Donald Trump appelle au boycott de Harley-Davidson

Non content de pénaliser Harley-Davidson par sa politique protectionniste, le président américain s’acharne contre l’entreprise et appelle ses compatriotes à boycotter ses produits.

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by Michael Panse (CC BY-ND 2.0)

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Donald Trump appelle au boycott de Harley-Davidson

Publié le 17 août 2018
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Par Daniel J. Mitchell, depuis les États-Unis.

La politique protectionniste de Trump prête à la critique. Il ne saisit pas les avantages du commerce international, interprète mal les données commerciales et renforce le capitalisme de connivence. Et, comme je le montre dans cette interview, je trouve choquant qu’il s’acharne sur la victime de sa politique : Harley-Davidson.

Harley-Davidson est lésée par l’État dans la mesure où les droits de douane de Trump sur l’acier et l’aluminium ont fait grimper les prix des inputs. Mais l’entreprise souffre aussi parce que d’autres pays ont réagi au protectionnisme de Trump en élevant en retour des barrières douanières qui pénaliseront l’entreprise.

Voici le résumé de l’affaire par CNN :

Le président Donald Trump a déclaré qu’il trouvait « formidable » que « de nombreux propriétaires de Harley Davidson prévoient de boycotter l’entreprise » si celle-ci décide de déplacer une partie de la production à l’étranger. (…) La remarque de Trump est intervenue alors que le Président accueillait les supporters de « Bikers for Trump » à son club de golf à Bedminister (New Jersey) durant le week-end. (…) Les tensions entre l’administration et Harley-Davidson durent depuis des mois. Tout a commencé plus tôt dans l’année lorsque Trump a décidé d’imposer des droits de douane élevés sur les importations d’acier et d’aluminium dans le but de relancer le secteur manufacturier national. L’Union européenne a réagi en annonçant une augmentation des droits de douane sur une liste de marchandises importées des États-Unis, comprenant les motos Harley. (…) Harley a déclaré qu’elle risquait de perdre jusqu’à 100 millions de dollars par an, et la société a promis de délocaliser une partie de sa production à l’étranger afin d’éviter les droits de douane supplémentaires sur les motos vendues dans l’UE. (…) Dans un contexte de guerre commerciale, délocaliser une plus grande part de la production à l’étranger est la « seule option viable ».

Ce n’est pas surprenant. Le Financial Times constatait dès juin la délicate position dans laquelle se retrouve l’entreprise en raison des tarifs douaniers de Trump qui ont conduit à des mesures de rétorsion de la part de l’Union européenne :

(…) Harley-Davidson a annoncé qu’elle transférerait une partie de sa fabrication hors des États-Unis pour éviter les tarifs douaniers de l’UE, tandis que Bruxelles a préparé d’autres mesures de rétorsion en cas de nouveaux droits de douane de la Maison-Blanche. Le fabricant de motos est le premier fabricant américain à réduire la production intérieure en réponse aux droits de douane de l’UE, qui ont été imposés vendredi sur 3,3 milliards de dollars d’importations américaines en représailles aux droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium. La décision de Harley-Davidson illustre pourquoi de nombreux membres pro-marché du parti républicain s’inquiètent des possibles conséquences économiques des multiples fronts que le président Donald Trump a ouverts dans sa guerre commerciale.

Dans la National Review, Kevin Williamson explique ce qui se joue réellement :

Harley-Davidson exploite déjà des installations au Brésil, en Inde et en Australie et projette de construire une usine en Thaïlande. Éviter les mesures protectionnistes en est la cause, mais il y a d’autres explications, comme se rapprocher des clients (par exemple, c’est la raison pour laquelle Mercedes-Benz fabrique des SUV aux États-Unis, où la plupart d’entre eux sont vendus). Les Indiens achètent près de 17 millions de motos et de scooters par an, et Harley-Davidson convoite une plus grande part de ce marché. (…) Ses dirigeants estiment que les politiques protectionnistes de l’administration Trump lui coûteront jusqu’à 100 millions de dollars par an sur le seul marché de l’UE. Qu’est-ce que Harley-Davidson serait supposée faire ? Perdre des centaines de millions de dollars en attendant que l’administration Trump se décide à faire ce qu’il faut en matière de politique commerciale ? Ce jour risque de se faire attendre.

Je précise au passage que je ne fais pas partie des contempteurs de Trump. Je constate qu’il a également fait adopter de bonnes politiques pour les entreprises et la compétitivité, comme des déréglementations ciblées ou des taux d’imposition plus faibles. Mais, comme le souligne aussi cette chronique du Washington Post, ce qui est frustrant, c’est que les dommages causés par le protectionnisme de Trump annuleront les bienfaits de ces bonnes politiques :

Le principal économiste du président Trump a défendu mardi les politiques commerciales toujours plus agressives de la Maison-Blanche, considérant que la décision de Harley-Davidson de délocaliser certaines de ses activités à l’étranger n’était qu’une exception à une tendance de fond de renouvellement des investissements des entreprises aux États-Unis. Kevin Hassett, président du Council of Economic Advisers, a déclaré que les investissements directs étrangers ont « monté en flèche » sur le sol américain au cours du premier trimestre de l’année, une tendance qu’il a attribuée à une réduction du taux d’imposition des sociétés, décidée par Trump l’an dernier. (…) Gary Cohn, l’ancien conseiller économique de la Maison-Blanche, qui a démissionné peu de temps après l’annonce de la politique protectionniste de Trump, avertissait plus tôt ce mois-ci qu’une guerre commerciale pourrait anéantir les gains économiques de la loi fiscale.

Terminons en soulignant le fait souvent négligé que les mesures de rétorsion contre Harley-Davidson ne sont pas insignifiantes. Voici un extrait d’un article du Wall Street Journal :

L’entreprise considère l’UE comme un « marché critique » : elle a vendu l’année dernière près de 40.000 motos à des clients européens. En représailles aux droits de douane sur l’acier et l’aluminium de Trump, l’Union européenne a décidé d’augmenter sa taxe sur les exportations américaines de Harley de 6% à 31%. Cela équivaut à une taxe de 2.200 $ sur chaque moto exportée des États-Unis vers l’UE. (…) Harley a déclaré que « l’énorme augmentation des coûts, si elle était répercutée sur ses concessionnaires et ses clients, aurait un impact négatif immédiat et durable sur ses activités dans la région, réduirait l’accès des clients aux produits Harley-Davidson et aurait un effet néfaste sur la pérennité des activités de ses concessionnaires ». Traduction pour Trump : contrairement à l’immobilier, l’automobile et la moto sont un marché mondial.

Harley-Davidson est bien victime de la politique économique menée par Donald Trump.

Certaines personnes considèrent que Trump joue un jeu habile pour contraindre les autres pays à réduire leurs barrières commerciales. Dans la mesure où les autres pays ont généralement des barrières commerciales plus élevées que les États-Unis, il aurait raison de poursuivre cet objectif. En supposant, bien sûr, que c’est réellement son objectif. Je suis sceptique, et j’aimerais qu’on me prouve que j’ai tort.


Sur le web. Traduction : Raphaël Marfaux pour Contrepoints.

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  • Personnellement, je suis tout a fait d’accord avec Donald Trump.
    Certaines grandes marques ont une aura: Si j’achète une Harley, ce n’est pas juste une moto, c’est une légende, c’est aussi pour avoir l’esprit de l’Amérique., si elle est construite en Europe, elle deviens juste une marque normale.
    Beaucoup de grandes marques font l’erreur de vouloir vendre plus et elles deviennent des marques sans plus.
    Dans l’électronique par exemple, Sony était une grande marque japonaise il y a 25 ans, aujourd’hui, cette marque me fait plus envie, elle fait que du mass market (fabriqué en chine).

    • Il revient aux actionnaires de décider ce qu’ils veulent faire de leur investissement : Harley est une marque mondiale avec une aura américaine : vaut-il mieux perdre l’investissement en cantonnant la vente aux états-unis ou le faire prospérer en écornant l’image ? Sony l’a parfaitement réussi en se repositionnant et en devenant une gigantesque société au lieu d’une société de niche.

      • Oui, grande société, mais quand tu a acheter un de leur produit, qui finalement n’a rien d’extraordinaire sauf a être plus chers, j’aurais du acheter directement l’équivalente chinois, m’aurait couter moins chers pour la meme chose.
        Je ne vais pas mettre le dessin satyrique parus dans la presse chinoise, il y a 2 jours, ou l’on voit: un pinochio assis sur un canon, qui tire sur un écriteau Made in Japan, et ou il y a des bouts de murs qui tombe avec des marques japonaises écrite dessus.

    • @marc22
      Oui, une Harley, ce n’est pas une simple moto, c’est « Easy rider » pourrait-on dire! Et ça, ça se paie aussi, à condition d’être made in USA!
      Une belle BMW (ou une Ducati ou certaines Honda …) est aussi compétitive mais chère aussi!
      On n’en a jamais que pour son argent!

  • C’est un homme d’affaires qui veut redonner à son pays sa puissance économique alors qu’en France nous avons des escrocs qui vendent notre savoir aux étrangers pour exemple Alstom qui a été bradé par un certain conseiller, ministre et maintenant Président Macron avec l’aide des ses copains banquiers.

    • « C’est un homme d’affaires qui veut redonner à son pays sa puissance économique »
      Peut-être que c’est ce qu’il veut faire, mais il s’y prend mal, ce qu’explique l’article.
      Et puis tout « homme d’affaires » qu’il est, il est particulièrement navrant de le voir mener exactement la même politique que celle d’Arnaud Montbourg sous Hollande…

      • « il est particulièrement navrant de le voir mener exactement la même politique que celle d’Arnaud Montbourg sous Hollande »
        Comparaison pour le moins audacieuse !

      • @Raphaël: Renseignez vous sur l’affaire Alstom. Montebourg n’a pas pesé bien lourd

      • Non! A.Montebourg n’est sûrement pas pro-Trump! Mais quand D.Trump est arrivé, les USA achetait à la Chine pour près d’un milliard de $ par jour! Restons objectifs!
        D.Trump est-il un pur protectionniste idéologique ou veut-il corriger les « mauvaises habitudes »?

    • « exemple Alstom qui a été bradé par un certain conseiller »

      Qui l’a nié face à MLP lors du débat.

      Et contrepoints a couvert ce mensonge.

    • Le rachat d’Alstom a été une catastrophe économique pour l’acheteur, General Electric, en outre menacé d’amendes monstrueuses par la France pour n’avoir pas pu embaucher comme prévu par l’accord de rachat

  • quand va t ‘ on destituer ce K.. ??

  • « Harley-Davidson est bien victime de la politique économique menée par Donald Trump ».
    Fake news ! Les victimes, ce sont ceux qui avaient l’intention d’acheter une Harley et qui vont la payer plus cher.

    • Ben c’est également ce que dit l’article, hein…

      • J’ai beau relire l’article, je ne vois pas où il est dit que ce sont ses clients plutôt que l’entreprise qui sont les victimes.

        •  » l’énorme augmentation des coûts, si elle était répercutée sur ses concessionnaires et ses clients, aurait un impact négatif immédiat et durable sur ses activités dans la région, réduirait l’accès des clients aux produits Harley-Davidson et aurait un effet néfaste sur la pérennité des activités de ses concessionnaires »

    • Pour être encore plus précis, les clients de HD sont victimes de la politique de l’Union européenne. Ce n’est pas Trump qui détermine les taxes douanières européennes.

      • Tout à fait. C’est bien Bruxelles qui a décidé de taxer spécifiquement les motos Harley.
        Ce geste trahit il aussi la politique motophobe europeenne ?

      • Car je note que deux items ont été affichés par Bruxelles : l’alcool (whisky) et la moto qui sont, comme par hasard, tous deux dans le collimateur des instances hygiénistes sécuritaires nationales et supranationales…

  • « Je précise au passage que je ne fais pas partie des contempteurs de Trump. Je constate qu’il a également fait adopter de bonnes politiques pour les entreprises et la compétitivité, comme des déréglementations ciblées ou des taux d’imposition plus faibles. Mais ce qui est frustrant, c’est que les dommages causés par le protectionnisme de Trump annuleront les bienfaits de ces bonnes politiques. »


    Cette position nuancée de l’auteur de l’article devrait être celle de toute personne qui se dit libérale.
    Un libéral est favorable aux déréglementations et aux baisses d’impots de Trump, mais défavorable au protectionnisme de Trump. Il n’y a rien de plus simple à comprendre !

    • La position nuancée en question est certes profitable à l’analyse d’un fait économique « appel au boycott par un président » tout de même c’est ridicule!!!
      Ensuite je ne partage vraiment pas votre analyse sur le prétendu libéralisme de Trump
      1-il a baissé les impôts oui mais pour les plus riches (un peu comme l’autre « président  » le français là qui file du pognon à ceux qui n’ont pas du tout souffert de la conjoncture
      2-Oui c’est vrai lu récent article chez contrepoint ou Trump s’attaquerait à la bureaucratie et à l’empire et l’emprise des règles…
      3-Etre libéral c’est ne pas être protectionniste, mais les USA (pays libéral) ont toujours été protectionniste, bon là il le font savoir c’est vrai,

      • Aux USA moins qu’en France mais quand même, seuls les plus riches paient plus d’impôts qu’ils ne reçoivent d’aides. Comment voulez-vous baisser les impôts pour les assistés qui n’en paient pas ?

      • Les USA, pays libéral? Vous avez une idée du nombre de réglementations qu’ils ont? LOL

    • Donc un libéral est favorable à la destruction de l’industrie de l’acier de son pays, aux pertes d’emplois, de capital, par la prédation chinoise?

      LOL

      •  » Donc un libéral est favorable à la destruction de l’industrie de l’acier de son pays, aux pertes d’emplois, de capital, par la prédation chinoise?  »

        Non il est favorable au libre marché. Pourquoi protéger l’industrie de l’acier et pas l’avoir fait pour l’industrie du textile qui a été victime de  » la prédation chinoise  » et les pertes d’emploi qui vont avec?

        • Lequel est le plus important stratégiquement?

          Vous pensez qu’il faut éviter la guerre en se rendant incapable de la faire par la globalisation débilitante, ou en terrifiant l’ennemi par ses capacités?

  • Malgré tout, Harley Davidson va sortir un nouveau modèle pour la rentrée,

    Série limitée à 200 exemplaires:
    Iron « Idalgo 7.5 »

    – Moteur électrique
    – Selle en paille compressée
    – Twin pédales pour la traversée des centres villes en silence
    – Vitesse maxi : 15 km/heure

    Tarif : 34 250 € dont 26 000€ de prime écologique

    • Qui décide des primes écologiques ?

      • C’est un collectif, le « hidalgo-brothers and sisters »

        A noter qu’Il a été décidé en haut lieu que le malus écologique s’appellerait désormais prime écologique pour retenir le coté positif de la vertitude ! 🙂

        Pour éviter toute confusion, l’actuelle prime disparaitra

  • « Je suis sceptique, et j’aimerais qu’on me prouve que j’ai tort ».
    Vous pensez que la désindustrialisation de la France prouve que vous avez raison ?

  • Beaucoup de cinéma,HD est hyper profitable,et peu facilement se contenter d’une petite augmentation de ses produits,ainsi que Philip Morris qui baisse ses prix à proportion de la hausse des taxes sur les tabacs

  • « Etre libéral c’est ne pas être protectionniste, mais les USA (pays libéral) ont toujours été protectionniste » (GR)

    Etre libéral, n’est-ce pas plutôt être nécessairement protectionniste ?

    Les libéraux sont-ils contre le droit de propriété ? Non, au contraire.
    Un propriétaire borne l’espace qui lui appartient, il en empêche le libre accès à autrui, et autrui ne peut entrer chez lui que s’il l’y autorise et sous certaines conditions.

    Quelle différence de nature y a-t-il entre l’exercice d’un droit de propriété et le protectionnisme? Je ne vois pas.

    Etre protectionniste, cela n’implique pas d’être fermé aux échanges, bien au contraire, car c’est parce que des limites sont posées que les échanges sont possibles. Trump est donc parfaitement cohérent avec le libéralisme de son pays en prenant des mesures protectionnistes. Ces mesures peuvent être critiquées si elles semblent non pertinentes mais pas parce qu’elles sont protectionnistes.

    Si les USA ont toujours été protectionnistes, ce n’est pas en contradiction avec leur libéralisme, mais justement en raison de leurs principes libéraux. Avec Trump, ils renouent avec un libéralisme conséquent et cohérent.

    • @ Virgin,

       » Les libéraux sont-ils contre le droit de propriété ? Non, au contraire.
      Un propriétaire borne l’espace qui lui appartient, il en empêche le libre accès à autrui, et autrui ne peut entrer chez lui que s’il l’y autorise et sous certaines conditions.  »

      Trump n’est pas propriétaire du territoire américain.

      • Trump ne prétend pas être propriétaire du territoire américain. Il agit en qualité de Président d’un peuple qui est propriétaire de son territoire.

        • @ Virgin,

          Le peuple non plus n’est pas propriétaire de tout le territoire américain. On lui demande pas son avis de qui peut entrer ou non aux Etat-Unis; Surtout si c’est Trump et le Congrès qui décident à sa place.

  • @virgin
    le droit de propriété est individuel. Trump peut refuser que de l’alu européen rentre dans son immeuble. Mais pas dans celui de son voisin. Tout mesure protectionniste est anti-libérale par définition car elle réduit les droits des individus

  • @virgin
    le droit de propriété est individuel. Trump peut refuser que de l’alu européen rentre dans son immeuble. Mais pas dans celui de son voisin. Tout mesure protectionniste est anti-libérale par définition car elle réduit les droits des individus.

    • Et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, vous en faites quoi?

      • Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, cela veut dire quoi exactement pour vous?

        Que si 51% décident de rendre esclaves les autres 49%, c’est normal?

      •  » Et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, vous en faites quoi?  »

        Parce aux Etat-Unis au niveau fédéral, c’est le peuple qui décide les nouvelles lois par référendum?

    • Pourquoi ne pas considérer que le protectionniste est aux pays ce que le droit de propriété est aux individus? Pourquoi ne pas admettre qu’il peut y avoir un bon usage du protectionnisme comme il peut y avoir un bon usage du droit de propriété, car dans les deux cas, ils sont la condition sine qua non de la liberté?
      Il n’y pas de quoi en faire un drame. Pousser des cris d’orfraie à propos du protectionnisme c’est aussi anti-libéral que clamer que « la propriété, c’est le vol ». Dédramatisons le protectionnisme pour en comprendre la cohérence avec un régime libéral.

      • Commentaire savoureux. Et la cohérence du communisme avec le régime libéral, on dédramatise aussi ? Bon, bref, quand on ne sait plus où on va, on demande son chemin à ceux qui savent :
        https://www.wikiberal.org/wiki/Protectionnisme

        Ceci dit, on peut réfléchir à un bémol, à savoir le cas des entreprises d’Etat étrangères qui, notamment lorsqu’elles sont soutenues par des injections monétaires dans leur pays d’origine, ne doivent pas pouvoir intervenir sur le marché libre comme s’il s’agissait d’un concurrent quelconque. Dans ce cas particulier, un protectionnisme « diplomatique », négocié, usant d’interdictions d’exercer et non de taxes, peut se justifier.

        • « Et la cohérence du communisme avec le régime libéral, on dédramatise aussi ? »
          Sophisme superflu.

           » quand on ne sait plus où on va, on demande son chemin à ceux qui savent. »
          Suit un article sur le Protectionnisme qui omet beaucoup de formes de protectionnismes. De fait, à bien y réfléchir, qui ne l’est pas?

          Cultiver un avantage concurrentiel par exemple est une forme de protectionnisme. D’où l’égalitarisme ambiant très antiprotectionniste.

          Pour faire court, il me semble que si le libéralisme reste strictement antiprotectionniste et se définit comme tel, il reste un idéal qui ne se réalise jamais. Pour passer de la théorie à l’expérience, il passe nécessairement par des formes de protectionnisme. C’est ce que fait Trump. C’est pas du libéralisme idéal, mais c’est du libéralisme appliqué qui a pour objectif de produire du réel et pas seulement de la théorie

      •  » Pourquoi ne pas considérer que le protectionniste est aux pays ce que le droit de propriété est aux individus?  »

        Parce que le commerce mondial ne se fait pas entre états; mais entre des privés. Et que le droit de propriété est de pouvoir choisir pour chez soi un téléviseur japonais au lieu d’un téléviseur américain.

  • L’auteur parle de l’entreprise Harley Davidson, qu’il décrit comme américaine. Et visiblement, il ne considère pas les salariés américains, ni l’origine des matériaux ou la pratique de ces salariés composant une moto comme étant les fondamentaux de l’entreprise.

    Trump a loué une entreprise taïwanaise, mais a critiqué l’opportunisme des dirigeants US.

    Trump ne défend pas les objets que sont les entreprises dites américaines, mais le concept du savoir faire américain : ses travailleurs et ses entrepreneurs.
    Qu’ont fait les Clinton, à part planter les graines de la crise de 2007 ?

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