même poste. Un collaborateur qui démissionne, ce n’est pas une trahison, c’est la preuve que le manager a bien fait son travail, qu’il a donné suffisamment d’armes à la personne pour pouvoir grandir professionnellement (je parle ici bien entendu dans un cadre où le management est bon !).

Conclusion

Imaginez un lieu où les équipes comme le management font toutes ces choses chaque jour.. le rêve, non ? Ce n’est absolument pas utopique, cela demande du courage, du temps, de l’énergie et de la persévérance, mais c’est possible, je l’ai vécu un certain nombre de fois. Bien sûr, plus les équipes sont grandes, moins la probabilité que tout le monde soit au top est élevée mais il faut savoir s’appuyer sur les bons éléments pour qu’à leur tour ils fassent sans vraiment le savoir, du « management transversal » en poussant leurs collègues à évoluer. Je crois profondément au fait que le monde de l’entreprise peut être facilement amélioré si tout le monde y met du sien et n’essaye pas de trouver chez l’autre les défauts qu’il a lui-même au centuple !

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  • Excellent résumé, de plus ces qualités potentielles sont assez facilement détectables dès l’embauche.

  • Gaël,
    Avec les félicitations du jury

  • David Ogilvy le publicitaire, qui a longtemps vécu et est mort en France, a résumé la situation ainsi:
    ‘ Quand je cherche un collaborateur, ayant confiance dans le fait que je suis le patron, j’ embauche toujours quelqu’un de plus compétent que moi, ce qui fait avancer l’entreprise;
    alors qu’en France un responsable n’embauchera que quelqu’un qu’il estime incapable de fragiliser sa propre situation. ‘

    • non
      relisez l’article un collaborateur n’est pas le doublon du patron il est la pour apporter des qualités complémentaires donc différente et, sauf si il est recruté pour prendre la succession il n’a pas vocation a devenir chef, du moins dans ce service

      on fait ça en france, du moins dans le privé

      • J’ai juste dit qu’ Ogilvy embauchait quand c’était possible quelqu’un de plus compétent que lui parce qu’il ne craignait pas que ce collaborateur menaçe sa position.
        Si j’ai lu l’article, j’ai aussi lu de nombreuses publications et interviews d’Ogilvy, que j’admire beaucoup…

  • tout le monde ne peux être Patron..mais il faut mieux être grand parmi les petits.qu’être un petit parmi les grands…Le grand malaise de nos société, si une personne apporte une nouveauté l’on vous regarde avec suspicion ( il veut ma place )
    et puis quelque temps après la propose et se faire mousser en étant le créateur !!!
    alors que la proposition avait été faite dans l’intérêt général…que Le privé ne copie pas le système Énarque qui détruit les entreprises ,le plus grave ,celle qui était les plus rentable en gouffre financier !!!

  • Très simple , plus de patron, plus d’encadrement, pas de séparation des tâches, bref une coopérative !

  • Les commentaires sont fermés.

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